La conférence d’Alain Deneault qui a pour titre La « biorégion » du détroit de Northumberland à la Baie-Sainte-Marie : une approche disciplinaire et communautaire aura lieu le vendredi 19 septembre 2025 dans le cadre de la Grande conférence Sainte-Anne pour la rentrée 2025 de l’Université Sainte-Anne en Nouvelle-Écosse.
« Une « biorégion » est un terme utilisé depuis une vingtaine d’années pour qualifier un territoire dont les limites ne sont pas politiques, mais plutôt géographiques, de manière à tenir compte des écosystèmes et des communautés, autrement dit : de l’interaction entre les espèces et les humains et les caractéristiques de la géographie.
Alain Deneault s’intéresse au concept de biorégion afin de mieux connaître et faire valoir la vie régionale dans une perspective « universelle », pour contrer autant le repli identitaire que le défaitisme face aux changements environnementaux.
Le professeur Deneault présentera ces idées, développées dans son récent livre Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï (Montréal, Lux, 2024) dans une grande conférence qui sera suivie d’une période d’échanges avec le public.
L’événement vise à donner le ton à notre année académique 2025-2026 et s’adresse à toute la communauté universitaire; les membres de la communauté de la baie Sainte-Marie sont bien sûr invités à se joindre à nous ! » – Université Sainte-Anne
La « biorégion » du détroit de Northumberland à la Baie-Sainte-Marie : une approche disciplinaire et communautaire Conférence d'Alain Deneault Vendredi 19 septembre 2025 - 13 h La conférence sera suivie d'une période d'échanges avec le public Chapelle - 1695, route 1, Pointe-de-l'Église (Nouvelle-Écosse) B0W 1M0 et par vidéoconférence aux autres campus de l'Université Sainte-Anne
C’est l’histoire d’une université qui a maille à partir avec son propre nom, un nom propre qui lui est impropre, qui ne la dit pas, la dit mal, la dédit. Le nom d’un général qui fit tout pour qu’elle n’existât point.
Mais laissons les porteurs de doléances s’épuiser, abîmons-les dans notre silence, se disent néanmoins les étouffeurs. Pour seule réponse, ils dictent LE fait, le seul admissible : le général hostile à la communauté de ladite université ne donne pas son nom à l’université qui le porte pourtant bel et bien, mais seulement à la ville qui le lui a emprunté et que l’institution reprend à son tour parce qu’elle s’y trouve. Clair, non ? Le cas doit rester simple, ou le K plutôt, celui compris dans Monckton, le général, qui disparaît lorsqu’il est question de la ville.
La pensée doit donc se satisfaire de cette trajectoire indirecte. Et que de détours ! L’Université à Edmundston et celle à Shippagan sont seulement « de Moncton » parce que c’est là surtout que l’institution est sise, quoique pas seulement, mais on commencera par là, par là où ne nous souhaitait guère celui qui nous a violemment expropriés et dont on porte tout de même le nom. Les amateurs d’Elvis Gratton goûteront toutes les circonvolutions.
Alors, refoulez ce que vous savez, contorsionnez-vous mentalement, étriquez votre langue, vivez de contresens et donnez-vous le cocktail d’un éternel ressentiment. Répétez après moi : le Moncton de l’université est seulement le nom d’une ville ; le Moncton de l’université est seulement le nom d’une ville ; le Moncton de l’université est seulement le nom d’une ville… Mais ajoutez, pour être inclusifs : l’Université de Moncton n’est pas seulement à Moncton ; l’Université de Moncton n’est pas seulement à Moncton ; l’Université de Moncton n’est pas seulement à Moncton… Et gare à qui il prendrait de se questionner ouvertement sur ce byzantinisme.
Évidemment, une telle armature ne suffit pas à contenir la réflexion. Alors s’ajoutera la doublure d’un autre thème d’autorité, le fameux consensus. L’argument semble sans appel et consiste en ceci : certes, oui, des gens militent pour un changement de nom de l’université, mais ils ne le font pas assez fort, ils n’ont pas suffisamment de poids, ils ne se montrent pas suffisamment unanimes. Je décrète qu’ils ne font pas « consensus ». … Ou plutôt, un « large consensus » ne les unit pas assez.
