Pourquoi les paradis fiscaux, « c’est légal »

Photo © Andrej Ivanov Getty Images via AFP

Le Devoir – Libre opinion

Par Alain Deneault
29 mars 2025

La rengaine est à nouveau ressassée : « Oui, mais c’est légal. » L’actuel premier ministre du Canada, chef du Parti libéral, Mark Carney, est factuellement un banquier qui a recouru aux largesses des paradis fiscaux dans la constitution de fonds d’investissement, lorsqu’il conduisait les destinées de la firme Brookfield Asset Management, dixit Radio-Canada.

Dans l’ordre du fonctionnement capitaliste contemporain, cette situation relève d’une norme. Des milliers de milliards de dollars circulent toujours hors de tout contrôle dans ces législations opaques et anomiques que sont les paradis fiscaux. Des banquiers comme Mark Carney ont élaboré ce système de façon à permettre à de grandes fortunes et aux actifs de multinationales de croître indépendamment des contraintes fiscales et réglementaires des pays à qui ces acteurs doivent en réalité leur enrichissement. S’attendre à ce que le banquier Mark Carney se réfrène devant le vaste réseau des paradis fiscaux reviendrait à exiger d’un tigre qu’il devienne végétarien. C’est dans la nature des choses.

Il est plus inquiétant de voir que ce sont ces figures-là qui souhaitent ensuite conduire les destinées des États, lesquels sont à peu près les seules instances capables de juguler le phénomène, de le contenir, voire de le résorber.

Le Parti libéral nous a toutefois longtemps habitués, en la matière, à la logique des pompiers pyromanes.

Paul Martin, dans les pas de qui Mark Carney dit marcher, a été ministre des Finances (1993-2002), puis premier ministre (2003-2006) en étant, lui-même, puis ses fils, actionnaires uniques de la Canada Steamship Lines, dont la flotte internationale battait pavillon de complaisance et était administrée depuis les paradis fiscaux.

De retour au pouvoir, les libéraux ont nommé William Morneau ministre des Finances, de 2015 à 2020, bien que ce dernier détînt encore des parts dans une structure qui porte son nom, laquelle avait des activités à la Barbade, au moins. Le responsable de la campagne de financement de 2015 n’était nul autre que Stephen Bronfman, très présent lui aussi offshore.

Il serait accessoirement intéressant d’étudier le dossier fiscal des firmes pour lesquelles Jean Chrétien a travaillé comme conseiller ou avocat, lorsque sa carrière politique était terminée ou entre parenthèses.

Les libéraux ont voté en 2016 contre une motion déposée par le député Gabriel Ste-Marie pour revoir le corridor d’amnistie fiscale permanente entre la Barbade et le Canada que constitue un accord controversé signé en 1980 par les conservateurs de Joe Clark.

Ils conviennent toujours du fait que l’État parle officiellement « au nom de » plusieurs paradis fiscaux caribéens dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Leur « lutte » contre les paradis fiscaux a toujours été pour eux de pure forme.

Précisons, s’il le faut absolument, qu’aucune mesure défendue par le Parti conservateur ne défavorise l’existence des paradis fiscaux et ce type de recours. Le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique ont, eux, toujours dénoncé ce régime de souveraineté quasi privé.

Tel est le portrait.

Alors, « c’est légal » ? Mark Carney « avait le droit » ? Soit ! Secouera-t-on enfin sa naïveté, feinte ou réelle, pour conclure que légalisés, oui, ces recours aux paradis fiscaux l’ont été par une caste de législateurs juges et parties, qui aménagent eux-mêmes le système du droit à leur avantage…

Bande-annonce du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat avec la participation d’Alain Deneault

Alain Deneault au palmarès 2024 du journal Entrée Libre dans la catégorie «L’artiste ou œuvre québécoise de l’année»

Alain Deneault figure au palmarès 2024 du journal Entrée Libre dans la catégorie «L’artiste ou œuvre québécoise de l’année», selon le choix du collaborateur Sylvain Vigier, pour la tournée au Québec du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat ainsi que pour son essai Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï publié chez Lux Éditeur.

