Gaz de schiste et usine d’explosifs : profits et enjeux éthiques

« Alors que le Nouveau-Brunswick envisage de lever le moratoire sur le gaz de schiste et d’accueillir une usine d’explosifs près de Belledune, ces projets soulèvent d’importantes questions environnementales et éthiques malgré leurs promesses économiques. Pour éclairer ces enjeux, le journaliste Ghislain Couture a tendu le micro au philosophe Alain Deneault et à l’économiste Pierre-Marcel Desjardins.

Durée : 15 min – 15 septembre 2026

Faut-il privilégier la croissance ou augmenter l’impôt sur le revenu des grandes entreprises pour renflouer les coffres de l’État? Pour Alain Deneault, il est essentiel de réfléchir à la façon dont le gouvernement s’y prend pour tirer des revenus des activités qui ont lieu sur son territoire et pour financer les services publics.

« On est dans une situation où, depuis des décennies, on laisse des grands groupes délocaliser artificiellement leurs actifs aux Bermudes, par exemple, et s’en priver alors qu’on les subventionne. Et alors que ce qu’on arrive à percevoir comme impôt auprès des travailleuses et travailleurs sert à financer des infrastructures publiques dont ces entreprises-là profitent. » — Une citation de Alain Deneault, professeur de philosophie et de sociologie à l’Université de Moncton, campus de Shippagan

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick propose ce terrain à l’entreprise NALAGX pour y construire une usine d’explosifs si elle rassemble le financement nécessaire. PHOTO: Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Cependant, augmenter la contribution fiscale des entreprises comporte toutefois des limites d’attractivité économique, estime Pierre-Marcel Desjardins, professeur d’économie à l’Université de Moncton.

« Les pays qui ont augmenté le taux d’imposition pour les plus riches, ce qui s’est produit, c’est que, souvent, les sociétés vont aller ailleurs, donc on n’est pas nécessairement gagnants si on veut aller à des taux trop élevés. » — Une citation de  Pierre-Marcel Desjardins, économiste » – L’heure de pointe Acadie, Radio-Canada

Alain Deneault, de nouveau acquitté par la justice française

L’animateur Hugo Lavoie de l’émission Le 15-18 à Radio-Canada s’entretient avec Alain Deneault qui a été acquitté par le Tribunal de Paris dans une poursuite en diffamation intenté par le géant pétrolier TotalEnergies après la diffusion du documentaire Le système Total, anatomie d’une multinationale de l’énergie de Jean-Robert Viallet et Catherine Le Gall (produit par ARTE et Morgane Production) librement adapté de son ouvrage De quoi Total est-elle la somme ? publié en Europe chez Rue de l’Échiquier et au Québec chez Écosociété et diffusé sur Arte le 8 novembre 2022.  Durée de l’entretien : 10 min – 3 juillet 2026

Entretien avec Martin Bureau sur son film Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault

Entretien avec le réalisateur Martin Bureau sur son film Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault à l’émission C’est encore mieux l’après-midi animée par Guillaume Dumas à Radio-Canada. Durée : 11 minutes – 19 mars 2026

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke (COMPLET) à la Maison du cinéma ainsi que le 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma (RVQC).

Image du film Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau dans lequel figure Alain Deneault.

Les moments forts de la 44e édition du FIFA

Photo © Maryse Boyce

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault et qui a été présenté en première mondiale au Festival International du Film sur l’Art est mentionné dans Les moments forts de la 44e édition du FIFA dans la section Les films d’ici.

« En plus du film d’ouverture d’André-Line Beauparlant, Mon amour, c’est pour le restant de mes jours, cette édition a mis à l’honneur le cinéma de chez nous : de la première mondiale de Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau, accompagnée de la réflexion du philosophe Alain Denault, au documentaire Aki de Darlene Naponse, en passant par des portraits d’artistes disparus comme Nobuo Kubota ou E.J. Hughes. Le festival a aussi célébré des œuvres primées et singulières, comme Les mêmes yeux que toi de Derek Branscombe, qui a remporté le Prix du meilleur court-métrage canadien et le Prix spécial du jury, Amadou et Mariam : Sons du Mali de Ryan Marley, qui a remporté le Prix de la meilleure œuvre canadienne), la poésie de Mains d’œuvre – Une vie en poésie de Jean-Philippe Dupuis et Vincent Lambert, l’audace de Ulaan Monster d’Adrian Villagomez, et, enfin, la force de Tina : art, amour et révolution de Daniela Mujica. » – FIFA, 44e édition

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs avec la participation d’Alain Deneault sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke à la Maison du cinéma ainsi que le 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma (RVQC).

L’urgence de décroître, selon le philosophe Alain Deneault

Photo © Kim Bouchard

Entretien avec Alain Deneault par Marie-Louise Arsenault à l’émission Tout peut arriver sur Radio-Canada avant la première mondiale du film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs présenté dans le cadre du 44e Festival International du Film sur l’Art le 18 mars dernier.

Le film sera également présenté au Musée national des beaux-arts du Québec le 21 mars 2026 et sera disponible en ligne du 20 au 29 mars 2026 sur ARTS.FILM. Durée de l’entretien : 19 minutes – 14 mars 2026

« Face aux crises mondiales et au pouvoir démesuré des multinationales, le sentiment d’impuissance nous guette. Pourtant, le philosophe Alain Deneault invite à changer de perspective. De passage pour la première du documentaire Plus rien n’est égal par ailleurs, l’essayiste déconstruit l’illusion d’une économie dictée par les marchés.

« Le capital n’est jamais aussi fort que lorsqu’il a devant lui des gens atomisés. » — Une citation de Alain Deneault

Dans un système où la recherche infinie de profit détruit notre monde fini, Alain Denault prône une décroissance assumée.

« La croissance, c’est l’indécence. Et la décroissance, c’est la décence. » — Une citation de Alain Deneault

L’intellectuel explique que, pour vaincre le désarroi alimenté par l’individualisme et le capitalisme, il faut ramener la géopolitique à l’échelle régionale, et bâtir des communautés solidaires locales. » – Tout peut arriver, Radio-Canada

Entrevue avec Pierre Mouterde et David Murray : Montée de l’extrême droite

Photo © Radio-Canada

Alain Deneault est mentionné à deux reprises lors de l’entretien animé par Patrick Masbourian à l’émission Tout un matin à Radio-Canada avec les invités Pierre Mouterde et David Murray à l’occasion de la parution de l’essai Avant d’en arriver là – Essai choral sur le péril fasciste publié aux Éditions Écosociété. Alain Deneault fait partie des 18 auteur·es. du livre. Durée : 14 min – 20 janvier 2026

« Pierre Mouterde, sociologue et spécialiste des mouvements sociaux en Amérique latine, et David Murray, éditeur à Écosociété, discutent de la montée de l’extrême droite dans le monde à l’occasion de la sortie du livre Avant d’en arriver là. » – Tout un matin, Radio-Canada

Habitons-nous la ville ou est-ce elle qui nous habite?