On étouffera la question sous-jacente : à partir de quand un « consensus » doit-il être suffisamment « large » pour valoir ? Contrairement à la pizza, l’unité de mesure n’est pas arrêtée, ce qui donne lieu à tous les arbitraires. Les étouffeurs sont assis au chaud, surplombent les citoyens s’agitant, pour ensuite monopoliser le droit d’établir si c’est suffisant pour qu’on les entende. Ils décrètent que non, et baissent le pouce.
Pourtant, le vice est déjà dans l’étrange tournure. L’expression « large consensus », hélas répandue jusque dans certains usuels, constitue en elle-même une bizarrerie. Par définition, un consensus ne suppose aucune mesure. Il suppose une unanimité, du moins une position à laquelle personne ne s’oppose formellement. Point. Il y a ou n’y a pas consensus. Par conséquent, un consensus ne peut être ni large, ni restreint, ni insuffisant, ni faible, ni quantifiable de quelque manière. La définition restreinte de consensus : « Accord entre personnes. Consentement. » (Le Robert).
Force est de reconnaître, en effet, qu’il n’y a pas de consensus. La communauté acadienne n’est pas entièrement d’accord pour un changement de nom… Soit. Mais, si on est conséquent, admettons tout autant qu’il n’y a pas non plus de « consensus » pour le maintien du nom. Tous ne veulent pas de cette « Université de Moncton », encore moins du diminutif « UMoncton » – provocateur dans le contexte, parce qu’arbitrairement proposé, voire imposé, sans que personne ne l’ait demandé, et qui fait disparaître toute évocation du français.
Il n’y a pas de consensus non plus à savoir que le statu quo devrait nécessairement s’appliquer si l’on constatait une absence de consensus… On comprend que la notion de consensus ici ne nous mène nulle part.
Si l’on s’entête à utiliser le mot, que signifierait alors l’exigence du consensus ? Il reviendrait à forcer un consentement, l’acte de consentir au mot d’ordre, soit un acte d’autorité qui frise l’autoritarisme et contredit les belles paroles sur l’engagement communautaire de « Missions stratégiques » promues sur du papier rutilant. Jacques Rancière : « Le consensus dit qu’il n’y a qu’une réalité dont il faut épuiser les signes, qu’un seul espace, quitte à y retracer les frontières, qu’un seul temps, quitte à en multiplier les figures. En conséquence de quoi il ne nous demande que de consentir. » (Chronique des temps consensuels, Seuil, 2005)
Parler arbitrairement de consensus et en appeler au consentement par défaut – votre consensus n’est pas assez « large », donc consentez au consensus officiel, lui « large », qu’on vous oppose par défaut, le statu quo –, c’est nier précisément ce qui a lieu.
Plutôt, mettons-nous donc d’accord sur le fait qu’il n’y a pas de consensus. Qu’y a-t-il alors ? Il y a « débat ». Il y a ce que le mot fétiche de consensus, employé à la négative par les étouffeurs, veut précisément empêcher, un débat. Admettons- le. Organisons-le.
L’autre consensus
On sait que, dans le monde militant, le consensus a fait l’objet d’une définition plus spécifique. Là est en cause un processus qui est précisément celui que l’Université de Moncton refuse, à savoir partir de positions antagoniques et diverses, puis, à force d’échanges, de discussions, d’ouvertures, de confrontations d’idées… arriver optimalement à une position qui satisfasse tout le monde. Cette acception du consensus représente à l’échelle de la communauté le synonyme du terme « compromis » lorsqu’on est peu. Lisons cette précision qui a valeur de référence : « Le consensus, c’est l’unanimité ? Non… et oui (dans cet ordre). Rappelons qu’une prise de décision au consensus ne vise pas à mettre tout le monde d’accord sur les idées, les valeurs, mais à formuler, affiner, adopter des positions ou des propositions d’actions pour le collectif. Il faut donc que le collectif exprime ses objections et ses réserves pour qu’il les traite jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus. » (Actionpopulaire.fr)
Cela suppose un accueil des positions d’autrui dans un cadre que la mission stratégique constitutionnalise déjà. Dans cet esprit, le « consensus » est ce à quoi on arrive. Il suppose de la part de tous une étude concertée des positions contraires. Si on tient au terme « consensus », ainsi convient-il d’y recourir.