« Le nouveau livre d’Alain Deneault Faire que ! ainsi que le film documentaire sur l’évasion fiscale dont il a assuré la promotion au Québec La (très) grande évasion. Ce film est plein de légèreté et d’humour sur un sujet qui pourtant nous plombe collectivement. » – Sylvain Vigier, Entrée Libre

Dernière projection au Québec du film «La (très) grande évasion » de Yannick Kergoat

Dernière chance de voir la projection au Québec du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat dans lequel participe Alain Deneault au Café culturel La Factrie à Salaberry-de-Valleyfield le mercredi 27 novembre 2024 à 19 h.


La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Café culturel La Factrie - 17 rue du Marché, Salaberry-de-Valleyfield
Mercredi 27 novembre 2024 à 19 h
Contribution volontaire
(sans la présence d’Alain Deneault)

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Extrait du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat avec Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

«Faire que!», Alain Deneault veut changer le climat

Photo © Faustine Lefranc

Le Devoir

Par Christian Desmeules
Coup d'essai
21 octobre 2024

« Fonte des glaciers, multiplication des ouragans et des crues dévastatrices, canicules et incendies de forêt à répétition : les perturbations climatiques sont en cours. Une fenêtre ouverte sur ce qui peut-être nous attend demain : famines, guerres civiles, migrations, épidémies.

Partout, le climat est devenu hostile, imprévisible, en ébullition. Du jamais vu, des phénomènes inédits de mémoire de femmes et d’hommes, de l’inouï en cascade. Les politiciens détournent le regard, les scientifiques s’arrachent les cheveux face à l’inaction collective. Et nombreux, aujourd’hui, sont les citoyens que l’écoanxiété étouffe.

Que faire ? Faire que ! répond à sa manière le philosophe et essayiste Alain Deneault dans Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï. Combattre la médiocratie, penser de manière collective, prendre la parole, essayer de faire quelque chose. Sortir de la sidération et transcender l’état de crise.

« Il s’agit tellement d’une question à la fois inévitable et grave que le mot “crise” est devenu faible, nous dit Alain Deneault en entrevue. On l’utilise pour toutes sortes de choses. Tout est en crise aujourd’hui. Mais le mot “crise” suppose qu’on puisse en sortir. » Or, nous dit l’essayiste, sans chercher à jouer les prophètes de malheur, il est peu probable que l’après nous réserve des lendemains qui chantent.

« À cela s’ajoute, poursuit-il, une perturbation grave par rapport à notre mode d’organisation, qui est le capitalisme, qu’on peut critiquer ou pas, mais il s’agit de voir qu’il est avantageux seulement pour une portion de l’humanité. » Une portion qui risque de se restreindre toujours davantage. Et une question qui concerne en particulier la classe moyenne occidentale, qui éprouve aujourd’hui face à elle une sorte d’angoisse. « C’est ce désarroi que j’ai voulu expliquer et que j’ai voulu penser. »

Convertir l’angoisse

Car nous sommes angoissés, plutôt qu’anxieux, souligne Alain Deneault, rappelant que l’angoisse est un affect sans objet. « L’une des conséquences de l’angoisse, lorsqu’on n’est pas psychanalyste dans l’âme, c’est de chercher des objets de substitution. Et le désarroi lié à l’enjeu écologique explique, je pense, l’appétence de l’Occident pour les idées d’extrême droite. Parce qu’elles offrent des boucs émissaires, des recettes, des mirages. Et ça peut être réconfortant un temps. »

Une recherche de « dérivatifs » qui n’épargne pas non plus les tenants de la gauche politique, observe l’auteur de Moeurs. De la gauche cannibale à la droite vandale (Lux, 2022), qui y constate « un surinvestissement d’objets sociologiques qui sont pertinents en eux-mêmes, mais qui, érigés en vérités et montés en épingle, deviennent délirants ». Ensemble, ces deux phénomènes lui semblent le symptôme d’un désarroi et d’un sentiment d’angoisse partagés collectivement.

À propos d’écologie, l’auteur de Noir Canada (Écosociété, 2008), de La médiocratie et de Bande de colons (Lux, 2015 et 2020) fait remarquer que nous sommes depuis quelques années en plein « règne de l’oxymore », citant le sociologue suisse Gilbert Rist, tous un peu engourdis par des expressions comme « développement durable » ou « capitalisme vert ».

