Martin Bureau braque sa caméra sur les débordements de notre monde

Martin Bureau – Photo © Frédéric Matte / Le Soleil

Le Soleil

Par Léa Harvey
21 mars 2026

Des images s’accumulent et se répondent dans le nouveau film de Martin Bureau, Plus rien n’est égal par ailleurs : une église est détruite; une grange brûle; des forêts sont rasées… Mais ne vous fiez pas seulement au ton grinçant de l’œuvre. Le réalisateur en est convaincu: il y a de l’espoir parmi les ruines.

«Lucidité et gaité sont nos dispositions psychiques maîtresses pour l’avenir. L’une sans l’autre est mortifère.» Car la gaieté sans lucidité mène vers des «dénis stupides» et, la lucidité sans gaieté, «ne peut aboutir qu’à l’angoisse et à la panique».

Ces mots, avancés par le philosophe Alain Deneault dans l’article Gaïa vit son moment #MeToo (Libération), ont résonné fort chez Martin Bureau, en 2020… Tellement qu’ils ont teinté en partie l’élaboration de son nouveau film.

Avec Plus rien n’est égal par ailleurs, l’artiste visuel de Québec invite ainsi le public à observer directement le monde dans lequel il vit, et ce, sans lunette rose. Comme «un appel à l’action».

Pendant 66 minutes, les cinéphiles assisteront à des juxtapositions d’images, des «métaphores» ou encore des «tableaux» qui illustrent la façon dont «les débordements des sociétés capitalistes occidentales se révèlent» au Québec, explique Martin Bureau, en entrevue au Soleil.

Tournées sur environ cinq ans, ces scènes nous emmènent à l’incinérateur de Québec, dans un rodéo, pendant un derby de démolition, au casino, dans un gala de lutte, au-dessus d’un terminal où s’accumulent les conteneurs, etc. Dans le film, celles-ci sont ensuite liées entre elles par la voix du philosophe Alain Deneault.

Alain Deneault et Martin Bureau – Photo © Frédéric Matte / Le Soleil

Martin Bureau l’assure rapidement: l’idée du film n’était pas de juger individuellement des communautés, des industries ou des individus. Il s’agissait plutôt de les mettre en lumière comme des maillons faisant partie d’un seul et même système.

Avec des codes cohérents et des réflexions accessibles à tous, les images de Martin Bureau et la pensée d’Alain Deneault résument ainsi simplement ce système capitaliste.

Tout en suscitant une sorte d’«urgence d’espoir», le réalisateur et ses collaborateurs ont donné au film un ton grinçant, voire angoissant. Alors que la musique repousse nos oreilles vers leurs derniers retranchements, les scènes du film renvoient des images à la fois belles et inquiétantes.

«[Le film] est certainement catastrophiste. Il y a une forme d’urgence, mais il y a une forme de colère aussi, quelque chose de résolument grinçant, à la fois ironique, engagé et en colère», estime M. Bureau, dont le projet est à la frontière entre «l’art vidéo, le documentaire et le vidéoclip».

Et l’art dans tout ça?

Présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art, Plus rien n’est égal par ailleurs fait écho à la démarche artistique qu’utilise Martin Bureau en peinture depuis plus de trente ans.

Dans les deux cas, la figure de la ruine demeure importante.

«Autant en peinture que dans le film, la question de la ruine, pour moi, c’est la poésie de l’intervalle. C’est le passage d’un état à un autre. Il y a un passé, un présent et un avenir dans la ruine. […] Ce sont des choses qui m’interpellent», explique l’artiste, qui a grandi au Lac-Saint-Jean.

Dans Plus rien n’est égal par ailleurs, face à la conclusion que «nous vivons dans un monde fini», Alain Deneault soulignera d’ailleurs qu’il faut de la créativité pour repenser notre système, pour en imaginer un nouveau à travers les ruines de l’ancien.

Les artistes ont-ils un rôle à jouer face à ce type de crises?

«Le rôle de l’art, c’est d’être un passeur… Et c’est ce à quoi le film aspire aussi, d’intégrer des nouvelles postures. […] J’aimerais que chaque personne [après avoir vu le film] se demande quelle est sa propre position face au système. Est-ce qu’on est victime ou en contrôle devant ce système-là? Ça nous concerne tous», affirme Martin Bureau, qui souhaite ainsi nourrir une vaste de discussion autour de la décroissance.

[…] Produit par l’Office national du film du Canada, l’œuvre sera ainsi disponible sur la plateforme de l’ONF, début 2027.

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke (COMPLET) à la Maison du cinéma ainsi que le 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma (RVQC).

Entrevue avec le peintre et cinéaste Martin Bureau

Entrevue avec le peintre et cinéaste Martin Bureau par Nathaniel Bronner à l’émission Dans les airs sur les ondes de CHOQ.ca concernant son film Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault et qui est présenté dans le cadre du Festival International du Film sur l’Art jusqu’au 29 mars 2026. La mention du travail de collaboration avec Alain Deneault en tant que créateur débute à 22 min 28 sec. Durée de l’entretien : 60 min – 19 mars 2026

« J’ai dit à Alain je t’interpelle en tant que créateur non pas en tant que spécialiste ; toi ton médium c’est la pensée, les mots et moi mon médium c’est l’image cinématographique, faisons se rencontrer ces médiums-là. » – Martin Bureau

« […] Je voulais que le film ne finisse pas comme un crash, je voulais qu’il y ait une forme d’élan et c’est Alain qui nous le donne, à savoir qu’il fait un appel à prendre soin de son territoire et de sa communauté […] » – Martin Bureau

Plus rien n’est égal par ailleurs sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke à la Maison du cinéma.

L’urgence de décroître, selon le philosophe Alain Deneault

Photo © Kim Bouchard

Entretien avec Alain Deneault par Marie-Louise Arsenault à l’émission Tout peut arriver sur Radio-Canada avant la première mondiale du film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs présenté dans le cadre du 44e Festival International du Film sur l’Art le 18 mars dernier.

Le film sera également présenté au Musée national des beaux-arts du Québec le 21 mars 2026 et sera disponible en ligne du 20 au 29 mars 2026 sur ARTS.FILM. Durée de l’entretien : 19 minutes – 14 mars 2026

« Face aux crises mondiales et au pouvoir démesuré des multinationales, le sentiment d’impuissance nous guette. Pourtant, le philosophe Alain Deneault invite à changer de perspective. De passage pour la première du documentaire Plus rien n’est égal par ailleurs, l’essayiste déconstruit l’illusion d’une économie dictée par les marchés.