Alain Deneault présentera la conférence d’ouverture du colloque annuel du Comité de recherche 41 (CR41) de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) « Autoritarisme(s) et théories critiques : critique d’un futur antérieur ? » qui se tiendra à l’UQAM les 22 et 23 mai 2025. La conférence d’Alain Deneault (en ligne) s’intitule « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion ».
« Populisme, autoritarisme, fascisme sont au gré des évènements d’actualité des mots qui reviennent sur le devant de la scène. Déjà annoncée sous le vocable d’une « droitisation du monde » ou d’un « âge de la régression », notre époque est en proie à une dérive autoritaire, lorsqu’elle ne s’abîme pas dans le (néo)fascisme.
On constate en effet un devenir-autoritaire au sein des sociétés actuelles. Cette tendance se manifeste de différentes manières et dans différents domaines de l’activité sociale. Dans le domaine politique, l’affaiblissement du parlementarisme, l’établissement d’états d’exception durables, ou encore des mesures conduisant à saper la « société civile » et ses différents acteurs, semblent accompagner le fait qu’une partie non-négligeable des populations occidentales accepterait diverses formes de gouvernements autoritaires ou elle les réclame. Sur le plan social, se propage une tendance autoritaire à l’ensemble de nos vies individuelles et collectives et jusque dans les interstices de nos rapports sociaux. Parallèlement aux dénonciations des mesures progressistes, le « retour à la discipline » est devenu un leitmotiv politique, tout comme la xénophobie qui est même vue comme politiquement correcte. Les rapports d’autorité sont également à interroger dans un monde du travail bousculé par l’introduction de technologies numériques et d’outils de surveillance. Quant au domaine de l’économie, le capitalisme financier contemporain semble plus que jamais sonner le glas de toute tentative de prise démocratique sur le processus économique. Au travers des médias sociaux s’imposent de nouvelles injonctions autoritaires. La toile technoinformatique qui se tisse tranquillement dans notre vie quotidienne impose un ensemble de contrôles arbitraires. Les médias sociaux remettent en question certaines autorités traditionnelles, comme entre autres le journalisme et la science. Et, bien sûr, d’une importance cruciale et centrale à ce colloque, la question de l’autorité se pose dans le domaine de la psyché et de l’individu, dans la construction de son rapport à soi, à autrui et au monde.
Comment se manifestent ces phénomènes ? Comment les analyser ? Quelle est la pertinence des modèles théoriques antérieurs pour penser la tendance autoritaire actuelle ? Par ce colloque, nous tenons à renouer avec ce que les théories et sociologies critiques issues de périodes de crises similaires à la nôtre peuvent nous enseigner sur ces phénomènes – et nous aider à contrer la possibilité de la peste brune. C’est ainsi que nous vous convions à une discussion de deux jours sur les théories critiques et les autoritarismes. » – Département de sociologie de la faculté des sciences humaines de l’UQAM
De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion Conférence d'ouverture par Alain Deneault (en ligne) Jeudi 22 mai 2025 - 9 h à 10 h 15 UQAM - Pavillon Sherbrooke (SH) - Local SH-3420 200 rue Sherbrooke Ouest, Montréal Colloque AISLF CR41- Jeudi 22 mai et vendredi 23 mai 2025 Entrée libre
Alain Deneault – Conférence « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion » – 22 mai 2025Alain Deneault – Conférence « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion » – 22 mai 2025Pascale Bédard, professeure en sociologie des arts et de la culture, Université Laval et Alain Deneault – Conférence « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion » – 22 mai 2025
Alain Deneault participera à l’École d’été citoyenne 2025 : Réhabiter l’Outaouais dont les quatre thématiques seront : l’expropriation (21 mai), l’itinérance (22 mai), la biorégion (6 juin)et la décroissance (7 juin). L’événement est organisé en collaboration avec l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le Laboratoire de formation populaire de l’Outaouais (LFPO). La conférence d’Alain Deneault aura lieu le 6 juin et s’intitule : Qu’est-ce qu’une biorégion ? De la force des choses au dessein politique.