« L’animateur Jean-Philippe Pleau et l’écrivaine et poète Hélène Dorion, sa coanimatrice du moment, se demandent si nous habitons la ville ou si c’est elle qui nous habite; l’architecte et designer urbain de Québec Érick Rivard parle de l’importance de dessiner une ville plus humaine et belle. Dans son édito de la semaine, Jean-Philippe Pleau exprime son attachement aux villes importantes de sa vie. » – Réfléchir è voix haute, Radio-Canada, Ohdio

Hélène Dorion fait la lecture d’un extrait du texte d’Alain Deneault sur la biorégion que lui a partagé son ami Richard Séguin dans le segment Habitons-nous la ville ou est-ce elle qui nous habite? à partir de 12 min 5 sec et le mentionne aussi dans le segment Entrevue : Penser et dessiner la ville avec l’architecte Érick Rivard à partir de 8 min 39 sec – Dimanche 30 novembre 2025 (rediffusion de l’émission du 27 octobre 2024)

Culture avec Rose St-Pierre : Les artistes face au capitalisme à La Chapelle

Photo © Radio-Canada

La chronique culture de Rose St-Pierre à l’émission Le 15-18, animée par Annie Desrochers sur ICI Première à Radio-Canada, concerne la pièce Use et abuse de Christian Lapointe et Alix Dufresne inspirée de la vidéo conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art donnée par Alain Deneault en 2021 et tirée de son livre L’économie esthétique.


Use et abuse
Initié par Christian Lapointe avec Alix Dufresne
Inspiré de la conférence d'Alain Deneault
Une production de Carte blanche
1er au 6 décembre - 19 h 30
La Chapelle Scènes Contemporaines
Durée 1 h - Billetterie ici
Pour un public de 18 ans et plus

Présenté an français avec surtitrage en anglais les 2 et 5 décembre 2025

La représentation du 5 décembre 2025 sera suivie d'une discussion entre
Alain Deneault (présence à distance), Alix Dufresne et Christian Lapointe.

Une table de vente, tenue par la librairie Le Port de tête, sera présente
lors des représentations, proposant une sélection d’ouvrages
d’Alain Deneault et de Christian Lapointe.

Conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art – diffusée sur VIMEO par l’AAAPND (Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick).

Les Gaspésiens doivent-ils mieux planifier leurs projets miniers?

Radio-Canada

Par David Fillion
6 novembre 2025

Les Gaspésiens gagneraient à mieux réfléchir et planifier le développement de projets miniers, comme celui envisagé à Murdochville et celui prévu dans les environs de Paspébiac. C’est du moins l’une des conclusions qui se dégagent du panel qui s’est exprimé, mercredi soir, au cégep de Gaspé, sur la question du développement minier en Gaspésie.

L’activité de mercredi soir, organisée par Solidarité Gaspésie, a permis à trois panélistes et une soixantaine de citoyens d’échanger et de réfléchir à savoir si la Gaspésie peut se passer de grands projets miniers, comme elle en a déjà connu par le passé.

[…] L’auteur et professeur de philosophie à l’Université de Moncton, Alain Deneault, lance quant à lui qu’il faut garder un œil attentif sur les projets miniers. Selon lui, le Québec n’est pas suffisamment sévère envers les compagnies d’exploitation. Il croit que les citoyens doivent être beaucoup plus exigeants avant d’accepter qu’un projet s’implante dans leur communauté.

« Le Québec est à l’exploitation minière dans l’histoire ce que les Bahamas ou le Luxembourg sont à la finance. C’est un État extraordinairement permissif. […] La situation dans laquelle on est ne nous permet pas de penser en somnambule et de faire comme si tout allait continuer comme avant », envoie-t-il. […]

Photo © Radio-Canada – Archives


Les activités minières représentent-elles une voie d’avenir pour la Gaspésie ? Panel organisé par Solidarité Gaspésie qui a eu lieu au Cégep de Gaspésie – Captation par Télé-Gaspé – L’extrait avec Alain Deneault débute à 18 min 01 sec – Durée: 2 h 13 min 55 sec – 5 novembre 2025

« Voici la captation intégrale de cette soirée de réflexion consacrée aux enjeux miniers en Gaspésie. La question du développement minier est souvent abordée dans le contexte de la transition énergétique ou encore écologique, d’un point de vue mondial ou local. Avec l’annonce de projets miniers sur son territoire ou à proximité, la Gaspésie est directement concernée par cet enjeu. Cette conférence réunit un panel de trois experts aux profils complémentaires : Julie Reid-Forget, Gaétan Lelièvre et Alain Deneault, qui abordent la question des activités minières en Gaspésie sous différents angles. Que vous soyez plutôt favorable ou plutôt réservé quant au développement minier, cet échange approfondi vous permettra d’enrichir votre réflexion sur le sujet. La captation inclut également la période d’échanges avec le public. » – TG, Télé-Gaspé

« Le 5 novembre dernier, Solidarité Gaspésie organisait un panel public pour débattre de la question : « Les activités minières représentent-elles une voie d’avenir pour la Gaspésie ? ». Les invités étaient Julie Reid Forget, Gaétan Lelièvre et Alain Deneault. Dans cet extrait, ils répondent à la question centrale : la Gaspésie peut-elle se « payer le luxe » de refuser ces projets ?. Leur analyse explore les coûts non calculés, l’impact régional sur les services publics et la « société du gaspillage » qui alimente la demande. L’intégralité de ce panel de 2 h 30 est disponible sur http://www.telegaspe.ca. » – TG, Télé-Gaspé – Durée : 11 min 5 secondes

Débattre

Photo © Mario Tardif – Acadie Nouvelle

Acadie Nouvelle

Par Alain Deneault
31 octobre 2025

Débattre

Lorsque j’ai quitté les grandes villes pour m’installer en Acadie, les urbains me l’ont promis : jamais je ne me ferais aux cancans de villages et à la surveillance indiscrète des voisins.

Leurs préjugés tenaient lieu de savoir, car on s’accommode plutôt aisément de ce qui nous apparaît plutôt comme le fait d’une bienveillante solidarité. Oui, un réseau de gens nous identifie au lieu-dit qu’on habite ainsi qu’à une lignée familiale. Quand tout se passe bien, il n’y a rien de dérangeant à ce que l’entourage nous sache tel jour malade ou connaisse nos défis avec le jardin, s’il
s’ensuit un soutien, dans la même mesure où l’on se sait ravi de pouvoir prêter main-forte à une personne devenue familière qui traverse des difficultés non loin ? On en vient parfois à regretter de ne pas mieux connaître les gens de son entourage.