« Le capital n’est jamais aussi fort que lorsqu’il a devant lui des gens atomisés. » — Une citation de Alain Deneault

Dans un système où la recherche infinie de profit détruit notre monde fini, Alain Denault prône une décroissance assumée.

« La croissance, c’est l’indécence. Et la décroissance, c’est la décence. » — Une citation de Alain Deneault

L’intellectuel explique que, pour vaincre le désarroi alimenté par l’individualisme et le capitalisme, il faut ramener la géopolitique à l’échelle régionale, et bâtir des communautés solidaires locales. » – Tout peut arriver, Radio-Canada

«Plus rien n’est égal par ailleurs»: avant le «crash»…

Photo © Office national du film du Canada (ONF). Une image tirée du documentaire «Plus rien n’est égal par ailleurs», de Martin Bureau, dont la première est présentée dans le cadre du FIFA, le 18 mars.

Le Devoir

Par Stéphane Baillargeon
18 mars 2026

Le nouveau documentaire du peintre et cinéaste Martin BureauPlus rien n’est égal par ailleurs, s’ouvre sur un plan fixe montrant une route de campagne québécoise, témoin de plus d’un aménagement minable du territoire. L’asphalte ondule, les poteaux électriques penchent dangereusement, les lampadaires ne semblent pas alignés. Deux colonnes de motos surgissent en haut de la colline. Les motards vont se faire asperger d’eau bénite. Après, ils feront patiner leurs pneus pendant que défileront des images de démolition d’une église.

On verra ensuite un cimetière d’autos, des sites de traitement des déchets, des cargos de conteneurs, un rave, une soirée de lutte, un derby de démolition, des feux d’artifice, un casino, des incendies, des glaces en mouvement. Entre plusieurs images très fortes, accompagnées d’une musique nerveuse, l’essayiste Alain Deneault intervient quelques fois pour critiquer la marche du monde capitaliste et extractiviste, qui va vers sa perte puisque notre besoin de consolation matérielle semble impossible à assouvir.

Ainsi va le film Plus rien n’est égal par ailleurs. L’œuvre radicale est présentée en première mondiale et en compétition le 18 mars au Festival international du film sur l’art (FIFA).

« Ce nouveau film est une continuité de pratiquement 30 ans de pratique en peinture d’installation », explique en entrevue le peintre et réalisateur Martin Bureau. Son documentaire précédent, intitulé Les murs du désordre, portait sur les barrières étatiques érigées entre Israël et la Palestine ou les États-Unis et le Mexique. Il a nécessité six ans de travail, jusqu’en 2019. Le nouveau projet est mis en chantier l’année suivante, en pleine pandémie.

« Je voulais travailler de manière plus métaphorique, en m’ancrant moins dans le réel, en ouvrant les vannes comme dans ma pratique en peinture. Je voulais dresser une sorte d’état du monde avec une fable visuelle très ouverte, en mêlant beaucoup de sujets. Filmer Les murs avait été très compliqué, et j’avais aussi envie de montrer des gens qui avaient envie de se faire filmer. J’avais envie d’exulter avec eux, de voir ce que ça allait donner pour créer une matière métaphorique. »

Le texte intitulé « Gaïa vit son moment #MeToo », publié dans le média français Libération par Alain Deneault une semaine après le début du grand confinement pandémique, a conforté l’artiste dans son choix. Le philosophe y disait que la lucidité et la gaieté sont « nos dispositions psychiques maîtresses pour l’avenir » et que l’« une sans l’autre est mortifère ».

L’infiniment moyen

L’essayiste est assis dans un fauteuil rouge, mais il parle seul. Le penseur avait consulté une maquette presque terminée du film et devait la commenter. « Nous l’avons filmé pendant deux ou trois heures en tournant autour de lui, raconte encore Martin Bureau. Il a livré un monologue intérieur construit à partir d’une réaction créative au film. C’était comme un jam de philo. »

Photo © Office national du film du Canada (ONF). L’essayiste Alain Deneault dans le documentaire «Plus rien n’est égal par ailleurs»

Alain Deneault reprend l’idée de la participation jazzée. Il ajoute une référence à Jean-Luc Godard, pour qui la caméra montre l’« infiniment moyen », alors que le microscope regarde l’infiniment petit et que le télescope regarde les espaces infinis.

« La caméra nous fait voir ce que nous ne voyons pas dans la distraction du quotidien, dit M. Deneault, joint au Nouveau-Brunswick. Martin nous montre des choses que nous sommes obligés de voir grâce à son appareillage et à sa technique. Dans ce contexte, j’étais heureux d’être dans une position d’accompagnement, et non dans une position de surplomb où l’image illustrerait simplement un texte.»

Beaucoup d’images vues du ciel (merci aux drones !) rappellent le travail du photographe et vidéaste Edward Burtynsky. Celles à l’horizontale peuvent évoquer Koyaanisqatsi (1982), qui montrait « la beauté de la bête » technoproductiviste sur fond de musique minimaliste.

Tout ça pour quoi et pour qui maintenant, avec Plus rien n’est égal par ailleurs ? Le film est pour ainsi dire nécessairement engagé dans l’exposition et l’illustration des conséquences de notre mode de vie qui consume le monde en le consommant.

« Nous vivons une période inouïe, au sens fort du terme, dit Alain Deneault, qui a beaucoup écrit sur le capitalisme extractiviste. Ce que nous vivons est un dérèglement structurel du vivant lui-même : du climat, des écosystèmes, des conditions qui rendaient possible la vie telle que nous la connaissions. Ce qui était autrefois stable devient lui-même événement. Les cours d’eau changent, des territoires deviennent inondés ou asséchés, l’eau potable disparaît parfois en une génération. C’est inédit dans l’histoire humaine. »

Le cinéaste confie se méfier un peu de l’étiquette d’art engagé, qui « donne un air sérieux, au-dessus de la mêlée ». Il souhaite que « des gens qui possèdent trop de choses » puissent voir son film pour peut-être réfléchir à la spirale destructrice dans laquelle nous sommes tous enfermés.