« Alliant à la fois savoirs expérientiels et savoirs théoriques, l’École a généré des échanges et des réflexions autour d’une citoyenneté plus engagée et plus inclusive. Au cours des quatre jours de l’École, des activités de partage d’expériences et de savoirs, de co-formation et de discussion ont eu lieu afin de nous outiller à agir au sein de nos communautés au bénéfice d’une société plus juste. » – École d’été citoyenne 2025
Moment 1 : 21 mai (Expropriation) et 22 mai (Itinérance) 2025 Moment 2 : 6 juin (Biorégion) et 7 juin (Décroissance) 2025
Qu'est-ce qu'une biorégion ?De la force des choses au dessein politique Conférence d'Alain Deneault à l'École d'été citoyenne 2025 Vendredi 6 juin 2025 - 9 h 15 à 10 h 15 Université du Québec en Outaouais (UQO) - Campus Alexandre Taché 283 boulevard Alexandre-Taché, Gatineau Stationnement gratuit Inscriptions ici
Territorialité de la biorégion. Conférence d’Alain Deneault qui aura lieu le jeudi 27 mars 2025 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sous l’invitation du département de géographie de l’UQAM en collaboration avec le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), l’Association étudiante de deuxième cycle de géographie de l’UQAM (AEDCG) et le Centre de recherche sur les innovations sociales (Crises).
« Venez rencontrer l’auteur de Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï qui discutera sur le thème de la biorégion dans une ère de bouleversements écologiques et d’écoanxiété. » – Département de géographie de l’UQAM
Territorialité de la biorégion Conférence d'Alain Deneault Jeudi 27 mars 2025 - 17 h à 19 h Université du Québec à Montréal (UQAM) - 400 rue Ste-Catherine Est Salle A-4180, Pavillon Hubert-Aquin Inscription requise, veuillez confirmer votre présence ici Des bouchées seront offertes
Le GRIDEQ (Groupe de recherche interdisciplinaire sur le développement régional, de l’Est du Québec) en collaboration avec le CRDT (Centre de recherche sur le développement territorial) vous invitent à la conférenceLa biorégion. Un dessein pour l’écologie politique d’Alain Deneault le mardi 25 mars 2025 de 16 h 30 à 18 h à l’Université du Québec à Rimouski.
« L’élaboration circonstancielle de communs et la défense du territoire qu’on habite se conçoivent d’autant mieux qu’elles s’accompagnent d’un dessein principal, au vu de la conjoncture de ce siècle. Loin des termes privatifs et antagonistes qui meublent la pensée politique, la biorégion se veut le nom d’un concept à partir duquel des projets et initiatives émergent dans leur cohérence réciproque. »
La biorégion. Un dessein pour l'écologie politique Une conférence d'Alain Deneault Une invitation du GRIDEQ et du CRDT Mardi 25 mars 2025 - 16 h 30 à 18 h UQAR (Université du Québec à Rimouski) 300, allée des Ursulines Rimouski - Salle E-409 En présentiel et par Zoom - Écrire à grideq@uqar.ca
Alain Deneault participera – en visioconférence – au colloque de fermeture de l’Éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) qui s’intitule : 2025 : une année de turbulences, la réponse biorégionale.
L’événement Éco-conseil, qui est centré sur les problématiques liées au développement durable, portera cette année sur la question des prises de décision et la gouvernance avec la thématique suivante Repenser les prises de décision dans la transition socio-écologique : comment collectiviser le pouvoir dans nos régions ?
