Rémi Villemure s’entretient avec Alain Deneault à son podcast politique et culturel Il reste du monde avec René Villemure en partenariat avec le studio Kampus média. Trois courts extraits peuvent être visionnés sur YouTube et Facebook (Meta). L’entretien au complet est réservé aux membres. – 15 mars 2026
« Des premiers forages en Irak après la Grande guerre au géant mondial de l’énergie, découvrez l’histoire de TotalEnergies. Entre quête de souveraineté et urgence climatique, comment, ce qui était au départ un outil d’État est devenu un mastodonte mondial prêt à tout pour conserver sa puissance ?
L’histoire de la plus grande entreprise française ne commence pas dans l’Hexagone, mais par un constat d’urgence au sortir de la Grande Guerre : « l’énergie, c’est la puissance ». Née de la volonté de l’État de ne plus dépendre des majors étrangères, ce qui était autrefois la Compagnie française des pétroles (CFP) a traversé un siècle de révolutions industrielles, de crises géopolitiques et de découvertes spectaculaires pour devenir un pilier incontournable de l’économie mondiale.
Pour explorer les rouages de ce fleuron industriel, Camille Crosnier s’entretient avec Matthieu Auzanneau, directeur du Shift Project, auteur de « Or noir, la grande histoire du pétrole », et avec le chercheur Pierre-Louis Choquet, chargé de recherches en sociologie, spécialiste des enjeux climatiques.
La quête de l’indépendance : du désert irakien à la marque Total
C’est en 1924 que naît la CFP, avec une mission claire : assurer à la France un accès direct aux ressources pétrolières. Sans pétrole sur son propre sol, la France se tourne vers la Mésopotamie (l’actuel Irak), qui devient le « camp de base » de son empire naissant. Puis, l’entreprise grandit dans l’ombre des « Sept Sœurs » anglo-saxonnes avant de lancer, en 1954, la marque « Total », un nom simple et universel destiné à conquérir les routes du monde entier. De la découverte historique du gisement d’Hassi Messaoud en Algérie, aux premiers pas de la publicité, Total s’impose comme le symbole d’une France qui retrouve sa puissance industrielle sous l’impulsion du général de Gaulle.
L’ombre de la puissance : pétrole, influence et diplomatie secrète
Derrière la réussite commerciale se cachent des épisodes plus sombres de la Françafrique. Il s’agit donc de revenir sur le rôle complexe des pétroliers français au Gabon, au Congo et lors de la tragique guerre du Biafra au Nigeria, où la quête de ressources a parfois dicté une diplomatie de l’ombre. L’histoire de Total est aussi indissociable de sa rivalité avec « Elf », l’autre géant public né en 1967. Entre scandales financiers et luttes d’influence, le récit culmine en 1999 avec l’absorption d’Elf par Total, donnant naissance à la quatrième Major mondial des hydrocarbures.