« J’essaie de confronter la lucidité avec une forme d’exultation nihiliste, dit le cinéaste quand on lui demande de résumer son propos. On est tous conscients de la situation du monde : l’information est partout. Mais on continue malgré tout. Je respecte les sujets filmés individuellement. La critique s’adresse au système dans son ensemble, avec une charge visuelle et sonore brute. Comme en arts visuels, je veux transmettre un effet, une émotion. »


Plus rien n’est égal par ailleurs

Documentaire de Martin Bureau.

Présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art
à la salle Alanis-Obomsawin, à l’Office national du film du Canada,
le 18 mars à 19 h 30

et au Musée national des beaux-arts du Québec le 21 mars à 15 h 10.

Disponible sur arts.film du 20 au 29 mars.

Les projections seront suivies d’une discussion
avec Martin Bureau et Alain Deneault.

Projection du documentaire Derrière les fronts. Résistances et résiliences en Palestine d’Alexandra Dols

« Dans le cadre du cours d’éthique animé par le professeur Alain Deneault, le documentaire « Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine » (2017), réalisé par Alexandra Dols, sera présenté le 29 janvier à l’amphithéâtre Gisèle-McGraw. La projection aura lieu de 11 h à 13 h, bien que les étudiantes et étudiants du cours soient attendus dès 10 h. Bien qu’il s’agisse d’une activité pédagogique, les communautés universitaire et collégiale, ainsi que le grand public, sont chaleureusement invités à y assister dès 11 h. » – Université de Moncton, Campus de Shippagan


Projection du documentaire dans le cadre du cours d'éthique
animé par Alain Deneault
Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine
Un film d'Alexandra Dols, 2017
29 janvier 2025 de 11 h à 13 h
Amphithéâtre Gisèle-McGraw
Entrée gratuite - Ouvert au public

Bande-annonce du film Derrière les fronts. Résistances et résiliences en Palestine d’Alexandra Dols – 2017

Résumé du film

Derrière les fronts, résistances et résilience en Palestine.

Un documentaire road-movie dans nos esprits et sur les routes de Palestine, en compagnie de la psychiatre psychothérapeute et écrivaine palestinienne la Dr. Samah Jabr. 

Dans le sillage du Dr. Frantz Fanon, psychiatre anticolonialiste, elle témoigne des stratégies et conséquences psychologiques de l’occupation et des outils des palestinien-nes pour y faire face. Dans ce film aux multiples voix, des interviews et des chroniques narrées dansent aux corps-à-corps et font apparaitre l’invisible des rues et paysages palestiniens. De cette Palestine fragmentée, des femmes et des hommes aux identités plurielles partagent leurs résistances et résiliences.

Parce que la colonisation au quotidien n’est pas seulement celle des terres, du ciel des logements et de l’eau, elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais travaille aussi les esprits, derrière les fronts ! 

« Dr Samah Jabr est une femme sage et réfléchie. Elle pense les effets subtils et dévastateurs de plusieurs années d’occupation brutale sur le peuple palestinien. Le film d’Alexandra Dols partage ses visions avec nous, d’une manière généreuse, humaine et profondément dérangeante. 

« Please see this film.» Ken LOACH, réalisateur.

La pompe Afrique, un film de Nicolas Lambert avec la participation d’Alain Deneault

La pompe Afrique est le premier volet d’un film triptyque (L’A-Démocratie) de Nicolas Lambert avec la participation d’Alain Deneault.

L’A-Démocratie est une série de trois films long-métrages entièrement composés de documents rejoués sur une scène de théâtre par l’auteur, qui se propose d’explorer les plus emblématiques non-dits de «l’a-démocratie» française : le pétrole (volet bleu), le nucléaire (volet blanc) et l’armement (volet rouge).

Cette écriture inédite se nourrit d’une part de sources diverses, de reportages, de comptes rendus, d’interviews et autres documents d’archives, et, d’autre part, d’un récit incarné par l’auteur qui tisse son fil à travers ces éléments divers. Tous les événements cités par Nicolas Lambert sont réels et font l’objet de documents historiques.

Source : Un pas de côté

Image du film La pompe Afrique © Un pas de côté

Le volet bleu (La pompe Afrique): est composé des travers de «l’affaire Elf» et de son procès qui dévoilent ce qu’on a appelé la Françafrique.

Le volet blanc : mettra en perspective les décisions qui ont abouti à faire de la France une puissance dépendant du nucléaire sans associer l’appareil politique aux choix et réflexions sur le sujet.

Le volet rouge: l’intrigue se concentrera sur l’opacité des ventes
d’armes françaises et leurs conséquences.

Bande-annonce des trois spectacles formant L’A-Démocratie de Nicolas Lambert
Résumé du film La pompe Afrique

Des hommes passent aux aveux, révélant comment circulent les valises de billets entre de grandes sociétés françaises et des hommes ou des partis politiques, comment se servent de grands serviteurs de l’État et comment d’anciennes colonies sont restées dans le giron français.

Huit ans d’instruction, quatre mois d’audience au Palais de Justice de Paris et trente-sept prévenus. À l’arrivée, une dizaine de personnages qui nous permettent d’entrevoir l’envers du décor républicain, de de Gaulle à nos jours.

À l’origine, une pièce de théâtre extrêmement documentée sur l’affaire Elf, écrite à partir des vraies paroles des principaux protagonistes de ce scandale politico-financier qui a éclaté au milieu des années 1990 et auquel sont mêlés dirigeants du géant pétrolier, politiciens de premier rang et hommes d’affaires véreux.

Tragédie, comédie… Les deux, mon Général !

« Nicolas Lambert s’est emparé de l’affaire Elf, mélange de
Françafrique, d’arrogance et de valises à billets ; il a assisté aux
séances du procès, il en a longuement mâché et digéré les échanges,
pour finalement laisser parler les protagonistes de tout cet
inavouable. Le résultat est jubilatoire. Le double langage se désagrège
sous nos yeux. Et cette décomposition nous décoince les neurones,
nous rend la liberté de comprendre et l’envie d’agir.
»
François-Xavier Verschave, auteur de La Françafrique (Stock)

Réalisation :  Nicola Lambert
Avec la participation d'Alain Deneault
Production : Compagnie Un pas de côté, 2024
Image : Jacques Bouquin
Son : Lucas Rabefihava
Montage : Claire Billard
Musique : Éric Chaland
Durée : 90 minutes

Image au Canada : Jérôme Luc Paulin
Son au Canada : Dennis Morton

Dernière projection au Québec du film «La (très) grande évasion » de Yannick Kergoat

Dernière chance de voir la projection au Québec du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat dans lequel participe Alain Deneault au Café culturel La Factrie à Salaberry-de-Valleyfield le mercredi 27 novembre 2024 à 19 h.