L’évènement Éco-conseil est organisé par la cohorte du DESS en éco-conseil. Éco-conseil est un programme interdisciplinaire de deuxième cycle en développement durable offert à l’UQAC.
2025 : une année de turbulences, la réponse biorégionale Conférence d'Alain Deneault Vendredi 21 février 2025 - 15 h 15 à 16 h 15 Visioconférence de fermeture Inscription
2025 : une année de turbulences, la réponse biorégionale – Visioconférence avec Alain Deneault – 21 février 20252025 : une année de turbulences, la réponse biorégionale – Visioconférence avec Alain Deneault – 21 février 2025
« Dans le cadre du cours d’éthique animé par le professeur Alain Deneault, le documentaire « Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine» (2017), réalisé par Alexandra Dols, sera présenté le 29 janvier à l’amphithéâtre Gisèle-McGraw. La projection aura lieu de 11 h à 13 h, bien que les étudiantes et étudiants du cours soient attendus dès 10 h. Bien qu’il s’agisse d’une activité pédagogique, les communautés universitaire et collégiale, ainsi que le grand public, sont chaleureusement invités à y assister dès 11 h. » – Université de Moncton, Campus de Shippagan
Projection du documentaire dans le cadre du cours d'éthique animé par Alain Deneault Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine Un film d'Alexandra Dols, 2017 29 janvier 2025 de 11 h à 13 h Amphithéâtre Gisèle-McGraw Entrée gratuite - Ouvert au public
Bande-annonce du film Derrière les fronts. Résistances et résiliences en Palestine d’Alexandra Dols – 2017
Résumé du film
Derrière les fronts, résistances et résilience en Palestine.
Un documentaire road-movie dans nos esprits et sur les routes de Palestine, en compagnie de la psychiatre psychothérapeute et écrivaine palestinienne la Dr. Samah Jabr.
Dans le sillage du Dr. Frantz Fanon, psychiatre anticolonialiste, elle témoigne des stratégies et conséquences psychologiques de l’occupation et des outils des palestinien-nes pour y faire face. Dans ce film aux multiples voix, des interviews et des chroniques narrées dansent aux corps-à-corps et font apparaitre l’invisible des rues et paysages palestiniens. De cette Palestine fragmentée, des femmes et des hommes aux identités plurielles partagent leurs résistances et résiliences.
Parce que la colonisation au quotidien n’est pas seulement celle des terres, du ciel des logements et de l’eau, elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais travaille aussi les esprits, derrière les fronts !
« Dr Samah Jabr est une femme sage et réfléchie. Elle pense les effets subtils et dévastateurs de plusieurs années d’occupation brutale sur le peuple palestinien. Le film d’Alexandra Dols partage ses visions avec nous, d’une manière généreuse, humaine et profondément dérangeante.
Le Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal a le plaisir de vous inviter à la conférence L’engagement politique à l’ère de l’inouï avec Alain Deneault, philosophe, enseignant et essayiste et Aude Lancelin, journaliste et fondatrice du média en ligne Quartier Général le mercredi 25 septembre 2024 à 16 h 30 – Inscription obligatoire.