Le géant face aux enjeux de la transition énergétique : du choc pétrolier au défi climatique
Aujourd’hui, l’empire vacille sous la pression de ceux et celles qui considèrent qu’il faut lutter de toutes ses forces contre le changement climatique et faire de la transition énergétique une priorité. Du traumatisme de la marée noire de l’Erika en 1999 aux révélations sur ce que l’entreprise savait du dérèglement climatique dès les années 1970, le récit lève le voile sur les stratégies de légitimation et le « greenwashing » d’une multinationale à la croisée des chemins. Devenu « TotalEnergies » en 2021 pour marquer un tournant vers les énergies renouvelables, le groupe reste au cœur des polémiques, notamment avec ses projets gaziers en Russie ou le méga-projet EACOP en Ouganda, en raison de nombreuses violations des droits humains. Entre impératifs économiques et urgence planétaire, jusqu’où peut aller la quête incessante de nouveaux gisements ? » – Multinationales, l’histoire de ces entreprises qui nous gouvernent, France Inter
Penser demain avec Alain Deneault. Les animateurs Édouard Goupil-Leroux & Alexandre Poiré reçoivent Alain Deneault pour le troisième épisode du balado étudiant « Éthique en pratique » de l’Institut d’éthique appliquée de l’Université Laval (IDÉA). Durée : 1 h 32 min – 23 mars 2026
« Dans cet épisode, nous recevons Alain Deneault, philosophe et professeur à l’Université de Moncton au campus de Shippagan. En clarifiant certains concepts centraux de sa réflexion comme l’économie, la gouvernance et plus récemment le biorégionalisme, cet entretien propose de sonder le monde dans lequel nous vivons avec un regard philosophique tout en gardant en filigrane la question « Comment penser demain ? ». » – Balado de l’IDÉA
Entrevue avec le peintre et cinéaste Martin Bureau par Nathaniel Bronner à l’émission Dans les airs sur les ondes de CHOQ.ca concernant son film Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault et qui est présenté dans le cadre du Festival International du Film sur l’Art jusqu’au 29 mars 2026. La mention du travail de collaboration avec Alain Deneault en tant que créateur débute à 22 min 28 sec. Durée de l’entretien : 60 min – 19 mars 2026
« J’ai dit à Alain je t’interpelle en tant que créateur non pas en tant que spécialiste ; toi ton médium c’est la pensée, les mots et moi mon médium c’est l’image cinématographique, faisons se rencontrer ces médiums-là. » – Martin Bureau
« […] Je voulais que le film ne finisse pas comme un crash, je voulais qu’il y ait une forme d’élan et c’est Alain qui nous le donne, à savoir qu’il fait un appel à prendre soin de son territoire et de sa communauté […] » – Martin Bureau
Je veux gagner moins d’argent. J’en gagne trop comme prof de cégep1. À 100 000 $ par année (si je travaillais à temps plein), je fais partie des 10 % les plus aisés2. C’est bien assez.
« Mais tout le monde veut faire plus d’argent! »
Pas forcément; surtout si on fait partie des mieux nantis, ne devrait-on pas prendre du recul pour réfléchir à la course à l’accumulation qu’on nous a rentrée dans la tête et qu’on mène souvent à l’aveugle? L’empreinte carbone d’un individu augmentant selon le quintile de revenu de son ménage3, sa responsabilité augmente d’autant.
Dans les mots d’Alain Deneault, « on n’est pas à l’ère de l’abondance, mais à l’ère de l’hypothèque4 »; ainsi le ménage canadien moyen est endetté à 177 % de son revenu disponible5. Pas étonnant : le chercheur Kôhei Saitô signale que la spirale de la domination du capital et de l’endettement s’autoalimente, par exemple à cause de notre travail, « [n]ous ne pouvons plus consacrer de temps aux tâches ménagères ou à la réparation de nos biens, ce qui rend les marchandises encore plus importantes6 ». J’ai plutôt envie, suivant Serge Latouche, de « résister à l’engrenage de l’accumulation illimitée et ne pas [me] laisser prendre dans le cycle infernal des besoins et du revenu7 ».
Je souhaite « travailler moins pour vivre mieux », du titre de l’essai de la philosophe Céline Marty8 – et faire que ma collectivité vive un peu mieux. Lorsque je travaillais trois jours semaine, loin de manquer d’argent, j’étais à l’aise : j’avais le temps de cuisiner les légumes de notre panier (qui ainsi ne se gaspillaient plus); je bénévolais; je faisais des activités (presque) gratuites avec mes proches, comme coudre, jouer au Rummy, jaser. Le troc s’installait doucement : je t’apporte des muffins, tu m’apprends à enfiler ma machine, je partage mes légumes, tu me prêtes ta corde à linge. J’ai trouvé « un compromis transitoire : travailler moins, dans des conditions moins stressantes, accomplir une activité laborieuse mais qui intègre éventuellement une part […] d’action politique9 ».
Sortir des échanges marchands est selon moi le nœud de l’affaire dans le changement de culture à mener face à la crise écologique : ainsi nous aurons « moins de biens, mais plus de liens10 ».