La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Café culturel La Factrie - 17 rue du Marché, Salaberry-de-Valleyfield
Mercredi 27 novembre 2024 à 19 h
Contribution volontaire
(sans la présence d’Alain Deneault)

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Extrait du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat avec Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

«Faire que!», Alain Deneault veut changer le climat

Photo © Faustine Lefranc

Le Devoir

Par Christian Desmeules
Coup d'essai
21 octobre 2024

« Fonte des glaciers, multiplication des ouragans et des crues dévastatrices, canicules et incendies de forêt à répétition : les perturbations climatiques sont en cours. Une fenêtre ouverte sur ce qui peut-être nous attend demain : famines, guerres civiles, migrations, épidémies.

Partout, le climat est devenu hostile, imprévisible, en ébullition. Du jamais vu, des phénomènes inédits de mémoire de femmes et d’hommes, de l’inouï en cascade. Les politiciens détournent le regard, les scientifiques s’arrachent les cheveux face à l’inaction collective. Et nombreux, aujourd’hui, sont les citoyens que l’écoanxiété étouffe.

Que faire ? Faire que ! répond à sa manière le philosophe et essayiste Alain Deneault dans Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï. Combattre la médiocratie, penser de manière collective, prendre la parole, essayer de faire quelque chose. Sortir de la sidération et transcender l’état de crise.

« Il s’agit tellement d’une question à la fois inévitable et grave que le mot “crise” est devenu faible, nous dit Alain Deneault en entrevue. On l’utilise pour toutes sortes de choses. Tout est en crise aujourd’hui. Mais le mot “crise” suppose qu’on puisse en sortir. » Or, nous dit l’essayiste, sans chercher à jouer les prophètes de malheur, il est peu probable que l’après nous réserve des lendemains qui chantent.

« À cela s’ajoute, poursuit-il, une perturbation grave par rapport à notre mode d’organisation, qui est le capitalisme, qu’on peut critiquer ou pas, mais il s’agit de voir qu’il est avantageux seulement pour une portion de l’humanité. » Une portion qui risque de se restreindre toujours davantage. Et une question qui concerne en particulier la classe moyenne occidentale, qui éprouve aujourd’hui face à elle une sorte d’angoisse. « C’est ce désarroi que j’ai voulu expliquer et que j’ai voulu penser. »

Convertir l’angoisse

Car nous sommes angoissés, plutôt qu’anxieux, souligne Alain Deneault, rappelant que l’angoisse est un affect sans objet. « L’une des conséquences de l’angoisse, lorsqu’on n’est pas psychanalyste dans l’âme, c’est de chercher des objets de substitution. Et le désarroi lié à l’enjeu écologique explique, je pense, l’appétence de l’Occident pour les idées d’extrême droite. Parce qu’elles offrent des boucs émissaires, des recettes, des mirages. Et ça peut être réconfortant un temps. »

Une recherche de « dérivatifs » qui n’épargne pas non plus les tenants de la gauche politique, observe l’auteur de Moeurs. De la gauche cannibale à la droite vandale (Lux, 2022), qui y constate « un surinvestissement d’objets sociologiques qui sont pertinents en eux-mêmes, mais qui, érigés en vérités et montés en épingle, deviennent délirants ». Ensemble, ces deux phénomènes lui semblent le symptôme d’un désarroi et d’un sentiment d’angoisse partagés collectivement.

À propos d’écologie, l’auteur de Noir Canada (Écosociété, 2008), de La médiocratie et de Bande de colons (Lux, 2015 et 2020) fait remarquer que nous sommes depuis quelques années en plein « règne de l’oxymore », citant le sociologue suisse Gilbert Rist, tous un peu engourdis par des expressions comme « développement durable » ou « capitalisme vert ».

Car, pour Alain Deneault, comme pour d’autres penseurs contemporains, le développement durable est un « problème travesti en solution ». Un leurre qui masque la réalité de l’urgence qui est aujourd’hui la nôtre.

Quand dire, c’est faire

« Il y a eu tout un premier temps, fait remarquer Alain Deneault, où j’ai travaillé sur des objets que je n’aimais pas : les paradis fiscaux, les multinationales, les régimes autocrates. Et ensuite, des concepts qui m’apparaissaient malheureux, comme la gouvernance, des phénomènes tristes, comme la médiocratie. »

« Face aux questions larmoyantes ou pathétiques que je recevais de façon récurrente, même si je voulais galvaniser, j’ai constaté que j’étais déprimant. À partir de là, j’ai décidé de travailler en fonction d’objets que je trouvais structurants, comme l’économie. Ça a été un chantier, que je poursuis à mon rythme. » La biorégion est un autre de ces chantiers, d’un point de vue moins théorique, qui animent l’essayiste. « L’idée maintenant est de travailler des objets qui nous tirent vers l’avant, qui nous sortent de la mouise. Qui sont roboratifs et structurants. »

Il y a 25 ans, se rappelle Alain Deneault, il était présent à Seattle lors des manifestations contre la conférence de l’Organisation mondiale du commerce. Ça a été en quelque sorte son baptême. Pour la lutte contre les paradis fiscaux, contre le libre-échange mondialisé, les banques et les paradis fiscaux. Contre la symbolique de l’enrichissement à tous crins. C’était nécessaire, estime-t-il, et ce l’a été pendant longtemps. « Mais là, la cour est pleine, on est saturés. Ce n’est pas une compagnie de plus, un exemple de plus, un scandale de plus qui vont faire bouger les choses. L’heure était venue de se demander : qu’est-ce qu’on fait ? »

Que faire ? Nombreux sont les penseurs qui se sont posé la question, hier et aujourd’hui, de Tchernychevski à Bruno Latour, en passant par Marx, Bernanos et, bien sûr, Lénine en 1902. Et se demander que faire, note l’essayiste, c’est déjà aussi penser ce qui vient.

Mais « la solution ne se présentera pas comme une offre dans la carte du restaurant électoral, mais elle s’imposera comme un souhait politique vital le jour où il deviendra impérieux de penser autrement la politique », soutient-il dans Faire que !, un essai qui a germé à la suite de la demande du documentariste français Yannick Kergoat (Les nouveaux chiens de garde, La (très) grande évasion), qui avait invité Alain Deneault à écrire son prochain film.