L'engagement politique à l'ère de l'inouï Conférence avec Alain Deneault et Aude Lancelin Mercredi 25 septembre 2024 à 16 h 30 Laboratoire de cyberjustice (B-2215) - Pavillon Jean-Brillant 3200 rue Jean-Brillant Faculté de droit - Université de Montréal Gratuit - Inscription obligatoire Aucune diffusion sur Zoom
« Unique au monde, leLaboratoire de cyberjustice de l’Université de Montréal est une cour virtuelle d’avant-garde utilisée afin de déterminer les obstacles auxquels sont confrontées les technologies de l’information, qu’on souhaiterait voir jouer un rôle plus important dans l’administration de la justice. Le Laboratoire est très actif dans le développement d’outils qui faciliteront plusieurs aspects de la médiation, de l’arbitrage et de la gestion des différends judiciaires et extrajudiciaires. Les étudiants peuvent aussi y perfectionner leur savoir-faire en participant à des tribunaux-écoles. » – Source : Laboratoire de cyberjustice, Université de Montréal
L'économie de la pensée dans la philosophie de l'argent de Georg Simmel
Conférence hors-d'œuvres avec Alain Deneault
Une invitation du programme «Certificat sur les oeuvres marquantes de la culture occidentale» de l'Université Laval Vendredi 12 avril 2024 - 19 h Université Laval - Pavillon Charles-De Koninck (DKN) - local 1157 Contact : mathieu.robitaille@fp.ulaval.ca Ouvert à tous
« La philosophie de l’argent de Georg Simmel ne porte pas seulement sur le signe pécuniaire. Elle s’inscrit dans une longue tradition de la pensée au XIX e siècle portant sur la notion de valeur, de validité et de validation. Lorsqu’on dit d’une idée qu’elle est valable, on l’inscrit dans une économie de la pensée que Simmel réfléchit en fonction du signe monétaire, dans la foulée de travaux de néokantiens et de philosophes de la valeur comme Hermann Lotze.» – Source : Université Laval
Le conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton a décidé d’opter pour le statut quo. Photo @ Université de Moncton
Acadie Nouvelle
La patente 2.0 a dit non
C’est non. « Moncton » est là pour un temps, afin de désigner une des principales institutions des Acadiens. Le bourreau restera un signifiant au prétexte d’un enjeu géographique, pour désigner une institution… du reste fort active à Edmundston, Shippagan et Bathurst. C’est non. Ç’a dit non. Qui ça ? La question est sociologique.
Bien sûr, des instances signent le non, l’annoncent, l’assument et sifflent la fin de la récréation. Ce non est dit librement ; pas de complot, pas de fusil sur la tempe. La souveraine assemblée de l’université dit non.
Maintenant, comment s’orchestre l’économie d’une telle décision. Économie ici pas au sens mesquin d’une « gouvernance » à courte vue qui réduit l’entendement à de muettes colonnes comptables. Mais une économie au sens fort des agencements de forces et d’influences capables de créer une conjoncture (on dit parfois « écosystème » ces années-ci).
Créer une conjoncture. Telle est la capacité d’un pouvoir, bien plus que de décider. Le pouvoir n’est jamais autant puissant que lorsqu’il fait prendre les décisions qui vont dans le sens qu’il indique, et fait assumer par d’autres ce qu’il impulse.
N’a-t-on pas remarqué combien un camp devait faire preuve de tapage pour se faire entendre, et comment, dans l’autre, un simple souffle, une expression à demi-mot, une déclaration blasée, un regard au ciel, et puis un chiffre, suffisaient à donner le change. C’est que le public est du côté de la contestation et le pouvoir du côté de la réaction. Il lui suffit d’indiquer qu’il ne paiera pas la note (ou n’investira pas dans un projet qui lui échappe), qu’il ne mettra pas en jeu ses privilèges acquis de longue date à Fredericton ou à Ottawa, qu’il ne se commettra pas dans un vague combat symbolique, qu’il résistera activement contre toute velléité allant en ce sens, voire nuira à qui insiste trop. Pour paraître scientifique et rigoureux, il avancera une donnée numéraire, bien élevé dans les sept chiffres, insignifiante au demeurant (est-ce un investissement annonciateur de retombées, un coût réel, une estimation gonflée ?), qu’il se réserve ensuite le pouvoir d’interpréter, pour que le tour soit joué.
La patente 2.0 n’est plus, comme la première, un contre-pouvoir, mais un semi-pouvoir qui a grandi à force de courbettes et de dos ronds. On avale des couleuvres, complaît à la majorité anglophone, s’applaventrit au besoin, en retour de récompenses bien réelles du point de vue de la carrière, et marginales pour le peuple qu’on représente. Le décor est planté ; à ceux qui s’y trouvent de suivre les parcours fléchés, de bien se tenir. À eux de renchérir « librement » sur les directions à emprunter, pour que les apparences soient sauves, et qu’on puisse crier à la théorie du complot dès lors qu’un sujet cherche à s’enquérir de la façon dont les décisions sont prises. Laissons jouer ce papier à musique. Il est si usé qu’il finira par déchirer.