J’aime imaginer ce qui se passerait si, après avoir pris le temps de nous auto-organiser, on arrêtait de travailler, n’ayant plus besoin de « gagner notre vie » [sic]… Il faut sortir la tête du guidon de la productivité, enclencher un processus d’autonomisation, augmenter notre résilience individuelle comme collective.
On fait quoi?
On donne, on reçoit (l’Accorderie Rimouski-Neigette existe pour ça). On emprunte (au voisin, à l’Outillerie). On s’entre-enseigne l’autonomie (aux cafés réparations).
On calcule combien on a besoin pour vivre dignement. Si on peut réduire, on essaie.
On lit / on écoute
Tous ces livres et disques qu’on – ou la bibliothèque, ou une amie – possède déjà.
1. Une prof qui a cumulé assez d’années à temps complet pour pouvoir demander une réduction de tâche et qui a atteint son dernier échelon possible. Rien à voir avec la situation des précaires, qui doivent tout accepter (parfois du temps plus que plein) pour conserver leur rang dans la liste d’ancienneté et espérer une tâche à la session suivante.
2. Au Québec, lorsqu’on gagnait 104 800 $ avant impôts en 2022, on faisait partie des 10 % (Statistique Canada, Les déclarants à revenu élevé, au Canada, seuils régionaux particuliers, 2024).
3. Institut de la statistique du Québec, Empreinte carbone des ménages selon le quintile de revenu avant impôt, 2019, 2025.
Les médiocres ont pris le pouvoir et conduisent le monde à sa perte – Entretien avec Alain Deneault par Olivier Berruyer sur la chaîne Elucid – 23 novembre 2024
5. Statistique Canada, Indicateurs du service de la dette des ménages, comptes du bilan national, 11 septembre 2025.
6.Moins! La décroissance est une philosophie, trad. Jean-Christophe Helary, Éditions du Seuil, 2024 [2020], p. 225.
7.Travailler moins, travailler autrement, ne pas travailler du tout, Éditions Payot & Rivages, 2021, p. 101.
8. Dunod, 2021.
9.Ibid. J’ai enlevé « de méditation et », qui ne servait pas ici mon propos.
Témoignage d’Alain Deneault sur le philosophe Jacques Rancière à l’émission Pas de quartiers du groupe Louise-Michel sur Radio Libertaire, 89.4 MHz FM, Île-de-France (Paris).
Les animatrices Mariama et Lucille reçoivent le philosophe Jacques Rancière pour évoquer son parcours et présenter ses deux derniers ouvrages Au loin la liberté, essai sur Tchekhovet La mésentente, politique et philosophie publiés chez La fabrique éditions. Le témoignage d’Alain Deneault débute à 16 min 40 sec (durée 15 minutes) – 14 octobre 2025
« […] Alors, ce que vous allons faire, Monsieur Rancière, nous allons donner la parole à Alain Deneault qui a été votre élève et qui nous a fait un fichier, depuis le Canada, de quinze minutes et qui explique comment on apprend avec Jacques Rancière. » – Pas de Quartiers
« […] Après des séjours à Berlin et Montréal, il [Alain Deneault] s’inscrit aux études supérieures en 1997 à l’Université de Vincennes à Saint-Denis (Université de Paris-VIII) et obtient en 1998 son diplôme d’études approfondies (DEA), puis, en 2004, le doctorat « Lieux et transformations de la philosophie », tous deux sous la direction de Jacques Rancière. » – Wikipédia, page Alain Deneault
L’animateur Dave du balado Alberta Advantage Podcast partage et commente des extraits (mises à jour) d’un épisode enregistré en 2021 animé par la journaliste Kate Jacobson en présence du Teams Advantage Joel et Patrick au sujet « de la manière dont l’État canadien facilite l’extraction des ressources à l’intérieur de ses frontières et dans le monde au détriment du bien commun et à quoi pourrait ressembler l’exploitation minière dans une société meilleure ».