Car, pour Alain Deneault, comme pour d’autres penseurs contemporains, le développement durable est un « problème travesti en solution ». Un leurre qui masque la réalité de l’urgence qui est aujourd’hui la nôtre.

Quand dire, c’est faire

« Il y a eu tout un premier temps, fait remarquer Alain Deneault, où j’ai travaillé sur des objets que je n’aimais pas : les paradis fiscaux, les multinationales, les régimes autocrates. Et ensuite, des concepts qui m’apparaissaient malheureux, comme la gouvernance, des phénomènes tristes, comme la médiocratie. »

« Face aux questions larmoyantes ou pathétiques que je recevais de façon récurrente, même si je voulais galvaniser, j’ai constaté que j’étais déprimant. À partir de là, j’ai décidé de travailler en fonction d’objets que je trouvais structurants, comme l’économie. Ça a été un chantier, que je poursuis à mon rythme. » La biorégion est un autre de ces chantiers, d’un point de vue moins théorique, qui animent l’essayiste. « L’idée maintenant est de travailler des objets qui nous tirent vers l’avant, qui nous sortent de la mouise. Qui sont roboratifs et structurants. »

Il y a 25 ans, se rappelle Alain Deneault, il était présent à Seattle lors des manifestations contre la conférence de l’Organisation mondiale du commerce. Ça a été en quelque sorte son baptême. Pour la lutte contre les paradis fiscaux, contre le libre-échange mondialisé, les banques et les paradis fiscaux. Contre la symbolique de l’enrichissement à tous crins. C’était nécessaire, estime-t-il, et ce l’a été pendant longtemps. « Mais là, la cour est pleine, on est saturés. Ce n’est pas une compagnie de plus, un exemple de plus, un scandale de plus qui vont faire bouger les choses. L’heure était venue de se demander : qu’est-ce qu’on fait ? »

Que faire ? Nombreux sont les penseurs qui se sont posé la question, hier et aujourd’hui, de Tchernychevski à Bruno Latour, en passant par Marx, Bernanos et, bien sûr, Lénine en 1902. Et se demander que faire, note l’essayiste, c’est déjà aussi penser ce qui vient.

Mais « la solution ne se présentera pas comme une offre dans la carte du restaurant électoral, mais elle s’imposera comme un souhait politique vital le jour où il deviendra impérieux de penser autrement la politique », soutient-il dans Faire que !, un essai qui a germé à la suite de la demande du documentariste français Yannick Kergoat (Les nouveaux chiens de garde, La (très) grande évasion), qui avait invité Alain Deneault à écrire son prochain film.

Pour la biorégion

À l’ère de l’inouï, estime Alain Deneault, l’angoisse et l’anxiété sont des signes de santé mentale, dans la mesure où on l’assume. Le problème serait de se laisser emporter, croit-il, par l’angoisse en se satisfaisant d’objets de substitution — qui peuvent être de type environnementaliste. Pailles en carton, voitures électriques, éoliennes.

« Pour ma part, la biorégion est le seul objet dans la pensée écologique qui m’a semblé sensé », explique-t-il. Un concept apparu durant les années 1960 dans les milieux de la contre-culture nord-américaine, avant d’être développé notamment par l’écoanarchiste Peter Berg et l’historien Kirkpatrick Sale.

Une biorégion correspond à un territoire dont les limites ne sont pas définies par des frontières politiques, mais par des limites géographiques qui prennent en compte autant les communautés humaines que les écosystèmes. Il s’agira donc de recomposer des structures de solidarité entre les gens, en relation harmonieuse avec le territoire. Créer du lien, réapprendre à s’entraider, repenser le travail, se nourrir d’art et de poésie, élargir ses horizons pour penser autrement.