Pour la biorégion

À l’ère de l’inouï, estime Alain Deneault, l’angoisse et l’anxiété sont des signes de santé mentale, dans la mesure où on l’assume. Le problème serait de se laisser emporter, croit-il, par l’angoisse en se satisfaisant d’objets de substitution — qui peuvent être de type environnementaliste. Pailles en carton, voitures électriques, éoliennes.

« Pour ma part, la biorégion est le seul objet dans la pensée écologique qui m’a semblé sensé », explique-t-il. Un concept apparu durant les années 1960 dans les milieux de la contre-culture nord-américaine, avant d’être développé notamment par l’écoanarchiste Peter Berg et l’historien Kirkpatrick Sale.

Une biorégion correspond à un territoire dont les limites ne sont pas définies par des frontières politiques, mais par des limites géographiques qui prennent en compte autant les communautés humaines que les écosystèmes. Il s’agira donc de recomposer des structures de solidarité entre les gens, en relation harmonieuse avec le territoire. Créer du lien, réapprendre à s’entraider, repenser le travail, se nourrir d’art et de poésie, élargir ses horizons pour penser autrement.

« Si on arrive à traverser ce moment de l’angoisse en l’assumant, on peut en faire un moteur, indique Alain Deneault. Cette énergie qui tourne à vide, qui nous envahit et nous déstabilise, on peut la juguler dans un objet qui serait adéquat aux circonstances historiques. » Il y a 150 ans, constate l’essayiste, lorsqu’on posait la question « Que faire ? », on répondait en faisant une révolution. « Alors qu’aujourd’hui, c’est devenu une question rhétorique qui consiste à attendre une réponse rassurante, à savoir qu’on ne peut rien faire. »

Or, pour contrer ce sentiment de dépossession et de déprime collective, pour changer de climat, il nous faut penser et agir en dehors des cadres habituels. Faire entrer les sciences en démocratie et penser le collectif « comme manière plurielle d’associer tous les sujets vivants ». »

Les essais d’Alain Deneault 
(dont plusieurs sont mentionnés dans cet article)

Retour sur la tournée du film La (très) grande évasion en présence d’Alain Deneault

Remerciements de Funambules Médias sur sa page Facebook :

« Un immense merci pour l’accueil incroyable que vous avez réservé à la tournée de La (très) grande évasion. Plusieurs projections à guichets fermés et des échanges passionnants avec Alain Deneault, qui a brillamment accompagné ce film à travers le Québec.

Un grand merci à nos partenaires de diffusion : Studio du Quai des arts, Coopérative PARALOEIL, le Musée de la civilisation, Cinéma Beaubien, La Cinémathèque québécoise, Cinéma 9 Gatineau, La Maison du cinéma, le Cinéma du Centre de Caraquet, La Factrie, Café culturel .

Merci également à nos partenaires : Caisse d’économie solidaire Desjardins, Syndicat des Métallos, AREQ, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais « CCSNO », Éditions Écosociété, ATTAC-Québec.

Dernière projection : mercredi 27 novembre à 19 h La Factrie, Café culturel, Salaberry-de-Valleyfield. Contribution volontaire. » – Cinéma sous les étoiles, Funambules Médias

Quelques extraits des discussions après la projection du film en présence d’Alain Deneault :

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11

Tournée québécoise du documentaire La (très) grande évasion : un documentaire à (très) grand impact

Le Journal des Alternatives

Par Massi Belaid
3 octobre 2024
L’évasion fiscale : le produit d’une oligarchie économique internationale – Alain Deneault

« […] Pour Alain Deneault, qui échangeait lors des projections dans les différentes villes du Québec, ces phénomènes sont l’émanation d’une oligarchie économique internationale que l’on tolère.

[…] Le film vise à exposer l’ampleur du problème de l’évasion fiscale en présentant, de manière amusante et divertissante, les diverses magouilles et stratagèmes qui la rendent possible. Dans une ambiance légère et presque moqueuse des différentes parties impliquées, Yannick Kergoat explique et vulgarise des concepts qui peuvent sembler complexes, tout en soulignant l’importante croissance de ces pratiques. L’évasion fiscale y est décrite comme l’un des grands maux de notre système économique actuel.

[…] Il n’existe pas d’évasion fiscale légale ou illégale. Le film aborde cette question de manière directe, avec des exemples accablants comme celui-ci. La frontière entre le légal et l’illégal n’est qu’un flou soigneusement entretenu par le secret des dirigeants. Il ne s’agit pas de savoir si c’est légal ou non, mais plutôt de se demander si cela est légitime.

[…] En soit, le documentaire remet finalement en question la légitimité du système gouvernemental et pose une perspective critique. Il conclut que l’évasion fiscale n’est qu’une partie d’un réseau plus vaste de répartition inégale des richesses, un symptôme de l’appauvrissement croissant de la majorité au profit d’une minorité avide de richesse. Le documentaire amène à une prise de conscience nécessaire: pour parvenir à la justice fiscale, il ne s’agit pas simplement de contrôler un phénomène qui nous échappe, mais bien de changer tout un système qui le favorise.

Il est important de le voir. D’autres représentations sont également prévues en début octobre à la Cinémathèque québécoise (jusqu’au 9 octobre 2024) […] »

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion un documentaire de Yannick Kergoat – Unique FM 94,5

L’animateur Jean-Paul Moreau de l’émission Culture géniale sur les ondes de Unique FM 94,5 s’est entretenu avec Alain Deneault sur les avenants et les aboutissements de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux en lien avec la tournée du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Funambules médias et ses partenaires – Durée : 18 min 53 sec – 6 octobre 2024

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Voici le film Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais d’Alexandre Gingras avec la narration d’Alain Deneault, qui est aussi l’idéateur du projet, mentionné dans l’entretien :

Un film d’Alexandre Gingras – Narration et idéateur : Alain Deneault

Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais, un remix vidéo politique sur les références aux paradis fiscaux dans les arts.

Durée: 27 min 48 sec

Extraits de la discussion avec Alain Deneault sur le film La (très) grande évasion présenté à la Cinémathèque québécoise

Extraits de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau sur l’évasion fiscale suite à la projection du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat à la Cinémathèque québécoise le 30 septembre 2024.