Des extraits du livre d’Alain Deneault et William Sacher Paradis sous terre. Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l’industrie minière mondiale – ouvrage qui a été traduit en anglais sous le titre Imperial Canada Inc.: Legal Haven of Choice for the World’s Mining Industries – sont cités dans le balado, notamment à partir de 18 min 57 sec.
« Canada exists to put holes in the ground and extract surplus value for shareholders. In this episode, originally recorded in 2021, Team Advantage opens the Canadian trench-coat to find total corporate impunity. We discuss how the Canadian state facilitates resource extraction within its borders and around the world at the expense of the common good, then imagine what mining might look like in a better society. » – Alberta Advantage Podcast, 14 octobre 2025
Qui est Alberta Advantage Podcast ?
« Fresh from the birthplace of Canadian socialism! Based in Calgary, Alberta, we are fine purveyors of commentary and analysis on local and provincial politics. »
L’économie de la nature, qui est le premier opuscule du Feuilleton théorique : Les Économies d’Alain Deneault, fait partie de la bibliothèque d’autodéfense intellectuelle d’Élucid. Cette bibliothèque est « un ensemble de synthèses d’ouvrages pour développer l’esprit critique. Des fiches de lectures riches et faciles d’accès à lire ou à écouter. »
« L’économie de la nature (2019) est la première publication d’un « feuilleton théorique » dans lequel Alain Deneault analyse le sens attribué au terme « économie » à travers l’histoire. Dans cet ouvrage, il explique comment les premiers « économistes » ont dévoyé ce terme pour fonder une science de l’agriculture. » – Élucid, 26 septembre 2025
Entretien avec Alain Deneault par Julien Magnollay à l’émission radiophonique Tribu sur RTS (Radio Télévision Suisse) autour de son essai Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï le 11 mars 2025. Durée : 26 min 32 sec.
« Nous vivons dans une époque de bouleversement environnementaux. Certaines personnes se sentent désemparées face à la chute de la biodiversité et face aux catastrophes qui se répètent. Alors que faire? Et surtout comment faire? Est-ce aux Etats de prendre lʹinitiative? Aux entreprises? Aux individus? Alain Deneault, professeur de philosophie à lʹUniversité de Moncton au Canada, estime que nous devons sortir de lʹéco-anxiété qui nous empêche de réagir et réapprendre à vivre à une autre échelle. Il signe Faire que! Lʹengagement politique à lʹère de lʹinouï, chez Lux éditeur. Il est lʹinvité de Tribu. » – Tribu, RTS
Journaliste : Daniel Mermet Technique : François Dellaca-Minot Réalisation : Sylvain Richard
« FAIRE QUE ! Une réponse à la question « que faire ? » : FAIRE QUE !
QUE FAIRE ? C’est la question mille fois posée face à toutes les turbulences comme devant les grands horizons.
Comment s’orienter dans des bouleversements écologiques sans précédent, auxquels, manifestement, ni les États ni le capital ne remédieront ? Comment s’engager quand l’extrême droite sème la confusion et détourne la colère des objets réels ? Comment s’y prendre quand le libéralisme dissout tous nos repères dans la gouvernance technocratique ? Comment agir quand on est passé de Lénine à Calimero, du souffle révolutionnaire à la complainte victimaire ?
Alain Deneault cherche prémices et indices dans ce présent obscur et mou.
Que faire ? Livrer la guerre à la médiocratie et à cet extrême centre qui amène toujours le pire, et redessiner des grands desseins. Depuis la péninsule acadienne où il vit aujourd’hui, Deneault invite à explorer la « biorégion », une alternative écologique aux régions administratives avec des territoires découpés non par la législature mais par la nature, ce qui entraîne un autre moyen d’habiter et de protéger le territoire où l’on vit.