« Si on arrive à traverser ce moment de l’angoisse en l’assumant, on peut en faire un moteur, indique Alain Deneault. Cette énergie qui tourne à vide, qui nous envahit et nous déstabilise, on peut la juguler dans un objet qui serait adéquat aux circonstances historiques. » Il y a 150 ans, constate l’essayiste, lorsqu’on posait la question « Que faire ? », on répondait en faisant une révolution. « Alors qu’aujourd’hui, c’est devenu une question rhétorique qui consiste à attendre une réponse rassurante, à savoir qu’on ne peut rien faire. »

Or, pour contrer ce sentiment de dépossession et de déprime collective, pour changer de climat, il nous faut penser et agir en dehors des cadres habituels. Faire entrer les sciences en démocratie et penser le collectif « comme manière plurielle d’associer tous les sujets vivants ». »

Les essais d’Alain Deneault 
(dont plusieurs sont mentionnés dans cet article)

Retour sur la tournée du film La (très) grande évasion en présence d’Alain Deneault

Remerciements de Funambules Médias sur sa page Facebook :

« Un immense merci pour l’accueil incroyable que vous avez réservé à la tournée de La (très) grande évasion. Plusieurs projections à guichets fermés et des échanges passionnants avec Alain Deneault, qui a brillamment accompagné ce film à travers le Québec.

Un grand merci à nos partenaires de diffusion : Studio du Quai des arts, Coopérative PARALOEIL, le Musée de la civilisation, Cinéma Beaubien, La Cinémathèque québécoise, Cinéma 9 Gatineau, La Maison du cinéma, le Cinéma du Centre de Caraquet, La Factrie, Café culturel .

Merci également à nos partenaires : Caisse d’économie solidaire Desjardins, Syndicat des Métallos, AREQ, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais « CCSNO », Éditions Écosociété, ATTAC-Québec.

Dernière projection : mercredi 27 novembre à 19 h La Factrie, Café culturel, Salaberry-de-Valleyfield. Contribution volontaire. » – Cinéma sous les étoiles, Funambules Médias

Quelques extraits des discussions après la projection du film en présence d’Alain Deneault :

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11

La (très) grande évasion un documentaire de Yannick Kergoat – Unique FM 94,5

L’animateur Jean-Paul Moreau de l’émission Culture géniale sur les ondes de Unique FM 94,5 s’est entretenu avec Alain Deneault sur les avenants et les aboutissements de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux en lien avec la tournée du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Funambules médias et ses partenaires – Durée : 18 min 53 sec – 6 octobre 2024

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Voici le film Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais d’Alexandre Gingras avec la narration d’Alain Deneault, qui est aussi l’idéateur du projet, mentionné dans l’entretien :

Un film d’Alexandre Gingras – Narration et idéateur : Alain Deneault

Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais, un remix vidéo politique sur les références aux paradis fiscaux dans les arts.

Durée: 27 min 48 sec

Extraits de la discussion avec Alain Deneault sur le film La (très) grande évasion présenté à la Cinémathèque québécoise

Extraits de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau sur l’évasion fiscale suite à la projection du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat à la Cinémathèque québécoise le 30 septembre 2024.

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 08 sec – 2/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 19 sec – 4/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 5 min 44 sec – 5/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 4 min 49 sec – 6/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 37 sec – 7/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 58 sec – 8/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 20 sec – 10/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 3 min 03 sec – 11/11

La tournée est une réalisation de Funambules Médias en collaboration avec les partenaires : AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« La Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur est en librairie depuis le 3 octobre en Amérique du Nord et à paraître en Europe le 25 octobre 2024 !

Le documentaire La (très) grande évasion, avec Alain Deneault

Laurie Dufresne s’entretient avec Alain Deneault à l’émission Vivement le retour sur ICI Première I Radio-Canada (Estrie) autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté à la Maison du cinéma de Sherbrooke dans le cadre de la tournée du film au Québec. Durée : 12 minutes – 30 septembre 2024

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« Bonne nouvelle, la Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Le film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Alain Deneault lors de la tournée au Québec.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Manifestation pour le climat et projection de « La (très) grande évasion » avec Alain Deneault à Sherbrooke

Photo © Site web de CJAN 99.3

« Justice climatique Estrie invite la population à participer aux activités entourant la manifestation pour la justice climatique du 27 septembre à Sherbrooke.