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 08 sec – 2/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 19 sec – 4/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 5 min 44 sec – 5/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 4 min 49 sec – 6/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 37 sec – 7/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 58 sec – 8/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 20 sec – 10/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 3 min 03 sec – 11/11

La tournée est une réalisation de Funambules Médias en collaboration avec les partenaires : AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-Québec, Éditions Écosociété.

« La Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur est en librairie depuis le 3 octobre en Amérique du Nord et à paraître en Europe le 25 octobre 2024 !

Le documentaire La (très) grande évasion, avec Alain Deneault

Laurie Dufresne s’entretient avec Alain Deneault à l’émission Vivement le retour sur ICI Première I Radio-Canada (Estrie) autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté à la Maison du cinéma de Sherbrooke dans le cadre de la tournée du film au Québec. Durée : 12 minutes – 30 septembre 2024

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

« Bonne nouvelle, la Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Le film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Alain Deneault lors de la tournée au Québec.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Manifestation pour le climat et projection de « La (très) grande évasion » avec Alain Deneault à Sherbrooke

Photo © Site web de CJAN 99.3

« Justice climatique Estrie invite la population à participer aux activités entourant la manifestation pour la justice climatique du 27 septembre à Sherbrooke.

[…] Le lundi 30 septembre, à compter de 18 h 30 sont prévues la soirée documentaire La (très) grande évasion et une discussion avec le philosophe Alain Deneault à la Maison du cinéma de Sherbrooke. » – CJAN 99.3

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Cinéma Beaubien

« Retour sur la projection d’hier soir au Cinéma Beaubien, que l’on remercie chaleureusement ! On a eu droit à un public captivé dans une salle comble et un Alain Deneault en pleine forme. Merci à nos collègues Stéphanie Bourbeau à l’animation, André Vanasse pour son soutien et à Alain Deneault ! » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Article dont fait mention Alain Deneault dans l’extrait de la discussion (voir plus haut).

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Musée de la civilisation

« Retour en images sur la projection du mardi 24 septembre au Musée de la civilisation. Merci de l’accueil chaleureux et professionnel du Musée de la civilisation de Québec, à Alain Deneault, à Maxime Lachance à l’animation et au public d’avoir été présent en si grand nombre. » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion: «Vous allez êtres scandalisés!»

« Des projections du documentaires La (très) grande évasion de Yannick Kergoat sont organisés aux quatre coins du Québec jusqu’au 10 octobre. Le philosophe Alain Deneault sera de la partie afin de créer des discussions avec le public à la suite du visionnement de l’œuvre. Entrevue avec Alain Deneault, philosophe québécois.» – QUB Radio

Durée : 13 min 51 sec

Une présentation de  Funambules médias et ses partenaires : AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Alain Deneault et le film La (très) grande évasion à Paraloeil

Photo © Radio-Canada

Entretien avec Alain Deneault à l’émission Même Fréquence, animée par Maude Rivard sur ICI Première I Radio-Canada, autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté au Cinéma Paraloeil à Rimouski le 23 septembre 2024 dans le cadre de la tournée du film au Québec. Cette projection a été organisée par le Paraloeil, la Librairie L’Alphabet et Funambules Médias – Durée : 19 min 24 secondes

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

La (très) grande évasion – Déjà complet à Montréal – Réservez vos billets !

« Merci à vous pour votre enthousiasme pour cette tournée ! Les deux projections à Montréal affichent complet. Réservez vos billets pour les autres villes, ça se remplit assez rapidement. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

*Il est à noter qu’il reste des places – sans la présence d’Alain Deneault – à la Cinémathèque québécoise du 28 septembre au 3 octobre 2024 !

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

24 septembre à 19h — Musée de la civilisationQuébec
26 septembre à 19h — Cinéma BeaubienMontréal *COMPLET
27 septembreCinémathèque québécoiseMontréal *COMPLET
28 septembreCinéma 9 Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinémaSherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturelSalaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault) — Cinémathèque québécoise, Montréal

« Hier débutait la tournée d’Alain Deneault sur l’évasion fiscale à Carleton-sur-Mer. « Il y avait un public de qualité, à l’écoute et intéressé », selon les organisateurs. Nous les remercions d’ailleurs : Pascal Alain à l’animation, Jean-François Côté l’instigateur de la projection et l’homme derrière la caméra et enfin, Michel Cadieux à la technique. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion, ou l’histoire des causes du déclin de nos services publics

Photo © Gilles Gagné – Le Soleil

Le Soleil

Par Gilles Gagné
(Collaboration spéciale)
22 septembre 2024

« […] Largement québécoise, cette tournée canadienne a débuté à Carleton-sur-Mer, un lieu de diffusion lié au fait qu’Alain Deneault, qui accompagne cette tournée, vit relativement proche de la Gaspésie, puisqu’il est établi dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Spécialiste réputé des questions d’évasion fiscale, M. Deneault est interviewé dans le documentaire de Yannick Kergoat. Il vante l’approche originale de ce film.

«Il y a eu beaucoup de documentaires sur l’évasion fiscale au fil des ans. Celui-là a la particularité de faire l’histoire de la pseudo-lutte des états contre l’évasion fiscale», affirme le philosophe.

[…] Alain Deneault souligne que le système fiscal actuel, largement influencé par les besoins des firmes multinationales, «crée une distorsion de concurrence», parce que «les PME paient une plus grande part d’impôt que les géants».

Au sujet de la légalité du régime fiscal, le philosophe pourfend la perception selon laquelle «la loi, c’est la volonté des dieux, (parce) qu’elle est transcendante. Mais elle est votée, cette loi».

Dans le même ordre d’idées, Yannick Kergoat fait valoir dans le film que «rien ne changera tant que les élus dépendront des riches».

Échanges avec le public

Après le visionnement, Alain Deneault a longuement échangé avec le public gaspésien. À Catherine Cyr-Wright, qui lui a demandé «comment on change cette culture», le philosophe a pris quelques minutes pour souligner qu’un point régulièrement escamoté par le citoyen financièrement privilégié trouvant légitime de ne pas payer d’impôt, «c’est qu’il doit aux infrastructures publiques ses possibilités d’enrichissement».

Mettant Elon Musk, les Desmarais, la famille Irving et Jeff Bezos, d’Amazon, dans le même sac, M. Deneault a insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur l’achat local.

«Si vous achetez un livre à votre libraire local, l’argent reste ici. Si vous l’achetez sur Amazon, votre argent part aux Bermudes. On a au moins une marge de manœuvre», résume-t-il.