Ce qui peut davantage gêner toutefois, au fait d’appartenir à un peuple dont la portée démographique est restreinte, relève plutôt du recoupement des rôles sociaux occupés par une même et seule personne. Lorsqu’on arrive, il n’est pas rare qu’on découvre sur le tard que le bénévole qui s’active avec soi dans une association, le mari d’une de ses collègues dont on a beaucoup entendu parler et
l’agent professionnel qui s’occupe des affaires d’une de ses amies… sont en réalité la même personne.

Cette façon de revenir inéluctablement à la même poignée de gens, nonobstant la diversité des offices qui se trouvent remplis, a quelque chose de troublant. Comme m’avait prévenu un collègue professeur à mon arrivée en Acadie, « la patinoire est petite ». On se voit jouer plusieurs rôles pour amplifier la portée de la communauté, pour la faire croître au-delà de ses limites réelles.

Pour comprendre l’Acadie, souvent décrite à la manière d’une île imaginaire dans sa littérature (voir les travaux d’Andrée Mélissa Ferron, professeure à Shippagan), la spécialiste du monde insulaire (et de la Corse en particulier), Anne Meistersheim, peut nous accompagner. Elle décrit l’île tel un circuit fermé où il faut apprendre, pour résister à la trop grande promiscuité, à manier le masque et à construire les labyrinthes. D’où le titre de son livre, « Le labyrinthe et les masques » (Albiana 2012).

Pourquoi les masques ? Pour entourer de mystère la vie d’autrui autant que la sienne, parce qu’en réalité, nous en connaissons trop les faits et gestes ainsi que les travers. Nous préservons ainsi cette part d’intimité que nous souhaitons tous ménager. Le précepte : feins d’ignorer ce qu’il en est de moi quant à un certain nombre de choses, tablant sur le gage réciproque que moi aussi, je simulerai d’ignorer ce que je suis à même de savoir sur toi.

On recourt « au procédé des masques », à porter, « pour pouvoir supporter les situations créées par la surveillance constante et mutuelle de la communauté », écrit Meistersheim. Comme « tout le monde sait à peu près tout sur tout le monde, mais n’est pas censé le savoir », les masques, les parades, les faux-semblants, les feintes consistent à jouer mutuellement l’ignorance sur la vie privée d’autrui, et ce, pour éviter de rendre « la vie sociale impossible ». Évoquant a contrario l’exemple du touriste, Anne Meistersheim ajoute : « seul le naïf étranger peut se permettre d’être totalement lui-même et de se mettre à nu ».

Le labyrinthe, lui, symbolise la contorsion des discours et le caractère alambiqué des représentations dont on est amené à faire preuve, pour que se déploie l’impression d’un espace social fait de dédales – alors qu’on en connaît en réalité tous les accès et racoins. « La déambulation labyrinthique allonge et complexifie l’espace, on trouve des comportements qui permettent dans une certaine mesure de pallier la faiblesse du nombre des relations sociales possibles. » On y ajoute une multitude de barrières psychologiques pour éviter trop rapidement l’empiétement. Là aussi, seul l’étranger ignore que « l’espace insulaire est toujours approprié ». En témoigne « la liberté – illusoire – avec laquelle il parcourt cet espace. Il traverse sans le savoir de multiples frontières invisibles qui marquent l’espace ».

Mais le bât blesse lorsqu’il s’agit, dans une telle réalité sociologique, d’entretenir un débat public. Comment, en Acadie, sur d’importantes questions de société, animer des discussions politiques et morales en défendant des positions
tranchées, quand on connaît personnellement le contradicteur avec qui on se trouve à échanger, lorsque celui-ci est en même temps en périphérie de son cercle d’amis et l’employeur de sa sœur ? Une telle communauté a alors tendance à tout régler sous cape. Naissent éventuellement des réseaux d’influence plutôt occultes, quoique précaires, d’où l’impression céans d’être encore entourés d’une Patente 2.0 qui régit la vie sociale dans de supposées
officines (Acadie Nouvelle, 12 décembre 2023).

Pour participer au débat public, dans un contexte où il est à peu près impossible de lire l’Acadie Nouvelle, ou d’écouter « L’heure de pointe » de Radio-Canada, sans repérer au moins quelqu’un qu’on connaît personnellement, exige de celles et ceux qui se risquent à cette joute d’arborer à nouveau un masque lors des nécessaires rencontres interpersonnelles. C’est de bon aloi. Pour tenir
publiquement un propos conforme à ses convictions, quoiqu’il puisse choquer, il convient de mettre le débat public légèrement à distance. Y prendre part comme à un jeu de société ou à un sport.

On conçoit tout à fait la rivalité qu’il peut y avoir autour d’une table de jeu sans pour autant s’en tenir rigueur une fois les hostilités terminées. On peut, de même, participer de manière sincère à la discussion publique sans animosité. Les jeux nous invitent à cette éthique. Tout comme les sports, le droit ou la politique. Les passes d’armes n’empêchent pas nécessairement la bonne entente.

Disons-le-nous, à la condition de ne point reléguer la parole à un jeu de pure forme. Elle n’est pas vaine et vise à faire effet. La pensée critique ne démord pas.

Un nouvel organisme pour la défense de la baie des Chaleurs

Photo © Isabelle Larose / Radio-Canada
Radio-Canada
Par Martin Toulgoat
12 septembre 2025

Un nouveau comité citoyen voit le jour pour la défense de la baie des Chaleurs face aux projets industriels. L’organisme à but non lucratif Éco baie des chaleurs se donne comme mandat d’assurer la protection et la mise en valeur de ce plan d’eau, qui sépare le Nouveau-Brunswick et la Gaspésie.

Ce nouveau regroupement souhaite recruter des membres à la fois en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick. L’idée est de donner davantage de poids à la voix citoyenne face aux gouvernements et aux industriels avant que ne soient autorisés des projets comme celui de la mine de pouzzolane d’EcoRock Dalhousie.

Ce projet industriel vise à fournir à l’industrie un matériau cimentaire avec une plus faible empreinte écologique que le clinker dans le ciment. Mais il suscite une vive opposition du côté gaspésien de la baie des Chaleurs.

Ce nouvel organisme émane du groupe citoyen Non merci Pozzolan Dalhousie.