À celles et ceux qui ont réinvesti ce nécessaire débat, parce qu’ils sont bien conscients qu’aucun juif de France n’accorderait à Pétain le patronage d’une de ses institutions, pas plus que des autochtones canadiens ne penseraient à faire de même avec John A. MacDonald, sachons que les coups ont porté, que l’édifice chancelle, que c’est par à-coups qu’on avance, et que ce changement de nom, qui correspond à un changement d’attitude, reste inéluctable.
« Quinze étudiantes et étudiants de différents horizons participent actuellement au programme l’Été des humanités 2023 :
1re rangée, dans l’ordre habituel : Carl Vanier de Montréal (philosophie), Loïc Carpentier de Québec (relations humaines), Philip Gagnon de Québec (arts numériques), Emmanuelle Gomes-Martel de Québec (anthropologie sociale), Sarah Dubuc de Québec (relations internationales), Lola Godin de Moncton (sociologie), Catherine Proulx de Sherbrooke (environnement) et Mamie Pierre Tumba Mukunade Saint-Boniface (travail social).
2e rangée : Maxime Lachance de Québec (anthropologie de l’environnement), Lorraine Thilloy de Montréal (littérature, arts et ÉNAP), Samuel Frenette de Moncton (sciences politiques), Gaspard Tankou Noumy de Moncton (criminologie), Jessica Lachontch de Trois-Pistoles (relations internationales), Djeneba Dicko de Saint-Boniface (travail social), Yada Tshomba d’Ottawa (ressources humaines) et Alain Deneault, professeur de philosophie à l’UMCS et directeur du programme l’Été des humanités. » – Source : page Facebook et Twitter de l’Université de Moncton, campus de Shippagan
« Le programme études-travail-vacances L’Été des humanités accueillera sa deuxième cohorte d’étudiantes et étudiants en mai et juin 2023 sous le thème « Une écologie politique en quête d’objet » et abordera le concept de la biorégion : un objet à la croisée de l’art, de la politique et des sciences. »
Sous la direction du professeur Alain Deneault, le campus de Shippagan de l’Université de Moncton propose une université d’été partant de la notion prometteuse de biorégion en tant qu’elle répond aux dérèglements écologiques, intellectuels et psychiques propres à notre siècle. […]
Des tables rondes et conférences viendront compléter la formation des participantes et participants. Elles réuniront des personnes aux horizons divers :
Jessica Andriamasinoro, professeure en environnement à l’Université de Moncton, campus de Shippagan (UMCS), Martin Bureau, peintre et cinéaste, Geneviève Chevalier, professeure en arts visuels à l’Université Laval, Lucille Doiron, titulaire de la maitrise d’études en environnement à l’Université de Sherbrooke, et maraîchère à la Ferme Nikal (Paquetville, Péninsule acadienne), Julie Forgues, artiste visuelle et professeure en arts visuels à l’Université de Moncton, campus de Moncton (UMCM), Emma Haché, femme de théâtre, Éloi Halloran, animateur, Mosus (Ripon Québec), Maxime Lachance, candidat à la maitrise en anthropologie, Université Laval, Roseline Mouchel-L’Abbé, chargée d’études, Confédération nationale des foyers ruraux (France), Jean-Philippe Raîche, écrivain, André Robichaud, professeur de géographie à l’UMCS, William Sacher, docteur en océanographie, Université McGill, et professeur en environnement, Universidad Andina Simón Bolívar, sed Ecuador, Jean-Philippe Sapinski, professeur, École des hautes études publiques (HEP) à l’UMCM, et Alyssa Symons-Bélanger, artiste multidisciplinaire, médiatrice culturelle et militante pour l’environnement. »