Un remède à l’écoanxiété ? D’abord un remède à l’angoisse et à la résignation. QUE FAIRE ? Le moment est venu de ne plus poser la question mais de FAIRE QUE ! » – L. B., Là-bas si j’y suis
Bouleversements écologiques, victoire de Trump comment agir politiquement à l’ère de l’inouï. Entretien avec Alain Deneault par Vinciane Colson à l’émission radio Libres, ensemble du Centre d’Action Laïque le 9 novembre 2024 – Durée : 29 min 10 sec – 9 novembre 2024
« Fonte des glaciers, multiplication des ouragans et des crues, perte de la biodiversité, canicules et incendies de forêt à répétition, multiplication des épidémies: le monde connaît des bouleversements écologiques sans précédent. Comment agir politiquement à l’ère de l’inouï, quand on ne dispose d’aucun pendant historique pour appréhender les catastrophes annoncées ? Comment s’engager quand l’extrême droite sème la confusion et détourne l’angoisse vers des boucs émissaires ? Que faire ? Cette question donne le vertige, tellement on l’a posée. Elle jalonne la pensée politique depuis plus d’un siècle et finit par nous figer. Le moment est venu de « faire que » ! Invité: Alain Deneault, philosophe et essayiste québécois, auteur de « Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï », publié aux Editions Lux, qui explore dans ce livre un nouveau mode d’engagement politique: la biorégion. » – Libres, ensembles – Centre d’Action Laïque
« À l’approche du Salon du livre de Montréal, Denis Fortier propose trois coups de cœur littéraires qui font réfléchir. Le physiothérapeute nous assure que ces livres sont liés de près ou de loin à la santé, et qu’ils permettent d’apporter d’autres pistes de réflexion sur différents sujets : notre rapport à la maladie mentale, notre engagement politique et l’importance de l’imaginaire pour surmonter des problèmes de santé. Denis Fortier mentionne les plumes de Marie-Eve Cotton, d’Alain Deneault, de Jacques Goldstyn et de Stéphane Laporte.
« […] Alain Deneault apporte des solutions sur ce que l’on pourrait faire, notamment par rapport aux enjeux écologiques et je trouve que sa proposition s’applique très bien aux enjeux liés au système de santé […]
J’ai beaucoup aimé, c’est un livre qui fait réfléchir, qui propose aussi des solutions et qui ne fait pas seulement des constats […] » – Denis Fortier, Pénélope, ICI Radio-Canada
« Des projections du documentaires La (très) grande évasion de Yannick Kergoat sont organisés aux quatre coins du Québec jusqu’au 10 octobre. Le philosophe Alain Deneault sera de la partie afin de créer des discussions avec le public à la suite du visionnement de l’œuvre. Entrevue avec Alain Deneault, philosophe québécois.» – QUB Radio
Au Québec, la ruée vers les minerais de transition. Un reportage de Pascale Guéricolas (Québec) à l’émission C’est pas du vent animée par Anne-Cécile Bras sur les ondes de RFI (Radio France international) avec l’invitée Célia Izoard, journaliste et philosophe, qui mentionne les travaux de William Sacher et Alain Deneault dont Paradis sous terre et Noir Canada(avec Delphine Abadie) à partir de 37 min 42 sec – 3 mai 2024
« C’est l’un des paradoxes de notre époque : pour lutter contre le changement climatique et décarboner nos économies, une nouvelle ruée minière d’une ampleur inédite a commencé ! Pourtant, l’industrie minière consomme beaucoup d’eau, pollue les sols et consomme beaucoup d’énergie. Mais pour produire des panneaux solaires, des éoliennes, des batteries et des voitures électriques, nous avons besoin de cuivre, de cobalt, de nickel, de lithium et de terres rares.
Pour satisfaire nos besoins, il faudrait produire en vingt ans autant de métaux que nous en avons extrait au cours de toute l’histoire de l’humanité. Nous creusons et prospectons partout et pour une fois pas seulement dans les pays du Sud. Par exemple, depuis trois ans, le lithium, le nickel et le graphite présents dans le sol québécois attise les appétits à la plus grande surprise des habitants. Car au Québec n’importe qui peut acheter pour deux ans le droit d’explorer le sous-sol sur des parcelles de 500 m2. C’est un héritage historique de la législation britannique lorsque le Canada lui appartenait. Ces claims miniers sont accessibles… sur Internet. La population s’organise pour défendre ses paysages.