À Danielle Cyr, qui trouve que Yannick Kergoat n’a pas parlé du rôle des actionnaires de sociétés multinationales dans tout l‘enjeu fiscal, et qui se demande «à partir de quel âge» cette éducation doit-elle être amorcée, Alain Deneault a aussi répondu en fonction d’un préambule assez touffu.

«J’ai donné des cours en Haïti à des illettrés en 2009, et ils comprenaient tout parce qu’ils vivent les injustices (découlant de l’évasion fiscale) dans leur chair. Quelques jours plus tard, à Montréal, avec des gens aux études supérieures, j’ai eu toutes les difficultés à leur faire comprendre les mêmes réalités. Est-ce que ça passe par des cours ? Je ne suis pas certain», dit-il.

Alain Deneault croit que l’effondrement du système capitaliste, en dépit de la formidable accumulation de richesse de ses défenseurs, est déjà amorcé et que le salut se trouve dans «une perspective bio-régionale. Il faut se préparer à « l’après», organiser la vie sur une échelle régionale ».

Son prochain livre, Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, paraîtra le 3 octobre, répondra entre autres à la question «Que faire ?» dans le contexte actuel.

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Essais d’Alain Deneault

Il est possible de comprendre l’évasion fiscale, et même dans le plaisir

Le Devoir

Par Éric Desrosiers
21 septembre 2024

[…] Après un documentaire sur la collusion entre les médias et le pouvoir politique (Les nouveaux chiens de garde), le réalisateur (Yannick Kergoat), scénariste et monteur avait envie de faire un film sur les travers de la finance. Avec ses amis, le producteur Bertrand Faivre et le journaliste Denis Robert, il a choisi de s’attaquer à la question de l’évasion fiscale.

[…] Le fruit de quatre ans de travail, La (très) grande évasion a finalement pris l’affiche en France à la fin de 2022. Un peu à la manière d’autres films produits ces dernières années sur des sujets économiques et financiers, le documentaire d’un peu moins de deux heures marie le travail de vulgarisation, les prises de position et, étonnamment, l’humour et le divertissement.

Les Québécois pourront en juger par eux-mêmes. Le film sera de passage prochainement dans un peu plus d’une demi-douzaine de villes, dont Carleton-sur-Mer (22 septembre), Rimouski (23 septembre), Québec (24 septembre), Montréal au Cinéma Beaubien ( 26 septembre) et Cinémathèque (du 26 septembre au 3 octobre), Gatineau (28 septembre), Sherbrooke (30 septembre), Caraquet (10 octobre) et Salaberry-de-Valleyfield (27 novembre). Fidèles à une tradition chère au coeur de son réalisateur, les projections seront suivies d’une discussion, cette fois-ci avec l’essayiste et philosophe québécois Alain Deneault.


** […] Après bien des tractations et des atermoiements, plus d’une centaine de pays y ont convenu, entre autres, d’un nouveau mécanisme d’échanges automatiques d’information sur leurs ressortissants qui ouvrent des comptes bancaires à l’étranger. Plus de 145 pays et juridictions sont également à mettre en place de nouvelles règles forçant les plus grandes entreprises à rapporter où se trouvent réellement leurs activités, leurs employés et leurs ventes, afin de s’assurer qu’elles payent au moins un impôt minimum de 15 % sur leurs profits.

Le documentaire n’accorde pas beaucoup de crédit à cette démarche ni de temps à l’expliquer et à la vulgariser. Tout cela n’est qu’une « machine à nous faire perdre du temps » inventée par des « pompiers pyromanes » qui n’ont aucune véritable intention de changer l’ordre des choses, y assène Alain Deneault.

Ce n’est toutefois pas l’avis de tout le monde. À commencer par Gabriel Zucman, lui-même qui qualifiait déjà, en 2021, les nouvelles règles visant les multinationales « d’historiques, d’insuffisantes et de prometteuses ». Il disait alors que le taux d’imposition minimum de 15 % était « beaucoup trop bas, [mais] que rien n’empêchera la suite de passer rapidement à 25 % ». **

** [ Il est à noter – contrairement à ce qui est mentionné dans les trois derniers paragraphes de cet article – qu’Alain Deneault n’a pas dénoncé mais plutôt salué l’initiative internationale d’une taxe de 15% sur les bénéfices des multinationales, et ce, dans les pages du Monde diplomatique de juillet 2021, soit un an après l’entretien qu’il a accordé à monsieur Kergoat. ] **

Et les multinationales paieront (un peu) par Alain Deneault
Le Monde diplomatique – Juillet 2021

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault

Les productions Funambules médias et ses partenaires présentent – à compter du 22 septembre prochain – la tournée au Québec du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat en présence du philosophe Alain Deneault.

Les partenaires de Funambules Médias sont: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« Chaque projection sera suivie d’une discussion avec Alain Deneault, philosophe et auteur d’essais critiques, qui apportera un éclairage unique sur les enjeux abordés dans le film, favorisant ainsi une réflexion collective sur la justice fiscale et la responsabilité sociale. » – Source: Funambules médias


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

22 septembre à 13h — Studio du Quai des artsCarleton-sur-Mer
23 septembre à 19h30 — Coopérative Paradis (Paraloeil) — Rimouski
24 septembre à 19h — Musée de la civilisationQuébec
26 septembre à 19h — Cinéma BeaubienMontréal *COMPLET
27 septembreCinémathèque québécoiseMontréal *COMPLET
28 septembreCinéma 9 Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinémaSherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturelSalaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault)— Cinémathèque québécoise, Montréal

« La (très) grande évasion a choisi avec intelligence d’expliquer de manière ludique, non dépourvu d’ironie, les mécanismes (plus complexes en apparence qu’en réalité) d’un système imbattable fondé sur le leurre systématique et sur la réussite permanente de l’évasion fiscale. […] » – ON-mag

Résumé du film
Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.
Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Malartic : Une histoire de mine. Perspective du conservateur

Image tirée du site de l’ONF

« Une dizaine d’années après avoir réalisé un premier long métrage documentaire sur la venue d’un projet minier à Malartic (La règle d’or, 2011), le cinéaste Nicolas Paquet revient dans cette petite ville d’Abitibi, qui a vu un de ses quartiers être rayé de la carte pour faire place à l’excavation d’une immense mine d’or à ciel ouvert, pour y tourner un deuxième film, Malartic (2024).