« Ce numéro propose de réfléchir à la signification de ce mot du point de vue de la psychanalyse. Dans le cadre de sa théorie des pulsions, Freud définit la notion d’«investissement» comme étant le déploiement d’une quantité d’énergie psychique visant à libérer ou réfréner les pulsions qui nous animent. Ce volet comprend un essai d’Alain Deneault, professeur de philosophie de l’Université de Moncton, une série photographique de l’artiste montréalaise Sorel Cohen datant de 1990, ainsi qu’un texte ficto-critique d’influence psychanalytique de la théoricienne de l’art, écrivaine et psychiatre Jeanne Randolph. » – Leonard & Bina Ellen Art Gallery, Université de Concordia
« Alain Deneault, prof. de philosophie à l'UMCS s'adresse aux jeunes de l'ESN. Le monde qui s’annonce changera radicalement ! La jeunesse doit y être préparée et nous y préparer. Sa conférence propose des idées pour surmonter l’écoanxiété engendrée par ces changements, et agir. »
Source: Page Twitter de l'Université de Moncton, campus de Shippagan - 2 février 2023
« Alain Deneault présentera son ouvrage Mœurs. De la gauche cannibale à la droite vandaledécrivant la dynamique des querelles identitaires où chacun se rapporte à sa conscience comme à un bâton dont on se sert pour frapper autrui. […] S’interrogeant sur la difficulté de concevoir l’émancipation là où dominent les usages opportunistes de la parole, il rappelle l’importance des enjeux sur lesquels portent ces débats: le commun, l’égalité, la culture, la critique du capital et la suite du monde. » – CIRCEM
9 novembre 2022 - 17 h 30 à 19 h 30
Lieu : FSS 4006 (Faculty of Social Sciences) - Université d'Ottawa
« Les participantes et participants ont complété les cours Environnement et sociétés et Lectures dirigées dispensés par le professeur Alain Deneault et ses invitées et invités en plus d’assister à deux tables rondes dont l’une traitait de la question de l’énergie dans le contexte de l’anthropocène et l’autre qui explorait le rôle hégémonique des sciences exactes dans la pensée écologique contemporaine, en regard de la place qu’occupent les sciences sociales et les humanités. »
Par Nouvelles
Site web de l'Université de Moncton
12 juillet 2022
Présentée dans le cadre du programme l'Été des humanités de l'Université de Moncton et en collaboration avec la Maison de la culture inc.
14 juin 2022 - 13 h à 15 h
La P'tite église de Shippagan, Nouveau-Brunswick
Entrée libre
Les invitésNormand Mousseau - Professeur de physique et directeur scientifique de l'Institut de l'énergie Trottier à Polytechnique Montréal. Il est aussi l'auteur de plusieurs essais, notamment Gagner la guerredu climat. Douze mythes à déboulonnerpublié chez Boréal en 2017 ainsi que Pandémie: quand la raison tombe malade publié chez Boréal en 2020
Jessica Andriamasinoro - Professeure en environnement (UMCS)
Alain Deneault - Professeur de philosophie et de sociologie (UMCS)
Alain Patoine - Professeur en environnement (UMCS)
Jean-Philippe Sapinski - Professeur d'études de l'environnement (UMCS)
Céline Surette - Professeure de chimie environnementale et directrice du Département de chimie et biochimie (UMCM)
La discussion sera animée par Alain Deneault
Les journées grises La communauté raconte la Crise du verglas de 2017
Un documentaire d'Audrée Benoît, Karina Lanteigne et Josianne Toth, réalisé dans le cadre du cours « Enjeux sociaux en zone côtière », au Baccalauréat en développement durable et zone côtière au Campus de Shippagan de l’Université de Moncton, dispensé par le professeur Alain Deneault.
La projection : Vendredi 29 avril 2022 à 18 h
à la Vieille école de Miscou (Nouveau-Brunswick)
Les journées grises : la crise du verglas racontée dans un documentaire. Un reportage d’Anne-Marie Parenteau avec Audrée Benoît, Karina Lanteigne, Josianne Toth et Alain Deneault à l’émission L’heure de pointe Acadie à ICI Première à Radio-Canada animée par Amélie Gosselin (le segment débute à 16 h 34 min).