Au lieu de réagir à des projets qu’on nous met dans la face, c’est de s’unir autour de la baie parce que ce n’est pas vrai que, quand ça se passe au Nouveau-Brunswick, ça ne concerne pas le côté gaspésien et que, quand ça se passe en Gaspésie, ça ne concerne pas le côté du Nouveau-Brunswick non plus; donc, on veut décider de ce qu’on veut comme environnement et comme milieu de vie. Une citation de Jean-Marc Beaulieu, cofondateur, Éco baie des chaleurs

L’organisme veut ainsi donner un plus grand pouvoir de lobby aux citoyens en général et aux membres des communautés mi’gmaw pour faire valoir les enjeux environnementaux qui touchent la baie des chaleurs face aux projets industriels.

Quand on regarde le premier ministre du Canada Mark Carney avec le Bill C-5, qui vise à accélérer le développement de projets industriels et au Québec, François Legault qui « bulldoze » le BAPE quand il le peut… donc, il faut se donner les moyens d’être au courant et de faire des moyens de pression pour ne pas se faire enfirouaper, ajoute le citoyen.

L’organisme tient une activité de lancement et une levée de fonds pour soutenir ses activités samedi à l’Auberge de Miguasha. Au programme : des discussions et échanges qui réuniront, notamment, le député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine-Listuguj Alexis Deschênes et le philosophe Alain Deneault.

Que reste-t-il du combat de Louis Mailloux?

La journaliste Jimena Vergara s’est entretenue avec Alain Deneault et Clarence Lebreton à l’émission Votre samedi animée par Denis Duchesne sur ICI Première à Radio-Canada concernant le 150e anniversaire de l’affaire Louis Mailloux. L’extrait avec Alain Deneault débute à 4 min 38 sec jusqu’à 10 min 27 sec – 23 août 2025

Le Jour du dépassement et la décroissance : Entrevue avec Alain Deneault

Photo © Radio-Canada

L’animateur Hugo Lavoie s’entretient avec Alain Deneault à l’émission Le 15-18 sur les ondes de Radio-Canada concernant l’article qu’il a publié dans le journal Le Devoir ayant pour titre Le « Jour du dépassement » rappelle le caractère impératif de la décroissance. Durée : 10 minutes – 24 juillet 2025

De quelle façon l’argent corrompt-il notre âme ?

De quelle façon l’argent corrompt-il notre âme ? Entretiens et table ronde avec plusieurs invités dont Alain Deneault à l’émission Les idées folles animée par Paul Journet et Rose-Aimée Automne T. Morin sur les ondes de Radio-Canada. Le segment avec Alain Deneault débute à 21 h 44 – Durée : 15 minutes – 1er mai 2025

Rose-Aimée Automne T. Morin et Paul Journet se demandent de quelle façon, précisément, l’argent corrompt notre âme; le journaliste à La Presse, Nicolas Bérubé, explique comment le simple fait de penser à l’argent peut rendre les gens moins généreux; l’autrice, animatrice et chroniqueuse littéraire Claudia Larochelle défend l’idée que les riches devraient se garder une petite gêne  sur les réseaux sociaux; la poète Marjolaine Beauchamp offre une création sur le thème de l’argent; l’auteur et scénariste Jacques Savoie aborde la richesse instantanée à travers l’histoire de la famille Lavigueur qui avait gagné 7 millions de dollars dans les années 80; et le docteur en philosophie, enseignant et essayiste Alain Deneault soutient que la culture de l’argent entraîne plusieurs psychopathologies dans notre modernité.

Comment se mobiliser à l’ère d’une crise climatique?

Photo © iStock / wildpixel

Écologie politique avec le professeur Alain Deneault. Entretien avec Alain Deneault à l’émission Même Fréquence, animée par Maude Rivard sur ICI Première I Radio-Canada, avant sa conférence La biorégion. Un dessein pour l’écologie politique à l’Université du Québec à Rimouski le mardi 25 mars 2025 – Durée : 23 minutes

« Dans son dernier livre intitulé Faire que! L’engagement politique à l’ère de l’inouï , le professeur de philosophie de l’Université de Moncton Alain Deneault s’intéresse aux défis de l’engagement citoyen en contexte de crise climatique. »

Océan de Via Rail : le train de la honte

Acadie Nouvelle

Par Alain Deneault
10 mars 2025

Océan de Via Rail : le train de la honte

On ne compte plus les histoires sordides concernant la liaison ferroviaire Halifax-Montréal, connue sous le nom d’Océan. Le 7 mars dernier, encore, le train qui a quitté la capitale de la Nouvelle-Écosse a mis deux jours à se rendre ! Les passagers ont été coincés des heures à Miramichi, puis à Rimouski et à Sainte-Foy. Une fois à Montréal, il accusait un retard de quelque 24 heures.

Des gens âgés, des enfants, des travailleurs, notamment, ont été pris en otage, assignés à leur siège ou à leur cabine, par un régime méprisant les citoyens de la périphérie, les citoyens de seconde zone.

Un personnel harassé, et parfois harcelé, qui n’y est pour rien et compte parmi les victimes de cette gestion, doit alors trouver des moyens de fortune pour faire vivre tout ce monde-là, puis transmettre des informations qui proviennent de loin et au compte-gouttes, du genre : « une autre locomotive s’en vient, elle arrivera dans huit heures ».

Le train Océan, ce sont des départs qu’on découvre annulés au moment où on arrive à la gare. Ce sont des engins qui, ne pouvant plus surmonter de menus dénivellements, doivent compter sur le concours de passagers, appelés à se déplacer en groupes dans les wagons, pour générer le mouvement qui assurera le déclic attendu. Ce sont des trains qui ne peuvent pas rouler à plus de 30 km/h sur des distances qui se comptent en centaines de kilomètres parce que les rails sont usés ; les locomotives risqueraient le dérapage si elles s’y aventuraient à la vitesse attendue. Ce sont des wagons dont la durée de vie théorique, qu’on a rafistolés et bardassés pendant des décennies, a été prolongée plusieurs fois. (Et quand rien ne va plus, on se contente des restes de sociétés ferroviaires étrangères pour qu’on en teste ici la limite.)

C’est la honte.

Plus jamais on ne devrait ici se hasarder à moquer ce que fut le régime soviétique. Encore moins chercher à se distinguer de quelque « république bananière » – l’Occident qui a créé et qui exploite encore ces colonies de droit ou de fait, tend maintenant à leur ressembler drôlement.

Le PDG de VIA Rail, Mario Péloquin, a beau partager cette honte en public, réclamer plus d’investissements de la part des autorités fédérales dans les infrastructures ferroviaires, regretter que l’État n’ait plus de souveraineté sur l’utilisation des rails ou annoncer le remplacement de ses appareils muséaux (Acadie Nouvelle et Radio-Canada Acadie, 23 septembre 2024), rien n’est mis en place pour traiter efficacement les très nombreuses urgences qui ne manquent pas de surgir étant donné une machinerie aussi fragile.

Et toujours rien n’a été annoncé quant à l’état des voies ferrées qui expliquent l’état calamiteux de ce service public (Acadie Nouvelle, 11 juillet 2024).

Emprunter le train ici correspond à un voyage dans le temps plus que dans l’espace.

Une triste histoire

Dans la seconde moitié du XX e siècle, contrairement aux pays d’Europe, le Canada a complètement négligé le transport ferroviaire, cédant à la pression des constructeurs automobiles, des sociétés pétrolières et des promoteurs immobiliers pour aménager le territoire en fonction de la voiture et de l’avion. Cette politique dévastatrice du point de vue du climat (pollution atmosphérique) et de la biodiversité (étalement urbain et déforestation) aura les effets d’un violent ressac.

Si le transport des passagers relève aujourd’hui de l’État, et constitue un service public, c’est qu’il est le parent pauvre de l’exploitation ferroviaire. L’État fédéral, sous les Libéraux, a achevé de privatiser le transport de marchandises en 1995, en abandonnant le Canadien National (CN). Alors que la filière marchandise devrait permettre de financer celle qui concerne les passagers pour équilibrer les comptes, on a choisi une fois de plus de privatiser les profits et de socialiser les pertes.

D’aucuns pourront ensuite se plaindre que le secteur public fonctionne moins bien que le privé : c’est parce que les gens d’affaires se donnent la partie facile, en se réservant les secteurs rentables de l’activité sociale et en délaissant les autres. Quitte à négliger d’importants enjeux de sécurité, comme les gens de Lac-Mégantic l’ont appris à leurs dépens (Anne-Marie St-Cerny, Mégantic : une tragédie annoncée, chez Écosociété).On fait comme si le transport des personnes n’avait pas d’utilité publique tout simplement parce que notre régime comptable et capitalistique n’arrive pas à le valoriser, c’est-à-dire à rendre compte de sa réelle valeur. (La privatisation de certains services de santé procède de la même façon.)

Les figures de proue du Canada ont beau chanter l’unité nationale, assurer qu’ils se lèvent le matin en pensant à « tous les Canadiens » et citer de mauvais livres d’histoires faisant du chemin de fer le symbole d’un grand projet démocratique (et non colonial et impérial ?) en Amérique du Nord britannique, ces effets de manche ne résistent pas aux faits. Le mépris règne ici et il va bon train. Les mêmes têtes d’affiche vantent Bombardier et SNC-Lavalin comme nos modèles d’affaires du génie industriel, sans considérer que les trains, métros et tramways que l’on doit à des firmes du genre ont été principalement commandés par des pays qui ont le courage de rivaliser avec les lobbies automobiles et pétroliers, en aménageant l’option du transport interrégional en commun.

Voilà que dans son chant du cygne, le premier ministre démissionnaire, Justin Trudeau, nous a refait, il y a peu, l’annonce du grand chantier d’un train rapide entre Québec et Toronto, celui qu’on nous promet depuis cinquante ans. Il l’a fait alors que sa parole ne valait plus rien et qu’il n’avait nullement le moyen de ses « ambitions ».

Or, c’est en 2015 plutôt, au sortir de l’historique COP-21 visant à lutter contre le réchauffement climatique, après avoir signé l’Accord de Paris, qu’on s’attendait à de telles déclarations. On nous a plutôt rappelé que l’actuel gouvernement libéral vient de gaspiller une décennie, sans doute la dernière qui nous restait avant de très violentes secousses provoquées par les perturbations climatiques et la perte de biodiversité, du fait du caractère éminemment irresponsable de notre mode de vie.

Si la signature du premier ministre avait eu alors la moindre signification, il eût interrompu l’exploitation du pétrole sale et dévastateur des sables bitumineux (selon la réputée revue Nature) et lancé un vaste chantier de rénovation et d’entretien du réseau ferroviaire canadien. En plus de mettre les communautés en relation, il aurait alors intégré au transport ferroviaire l’axe de distribution entre Windsor et Québec de façon à soulager le réseau routier de très nombreux camions et étendu le réseau aux différentes communautés esclaves de la voiture. L’histoire le lui commandait.

Comme trop souvent, en bon libéral, le gouvernement a plutôt fait comme les Conservateurs, mais avec un sourire. Il a nationalisé un oléoduc (nécessairement déficitaire) et en a offert l’usage aux entreprises pétrolières albertaines. C’est maintenant son ministre perverti de l’Environnement, Steven Guilbeault, qui promeut un Canada « État pétrolier » (Gérald Fillion, Radio-Canada, 17 mai 2024). On en reste aujourd’hui au tout-voiture.

Combien de campagnes électorales encore, combien de sourires en plastique, de faux débat, de promesses vaines, de thématiques tronquées… avant qu’on prenne la mesure du temps perdu et de l’urgence d’agir ?

Catherine Dorion fidèle à elle-même dans sa pièce Sciences po 101

Radio-Canada

Par Patricia Tadros
20 février 2025

« L’artiste et ex-députée solidaire a présenté son spectacle Sciences po 101 au Grand Théâtre de Québec.

[…] Elle évoque également la répression en présentant un extrait d’une rencontre qu’elle a eu avec le philosophe et auteur Alain Deneault, accusé en 2008 par la minière canadienne Barrick Gold d’avoir cherché à ternir sa réputation en utilisant de fausses informations dans son livre Noir Canada. […] »

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012
Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

Lecture d’un extrait du livre Faire que ! par Kim Lévesque Lizotte à l’émission La journée (est encore jeune)

La collaboratrice Kim Lévesque Lizotte explique, à l’émission La journée (est encore jeune) animée par Jean-Philippe Wauthier avec ses complices Olivier Niquet et Jean-Sébastien Girard sur les ondes de Radio-Canada, comment passer à travers le mandat de Trump avec la lecture notamment, d’un extrait du livre Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault. Le segment débute à 14 h 59 et la lecture de l’extrait de la troisième partie du livre Faire que ! sur la biorégion (page 165-166) débute à 18 h 37 – 22 janvier 2025

« On appelle « biorégion » l’ensemble qui naîtra de la nécessité, dans un moment où il faudra réapprendre à s’organiser à une échelle sensible. […] La biorégion n’est pas un projet, mais le lieu à partir duquel des projets émergent […] » – Alain Deneault, Faire que !, Lux Éditeur, page 165-166

La minière Barrick Gold basée à Toronto n’a plus accès à ses mines au Mali

Entretien avec Alain Deneault par Nicolas Haddad à l’émission Y’a pas deux matins pareils sur les ondes de Radio-Canada (Toronto) concernant la minière ontarienne Barrick Gold basée à Toronto qui n’a plus accès à ses mines au Mali depuis que la société fait face à une ordonnance de saisie provisoire – Durée 13 min – 15 janvier 2025

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Après la sortie du livre Noir Canada, l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété sont poursuivis pour diffamation par Barrick Gold et Banro, deux grandes compagnies minières canadiennes. Malgré la disproportion des moyens financiers, la poignée d’irréductibles décide de lutter sur tous les fronts.

Le Prix des mots relate cette escalade de procédures judiciaires qui s’étend sur des années d’intenses tensions psychologiques. Thriller documentaire troublant, véritable suspense juridico-politique, le film se déroule dans les coulisses de la justice canadienne, avec comme toile de fond la présence controversée de l’industrie minière en Afrique.

Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

Mention d’Alain Deneault dans les remerciements du livre Ordures ! Journal d’un vidangeur de Simon Paré-Poupart

À la page 137 de son livre Ordures ! Journal d’un vidangeur publié chez Lux Éditeur, Simon Paré-Poupart remercie d’abord Alain Deneault comme l’instigateur de son projet de livre « J’ai eu la chance de trouver chez lui un intérêt sincère qui m’a donné l’élan nécessaire pour me lancer. […] »


Extraits des mentions d’Alain Deneault par Simon Paré-Poupart dans les médias
Image : Page Instagram de Lux Éditeur
Extrait de l'entrevue par Anne-Marie Dussault à l’émission 26.60 sur ICI RDI le 30 août 2024 (à partir de 2 minutes 45 secondes) :

«Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?»

« J'ai fait une belle rencontre avec Alain Deneault lors de ma maîtrise [...] qui est devenu un ami [...] On parlait et je réalisais que ce qui était normal, banal, chez mes collègues, dans mon milieu...En fait, lorsque j'avais une écoute attentive des gens, je réalisais que ce que je vivais au travail était exceptionnel. Alors je me suis mis à m'intéresser de plus en plus aux vidanges, aux ordures, à ce qu'on collecte et aussi à mon métier, à mes collègues et finalement, j'ai réalisé que le discours que je pouvais porter était peut-être intéressant pour plusieurs [...].» - Simon Paré-Poupart

Photo : Urbania

Extrait de l’article Ordures! : un éboueur dévoile les dessous de la ville de Jean Bourbeau dans Urbania le 4 septembre 2024

[…] Simon Paré-Poupart n’a jamais eu l’intention de mener une enquête journalistique classique. Ce qu’il souhaitait, c’était offrir un regard neuf, de l’intérieur, sur un monde qu’il connaît intimement.

Lors de sa maîtrise, sous la direction d’Alain Deneault, il a rapidement pris conscience de l’originalité de son point de vue.

Mais Alain Deneault lui a ouvert les yeux : « Il m’a fait réaliser que ma perspective était singulière, presque étrangère à mon milieu. Ce que je racontais avait une valeur sociologique, une pertinence que je n’avais pas mesurée. » C’est à ce moment-là que Simon a commencé à nourrir cette idée. Peu à peu, il a réalisé qu’il était prêt à en faire un livre, aussi personnel qu’engagé. Un projet qui a mûri lentement, au fil de quatre longues années de rédaction. […] »


Extrait de l’article Notre part maudite de Stéphane Baillargeon dans Le Devoir le 9 septembre 2024

Photo © Laurianne Desjardins

« Le plus révélateur dans le déchet, c’est l’invisibilisation, dit Simon Paré-Poupart, qui vient de faire paraître Ordures ! Journal d’un vidangeur, chez Lux. Notre société surconsommatrice ne veut pas voir ce qu’elle produit et finit par jeter. Elle enfouit en dehors des villes. Elle envoie le recyclage à l’autre bout de la planète. Elle met le travailleur qui le cache à la marge. Georges Bataille parlait de “la part maudite”. Le déchet est notre part maudite. Celle qu’on ne veut pas voir, celle qui nous confronte à ce qu’on fait, à ce qu’on est. »

[…] Les discussions avec son professeur de maîtrise Alain Deneault, philosophe de l’économie, l’ont convaincu d’écrire au « je » pour parler du « nous ». Sauf erreur, son témoignage s’avère assez unique au monde.

« Le livre est venu de réactions montrant de la curiosité et de l’intérêt pour mon monde. Comme on dit en journalisme, j’ai compris qu’il y avait un sujet. Dans les milieux ouvriers, il y a une banalisation de ce qu’on fait. J’ai aussi remarqué que beaucoup de vidangeurs font leur métier par souci d’entraide, comme un service public, tout en sacrifiant leur corps. »

[…] Le livre se termine sur des remerciements, au professeur Deneault, à l’éditeur Mark Fortier chez Lux, à sa femme, Laurianne, et finalement à ses compagnons de truck de vidange. « Mes collègues ne savent pas, pour la grande majorité, que j’ai écrit un livre sur le milieu, dit le texte final. J’ignore s’ils en entendront parler, et si cela les intéressera. »


Extrait de l’article Titulaire d’une maîtrise et vidangeur de Daniel Chrétien dans L’actualité le 11 septembre 2024

Photo © kozmoat98 / Getty Images – Montage : L’actualité

« Simon Paré-Poupart pourrait être gestionnaire de haut niveau. Il a préféré être éboueur. Avec son livre Ordures ! il offre une incursion déroutante dans le monde des rebuts. Entrevue. 

D’où vient l’idée de ce livre sur votre métier ?

« […] En fait, je n’ai jamais perçu mon travail comme étant hors de l’ordinaire. Pour moi, c’est un job normal. Mais au moment où j’ai commencé ma maîtrise en gestion internationale à l’ENAP, j’ai vu l’intérêt que mon emploi soulevait chez mon directeur Alain Deneault [NDLR : sociologue et philosophe]. Par sa rétroaction, il m’a fait réaliser que mon métier suscitait la curiosité. Alain m’a présenté à un éditeur, Mark Fortier, qui a un background en sociologie. Il a tout de suite manifesté de l’intérêt, parce que mon livre allait traiter de culture ouvrière, d’environnement, d’un enjeu civilisationnel, en fait. […] »


Photo © Josie Desmarais – La Presse

Extrait de l’article Les faces cachées des ordures de Sylvain Sarrazin dans La Presse le 12 septembre 2024 :

« […] Et c’est presque un monde parallèle qui s’y trouve dépeint, en marge d’une société préférant ne pas trop s’attarder sur ce microcosme souillé et ses travailleurs dédaignés – eux qui assurent pourtant un service toujours plus essentiel dans un univers surconsumériste. Pour le décoder et le rendre intelligible aux yeux du grand public, les atouts universitaires de l’auteur combinés à 20 ans d’expérience de terrain forment une passerelle improbable et éclairante. Une tâche de documentation qui ne coulait pas de source aux yeux de M. Paré-Poupart, mais qui est apparue nécessaire au fil de ses études, notamment sous l’impulsion du philosophe Alain Deneault.

« Alain Deneault avait les yeux grands ouverts. En sociologie, c’est la position de l’étranger qui nous fait réaliser que l’on touche à quelque chose de peu courant », poursuit l’auteur. […] »


Photo © Unsplash

Extrait de l’article Si nos ordures parlaient de Josée Blanchette dans Le Devoir le 27 septembre 2024 :

« […] L’éboueur Simon Paré-Poupart, qui vient de publier l’excellent Ordures ! Journal d’un vidangeur, nous en met plein les sens avec le récit passionnant de ce qu’il jette dans le camion toute la journée. Voilà un métier qu’il exerce par passion trois jours par semaine, malgré une maîtrise en administration internationale, et qui lui permet aussi de pratiquer le « freeganisme », une forme de revalorisation de nos déchets. « La production annuelle de déchets solides a dépassé les 2 milliards de tonnes dans le monde et devrait atteindre 3,4 milliards en 2050. On trouve des ordures jusque dans l’espace. Près de 10 000 tonnes orbitent autour de la Terre. Devrais-je envoyer mon CV à la NASA ? » écrit le vidangeur de 38 ans. Son professeur, le philosophe Alain Deneault, lui a conseillé d’écrire ce livre. Ces témoignages d’ouvriers scolarisés et capables d’observer le monde à la Zola sont aussi rares que précieux. » – Josée Blanchette


Simon Paré-Poupart, titulaire de la maîtrise de l’École nationale d’administration publique (ENAP, Québec) a été collaborateur au livre De quoi Total est-elle la somme ? Multinationales et perversion du droit d’Alain Deneault, comme assistant à la rédaction.

Jean-Martin Aussant suggère la lecture de Faire que ! à l’édition spéciale de Zone Économie sur ICI RDI

Bilan du C. A. 2024 : que faut-il retenir de l’année ? L’essai Faire que ! d’Alain Deneault est la suggestion de lecture de Jean-Martin Aussant à l’édition spéciale de Zone Économie, animée par Gérald Filion, sur ICI RDI . À partir de 9 min 5 sec – 19 décembre 2024

L’angoisse écologique, un mal contemporain pire que l’écoanxiété, selon le philosophe Alain Deneault

« Dans son livre Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, le philosophe Alain Deneault se demande comment faire de la politique et mobiliser les énergies collectives face à la crise climatique et à la possibilité d’un anéantissement total du monde. Selon l’auteur, cette situation inédite que l’humanité est en train de vivre provoque une angoisse qui influence le débat public sur des enjeux de société cruciaux. Cette « écoangoisse », entraînée par la « surenchère de faits apocalyptiques », se distinguerait de l’anxiété. Elle est pire car dépourvue d’objet, comme le constate l’ancien directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris. » – Tout peut arriver, Radio-Canada

Durée : 24 h 48 min – 30 novembre 2024

Extrait de l’entretien avec Alain Deneault par Marie-Louise Arseneault à l’émission Tout peux arriver sur ICI Radio-Canada le 30 novembre 2024

« Depuis dix mille ans on a jamais vu le climat autant changer alors comment voulez-vous penser une situation qui est sans pareil dans l’histoire? […] On ne peut pas penser quelque chose sans être capable de la comparer. » – Alain Deneault

Par ailleurs, le désarroi lié à l’enjeu écologique explique l’appétence de l’Occident pour les idées d’extrême droite, comme l’indique le philosophe pendant qu’il commente la réélection de Trump.

« On est myope, car on est face à une situation qui est littéralement impensable donc on se rue dans les bras d’un idiot qui parle fort. » – Alain Deneault

Photo © Nora Chabib – Radio-Canada

Le docteur en philosophie de l’Université Paris-VIII parle notamment du concept de biorégion qui pourrait, selon lui, faire partie des solutions pour affronter les multiples crises de notre époque.

Barrick Gold évite un procès en Ontario pour violation des droits de la personne

Entretien avec Alain Deneault par Camille Gris-Roy (en remplacement de Nicolas Haddad) à l’émission Y’a pas deux matins pareils sur les ondes de Radio-Canada (Toronto) concernant la minière ontarienne Barrick Gold qui a échappé à un procès en Ontario pour violation des droits de la personne sur un de ses sites en Tanzanie – Le segment débute à 7 h 42 – Durée 17 min

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Après la sortie du livre Noir Canada, l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété sont poursuivis pour diffamation par Barrick Gold et Banro, deux grandes compagnies minières canadiennes. Malgré la disproportion des moyens financiers, la poignée d’irréductibles décide de lutter sur tous les fronts.

Le Prix des mots relate cette escalade de procédures judiciaires qui s’étend sur des années d’intenses tensions psychologiques. Thriller documentaire troublant, véritable suspense juridico-politique, le film se déroule dans les coulisses de la justice canadienne, avec comme toile de fond la présence controversée de l’industrie minière en Afrique.

Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

Trois livres pour affronter des situations inouïes, avec Denis Fortier

Photo © Jean-Baptiste Demouy – Radio-Canada

Pénélope, ICI Radio-Canada
26 novembre 2024

« À l’approche du Salon du livre de Montréal, Denis Fortier propose trois coups de cœur littéraires qui font réfléchir. Le physiothérapeute nous assure que ces livres sont liés de près ou de loin à la santé, et qu’ils permettent d’apporter d’autres pistes de réflexion sur différents sujets : notre rapport à la maladie mentale, notre engagement politique et l’importance de l’imaginaire pour surmonter des problèmes de santé. Denis Fortier mentionne les plumes de Marie-Eve Cotton, d’Alain Deneault, de Jacques Goldstyn et de Stéphane Laporte.

« […] Alain Deneault apporte des solutions sur ce que l’on pourrait faire, notamment par rapport aux enjeux écologiques et je trouve que sa proposition s’applique très bien aux enjeux liés au système de santé […]

J’ai beaucoup aimé, c’est un livre qui fait réfléchir, qui propose aussi des solutions et qui ne fait pas seulement des constats […] » – Denis Fortier, Pénélope, ICI Radio-Canada

Alain Deneault sera l’invité de Marie-Louise Arsenault à l’émission «Tout peut arriver» ce samedi 30 novembre

« Trois semaines après l’élection de Donald Trump et alors qu’ici, on s’embourbe dans des débats sémantiques puérils, je suis très contente de lire et d’accueillir ce remarquable penseur du politique. Alain Deneault a enquêté et révélé les ravages des paradis fiscaux (*Paradis fiscaux: la filière canadienne) et les pouvoirs supra-étatiques des grandes corporations (De quoi Totale est-elle la somme ?), l’un des meilleurs livres lus dans ma vie. Il sera avec nous ce samedi à Tout peut arriver » – Marie-Louise Arsenault, page Facebook

*Paradis fiscaux: la filière canadienne – Prix Pierre-Vadeboncœur pour l’essai de l’année 2014

Simon Jodoin : Est-il possible pour un député de critiquer l’Assemblée nationale?

Le journaliste Simon Jodoin répond à la question « Est-il possible pour un député de critiquer l’Assemblée nationale ?» autour de l’affaire Haroun Bouazzi en citant Alain Deneault à l’émission Le 15-18 animée par Annie Desrochers sur ICI Première à Radio-Canada – Le segment débute à 17 h 40 – 22 novembre 2024


« Je reviens aux inégalités socio-économiques, je pense à un chercheur, à un philosophe comme Alain Deneault. Dans sa critique des politiques fiscales des paradis fiscaux, vous savez, il reprend souvent cette idée :  lorsqu’on pointe les inégalités créées par les politiques fiscales on nous répond souvent « vous savez, ce n’est pas illégal, il y a des aménagements qui sont possibles, la loi est faite comme ça […] » lui, ce qu’il répond est : que la loi, ça ne flotte pas dans l’éther au-dessus de nos têtes, il y a un geste conscient, il y a une construction des lois qui engendre ces inégalités, est-ce qu’on peut parler des problèmes qui font en sorte qu’on légifère de telle ou telle manière ? Et si vous ne changez pas ces lois, est-ce dire que vous acceptez de reproduire les effets délétères comme les inégalités et même la discrimination socio-économique ? » […] » – Simon Jodoin, 15-18, ICI Première, Radio-Canada

Malgré de lourdes allégations, le Canada « soutient » toujours la minière Barrick Gold

Photo © Benoit Roussel – Radio-Canada

Radio-Canada

Par Delphine Jung
15 novembre 2024


[...] Alors que la minière canadienne Barrick Gold fait l'objet de critiques de la part d'ONG et de l’ONU et qu’elle est poursuivie au Canada et au Royaume-Uni pour des allégations de meurtres, experts et élus dénoncent l’absence de réponse de la part d’Ottawa.

[…] Alain Deneault, auteur de Noir Canada – un ouvrage de synthèse et d’analyse sur les activités des sociétés canadiennes en Afrique –, dont la diffusion a été arrêtée après une poursuite de Barrick contre son éditeur (Éditions Écosociété), reste très critique.

L’auteur du livre Paradis sous terre : comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière mondiale, dénonce une hypocrisie de la part du gouvernement.

« La diplomatie canadienne est au service de l’industrie minière, et le Canada est un paradis réglementaire. Le Canada, ce sont les Bahamas des mines.» – Alain Deneault

Photo © Hamza Abouelouafaa – Radio-Canada
Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Après la sortie du livre Noir Canada, l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété sont poursuivis pour diffamation par Barrick Gold et Banro, deux grandes compagnies minières canadiennes. Malgré la disproportion des moyens financiers, la poignée d’irréductibles décide de lutter sur tous les fronts.

Le Prix des mots relate cette escalade de procédures judiciaires qui s’étend sur des années d’intenses tensions psychologiques. Thriller documentaire troublant, véritable suspense juridico-politique, le film se déroule dans les coulisses de la justice canadienne, avec comme toile de fond la présence controversée de l’industrie minière en Afrique.

Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

Barrick Gold et la société d’externalisation

Photo : Google Earth

Le Devoir

Par Maïka Sondarjee
Section Idées
17 octobre 2024

« Selon une poursuite civile déposée en Ontario, les activités de la minière canadienne Barrick Gold pourraient avoir causé la mort d’environ 77 personnes en Tanzanie. Les débats préliminaires qui ont débuté le 15 octobre porteront sur la responsabilité de la minière quant à la sécurité de ses travailleurs, rapportait Radio-Canada il y a quelques jours. […]

[…]
Il est donc à l’avantage des populations du Nord, pour perpétuer un mode de vie où l’on consomme à outrance et où on produit sans compter, que le prix des matières premières reste bas et que l’exploitation minière (en Tanzanie comme ailleurs) ne respecte pas les régulations internationales du travail.

Pour vendre moins cher (et pour faire plus de profits), Barrick Gold doit régler les problèmes de sa mine avec les moyens les plus faciles et les moins coûteux, peu importe si cela implique que des personnes meurent. Les agissements de cette compagnie ne datent pas d’hier. Alain Deneault en relatait déjà les manigances dans Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique, publié en 2008 chez Écosociété. […]

Le prix des mots de Julien Fréchette

Un thriller documentaire qui relate l’escalade de procédures juridiques entourant les procès qui opposent les compagnies minières canadiennes Barrick Gold et Banro à l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété, après la sortie du livre Noir Canada en 2008.

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Le documentaire La (très) grande évasion, avec Alain Deneault

Laurie Dufresne s’entretient avec Alain Deneault à l’émission Vivement le retour sur ICI Première I Radio-Canada (Estrie) autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté à la Maison du cinéma de Sherbrooke dans le cadre de la tournée du film au Québec. Durée : 12 minutes – 30 septembre 2024

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« Bonne nouvelle, la Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Le film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Alain Deneault lors de la tournée au Québec.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

L’impératif du philosophe Alain Deneault pour traverser la crise écologique

Photo © Marie-Ève Cloutier – Radio-Canada
Alain Deneault : Son essai «Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï»

« Le philosophe Alain Deneault publiera, le 3 octobre, un essai intitulé Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, au sujet de la crise climatique. L’auteur passe plusieurs concepts au tordeur, du capitalisme vert à la transition énergétique. « Le développement durable, je suis désolé, c’est du pipi de chat. C’est une idéologie des grandes entreprises qui veulent faire passer la solution à un problème qu’elles ont engendré sans en prendre la responsabilité », ajoute l’auteur.

Durant l’entrevue, Alain Deneault explique pourquoi la société doit « faire [en sorte] que » plutôt que se demander « que faire » pour mieux passer à travers la crise écologique. Selon lui, la solution à cette crise passe par un concept qu’il nomme « biorégions ». Écoutez le segment pour en savoir plus. » – Tout un matin, ICI Radio-Canada Première

Durée : 11 minutes

« Un livre coup de poing ! » 
- Patrick Masbourian, Tout un matin, ICI Radio-Canada Première
Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024