[…] Le lundi 30 septembre, à compter de 18 h 30 sont prévues la soirée documentaire La (très) grande évasion et une discussion avec le philosophe Alain Deneault à la Maison du cinéma de Sherbrooke. » – CJAN 99.3

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Cinéma Beaubien

« Retour sur la projection d’hier soir au Cinéma Beaubien, que l’on remercie chaleureusement ! On a eu droit à un public captivé dans une salle comble et un Alain Deneault en pleine forme. Merci à nos collègues Stéphanie Bourbeau à l’animation, André Vanasse pour son soutien et à Alain Deneault ! » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Article dont fait mention Alain Deneault dans l’extrait de la discussion (voir plus haut).

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Musée de la civilisation

« Retour en images sur la projection du mardi 24 septembre au Musée de la civilisation. Merci de l’accueil chaleureux et professionnel du Musée de la civilisation de Québec, à Alain Deneault, à Maxime Lachance à l’animation et au public d’avoir été présent en si grand nombre. » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Tournée du documentaire « La (très) grande évasion »

« Le film de Yannick Kergoat porte sur les mécanismes des paradis fiscaux, et la façade des politiciens devant l’évasion fiscale. La projection du documentaire a lieu le samedi 28 septembre, à 19h, au Cinéma 9 de Gatineau. Elle sera suivie d’un échange avec le public et avec le philosophe gatinois Alain Deneault. Michel Picard l’a invité au micro du 94,5 Unique FM. » – Place 94,5 FM

« […] C’est un film qui nous met en colère, nous informe et nous fait rire aussi […] c’est un film qui rappelle, par le détail, par des exemples, par des illustrations, comment nous nous faisons voler collectivement par des multinationales qui ont a leur disposition, des échappatoires, des trucs, des stratégies pour éviter de payer leurs impôts […] avec, très souvent, le soutien des états, c’est ce qui est de plus scandaleux dans l’affaire […] » – Alain Deneault

Durée : 9 min 10 sec

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion: «Vous allez êtres scandalisés!»

« Des projections du documentaires La (très) grande évasion de Yannick Kergoat sont organisés aux quatre coins du Québec jusqu’au 10 octobre. Le philosophe Alain Deneault sera de la partie afin de créer des discussions avec le public à la suite du visionnement de l’œuvre. Entrevue avec Alain Deneault, philosophe québécois.» – QUB Radio

Durée : 13 min 51 sec

Une présentation de  Funambules médias et ses partenaires : AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Alain Deneault et le film La (très) grande évasion à Paraloeil

Photo © Radio-Canada

Entretien avec Alain Deneault à l’émission Même Fréquence, animée par Maude Rivard sur ICI Première I Radio-Canada, autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté au Cinéma Paraloeil à Rimouski le 23 septembre 2024 dans le cadre de la tournée du film au Québec. Cette projection a été organisée par le Paraloeil, la Librairie L’Alphabet et Funambules Médias – Durée : 19 min 24 secondes

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

La (très) grande évasion – Déjà complet à Montréal – Réservez vos billets !

« Merci à vous pour votre enthousiasme pour cette tournée ! Les deux projections à Montréal affichent complet. Réservez vos billets pour les autres villes, ça se remplit assez rapidement. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

*Il est à noter qu’il reste des places – sans la présence d’Alain Deneault – à la Cinémathèque québécoise du 28 septembre au 3 octobre 2024 !

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

24 septembre à 19h — Musée de la civilisation — Québec
26 septembre à 19h — Cinéma Beaubien — Montréal *COMPLET
27 septembre — Cinémathèque québécoise — Montréal *COMPLET
28 septembre — Cinéma 9 — Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinéma — Sherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet — Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturel — Salaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault) — Cinémathèque québécoise, Montréal

« Hier débutait la tournée d’Alain Deneault sur l’évasion fiscale à Carleton-sur-Mer. « Il y avait un public de qualité, à l’écoute et intéressé », selon les organisateurs. Nous les remercions d’ailleurs : Pascal Alain à l’animation, Jean-François Côté l’instigateur de la projection et l’homme derrière la caméra et enfin, Michel Cadieux à la technique. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion, ou l’histoire des causes du déclin de nos services publics

Photo © Gilles Gagné – Le Soleil

Le Soleil

Par Gilles Gagné
(Collaboration spéciale)
22 septembre 2024

« […] Largement québécoise, cette tournée canadienne a débuté à Carleton-sur-Mer, un lieu de diffusion lié au fait qu’Alain Deneault, qui accompagne cette tournée, vit relativement proche de la Gaspésie, puisqu’il est établi dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Spécialiste réputé des questions d’évasion fiscale, M. Deneault est interviewé dans le documentaire de Yannick Kergoat. Il vante l’approche originale de ce film.

