Ciné Jonction présente le film Plus rien n’est égal par ailleurs en présence du réalisateur Martin Bureau et du philosophe Alain Deneault


 Ciné Jonction présente, en collaboration avec l’Office national du film du Canada (ONF), le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) et l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le film Plus rien n’est égal par ailleurs le vendredi 16 octobre 2026 à 19 h à l’auditorium de l’UQO en présence du réalisateur Martin Bureau et du philosophe Alain Deneault. Gratuit sur réservation.  


Plus rien n'est égal par ailleurs
Un film de Martin Bureau
Avec la participation d'Alain Deneault
Une présentation de Ciné Jonction
En collaboration avec l'Office national du film du Canada (ONF), le Festival International du Film sur l'Art (FIFA) et l'Université du Québec en Outaouais(UQO)
Auditorium de l'UQO - 101, rue Saint-Jean-Bosco, Gatineau, Québec
Vendredi 16 octobre 2026 - 19 h
* En présence du réalisateur Martin Bureau et du philosophe Alain Deneault *
Gratuit sur réservation
Infos ici

 
Avant la projection du film Plus rien n'est égal par ailleurs en compagnie du réalisateur Martin Bureau et du philosophe Alain Deneault aura lieu :

Serpents & échelles biorégional en compagnie d'Alain Deneault
de 17 h à 18 h 30
Une présentation de l'École d'été citoyenne
Au local A0112 - Campus Lucien Brault
Université du Québec en Outaouais(UQO)
Ouvert à toutes et à tous

Photo © Page Meta de Ciné Jonction

« À l’ère de inouï, quels sont les freins et les leviers pour faire advenir d’autres manières de vivre, en phase avec les territoires que nous habitons? Quels sont les chemins psychopolitiques qui pourraient nous mener vers des espaces où règne la coexistence harmonieuse? Comment pouvons-nous arriver collectivement à la biorégion?

L’École d’été citoyenne vous invite à réfléchir à ces questions en compagnie d’Alain Deneault à partir d’une partie du classique Serpents & échelles. En détournant la conférence conventionnelle par ce jeu de hasard, nous explorerons différents scénarios que nous rencontrerons, ou avons déjà rencontré, dans notre cheminement vers un avenir meilleur. » – École d’été citoyenne, UQO

Plus rien n’est égal par ailleurs au Rendez-vous Québec Cinéma

Le long métrage documentaire Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau dans lequel figure Alain Deneault sera présenté au Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC) le mardi 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’Office national du film du Canada (ONF). Le film sera précédé du court-métrage Une marégraphie suspendue de Félix Caraballo.

« Charge visuelle et sonore aux confins de la vidéo d’art, du documentaire et du vidéoclip, Plus rien n’est égal par ailleurs est un appel à la prise de conscience de la nécessité de la solidarité communautaire et territoriale, face à l’individualisme et à l’exultation consumériste, matérialisés par des énergies dilapidées en pure perte. » – RVQC

Image du film Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau dans lequel figure Alain Deneault.

Martin Bureau braque sa caméra sur les débordements de notre monde

Martin Bureau – Photo © Frédéric Matte / Le Soleil

Le Soleil

Par Léa Harvey
21 mars 2026

Des images s’accumulent et se répondent dans le nouveau film de Martin Bureau, Plus rien n’est égal par ailleurs : une église est détruite; une grange brûle; des forêts sont rasées… Mais ne vous fiez pas seulement au ton grinçant de l’œuvre. Le réalisateur en est convaincu: il y a de l’espoir parmi les ruines.

«Lucidité et gaité sont nos dispositions psychiques maîtresses pour l’avenir. L’une sans l’autre est mortifère.» Car la gaieté sans lucidité mène vers des «dénis stupides» et, la lucidité sans gaieté, «ne peut aboutir qu’à l’angoisse et à la panique».

Ces mots, avancés par le philosophe Alain Deneault dans l’article Gaïa vit son moment #MeToo (Libération), ont résonné fort chez Martin Bureau, en 2020… Tellement qu’ils ont teinté en partie l’élaboration de son nouveau film.

Avec Plus rien n’est égal par ailleurs, l’artiste visuel de Québec invite ainsi le public à observer directement le monde dans lequel il vit, et ce, sans lunette rose. Comme «un appel à l’action».

Pendant 66 minutes, les cinéphiles assisteront à des juxtapositions d’images, des «métaphores» ou encore des «tableaux» qui illustrent la façon dont «les débordements des sociétés capitalistes occidentales se révèlent» au Québec, explique Martin Bureau, en entrevue au Soleil.

Tournées sur environ cinq ans, ces scènes nous emmènent à l’incinérateur de Québec, dans un rodéo, pendant un derby de démolition, au casino, dans un gala de lutte, au-dessus d’un terminal où s’accumulent les conteneurs, etc. Dans le film, celles-ci sont ensuite liées entre elles par la voix du philosophe Alain Deneault.

Alain Deneault et Martin Bureau – Photo © Frédéric Matte / Le Soleil

Martin Bureau l’assure rapidement: l’idée du film n’était pas de juger individuellement des communautés, des industries ou des individus. Il s’agissait plutôt de les mettre en lumière comme des maillons faisant partie d’un seul et même système.

Avec des codes cohérents et des réflexions accessibles à tous, les images de Martin Bureau et la pensée d’Alain Deneault résument ainsi simplement ce système capitaliste.

Tout en suscitant une sorte d’«urgence d’espoir», le réalisateur et ses collaborateurs ont donné au film un ton grinçant, voire angoissant. Alors que la musique repousse nos oreilles vers leurs derniers retranchements, les scènes du film renvoient des images à la fois belles et inquiétantes.

«[Le film] est certainement catastrophiste. Il y a une forme d’urgence, mais il y a une forme de colère aussi, quelque chose de résolument grinçant, à la fois ironique, engagé et en colère», estime M. Bureau, dont le projet est à la frontière entre «l’art vidéo, le documentaire et le vidéoclip».

Et l’art dans tout ça?

Présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art, Plus rien n’est égal par ailleurs fait écho à la démarche artistique qu’utilise Martin Bureau en peinture depuis plus de trente ans.

Dans les deux cas, la figure de la ruine demeure importante.

«Autant en peinture que dans le film, la question de la ruine, pour moi, c’est la poésie de l’intervalle. C’est le passage d’un état à un autre. Il y a un passé, un présent et un avenir dans la ruine. […] Ce sont des choses qui m’interpellent», explique l’artiste, qui a grandi au Lac-Saint-Jean.

Dans Plus rien n’est égal par ailleurs, face à la conclusion que «nous vivons dans un monde fini», Alain Deneault soulignera d’ailleurs qu’il faut de la créativité pour repenser notre système, pour en imaginer un nouveau à travers les ruines de l’ancien.

Les artistes ont-ils un rôle à jouer face à ce type de crises?

«Le rôle de l’art, c’est d’être un passeur… Et c’est ce à quoi le film aspire aussi, d’intégrer des nouvelles postures. […] J’aimerais que chaque personne [après avoir vu le film] se demande quelle est sa propre position face au système. Est-ce qu’on est victime ou en contrôle devant ce système-là? Ça nous concerne tous», affirme Martin Bureau, qui souhaite ainsi nourrir une vaste de discussion autour de la décroissance.

[…] Produit par l’Office national du film du Canada, l’œuvre sera ainsi disponible sur la plateforme de l’ONF, début 2027.

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke (COMPLET) à la Maison du cinéma ainsi que le 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma (RVQC).

Retour en images de l’Office national du film (ONF) sur la première mondiale du film Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau au Festival International du Film sur l’Art

De gauche à droite : Émile Bureau, directeur de la photographie – Nathalie Cloutier, productrice – Martin Bureau, réalisateur – Alain Deneault, philosophe. Photo © Maryse Boyce

« Retour en images sur la première mondiale du documentaire Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau, présenté à Montréal et à Québec dans le cadre du Festival International du Film sur l’Art.  Ne manquez pas l’article intitulé Martin Bureau braque sa caméra sur les débordements de notre monde de la journaliste Léa Harvey, dans Le Soleil. » – Office national du film du Canada (ONF), page LinkedIn

« Lucidité et gaité sont nos dispositions psychiques maîtresses pour l’avenir. L’une sans l’autre est mortifère.» Car la gaieté sans lucidité mène vers des «dénis stupides» et, la lucidité sans gaieté, «ne peut aboutir qu’à l’angoisse et à la panique». Ces mots, avancés par le philosophe Alain Deneault dans l’article Gaïa vit son moment #MeToo (Libération), ont résonné fort chez Martin Bureau, en 2020… Tellement qu’ils ont teinté en partie l’élaboration de son nouveau film. […] » – Léa Harvey, Le Soleil

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke (COMPLET) à la Maison du cinéma ainsi que le 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma (RVQC).

Entretien avec Martin Bureau sur son film Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault

Entretien avec le réalisateur Martin Bureau sur son film Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault à l’émission C’est encore mieux l’après-midi animée par Guillaume Dumas à Radio-Canada. Durée : 11 minutes – 19 mars 2026

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke (COMPLET) à la Maison du cinéma ainsi que le 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma (RVQC).

Image du film Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau dans lequel figure Alain Deneault.

Les moments forts de la 44e édition du FIFA

Photo © Maryse Boyce

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault et qui a été présenté en première mondiale au Festival International du Film sur l’Art est mentionné dans Les moments forts de la 44e édition du FIFA dans la section Les films d’ici.

« En plus du film d’ouverture d’André-Line Beauparlant, Mon amour, c’est pour le restant de mes jours, cette édition a mis à l’honneur le cinéma de chez nous : de la première mondiale de Plus rien n’est égal par ailleurs de Martin Bureau, accompagnée de la réflexion du philosophe Alain Denault, au documentaire Aki de Darlene Naponse, en passant par des portraits d’artistes disparus comme Nobuo Kubota ou E.J. Hughes. Le festival a aussi célébré des œuvres primées et singulières, comme Les mêmes yeux que toi de Derek Branscombe, qui a remporté le Prix du meilleur court-métrage canadien et le Prix spécial du jury, Amadou et Mariam : Sons du Mali de Ryan Marley, qui a remporté le Prix de la meilleure œuvre canadienne), la poésie de Mains d’œuvre – Une vie en poésie de Jean-Philippe Dupuis et Vincent Lambert, l’audace de Ulaan Monster d’Adrian Villagomez, et, enfin, la force de Tina : art, amour et révolution de Daniela Mujica. » – FIFA, 44e édition

Le film de Martin Bureau Plus rien n’est égal par ailleurs avec la participation d’Alain Deneault sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke à la Maison du cinéma ainsi que le 28 avril 2026 à 19 h 45 à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF dans le cadre des Rendez-vous Québec cinéma (RVQC).

Entrevue avec le peintre et cinéaste Martin Bureau

Entrevue avec le peintre et cinéaste Martin Bureau par Nathaniel Bronner à l’émission Dans les airs sur les ondes de CHOQ.ca concernant son film Plus rien n’est égal par ailleurs dans lequel figure Alain Deneault et qui est présenté dans le cadre du Festival International du Film sur l’Art jusqu’au 29 mars 2026. La mention du travail de collaboration avec Alain Deneault en tant que créateur débute à 22 min 28 sec. Durée de l’entretien : 60 min – 19 mars 2026

« J’ai dit à Alain je t’interpelle en tant que créateur non pas en tant que spécialiste ; toi ton médium c’est la pensée, les mots et moi mon médium c’est l’image cinématographique, faisons se rencontrer ces médiums-là. » – Martin Bureau

« […] Je voulais que le film ne finisse pas comme un crash, je voulais qu’il y ait une forme d’élan et c’est Alain qui nous le donne, à savoir qu’il fait un appel à prendre soin de son territoire et de sa communauté […] » – Martin Bureau

Plus rien n’est égal par ailleurs sera présenté le 19 avril 2026 dans le cadre du Festival Cinéma du Monde de Sherbrooke à la Maison du cinéma.

Extraits de la discussion avec Martin Bureau et Alain Deneault après la projection du film «Plus rien n’est égal par ailleurs».

Voici des extraits de la discussion avec le réalisateur Martin Bureau et le philosophe Alain Deneault après la projection du film Plus rien n’est égal par ailleurs présenté le 18 mars 2026 à l’Office national du film du Canada à Montréal dans le cadre du 44e Festival International du Film sur l’Art.

« Présenté en première mondiale, Plus rien n’est égal par ailleurs est une expérience visuelle et sonore aux confins de la vidéo d’art, du documentaire et du vidéoclip. À travers un travail de montage mêlant images de grande précision et interventions mises en scène du philosophe Alain Deneault, ce film-essai est un appel à la prise de conscience de la nécessité de la solidarité communautaire et territoriale, face à l’individualisme et à l’exultation consumériste. » – Festival International du Film sur l’Art

Photo : Office national du film du Canada (ONF) – Une image tirée du documentaire «Plus rien n’est égal par ailleurs»

Interventions d’Alain Deneault et Martin Bureau au début de la discussion après la projection du film Plus rien n’est égal par ailleurs – Durée: 4 min 44 sec
Intervention du réalisateur Martin Bureau lors de la discussion après la projection du film Plus rien n’est égal par ailleurs – Durée: 1 min 54 sec

Intervention d’Alain Deneault lors de la discussion après la projection du film Plus rien n’est égal par ailleurs – Durée:  5 min  50 sec

«Plus rien n’est égal par ailleurs»: avant le «crash»…

Photo © Office national du film du Canada (ONF). Une image tirée du documentaire «Plus rien n’est égal par ailleurs», de Martin Bureau, dont la première est présentée dans le cadre du FIFA, le 18 mars.

Le Devoir

Par Stéphane Baillargeon
18 mars 2026

Le nouveau documentaire du peintre et cinéaste Martin Bureau, Plus rien n’est égal par ailleurs, s’ouvre sur un plan fixe montrant une route de campagne québécoise, témoin de plus d’un aménagement minable du territoire. L’asphalte ondule, les poteaux électriques penchent dangereusement, les lampadaires ne semblent pas alignés. Deux colonnes de motos surgissent en haut de la colline. Les motards vont se faire asperger d’eau bénite. Après, ils feront patiner leurs pneus pendant que défileront des images de démolition d’une église.

On verra ensuite un cimetière d’autos, des sites de traitement des déchets, des cargos de conteneurs, un rave, une soirée de lutte, un derby de démolition, des feux d’artifice, un casino, des incendies, des glaces en mouvement. Entre plusieurs images très fortes, accompagnées d’une musique nerveuse, l’essayiste Alain Deneault intervient quelques fois pour critiquer la marche du monde capitaliste et extractiviste, qui va vers sa perte puisque notre besoin de consolation matérielle semble impossible à assouvir.

Ainsi va le film Plus rien n’est égal par ailleurs. L’œuvre radicale est présentée en première mondiale et en compétition le 18 mars au Festival international du film sur l’art (FIFA).

« Ce nouveau film est une continuité de pratiquement 30 ans de pratique en peinture d’installation », explique en entrevue le peintre et réalisateur Martin Bureau. Son documentaire précédent, intitulé Les murs du désordre, portait sur les barrières étatiques érigées entre Israël et la Palestine ou les États-Unis et le Mexique. Il a nécessité six ans de travail, jusqu’en 2019. Le nouveau projet est mis en chantier l’année suivante, en pleine pandémie.

« Je voulais travailler de manière plus métaphorique, en m’ancrant moins dans le réel, en ouvrant les vannes comme dans ma pratique en peinture. Je voulais dresser une sorte d’état du monde avec une fable visuelle très ouverte, en mêlant beaucoup de sujets. Filmer Les murs avait été très compliqué, et j’avais aussi envie de montrer des gens qui avaient envie de se faire filmer. J’avais envie d’exulter avec eux, de voir ce que ça allait donner pour créer une matière métaphorique. »

Le texte intitulé « Gaïa vit son moment #MeToo », publié dans le média français Libération par Alain Deneault une semaine après le début du grand confinement pandémique, a conforté l’artiste dans son choix. Le philosophe y disait que la lucidité et la gaieté sont « nos dispositions psychiques maîtresses pour l’avenir » et que l’« une sans l’autre est mortifère ».

L’infiniment moyen

L’essayiste est assis dans un fauteuil rouge, mais il parle seul. Le penseur avait consulté une maquette presque terminée du film et devait la commenter. « Nous l’avons filmé pendant deux ou trois heures en tournant autour de lui, raconte encore Martin Bureau. Il a livré un monologue intérieur construit à partir d’une réaction créative au film. C’était comme un jam de philo. »

Photo © Office national du film du Canada (ONF). L’essayiste Alain Deneault dans le documentaire «Plus rien n’est égal par ailleurs»

Alain Deneault reprend l’idée de la participation jazzée. Il ajoute une référence à Jean-Luc Godard, pour qui la caméra montre l’« infiniment moyen », alors que le microscope regarde l’infiniment petit et que le télescope regarde les espaces infinis.

« La caméra nous fait voir ce que nous ne voyons pas dans la distraction du quotidien, dit M. Deneault, joint au Nouveau-Brunswick. Martin nous montre des choses que nous sommes obligés de voir grâce à son appareillage et à sa technique. Dans ce contexte, j’étais heureux d’être dans une position d’accompagnement, et non dans une position de surplomb où l’image illustrerait simplement un texte.»

Beaucoup d’images vues du ciel (merci aux drones !) rappellent le travail du photographe et vidéaste Edward Burtynsky. Celles à l’horizontale peuvent évoquer Koyaanisqatsi (1982), qui montrait « la beauté de la bête » technoproductiviste sur fond de musique minimaliste.

Tout ça pour quoi et pour qui maintenant, avec Plus rien n’est égal par ailleurs ? Le film est pour ainsi dire nécessairement engagé dans l’exposition et l’illustration des conséquences de notre mode de vie qui consume le monde en le consommant.

« Nous vivons une période inouïe, au sens fort du terme, dit Alain Deneault, qui a beaucoup écrit sur le capitalisme extractiviste. Ce que nous vivons est un dérèglement structurel du vivant lui-même : du climat, des écosystèmes, des conditions qui rendaient possible la vie telle que nous la connaissions. Ce qui était autrefois stable devient lui-même événement. Les cours d’eau changent, des territoires deviennent inondés ou asséchés, l’eau potable disparaît parfois en une génération. C’est inédit dans l’histoire humaine. »

Le cinéaste confie se méfier un peu de l’étiquette d’art engagé, qui « donne un air sérieux, au-dessus de la mêlée ». Il souhaite que « des gens qui possèdent trop de choses » puissent voir son film pour peut-être réfléchir à la spirale destructrice dans laquelle nous sommes tous enfermés.

« J’essaie de confronter la lucidité avec une forme d’exultation nihiliste, dit le cinéaste quand on lui demande de résumer son propos. On est tous conscients de la situation du monde : l’information est partout. Mais on continue malgré tout. Je respecte les sujets filmés individuellement. La critique s’adresse au système dans son ensemble, avec une charge visuelle et sonore brute. Comme en arts visuels, je veux transmettre un effet, une émotion. »


Plus rien n’est égal par ailleurs

Documentaire de Martin Bureau.

Présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art
à la salle Alanis-Obomsawin, à l’Office national du film du Canada,
le 18 mars à 19 h 30

et au Musée national des beaux-arts du Québec le 21 mars à 15 h 10.

Disponible sur arts.film du 20 au 29 mars.

Les projections seront suivies d’une discussion
avec Martin Bureau et Alain Deneault.

Pétrole contre nourriture : scandale à l’ONU

L’ouvrage De quoi Total est-elle la somme ? d’Alain Deneault est mentionné parmi les sources du récit documentaire de Gaspard Wallut Pétrole contre nourriture : scandale à l’ONU sur France Inter à l’émission Affaires sensibles animée par Fabrice Drouelle – Durée : 48 minutes – 9 juin 2025

« Aujourd’hui dans Affaires Sensibles… les dérives du programme onusien pétrole contre nourriture

Lorsqu’en janvier 2004 un journal irakien publie une liste de plus de 260 personnalités suspectées d’avoir bénéficié des largesses du dictateur déchu Saddam Hussein, personne n’imagine encore l’ampleur de l’affaire qui s’apprête à éclater. Pourtant cette publication va entraîner l**’Organisation des Nations Unies** dans le plus grand scandale de corruption de son histoire. Un scandale survenu dans le cadre d’un ambitieux et inédit programme humanitaire.

Pétrole contre nourriture, c’est le nom du programme, deviendra aussi le nom de l’immense affaire de corruption qui en découle. Une affaire qui plonge l**’ONU** dans l’embarras mais qui éclabousse aussi de nombreux pays, dont la France, qui compte pas moins de 11 noms sur la liste publiée par le journal irakien, dont des personnalités de premier plan. » – Affaires sensibles, France Inter

Déchargement des sacs de produits alimentaires reçus dans le cadre du programme « pétrole contre nourriture » des Nations Unies dans le port d’Umm Qasr, à quelque 620 km au sud de Bagdad, le 3 juin 2001 ©AFP – KARIM SAHIB

L’Emprise Total. Le pouvoir silencieux du géant du pétrole. Une série documentaire de quatre épisodes par Greenpeace France, 2021.
Un documentaire choc inspiré par livre De quoi Total est-elle la somme? d’Alain Deneault et réalisé par Jean-Robert Viallet et Catherine Le Gall Produit par ARTE France et Morgane Productions – 2022

Projection du documentaire Derrière les fronts. Résistances et résiliences en Palestine d’Alexandra Dols

« Dans le cadre du cours d’éthique animé par le professeur Alain Deneault, le documentaire « Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine » (2017), réalisé par Alexandra Dols, sera présenté le 29 janvier à l’amphithéâtre Gisèle-McGraw. La projection aura lieu de 11 h à 13 h, bien que les étudiantes et étudiants du cours soient attendus dès 10 h. Bien qu’il s’agisse d’une activité pédagogique, les communautés universitaire et collégiale, ainsi que le grand public, sont chaleureusement invités à y assister dès 11 h. » – Université de Moncton, Campus de Shippagan


Projection du documentaire dans le cadre du cours d'éthique
animé par Alain Deneault
Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine
Un film d'Alexandra Dols, 2017
29 janvier 2025 de 11 h à 13 h
Amphithéâtre Gisèle-McGraw
Entrée gratuite - Ouvert au public

Bande-annonce du film Derrière les fronts. Résistances et résiliences en Palestine d’Alexandra Dols – 2017

Résumé du film

Derrière les fronts, résistances et résilience en Palestine.

Un documentaire road-movie dans nos esprits et sur les routes de Palestine, en compagnie de la psychiatre psychothérapeute et écrivaine palestinienne la Dr. Samah Jabr. 

Dans le sillage du Dr. Frantz Fanon, psychiatre anticolonialiste, elle témoigne des stratégies et conséquences psychologiques de l’occupation et des outils des palestinien-nes pour y faire face. Dans ce film aux multiples voix, des interviews et des chroniques narrées dansent aux corps-à-corps et font apparaitre l’invisible des rues et paysages palestiniens. De cette Palestine fragmentée, des femmes et des hommes aux identités plurielles partagent leurs résistances et résiliences.

Parce que la colonisation au quotidien n’est pas seulement celle des terres, du ciel des logements et de l’eau, elle ne cherche pas simplement à s’imposer par les armes, mais travaille aussi les esprits, derrière les fronts ! 

« Dr Samah Jabr est une femme sage et réfléchie. Elle pense les effets subtils et dévastateurs de plusieurs années d’occupation brutale sur le peuple palestinien. Le film d’Alexandra Dols partage ses visions avec nous, d’une manière généreuse, humaine et profondément dérangeante. 

« Please see this film.» Ken LOACH, réalisateur.

La pompe Afrique, un film de Nicolas Lambert avec la participation d’Alain Deneault

La pompe Afrique est le premier volet d’un film triptyque (L’A-Démocratie) de Nicolas Lambert avec la participation d’Alain Deneault.

L’A-Démocratie est une série de trois films long-métrages entièrement composés de documents rejoués sur une scène de théâtre par l’auteur, qui se propose d’explorer les plus emblématiques non-dits de «l’a-démocratie» française : le pétrole (volet bleu), le nucléaire (volet blanc) et l’armement (volet rouge).

Cette écriture inédite se nourrit d’une part de sources diverses, de reportages, de comptes rendus, d’interviews et autres documents d’archives, et, d’autre part, d’un récit incarné par l’auteur qui tisse son fil à travers ces éléments divers. Tous les événements cités par Nicolas Lambert sont réels et font l’objet de documents historiques.

Source : Un pas de côté

Image du film La pompe Afrique © Un pas de côté

Le volet bleu (La pompe Afrique): est composé des travers de «l’affaire Elf» et de son procès qui dévoilent ce qu’on a appelé la Françafrique.

Le volet blanc : mettra en perspective les décisions qui ont abouti à faire de la France une puissance dépendant du nucléaire sans associer l’appareil politique aux choix et réflexions sur le sujet.

Le volet rouge: l’intrigue se concentrera sur l’opacité des ventes
d’armes françaises et leurs conséquences.

Bande-annonce des trois spectacles formant L’A-Démocratie de Nicolas Lambert
Résumé du film La pompe Afrique

Des hommes passent aux aveux, révélant comment circulent les valises de billets entre de grandes sociétés françaises et des hommes ou des partis politiques, comment se servent de grands serviteurs de l’État et comment d’anciennes colonies sont restées dans le giron français.

Huit ans d’instruction, quatre mois d’audience au Palais de Justice de Paris et trente-sept prévenus. À l’arrivée, une dizaine de personnages qui nous permettent d’entrevoir l’envers du décor républicain, de de Gaulle à nos jours.

À l’origine, une pièce de théâtre extrêmement documentée sur l’affaire Elf, écrite à partir des vraies paroles des principaux protagonistes de ce scandale politico-financier qui a éclaté au milieu des années 1990 et auquel sont mêlés dirigeants du géant pétrolier, politiciens de premier rang et hommes d’affaires véreux.

Tragédie, comédie… Les deux, mon Général !

« Nicolas Lambert s’est emparé de l’affaire Elf, mélange de
Françafrique, d’arrogance et de valises à billets ; il a assisté aux
séances du procès, il en a longuement mâché et digéré les échanges,
pour finalement laisser parler les protagonistes de tout cet
inavouable. Le résultat est jubilatoire. Le double langage se désagrège
sous nos yeux. Et cette décomposition nous décoince les neurones,
nous rend la liberté de comprendre et l’envie d’agir.
»
François-Xavier Verschave, auteur de La Françafrique (Stock)

Réalisation :  Nicola Lambert
Avec la participation d'Alain Deneault
Production : Compagnie Un pas de côté, 2024
Image : Jacques Bouquin
Son : Lucas Rabefihava
Montage : Claire Billard
Musique : Éric Chaland
Durée : 90 minutes

Image au Canada : Jérôme Luc Paulin
Son au Canada : Dennis Morton

La construction de la violence, de l’injustice par les minières au Mexique

Le Mouton noir

Par Michel Lagacé
Décembre 2024

« […] L’architecture d’un système politique et financier et les abus, le pillage, la corruption et la criminalité commis par les multinationales minières canadiennes en Afrique ont déjà été décrites dans le livre Noir Canada (Écosociété, 2008) du docteur en philosophie Alain Deneault. Ces minières ont d’ailleurs cherché à museler l’auteur, à stopper la publication et à poursuivre l’éditeur québécois Écosociété. Longue saga judiciaire pour cet éditeur et cette publication qui met en lumière cette violence faite aux populations locales de l’Afrique où elles se sont implantées. C’est déjà, à ce moment-là, la fin de l’image répandu du discours officiel d’un Canada bon, pacifique et généreux. […] »

Bande-annonce du film de Julien Fréchette, produit par MC2 en coproduction avec l’ONF, 2012
Remerciement d’Alain Deneault pour le Prix Richard-Arès reçu en 2008 pour l’essai Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en Afrique publié aux Éditions Écosociété. La capsule vidéo a été publié par L’Action nationale le 13 novembre 2024

Retour sur la tournée du film La (très) grande évasion en présence d’Alain Deneault

Remerciements de Funambules Médias sur sa page Facebook :

« Un immense merci pour l’accueil incroyable que vous avez réservé à la tournée de La (très) grande évasion. Plusieurs projections à guichets fermés et des échanges passionnants avec Alain Deneault, qui a brillamment accompagné ce film à travers le Québec.

Un grand merci à nos partenaires de diffusion : Studio du Quai des arts, Coopérative PARALOEIL, le Musée de la civilisation, Cinéma Beaubien, La Cinémathèque québécoise, Cinéma 9 Gatineau, La Maison du cinéma, le Cinéma du Centre de Caraquet, La Factrie, Café culturel .

Merci également à nos partenaires : Caisse d’économie solidaire Desjardins, Syndicat des Métallos, AREQ, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais « CCSNO », Éditions Écosociété, ATTAC-Québec.

Dernière projection : mercredi 27 novembre à 19 h La Factrie, Café culturel, Salaberry-de-Valleyfield. Contribution volontaire. » – Cinéma sous les étoiles, Funambules Médias

Quelques extraits des discussions après la projection du film en présence d’Alain Deneault :

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11

Tournée québécoise du documentaire La (très) grande évasion : un documentaire à (très) grand impact

Le Journal des Alternatives

Par Massi Belaid
3 octobre 2024
L’évasion fiscale : le produit d’une oligarchie économique internationale – Alain Deneault

« […] Pour Alain Deneault, qui échangeait lors des projections dans les différentes villes du Québec, ces phénomènes sont l’émanation d’une oligarchie économique internationale que l’on tolère.

[…] Le film vise à exposer l’ampleur du problème de l’évasion fiscale en présentant, de manière amusante et divertissante, les diverses magouilles et stratagèmes qui la rendent possible. Dans une ambiance légère et presque moqueuse des différentes parties impliquées, Yannick Kergoat explique et vulgarise des concepts qui peuvent sembler complexes, tout en soulignant l’importante croissance de ces pratiques. L’évasion fiscale y est décrite comme l’un des grands maux de notre système économique actuel.

[…] Il n’existe pas d’évasion fiscale légale ou illégale. Le film aborde cette question de manière directe, avec des exemples accablants comme celui-ci. La frontière entre le légal et l’illégal n’est qu’un flou soigneusement entretenu par le secret des dirigeants. Il ne s’agit pas de savoir si c’est légal ou non, mais plutôt de se demander si cela est légitime.

[…] En soit, le documentaire remet finalement en question la légitimité du système gouvernemental et pose une perspective critique. Il conclut que l’évasion fiscale n’est qu’une partie d’un réseau plus vaste de répartition inégale des richesses, un symptôme de l’appauvrissement croissant de la majorité au profit d’une minorité avide de richesse. Le documentaire amène à une prise de conscience nécessaire: pour parvenir à la justice fiscale, il ne s’agit pas simplement de contrôler un phénomène qui nous échappe, mais bien de changer tout un système qui le favorise.

Il est important de le voir. D’autres représentations sont également prévues en début octobre à la Cinémathèque québécoise (jusqu’au 9 octobre 2024) […] »

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion un documentaire de Yannick Kergoat – Unique FM 94,5

L’animateur Jean-Paul Moreau de l’émission Culture géniale sur les ondes de Unique FM 94,5 s’est entretenu avec Alain Deneault sur les avenants et les aboutissements de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux en lien avec la tournée du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Funambules médias et ses partenaires – Durée : 18 min 53 sec – 6 octobre 2024

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Voici le film Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais d’Alexandre Gingras avec la narration d’Alain Deneault, qui est aussi l’idéateur du projet, mentionné dans l’entretien :

Un film d’Alexandre Gingras – Narration et idéateur : Alain Deneault

Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais, un remix vidéo politique sur les références aux paradis fiscaux dans les arts.

Durée: 27 min 48 sec

Le documentaire La (très) grande évasion, avec Alain Deneault

Laurie Dufresne s’entretient avec Alain Deneault à l’émission Vivement le retour sur ICI Première I Radio-Canada (Estrie) autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté à la Maison du cinéma de Sherbrooke dans le cadre de la tournée du film au Québec. Durée : 12 minutes – 30 septembre 2024

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« Bonne nouvelle, la Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Le film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Alain Deneault lors de la tournée au Québec.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Manifestation pour le climat et projection de « La (très) grande évasion » avec Alain Deneault à Sherbrooke

Photo © Site web de CJAN 99.3

« Justice climatique Estrie invite la population à participer aux activités entourant la manifestation pour la justice climatique du 27 septembre à Sherbrooke.

[…] Le lundi 30 septembre, à compter de 18 h 30 sont prévues la soirée documentaire La (très) grande évasion et une discussion avec le philosophe Alain Deneault à la Maison du cinéma de Sherbrooke. » – CJAN 99.3

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Cinéma Beaubien

« Retour sur la projection d’hier soir au Cinéma Beaubien, que l’on remercie chaleureusement ! On a eu droit à un public captivé dans une salle comble et un Alain Deneault en pleine forme. Merci à nos collègues Stéphanie Bourbeau à l’animation, André Vanasse pour son soutien et à Alain Deneault ! » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Article dont fait mention Alain Deneault dans l’extrait de la discussion (voir plus haut).

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Musée de la civilisation

« Retour en images sur la projection du mardi 24 septembre au Musée de la civilisation. Merci de l’accueil chaleureux et professionnel du Musée de la civilisation de Québec, à Alain Deneault, à Maxime Lachance à l’animation et au public d’avoir été présent en si grand nombre. » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Tournée du documentaire « La (très) grande évasion »

« Le film de Yannick Kergoat porte sur les mécanismes des paradis fiscaux, et la façade des politiciens devant l’évasion fiscale. La projection du documentaire a lieu le samedi 28 septembre, à 19h, au Cinéma 9 de Gatineau. Elle sera suivie d’un échange avec le public et avec le philosophe gatinois Alain Deneault. Michel Picard l’a invité au micro du 94,5 Unique FM. » – Place 94,5 FM

« […] C’est un film qui nous met en colère, nous informe et nous fait rire aussi […] c’est un film qui rappelle, par le détail, par des exemples, par des illustrations, comment nous nous faisons voler collectivement par des multinationales qui ont a leur disposition, des échappatoires, des trucs, des stratégies pour éviter de payer leurs impôts […] avec, très souvent, le soutien des états, c’est ce qui est de plus scandaleux dans l’affaire […] » – Alain Deneault

Durée : 9 min 10 sec

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion: «Vous allez êtres scandalisés!»

« Des projections du documentaires La (très) grande évasion de Yannick Kergoat sont organisés aux quatre coins du Québec jusqu’au 10 octobre. Le philosophe Alain Deneault sera de la partie afin de créer des discussions avec le public à la suite du visionnement de l’œuvre. Entrevue avec Alain Deneault, philosophe québécois.» – QUB Radio

Durée : 13 min 51 sec

Une présentation de  Funambules médias et ses partenaires : AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Alain Deneault et le film La (très) grande évasion à Paraloeil

Photo © Radio-Canada

Entretien avec Alain Deneault à l’émission Même Fréquence, animée par Maude Rivard sur ICI Première I Radio-Canada, autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté au Cinéma Paraloeil à Rimouski le 23 septembre 2024 dans le cadre de la tournée du film au Québec. Cette projection a été organisée par le Paraloeil, la Librairie L’Alphabet et Funambules Médias – Durée : 19 min 24 secondes

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

La (très) grande évasion – Déjà complet à Montréal – Réservez vos billets !

« Merci à vous pour votre enthousiasme pour cette tournée ! Les deux projections à Montréal affichent complet. Réservez vos billets pour les autres villes, ça se remplit assez rapidement. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

*Il est à noter qu’il reste des places – sans la présence d’Alain Deneault – à la Cinémathèque québécoise du 28 septembre au 3 octobre 2024 !

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

24 septembre à 19h — Musée de la civilisation — Québec
26 septembre à 19h — Cinéma Beaubien — Montréal *COMPLET
27 septembre — Cinémathèque québécoise — Montréal *COMPLET
28 septembre — Cinéma 9 — Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinéma — Sherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet — Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturel — Salaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault) — Cinémathèque québécoise, Montréal

« Hier débutait la tournée d’Alain Deneault sur l’évasion fiscale à Carleton-sur-Mer. « Il y avait un public de qualité, à l’écoute et intéressé », selon les organisateurs. Nous les remercions d’ailleurs : Pascal Alain à l’animation, Jean-François Côté l’instigateur de la projection et l’homme derrière la caméra et enfin, Michel Cadieux à la technique. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion, ou l’histoire des causes du déclin de nos services publics

Photo © Gilles Gagné – Le Soleil

Le Soleil

Par Gilles Gagné
(Collaboration spéciale)
22 septembre 2024

« […] Largement québécoise, cette tournée canadienne a débuté à Carleton-sur-Mer, un lieu de diffusion lié au fait qu’Alain Deneault, qui accompagne cette tournée, vit relativement proche de la Gaspésie, puisqu’il est établi dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Spécialiste réputé des questions d’évasion fiscale, M. Deneault est interviewé dans le documentaire de Yannick Kergoat. Il vante l’approche originale de ce film.

«Il y a eu beaucoup de documentaires sur l’évasion fiscale au fil des ans. Celui-là a la particularité de faire l’histoire de la pseudo-lutte des états contre l’évasion fiscale», affirme le philosophe.

[…] Alain Deneault souligne que le système fiscal actuel, largement influencé par les besoins des firmes multinationales, «crée une distorsion de concurrence», parce que «les PME paient une plus grande part d’impôt que les géants».

Au sujet de la légalité du régime fiscal, le philosophe pourfend la perception selon laquelle «la loi, c’est la volonté des dieux, (parce) qu’elle est transcendante. Mais elle est votée, cette loi».

Dans le même ordre d’idées, Yannick Kergoat fait valoir dans le film que «rien ne changera tant que les élus dépendront des riches».

Échanges avec le public

Après le visionnement, Alain Deneault a longuement échangé avec le public gaspésien. À Catherine Cyr-Wright, qui lui a demandé «comment on change cette culture», le philosophe a pris quelques minutes pour souligner qu’un point régulièrement escamoté par le citoyen financièrement privilégié trouvant légitime de ne pas payer d’impôt, «c’est qu’il doit aux infrastructures publiques ses possibilités d’enrichissement».

Mettant Elon Musk, les Desmarais, la famille Irving et Jeff Bezos, d’Amazon, dans le même sac, M. Deneault a insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur l’achat local.

«Si vous achetez un livre à votre libraire local, l’argent reste ici. Si vous l’achetez sur Amazon, votre argent part aux Bermudes. On a au moins une marge de manœuvre», résume-t-il.

À Danielle Cyr, qui trouve que Yannick Kergoat n’a pas parlé du rôle des actionnaires de sociétés multinationales dans tout l‘enjeu fiscal, et qui se demande «à partir de quel âge» cette éducation doit-elle être amorcée, Alain Deneault a aussi répondu en fonction d’un préambule assez touffu.

«J’ai donné des cours en Haïti à des illettrés en 2009, et ils comprenaient tout parce qu’ils vivent les injustices (découlant de l’évasion fiscale) dans leur chair. Quelques jours plus tard, à Montréal, avec des gens aux études supérieures, j’ai eu toutes les difficultés à leur faire comprendre les mêmes réalités. Est-ce que ça passe par des cours ? Je ne suis pas certain», dit-il.

Alain Deneault croit que l’effondrement du système capitaliste, en dépit de la formidable accumulation de richesse de ses défenseurs, est déjà amorcé et que le salut se trouve dans «une perspective bio-régionale. Il faut se préparer à « l’après», organiser la vie sur une échelle régionale ».

Son prochain livre, Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, paraîtra le 3 octobre, répondra entre autres à la question «Que faire ?» dans le contexte actuel.

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Essais d’Alain Deneault

Alain Deneault à travers le Québec pour relayer les thèses d’un documentaire sur l’évasion fiscale

Photo @ Faustine Lefranc

Le Droit / La Voix de l’Est / Le Quotidien / Le Nouvelliste

Par Yves Bergeras
22 septembre 2024

L’auteur et philosophe Alain Deneault entame, à partir du 22 septembre, une tournée à travers le Québec afin de soutenir la diffusion du documentaire La (très) grande évasion, qui invite à une réflexion collective sur la justice fiscale et les inégalités économiques.

[…] Alain Deneault sera présent à chaque projection, à l’issue desquelles il prendra la parole pour creuser les thèmes qui traversent le film, débattre (en compagnie d’un modérateur qui sera désigné pour chaque région visitée) et répondre aux questions du public.

M. Deneault a consacré plusieurs essais à l’évasion fiscale et à ce qu’il perçoit comme l’actuelle «dérive de l’ultralibéralisme sauvage» mondiale.

Il a notamment fait paraître les ouvrages Offshore: paradis fiscaux et souveraineté criminelle (2010), Paradis fiscaux : la filière canadienne (2014) et De quoi Total est-elle la somme? Multinationales et perversion du droit (2017).

Le phénomène, dont il dénonce l’iniquité depuis longtemps, est à ses yeux largement responsable du «déficit démocratique» des systèmes de gouvernance.

Bien que conformes à la légalité, les méthodes d’optimisation fiscales cachent en réalité «un système de tricherie», vitupère Alain Deneault, face à la caméra.

Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

[…] Son réalisateur, le Français Yannick Kergoat, a fait un travail d’enquête archivistique des plus sérieux, alors qu’il soulève, images à l’appui, les contradictions manifestes qu’il observe dans les discours des politiciens – d’Europe, principalement – aux manettes des grandes décisions économiques.

Le documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté au Québec par Alain Deneault

Il adopte un ton qui se veut tour à tour didactique ou pamphlétaire, sans toutefois s’interdire une bonne dose de sarcasme, notamment vis-à-vis des promesses servies au fil des ans par des politiciens qui réagissaient, scandalisés, aux vagues d’indignation populaire causées par la fuite des Panama Papers (listant les noms de 40 000 sociétés offshores administrées par le cabinet Mossack Fonseca) ou celle des Luxembourg Leaks (des accords secrets signés pour permettre à 300 multinationales d’échapper à l’impôt), mais aussi vis-à-vis du sort réservé aux lanceurs d’alerte.

[…] La tournée de projections en présence d’Alain Deneault est organisée par Funambules Médias, organisme voué à la diffusion de documentaires sociaux et politiques. »

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais d’Alain Deneault

Il est possible de comprendre l’évasion fiscale, et même dans le plaisir

Le Devoir

Par Éric Desrosiers
21 septembre 2024

[…] Après un documentaire sur la collusion entre les médias et le pouvoir politique (Les nouveaux chiens de garde), le réalisateur (Yannick Kergoat), scénariste et monteur avait envie de faire un film sur les travers de la finance. Avec ses amis, le producteur Bertrand Faivre et le journaliste Denis Robert, il a choisi de s’attaquer à la question de l’évasion fiscale.

[…] Le fruit de quatre ans de travail, La (très) grande évasion a finalement pris l’affiche en France à la fin de 2022. Un peu à la manière d’autres films produits ces dernières années sur des sujets économiques et financiers, le documentaire d’un peu moins de deux heures marie le travail de vulgarisation, les prises de position et, étonnamment, l’humour et le divertissement.

Les Québécois pourront en juger par eux-mêmes. Le film sera de passage prochainement dans un peu plus d’une demi-douzaine de villes, dont Carleton-sur-Mer (22 septembre), Rimouski (23 septembre), Québec (24 septembre), Montréal au Cinéma Beaubien ( 26 septembre) et Cinémathèque (du 26 septembre au 3 octobre), Gatineau (28 septembre), Sherbrooke (30 septembre), Caraquet (10 octobre) et Salaberry-de-Valleyfield (27 novembre). Fidèles à une tradition chère au coeur de son réalisateur, les projections seront suivies d’une discussion, cette fois-ci avec l’essayiste et philosophe québécois Alain Deneault.


** […] Après bien des tractations et des atermoiements, plus d’une centaine de pays y ont convenu, entre autres, d’un nouveau mécanisme d’échanges automatiques d’information sur leurs ressortissants qui ouvrent des comptes bancaires à l’étranger. Plus de 145 pays et juridictions sont également à mettre en place de nouvelles règles forçant les plus grandes entreprises à rapporter où se trouvent réellement leurs activités, leurs employés et leurs ventes, afin de s’assurer qu’elles payent au moins un impôt minimum de 15 % sur leurs profits.

Le documentaire n’accorde pas beaucoup de crédit à cette démarche ni de temps à l’expliquer et à la vulgariser. Tout cela n’est qu’une « machine à nous faire perdre du temps » inventée par des « pompiers pyromanes » qui n’ont aucune véritable intention de changer l’ordre des choses, y assène Alain Deneault.

Ce n’est toutefois pas l’avis de tout le monde. À commencer par Gabriel Zucman, lui-même qui qualifiait déjà, en 2021, les nouvelles règles visant les multinationales « d’historiques, d’insuffisantes et de prometteuses ». Il disait alors que le taux d’imposition minimum de 15 % était « beaucoup trop bas, [mais] que rien n’empêchera la suite de passer rapidement à 25 % ». **

** [ Il est à noter – contrairement à ce qui est mentionné dans les trois derniers paragraphes de cet article – qu’Alain Deneault n’a pas dénoncé mais plutôt salué l’initiative internationale d’une taxe de 15% sur les bénéfices des multinationales, et ce, dans les pages du Monde diplomatique de juillet 2021, soit un an après l’entretien qu’il a accordé à monsieur Kergoat. ] **

Et les multinationales paieront (un peu) par Alain Deneault
Le Monde diplomatique – Juillet 2021

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault

Les productions Funambules médias et ses partenaires présentent – à compter du 22 septembre prochain – la tournée au Québec du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat en présence du philosophe Alain Deneault.

Les partenaires de Funambules Médias sont: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« Chaque projection sera suivie d’une discussion avec Alain Deneault, philosophe et auteur d’essais critiques, qui apportera un éclairage unique sur les enjeux abordés dans le film, favorisant ainsi une réflexion collective sur la justice fiscale et la responsabilité sociale. » – Source: Funambules médias


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

22 septembre à 13h — Studio du Quai des arts — Carleton-sur-Mer
23 septembre à 19h30 — Coopérative Paradis (Paraloeil) — Rimouski
24 septembre à 19h — Musée de la civilisation — Québec
26 septembre à 19h — Cinéma Beaubien — Montréal *COMPLET
27 septembre — Cinémathèque québécoise — Montréal *COMPLET
28 septembre — Cinéma 9 — Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinéma — Sherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet — Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturel — Salaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault)— Cinémathèque québécoise, Montréal

« La (très) grande évasion a choisi avec intelligence d’expliquer de manière ludique, non dépourvu d’ironie, les mécanismes (plus complexes en apparence qu’en réalité) d’un système imbattable fondé sur le leurre systématique et sur la réussite permanente de l’évasion fiscale. […] » – ON-mag

Résumé du film
Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.
Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Malartic : Une histoire de mine. Perspective du conservateur

Image tirée du site de l’ONF

« Une dizaine d’années après avoir réalisé un premier long métrage documentaire sur la venue d’un projet minier à Malartic (La règle d’or, 2011), le cinéaste Nicolas Paquet revient dans cette petite ville d’Abitibi, qui a vu un de ses quartiers être rayé de la carte pour faire place à l’excavation d’une immense mine d’or à ciel ouvert, pour y tourner un deuxième film, Malartic (2024).

[…] Cette lutte inégale contre les minières, ce rapport de force tordu, cette « faillite du droit », pour reprendre les mots de l’avocate citée précédemment, sont parfaitement illustrés dans l’excellent et percutant documentaire de Julien Fréchette Le prix des mots (2012). Il raconte la bataille judiciaire entre les compagnies Barrick Gold et Banro et le philosophe Alain Deneault, auteur du très critique livre Noir Canada, sur les agissements de ces entreprises en Afrique. Peu de temps après la sortie du livre, en 2008, les deux minières canadiennes entament des poursuites en diffamation totalisant plusieurs millions de dollars. Il s’en suit une escalade de procédures judiciaires, qui s’échelonne sur plusieurs années, et qui force la maison d’édition Écosociété, également visée par la poursuite, à retirer le livre de la circulation. Le film met en lumière l’impuissance des gens ordinaires face aux riches de ce monde, mais montre surtout les limites de la liberté d’expression dans un pays démocratique comme le Canada. […] » – Source: Office national du film du Canada

Malartic de Nicolas Paquet – ONF
Le prix des mots de Julien Fréchette. La saga judiciaire entourant le livre Noir Canada – ONF

Le catakit, la valise optimiste

Le Devoir

Par Josée Blanchette
17 mai 2024

« […] En attendant les catas, j’ai visionné un documentaire passionnant que je croyais consacré à l’état d’urgence. Prévoir l’imprévisible s’intéresse effectivement à la science des catastrophes naturelles avec des spécialistes (consultant en préparation d’urgence, néosurvivaliste, libertarienne, sociologue), mais pense plus large et s’attarde aussi au contexte. On consulte le philosophe Alain Deneault, le professeur à HEC Yves-Marie Abraham, le Dr John Gilmour, analyste en sécurité nationale, un chercheur scientifique environnemental, l’anthropologue Louis-Karl Picard-Sioui.

Deneault, plus lucide que parano, évoque le géant aux pieds d’argile : « Quand il ne suffira plus à prétendre nous nourrir, nous loger, nous soigner, nous éduquer, il faudra apprendre à s’organiser par nous-mêmes à de petites échelles. […] »


Adoré le documentaire Prévoir l’imprévisible d’Aurélien Offner, diffusé récemment à Doc Humanité (Radio-Canada). Et cette réflexion du philosophe Alain Deneault sur l’une des causes profondes de nos horizons bouchés : « Les valeurs, la société s’en donne ! Mais est-ce qu’elles sont adaptées, est-ce qu’elles sont adéquates, appropriées ? Si la valeur, c’est de participer par tous les moyens imaginables à l’enrichissement croissant d’une poignée d’actionnaires […], ce sont des valeurs hautement discutables ! […] »

Prévoir l’imprévisible un documentaire d’Aurélien Hoffner