Escape from the Planet of the Mines – Canada’s Resource Imperialism

L’animateur Dave du balado Alberta Advantage Podcast partage et commente des extraits (mises à jour) d’un épisode enregistré en 2021 animé par la journaliste Kate Jacobson en présence du Teams Advantage Joel et Patrick au sujet « de la manière dont l’État canadien facilite l’extraction des ressources à l’intérieur de ses frontières et dans le monde au détriment du bien commun et à quoi pourrait ressembler l’exploitation minière dans une société meilleure ».

Des extraits du livre d’Alain Deneault et William Sacher Paradis sous terre. Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière mondiale – ouvrage qui a été traduit en anglais sous le titre Imperial Canada Inc.: Legal Haven of Choice for the World’s Mining Industries – sont cités dans le balado, notamment à partir de 18 min 57 sec.

« Canada exists to put holes in the ground and extract surplus value for shareholders. In this episode, originally recorded in 2021, Team Advantage opens the Canadian trench-coat to find total corporate impunity. We discuss how the Canadian state facilitates resource extraction within its borders and around the world at the expense of the common good, then imagine what mining might look like in a better society. » – Alberta Advantage Podcast, 14 octobre 2025

Qui est Alberta Advantage Podcast ? 
« Fresh from the birthplace of Canadian socialism! Based in Calgary, Alberta, we are fine purveyors of commentary and analysis on local and provincial politics. » 
Les extraits des livres cités dans le balado :
Canada In The World: Settler Capitalism and the Colonial Imagination – Tyler Shipley
Imperial Canada Inc.: Legal Haven of Choice for the World’s Mining Industries Alain Deneault & William Sacher
Planetary Mine: Territories of Extraction under Late Capitalism – Martín Arboleda
Canadian Mining in Ecuador series – Brandi Morin

Décès du père de la simplicité volontaire, Serge Mongeau

Le Devoir

Par Dave Noël
12 mai 2025

« Le père de la simplicité volontaire au Québec, Serge Mongeau, est décédé le 9 mai après avoir eu recours à l’aide médicale à mourir. « Je n’ai plus la capacité de poursuivre les actions essentielles pour mener notre société vers une vie frugale, écologique et communautaire », avait confié le citoyen engagé, qui s’est éteint à l’âge de 88 ans.

[..] Après avoir travaillé chez Québec Amérique puis chez Libre Expression, Mongeau participe à la fondation d’Écosociété, en 1992. L’année suivante, il dirige l’ouvrage collectif Pour un pays sans armée, rédigé dans le contexte d’un référendum présumé gagnant sur l’indépendance.

La maison altermondialiste connaît un certain succès en dépit d’un équilibre financier précaire. Serge Mongeau pousse l’intégrité jusqu’à refuser que ses livres soient vendus dans les grandes surfaces comme Costco.

La publication de Noir Canada (2008) d’Alain Deneault, de Delphine Abadie et de William Sacher, qui relate des cas d’abus qu’auraient commis des sociétés minières canadiennes en Afrique, vaudra à la maison, dont Mongeau est le principal bailleur de fonds, des poursuites en diffamation de plus de 10 millions de dollars. Le livre devra être retiré du marché à la suite d’une entente à l’amiable.

À compter du début des années 2000, Serge Mongeau ouvre un nouveau front en s’appliquant à vulgariser le concept de décroissance, qu’il décrit comme une « simplicité volontaire plus globale, une orientation de la société qui rendrait normale la simplicité volontaire au lieu de la confiner à la marginalité ». Cette révolution doit venir de la base, disait-il. […] »

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012

Après la sortie du livre Noir Canada, l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété sont poursuivis pour diffamation par Barrick Gold et Banro, deux grandes compagnies minières canadiennes. Malgré la disproportion des moyens financiers, la poignée d’irréductibles décide de lutter sur tous les fronts.

Le Prix des mots relate cette escalade de procédures judiciaires qui s’étend sur des années d’intenses tensions psychologiques. Thriller documentaire troublant, véritable suspense juridico-politique, le film se déroule dans les coulisses de la justice canadienne, avec comme toile de fond la présence controversée de l’industrie minière en Afrique.

Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024.

Barbarie numérique. L’exploitation criminelle des métaux technologiques au Congo (RDC)

InfoLibertaire.net

Par  Organisation Communiste Libertaire (OCL)

« […] L’extraction minière ne contribue pas seulement aux conflits armés au Congo, elle les détermine et en est à l’origine. La guerre qui a débuté en 1996, toujours en cours 28 ans après, a été financée par l’industrie extractive, en l’occurrence les multinationales minières nord-américaines, canadiennes en tête, comme l’a décrit Alain Deneault.  […] »

Barbarie numérique. Une autre histoire du monde connecté de Fabien Lebrun publié aux éditions L’Échappée avec la préface d’Alain Deneault et l’avant propos de Denis Mukwege

La construction de la violence, de l’injustice par les minières au Mexique

Le Mouton noir

Par Michel Lagacé
Décembre 2024

« […] L’architecture d’un système politique et financier et les abus, le pillage, la corruption et la criminalité commis par les multinationales minières canadiennes en Afrique ont déjà été décrites dans le livre Noir Canada (Écosociété, 2008) du docteur en philosophie Alain Deneault. Ces minières ont d’ailleurs cherché à museler l’auteur, à stopper la publication et à poursuivre l’éditeur québécois Écosociété. Longue saga judiciaire pour cet éditeur et cette publication qui met en lumière cette violence faite aux populations locales de l’Afrique où elles se sont implantées. C’est déjà, à ce moment-là, la fin de l’image répandu du discours officiel d’un Canada bon, pacifique et généreux. […] »

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012
Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

La diagonale du pire : quand l’extrême droite rencontre l’au-delà de l’extrême

Par Franz Himmelbauer
20 octobre 2024


L’auteur de l’article mentionne l’essai Paradis sous terre et une entrevue d’Alain Deneault pour l’ODM (Observatoire des multinationales) en bas de page :

« On attribue parfois entièrement cette histoire au racisme, écrit Naomi Klein, mais il y a l’autre moitié de l’histoire : la suprématie blanche et chrétienne qui sous-tendait le système des pensionnats servait également des intérêts économiques et politiques nationaux. Le Canada, qui était à l’origine un regroupement de sociétés de traite des fourrures et d’autres industries extractives[7], avait besoin de ces écoles pour étancher sa soif de terre : le déracinement et le traumatisme que causait la rupture des liens entre les parents et les enfants, entre la terre et le peuple ont rendu possible l’accaparement des terres indigènes non cédées, leur exploitation et leur colonisation sans entrave. »

[…] [7] Le Canada reste aujourd’hui encore l’un des principaux pays miniers – par son exploitation « à domicile », mais aussi par les très nombreuses sociétés canadiennes opérant à l’étranger. On peut lire à ce propos cette interview d’Alain Deneault, prof de l’université de Montréal et coauteur de Paradis sous terre. Comment le Canada est devenu une plaque tournante de l’industrie minière mondiale, éd. de l’Échiquier. »

Barrick Gold et la société d’externalisation

Photo : Google Earth

Le Devoir

Par Maïka Sondarjee
Section Idées
17 octobre 2024

« Selon une poursuite civile déposée en Ontario, les activités de la minière canadienne Barrick Gold pourraient avoir causé la mort d’environ 77 personnes en Tanzanie. Les débats préliminaires qui ont débuté le 15 octobre porteront sur la responsabilité de la minière quant à la sécurité de ses travailleurs, rapportait Radio-Canada il y a quelques jours. […]

[…]
Il est donc à l’avantage des populations du Nord, pour perpétuer un mode de vie où l’on consomme à outrance et où on produit sans compter, que le prix des matières premières reste bas et que l’exploitation minière (en Tanzanie comme ailleurs) ne respecte pas les régulations internationales du travail.

Pour vendre moins cher (et pour faire plus de profits), Barrick Gold doit régler les problèmes de sa mine avec les moyens les plus faciles et les moins coûteux, peu importe si cela implique que des personnes meurent. Les agissements de cette compagnie ne datent pas d’hier. Alain Deneault en relatait déjà les manigances dans Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique, publié en 2008 chez Écosociété. […]

Le prix des mots de Julien Fréchette

Un thriller documentaire qui relate l’escalade de procédures juridiques entourant les procès qui opposent les compagnies minières canadiennes Barrick Gold et Banro à l’auteur Alain Deneault, ses collaborateurs et les Éditions Écosociété, après la sortie du livre Noir Canada en 2008.

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012