
Alain Deneault a signé le texte « À la recherche d’une éthique perdue. L’œuvre de la psychiatre Samah Jabr » pour le zine bilingue qui accompagne l’album MAKE FUZZ NOT WAR de The Tall House Recording Co. Cette compilation musicale dont les profits sont destinés à Médecins Sans Frontières et à l’Alliance des enfants du Moyen Orient est disponible dès le 27 février 2025 ! Un spectacle-bénéfice aura également lieu en soirée à l’espace Silence à Guelph en Ontario.
« On February 27, 2025, Tall House will be releasing a 31 track compilation that will support Doctors without Borders and Middle East Children’s Alliance. It is up for preview and pre-order now! The compilation includes a bilingual 61 page digital zine with artwork, poetry and prose.
It was amazing to see all of this come together over the last couple of months and hear everyone’s incredible expressions of solidarity with people half a world away. A sincere thank you to everyone that contributed !
If you are in Guelph, please join us at Silence on the evening of February 27, for a release show featuring: Bilal Nasser (bilalnasser.bandcamp.com), Bodyhair (Emjay Wright/Connor Kurtz), M. Mucci and the screening of the short documentary Rumaan (www.tpff.ca/residents/leila-almawy).»
Textes de :
Sébastien B Gagnon, Alain Deneault, Frère Foutre, Fady
Joudah, Michel Seymour.
Images de :
Judd Brucke, Élodie Dermange, Marjolaine Lord, L. Marion, S. Marion, Guillaume Vallée.
Sons de :
Anne-F Jacques
anthéne
Ben Grossman
Bilal Nasser, Nate Blackton & Nick Hildenbrand
Bodyhair
Colin Fisher
D. Marion
David and the Mountain
DVTR
En Fer
Éric Normand & Michel Doneda
Fossil Hunting Collective
Frère Foutre
Hazy Montagne Mystique & Melina Spiga
Jakob Rehlinger
Joël Lavoie & Érick d’Orion
La Poisse (Joni Void)
L’Ordre de l'Infiniment Nada
M. Mucci
Mad/Mod
Nour Symon
Nüshu
Philippe Battikha
Pierre-Yves Martel
Quelques parts
Raphaël Foisy
Sébastien B Gagnon & D. Marion
Slow Man Tofu
Stefan Christoff
thisquietarmy
Even Jimi Hendrix & Peter Brötzmann, in a posthumous collaboration
« Pensez à des êtres humains qui marchent vers leurs maisons en ruine, pour qui tout est à refaire. Des êtres humains qui reviennent chez eux, dans un territoire convoité par un État qui préfère détruire plutôt que partager, devant une puissance intimidatrice et génocidaire qui s’arroge à répétition le droit de transgresser les lois internationales. Nos médias nous montrent ces marées humaines qui rentrent « enfin » chez elles, comme si c’était la fin de l’histoire, alors que l’évidence même est que tout est à reconstruire.
Nul besoin d’être spécialiste de la situation au Moyen-Orient pour voir que la guerre sainte est d’actualité : l’Occident cherche encore à reprendre Jérusalem, et nous y participons, en Canada, par la voix de notre gouvernement, qui autorise des compagnies privées à fabriquer et à vendre internationalement des armes létales et « non-létales », dans des modalités consignées dans un traité de libre-échange.
Des voix se sont élevées l’an dernier, et les médias ont bien rapporté les pirouettes de ministre destinées à prouver qu’il n’y a pas d’armes canadiennes à Gaza. Mais nous n’en croyons rien, car il y a bien moyen d’avoir stocké des années de guerre à venir avec tout ce qui a été vendu ces dernières décennies, dans ce flux continu de mort que nous exportons pour avoir un PIB en santé.
Nous refusons cette situation inhumaine que le silence de l’Occident minimise en diabolisant le Hamas et légitimant Tsahal, deux entités dont nous condamnons les actions. Avec du fuzz ou avec pas d’fuzz, de Windsor à Rimouski en passant par Guelph et Montréal, nous avons voulu joindre nos voix à toutes celles qui s’élèvent et qui refusent de collaborer à cette guerre. En solidarité avec tous ceux et celles qui vivent sous la menace de la violence militaire et étatique, de Gaza et de la Cisjordanie au Liban, en passant par la Syrie, le Soudan, le Yémen, le Congo et l’Ukraine, nous rejetons la méchanceté des intimidateurs, des États voyous qui visent à la domination violente. Des camarades disaient récemment : NO SILENCE. Nous avons entendu l’appel, et répondons MAKE FUZZ NOT WAR. » – Bandcamp, The Tall House Recording Co , MAKE FUZZ NOT WAR
Extrait du texte À la recherche d’une éthique perdue. L’œuvre de la psychiatre Samah Jabr d'Alain Deneault :
« [...] Ainsi le conçoit-on dans le foyer de violence que sont devenus depuis plusieurs décennies les territoires occupés de la Palestine. Lisons en ce sens l’écrit exemplaire de la psychiatre Samah Jabr, Derrière les fronts (1). L’autrice établit comme premier constat que le Palestinien, la figure palestinienne, tel que représenté par la propagande états-unienne et plus largement occidentale, est synonyme de « terroriste ». « Les médias états-uniens nomment notre quête de liberté “terrorisme”, aussi le Palestinien endosse-t-il le rôle de stéréotype international du terroriste. Cette politique façonne l’opinion publique occidentale (2). [...] »
1. Samah Jabr, « La résistance palestinienne : un droit légitime et un devoir moral », Derrière les fronts. Chronique d’une psychiatre psychothérapeute palestinienne sous occupation, coéditions Premiers Matins de novembre et Hybrid Pulse, 2018. Voir aussi le documentaire d’ Alexandra Dols, Derrière les fronts, France, 2016, 113 minutes.
2. Ibid, p. 21.