«Il y a eu beaucoup de documentaires sur l’évasion fiscale au fil des ans. Celui-là a la particularité de faire l’histoire de la pseudo-lutte des états contre l’évasion fiscale», affirme le philosophe.

[…] Alain Deneault souligne que le système fiscal actuel, largement influencé par les besoins des firmes multinationales, «crée une distorsion de concurrence», parce que «les PME paient une plus grande part d’impôt que les géants».

Au sujet de la légalité du régime fiscal, le philosophe pourfend la perception selon laquelle «la loi, c’est la volonté des dieux, (parce) qu’elle est transcendante. Mais elle est votée, cette loi».

Dans le même ordre d’idées, Yannick Kergoat fait valoir dans le film que «rien ne changera tant que les élus dépendront des riches».

Échanges avec le public

Après le visionnement, Alain Deneault a longuement échangé avec le public gaspésien. À Catherine Cyr-Wright, qui lui a demandé «comment on change cette culture», le philosophe a pris quelques minutes pour souligner qu’un point régulièrement escamoté par le citoyen financièrement privilégié trouvant légitime de ne pas payer d’impôt, «c’est qu’il doit aux infrastructures publiques ses possibilités d’enrichissement».

Mettant Elon Musk, les Desmarais, la famille Irving et Jeff Bezos, d’Amazon, dans le même sac, M. Deneault a insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur l’achat local.

«Si vous achetez un livre à votre libraire local, l’argent reste ici. Si vous l’achetez sur Amazon, votre argent part aux Bermudes. On a au moins une marge de manœuvre», résume-t-il.

À Danielle Cyr, qui trouve que Yannick Kergoat n’a pas parlé du rôle des actionnaires de sociétés multinationales dans tout l‘enjeu fiscal, et qui se demande «à partir de quel âge» cette éducation doit-elle être amorcée, Alain Deneault a aussi répondu en fonction d’un préambule assez touffu.

«J’ai donné des cours en Haïti à des illettrés en 2009, et ils comprenaient tout parce qu’ils vivent les injustices (découlant de l’évasion fiscale) dans leur chair. Quelques jours plus tard, à Montréal, avec des gens aux études supérieures, j’ai eu toutes les difficultés à leur faire comprendre les mêmes réalités. Est-ce que ça passe par des cours ? Je ne suis pas certain», dit-il.

Alain Deneault croit que l’effondrement du système capitaliste, en dépit de la formidable accumulation de richesse de ses défenseurs, est déjà amorcé et que le salut se trouve dans «une perspective bio-régionale. Il faut se préparer à « l’après», organiser la vie sur une échelle régionale ».

Son prochain livre, Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, paraîtra le 3 octobre, répondra entre autres à la question «Que faire ?» dans le contexte actuel.

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Essais d’Alain Deneault

Alain Deneault à travers le Québec pour relayer les thèses d’un documentaire sur l’évasion fiscale

Photo @ Faustine Lefranc

Le Droit / La Voix de l’Est / Le Quotidien / Le Nouvelliste

Par Yves Bergeras
22 septembre 2024

L’auteur et philosophe Alain Deneault entame, à partir du 22 septembre, une tournée à travers le Québec afin de soutenir la diffusion du documentaire La (très) grande évasion, qui invite à une réflexion collective sur la justice fiscale et les inégalités économiques.

[…] Alain Deneault sera présent à chaque projection, à l’issue desquelles il prendra la parole pour creuser les thèmes qui traversent le film, débattre (en compagnie d’un modérateur qui sera désigné pour chaque région visitée) et répondre aux questions du public.

M. Deneault a consacré plusieurs essais à l’évasion fiscale et à ce qu’il perçoit comme l’actuelle «dérive de l’ultralibéralisme sauvage» mondiale.