[…] Cette lutte inégale contre les minières, ce rapport de force tordu, cette « faillite du droit », pour reprendre les mots de l’avocate citée précédemment, sont parfaitement illustrés dans l’excellent et percutant documentaire de Julien Fréchette Le prix des mots (2012). Il raconte la bataille judiciaire entre les compagnies Barrick Gold et Banro et le philosophe Alain Deneault, auteur du très critique livre Noir Canada, sur les agissements de ces entreprises en Afrique. Peu de temps après la sortie du livre, en 2008, les deux minières canadiennes entament des poursuites en diffamation totalisant plusieurs millions de dollars. Il s’en suit une escalade de procédures judiciaires, qui s’échelonne sur plusieurs années, et qui force la maison d’édition Écosociété, également visée par la poursuite, à retirer le livre de la circulation. Le film met en lumière l’impuissance des gens ordinaires face aux riches de ce monde, mais montre surtout les limites de la liberté d’expression dans un pays démocratique comme le Canada. […] » – Source: Office national du film du Canada

Malartic de Nicolas Paquet – ONF
Le prix des mots de Julien Fréchette. La saga judiciaire entourant le livre Noir Canada – ONF

Entrevue avec Alain Deneault et Aurélien Offner à l’émission Culture et confiture

Marc Fournier (en remplacement de Mireille Langlois) s’entretient avec Alain Deneault et le réalisateur Aurélien Offner à l’émission Culture et confiture sur ICI Première Radio-Canada à Saskatchewan autour du documentaire Prévoir l’imprévisible diffusé le 27 avril sur ICI Télé – Durée de l’entretien : 20 minutes, 27 avril 2024

Les projections libérantes présentent le documentaire «La voix de son maître» suivi d’une discussion avec Alain Deneault

Affiche © Juliette Dupont Duchesne
Les projections libérantes présentent «La voix de son maître» un documentaire réalisé en 1978 par Nicolas Philibert et Gérard Mordillat (France), d'une durée de 96 minutes, qui sera suivi d'une discussion avec Alain Deneault.
Projection du documentaire «La voix de son maître»
19 avril 2024 - 20 h 30
Casa Obscura - 4381 rue Papineau, Montréal
Entrée libre

Photos © Casa Obscura

« Douze patrons de grandes entreprises parlent face à la caméra du pouvoir, de la hiérarchie, des syndicats, des grèves, de l’autogestion… Leurs voix se mêlent, se dispersent, se démultiplient dans la ville, les usines… Sous le discours patronal apparaît progressivement l’image d’un monde futur…

La voix de son maître fut victime de la censure à la télévision sous deux Présidents de la République successifs. Un document rare et passionnant, qui serait aujourd’hui impossible à reproduire : les interviewés sont en effet livrés à leur propre discours, sans intervention orale de la part des réalisateurs. Une méthode implacable pour laisser poindre une vérité sans fard… » – Source : Les projections libérantes

Prévoir l’imprévisible

Alain Deneault est l’un des vingt-six participants du documentaire Prévoir l’imprévisible réalisé par Aurélien Offner et diffusé sur ICI TOU.TV.

« Le monde se rapproche-t-il de sa fin? « Prévoir l’imprévisible » tente d’apporter des éléments de réponse en interrogeant des experts et des activistes qui se préparent à une menace majeure. » – Source : ICI TOU.TV

Réalisation, scénarisation, conception et montage : Aurélien Offner
Images :  James Tanner (Direction de la photographie) et Aurélien Offner
Mixage sonore : David Moreau
Production : BC Ltd, The Offners Productions et collaboration avec Radio-Canada
Produit par : The Offners Productions Inc., 2024
Durée: 48 min 

Les photos tirées du film ont été prises sur la page Facebook The Offners Productions

Les interventions d’Alain Deneault dans le film Prévoir l’imprévisible sont à compter de 3 min 2 sec, 32 min 2 sec, 36 min 10 sec et 43 min 5 sec.

La (Très) Grande Évasion : un regard édifiant sur l’évasion fiscale ! (en DVD et VOD)

Critique de la version DVD du film La (Très) Grande Évasion de Yannick Kergoat sur ON-mag ainsi que sur Critique film FR. On mentionne un extrait supplémentaire d’une entrevue avec Alain Deneault (13 min 40) dans la version DVD Bonus (durée de 2 heures) – 8 et 13 juin 2023

« La (très) grande évasion a choisi avec intelligence d’expliquer de manière ludique, non dépourvu d’ironie, les mécanismes (plus complexes en apparence qu’en réalité) d’un système imbattable fondé sur le leurre systématique et sur la réussite permanente de l’évasion fiscale. […] » – ON-mag

Le DVD [4.5/5] – Plutôt que de se contenter d’un seul DVD, ce qui aurait limité le nombre de suppléments pouvant être accueillis, Wild Side Vidéo a opté pour un double DVD, un pour le film, l’autre comprenant 11 suppléments. Le DVD du film propose une image de très bonne qualité accompagné d’un son Dolby Digital 5.1 qui passe très bien sur n’importe quel équipement. On peut « visionner » le film avec une audio description ou ajouter si on le souhaite un sous-titrage pour sourds et malentendants. – Critique Film FR, Jean-Jacques Corrio

Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Le documentaire: Total, anatomie d’une multinationale de l’énergie, sur ICI TOU.TV

« Une enquête exclusive sur le cas Total, mastodonte mondial de l’industrie pétrolière et du gaz, qui lutte pour conserver son hégémonie dans un monde où la crise climatique devient de plus en plus préoccupante. Des interviews inédites des plus grand experts et dirigeants de Total. » – ICI. TOU.TV

Un documentaire librement inspiré de l’ouvrage De quoi Total est-elle la somme ? Multinationale et perversion du droit d’Alain Deneault aux éditions Rue de l’échiquier et Écosociété.

Le système Total, anatomie d’une multinationale de l’énergie

Le système Total, anatomie d’une multinationale de l’énergie, ce documentaire choc librement inspiré de l’ouvrage De quoi Total est-elle la somme ? Multinationale et perversion du droit d’Alain Deneault – publié aux éditions Rue de l’échiquier et Écosociété – est une réalisation de Jean-Robert Viallet et Catherine Le Gall et produit par ARTE France et Morgane Productions – 2022

La (très) grande évasion

Un film de Yannick Kergoat 
Écrit par Yannick Kergoat et Denis Robert
Sortie en salle le 7 décembre 2022 - France
 Durée 114 minutes

« Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout. »

Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault