La Cour supérieure empêche la vente d’un livre de Québecor

La Cour supérieure empêche la vente d’un livre de Québecor. À la fin de cet article de Daniel Renaud publié dans La Presse le 31 mars 2026, se trouve un encadré de William Thériault intitulé Un rappel de l’affaire Noir Canada concernant le livre Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique d’Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher publié aux Éditions Écosociété.

Un rappel de l’affaire Noir Canada

L’interdiction de la vente d’un livre au Québec est extrêmement rare. Mais en octobre 2011, un règlement à l’amiable a forcé l’arrêt définitif de la publication, de l’impression et de la distribution de l’essai Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique, après trois ans de procédures judiciaires.

La société minière Barrick Gold poursuivait alors les auteurs Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, de l’éditeur Écosociété. Le trio a écrit sur le rôle de l’industrie minière dans les conflits armés en Afrique et en particulier sur la place des sociétés canadiennes dans ce contexte. Le livre s’était vendu à 5000 exemplaires. – Source: William Thériault, La Presse

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Après la sortie du livre Noir Canada, l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété sont poursuivis pour diffamation par Barrick Gold et Banro, deux grandes compagnies minières canadiennes. Malgré la disproportion des moyens financiers, la poignée d’irréductibles décide de lutter sur tous les fronts.

Le Prix des mots relate cette escalade de procédures judiciaires qui s’étend sur des années d’intenses tensions psychologiques. Thriller documentaire troublant, véritable suspense juridico-politique, le film se déroule dans les coulisses de la justice canadienne, avec comme toile de fond la présence controversée de l’industrie minière en Afrique.

Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

Décès du père de la simplicité volontaire, Serge Mongeau

Le Devoir

Par Dave Noël
12 mai 2025

« Le père de la simplicité volontaire au Québec, Serge Mongeau, est décédé le 9 mai après avoir eu recours à l’aide médicale à mourir. « Je n’ai plus la capacité de poursuivre les actions essentielles pour mener notre société vers une vie frugale, écologique et communautaire », avait confié le citoyen engagé, qui s’est éteint à l’âge de 88 ans.

[..] Après avoir travaillé chez Québec Amérique puis chez Libre Expression, Mongeau participe à la fondation d’Écosociété, en 1992. L’année suivante, il dirige l’ouvrage collectif Pour un pays sans armée, rédigé dans le contexte d’un référendum présumé gagnant sur l’indépendance.

La maison altermondialiste connaît un certain succès en dépit d’un équilibre financier précaire. Serge Mongeau pousse l’intégrité jusqu’à refuser que ses livres soient vendus dans les grandes surfaces comme Costco.

La publication de Noir Canada (2008) d’Alain Deneault, de Delphine Abadie et de William Sacher, qui relate des cas d’abus qu’auraient commis des sociétés minières canadiennes en Afrique, vaudra à la maison, dont Mongeau est le principal bailleur de fonds, des poursuites en diffamation de plus de 10 millions de dollars. Le livre devra être retiré du marché à la suite d’une entente à l’amiable.

À compter du début des années 2000, Serge Mongeau ouvre un nouveau front en s’appliquant à vulgariser le concept de décroissance, qu’il décrit comme une « simplicité volontaire plus globale, une orientation de la société qui rendrait normale la simplicité volontaire au lieu de la confiner à la marginalité ». Cette révolution doit venir de la base, disait-il. […] »

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Après la sortie du livre Noir Canada, l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété sont poursuivis pour diffamation par Barrick Gold et Banro, deux grandes compagnies minières canadiennes. Malgré la disproportion des moyens financiers, la poignée d’irréductibles décide de lutter sur tous les fronts.

Le Prix des mots relate cette escalade de procédures judiciaires qui s’étend sur des années d’intenses tensions psychologiques. Thriller documentaire troublant, véritable suspense juridico-politique, le film se déroule dans les coulisses de la justice canadienne, avec comme toile de fond la présence controversée de l’industrie minière en Afrique.

Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024.

La minière Barrick Gold basée à Toronto n’a plus accès à ses mines au Mali

Entretien avec Alain Deneault par Nicolas Haddad à l’émission Y’a pas deux matins pareils sur les ondes de Radio-Canada (Toronto) concernant la minière ontarienne Barrick Gold basée à Toronto qui n’a plus accès à ses mines au Mali depuis que la société fait face à une ordonnance de saisie provisoire – Durée 13 min – 15 janvier 2025

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Après la sortie du livre Noir Canada, l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété sont poursuivis pour diffamation par Barrick Gold et Banro, deux grandes compagnies minières canadiennes. Malgré la disproportion des moyens financiers, la poignée d’irréductibles décide de lutter sur tous les fronts.

Le Prix des mots relate cette escalade de procédures judiciaires qui s’étend sur des années d’intenses tensions psychologiques. Thriller documentaire troublant, véritable suspense juridico-politique, le film se déroule dans les coulisses de la justice canadienne, avec comme toile de fond la présence controversée de l’industrie minière en Afrique.

Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

Barbarie numérique. Une autre histoire du monde connecté de Fabien Lebrun avec la préface d’Alain Deneault

Barbarie numérique. Une autre histoire du monde connecté de Fabien Lebrun publié aux éditions L’Échappée paraîtra le 4 octobre 2024. La préface est d’Alain Deneault et l’avant propos de Denis Mukwege.

Une enquête implacable sur la tragédie que vit le Congo, cœur des industries numériques et objet de toutes les convoitises.

« À partir des années 1990, l’explosion de la production de biens électroniques, caractéristique du passage du capitalisme à son stade numérique, déclenche une guerre des métaux technologiques au Congo (RDC) qui n’a fait que gagner en intensité. Cette enquête fouillée montre que la dématérialisation est bel et bien un mythe.

Elle se nourrit d’un extractivisme sans limites dans des régions, comme celle des Grands Lacs en Afrique, qui subissent depuis des siècles les ravages de la mondialisation : de la traite négrière à la terreur coloniale du roi belge Léopold II (pour le « caoutchouc rouge » nécessaire à l’industrie automobile) jusqu’aux minerais de sang actuels (dont le coltan, essentiel aux smartphones, et le cobalt, pour la transition énergétique).

La civilisation de l’écran est synonyme d’une barbarie numérique qui se manifeste au Congo par : une économie militarisée et une criminalité institutionnalisée, un pillage généralisé, du travail forcé, le viol comme arme de guerre, la destruction des forêts et l’anéantissement de la biodiversité… Autant de catastrophes qui font du Congo l’une des plus grandes tragédies de l’histoire contemporaine, le prix fort à payer pour un monde connecté. » – Éditions L’échappée