« Des chutes, il en a fait dans sa vie. Quand Duncan Mazou a trébuché, il s’est relevé, parfois soutenu par ceux qui l’entouraient. Jeune homme de 20 ans, des projets plein la tête et l’avenir devant lui, sa photo figure sur un des murs extérieurs du Centre aide et prévention jeunesse (CAPJ) de Lévis, élément du dernier collage de Wartin Pantois, Le ruissellement. […]
Le collage ici (au CAPJ de Lévis), c’est le tableau final d’une œuvre qui a commencé à se déployer à Québec, avec trois personnages en chutes sur trois murs différents. Je laisse libre les gens d’interpréter l’œuvre comme ils souhaitent. Je voulais montrer des beaux gestes d’entraide. Mais, si on le remarque, aucun personnage ne regarde en l’air. J’ai représenté des gens affairés à aller au plus urgent, peut-être sans se soucier des causes plus systémiques des inégalités ou des problèmes sociaux. L’œuvre est accompagnée d’un balado du philosophe Alain Deneault pour ceux qui veulent aller plus loin dans la réflexion. »
Par Le journal de Lévis 5 août 2020 (mise à jour le 3 janvier 2024)
Une philosophie du désir de l’argent. Entretien avec André Orléan, directeur d’études à l’EHESS et Alain Denenault, philosophe et enseignant à l’Université de Moncton à l’émission Entendez-vous l’écho? animée par Tiphaine de Rocquigny sur France Culture – 10 octobre 2022 – Épisode 1/3
« Alain Deneault complète «le philosophe Georg Simmel amorce sa pensée en présentant l’argent dans son principe, principe un peu vulgaire, comme n’ayant pas de valeur en lui-même et comme étant un faire-valoir, un média. Ce qui explique son évolution, c’est sa prolifique efficacité, on pourrait dire que l’argent est notre plus vieil ordinateur, car il permet de penser la relation de faits de valeurs, d’éléments précieux, en tant qu’ils sont hétérogènes ». » – Entendez-vous l’écho ?, France Culture
«Un complot sans théorie ?» Entretien radiophonique avec Alain Deneault sur le thème des complots et de la convergence à la station Radio Masse critique – 26 août 2022 – 2/2
«Qui doit-on tenir responsable des conséquences catastrophiques de la gestion de la crise sanitaire ? Comment expliquer le conformisme absolu des représentants politiques par rapport à l’idéologie imposée par le gouvernement et les médias ? S’agit-il, en définitive, d’un vaste complot à l’échelle mondiale, ou doit-on comprendre la situation comme une simple convergence d’intérêts ? […] Pour Alain Deneault, nul besoin de spéculer sur ce qui se dissimule derrière les événements pour pouvoir expliquer ceux-ci ; il suffit de saisir et comprendre la réalité des faits qui se présentent devant nos yeux.» – Radio Masse critique (émission du 13 septembre 2022).
Entretien radiophonique avec Alain Deneault sur le thème de la censure universitaire à la station Radio Masse critique – 26 août 2022 – 1/2
« Alain Deneault est signataire de deux lettres d’appui d’universitaires exigeant la réintégration immédiate dans leurs fonction de Patrick Provost, professeur de biochimie, chercheur et spécialiste de l’ARN, et de Nicolas Derome, professeur de biologie, tous deux suspendus sans solde pour huit semaines par l’Université Laval parce qu’ils s’opposaient à la vaccination COVID-19 des enfants. » – Radio Masse critique (émission du 6 septembre 2022).
Nicholas Pelletier, animateur à l'émission Les malins sur ICI Ottawa Gatineau à Radio-Canada, s'entretient avec Alain Deneault sur son plus récent essai Mœurs. De la gauche cannibale à la droite vandale - 9 juillet 2022