Comment se préparer au monde qui vient ?

Comment se préparer au monde qui vient ? Entretien avec Alain Deneault et Pablo Sévigne par Anne-Cécile Bras, animatrice de l’émission C’est pas du vent sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). Durée : 48 min 30 sec – 15 janvier 2026

« Nous sommes entrés dans une zone de turbulences. Les secousses ce sont les sécheresses, les inondations, les mégafeux et autres événements extrêmes qui rendent notre environnement incertain. C’est aussi l’émergence de dirigeants aux propos et aux actions inimaginables jusqu’à peu. Faut-il les citer ? L’accroissement des inégalités qui attise la haine, la circulation des infox qui détourne des réalités du monde… » – C’est pas du vent

« Je présente l’émission C’est pas du vent depuis 17 ans et je peux vous dire que tout ce que nos invités ont annoncé dans cette émission se concrétise plus vite et plus fort que ce qu’ils avaient prévu. La tentation est forte de fermer ses yeux et ses oreilles en attendant que ça passe. Mais ça ne passera pas… Alors autant se préparer à affronter les tempêtes ! Nos deux invités portent un regard lucide sur le monde dans lequel nous vivons et ils ont des solutions concrètes et à la portée de chacun d’entre nous à nous proposer. Je vous propose de les écouter et j’espère qu’à la fin de cette émission, vous serez un peu réconfortés. » Anne-Cécile Bras.

Pablo Servigne – Photo © Jérôme Panconi et Alain Deneault – Photo © Audet Photo

Avec Pablo Servigneagronome et docteur en Biologie. Il est spécialiste des questions d’effondrement, de transition, d’agroécologie et d’entraide pour l’ouvrage Le réseau des tempêtes, manifeste pour une entraide populaire, paru aux Liens qui libèrent. → Le site Le réseau des tempêtes.

Alain Deneault, philosophe pour Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouïparu chez Lux Editeur.

Anne-Cécile Bras, animatrice de l’émission C’est pas du vent sur RFI

Au Québec, la ruée vers les minerais de transition

C’est pas du vent avec Anne-Cécile Bras – RFI

Au Québec, la ruée vers les minerais de transition. Un reportage de Pascale Guéricolas (Québec) à l’émission C’est pas du vent animée par Anne-Cécile Bras sur les ondes de RFI (Radio France international) avec l’invitée Célia Izoard, journaliste et philosophe, qui mentionne les travaux de William Sacher et Alain Deneault dont Paradis sous terre et Noir Canada (avec Delphine Abadie) à partir de 37 min 42 sec – 3 mai 2024

Photo © Getty Images – shaunl

« C’est l’un des paradoxes de notre époque : pour lutter contre le changement climatique et décarboner nos économies, une nouvelle ruée minière d’une ampleur inédite a commencé ! Pourtant, l’industrie minière consomme beaucoup d’eau, pollue les sols et consomme beaucoup d’énergie.  Mais pour produire des panneaux solaires, des éoliennes, des batteries et des voitures électriques, nous avons besoin de cuivre, de cobalt, de nickel, de lithium et de terres rares.

Pour satisfaire nos besoins, il faudrait produire en vingt ans autant de métaux que nous en avons extrait au cours de toute l’histoire de l’humanité. Nous creusons et prospectons partout et pour une fois pas seulement dans les pays du Sud. Par exemple, depuis trois ans, le lithium, le nickel et le graphite présents dans le sol québécois attise les appétits à la plus grande surprise des habitants. Car au Québec n’importe qui peut acheter pour deux ans le droit d’explorer le sous-sol sur des parcelles de 500 m2. C’est un héritage historique de la législation britannique lorsque le Canada lui appartenait. Ces claims miniers sont accessibles… sur Internet. La population s’organise pour défendre ses paysages.