Il a notamment fait paraître les ouvrages Offshore: paradis fiscaux et souveraineté criminelle (2010), Paradis fiscaux : la filière canadienne (2014) et De quoi Total est-elle la somme? Multinationales et perversion du droit (2017).

Le phénomène, dont il dénonce l’iniquité depuis longtemps, est à ses yeux largement responsable du «déficit démocratique» des systèmes de gouvernance.

Bien que conformes à la légalité, les méthodes d’optimisation fiscales cachent en réalité «un système de tricherie», vitupère Alain Deneault, face à la caméra.

Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

[…] Son réalisateur, le Français Yannick Kergoat, a fait un travail d’enquête archivistique des plus sérieux, alors qu’il soulève, images à l’appui, les contradictions manifestes qu’il observe dans les discours des politiciens – d’Europe, principalement – aux manettes des grandes décisions économiques.

Le documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté au Québec par Alain Deneault

Il adopte un ton qui se veut tour à tour didactique ou pamphlétaire, sans toutefois s’interdire une bonne dose de sarcasme, notamment vis-à-vis des promesses servies au fil des ans par des politiciens qui réagissaient, scandalisés, aux vagues d’indignation populaire causées par la fuite des Panama Papers (listant les noms de 40 000 sociétés offshores administrées par le cabinet Mossack Fonseca) ou celle des Luxembourg Leaks (des accords secrets signés pour permettre à 300 multinationales d’échapper à l’impôt), mais aussi vis-à-vis du sort réservé aux lanceurs d’alerte.

[…] La tournée de projections en présence d’Alain Deneault est organisée par Funambules Médias, organisme voué à la diffusion de documentaires sociaux et politiques. »

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Essais d’Alain Deneault

Il est possible de comprendre l’évasion fiscale, et même dans le plaisir

Le Devoir

Par Éric Desrosiers
21 septembre 2024

[…] Après un documentaire sur la collusion entre les médias et le pouvoir politique (Les nouveaux chiens de garde), le réalisateur (Yannick Kergoat), scénariste et monteur avait envie de faire un film sur les travers de la finance. Avec ses amis, le producteur Bertrand Faivre et le journaliste Denis Robert, il a choisi de s’attaquer à la question de l’évasion fiscale.

[…] Le fruit de quatre ans de travail, La (très) grande évasion a finalement pris l’affiche en France à la fin de 2022. Un peu à la manière d’autres films produits ces dernières années sur des sujets économiques et financiers, le documentaire d’un peu moins de deux heures marie le travail de vulgarisation, les prises de position et, étonnamment, l’humour et le divertissement.

Les Québécois pourront en juger par eux-mêmes. Le film sera de passage prochainement dans un peu plus d’une demi-douzaine de villes, dont Carleton-sur-Mer (22 septembre), Rimouski (23 septembre), Québec (24 septembre), Montréal au Cinéma Beaubien ( 26 septembre) et Cinémathèque (du 26 septembre au 3 octobre), Gatineau (28 septembre), Sherbrooke (30 septembre), Caraquet (10 octobre) et Salaberry-de-Valleyfield (27 novembre). Fidèles à une tradition chère au coeur de son réalisateur, les projections seront suivies d’une discussion, cette fois-ci avec l’essayiste et philosophe québécois Alain Deneault.


** […] Après bien des tractations et des atermoiements, plus d’une centaine de pays y ont convenu, entre autres, d’un nouveau mécanisme d’échanges automatiques d’information sur leurs ressortissants qui ouvrent des comptes bancaires à l’étranger. Plus de 145 pays et juridictions sont également à mettre en place de nouvelles règles forçant les plus grandes entreprises à rapporter où se trouvent réellement leurs activités, leurs employés et leurs ventes, afin de s’assurer qu’elles payent au moins un impôt minimum de 15 % sur leurs profits.

Le documentaire n’accorde pas beaucoup de crédit à cette démarche ni de temps à l’expliquer et à la vulgariser. Tout cela n’est qu’une « machine à nous faire perdre du temps » inventée par des « pompiers pyromanes » qui n’ont aucune véritable intention de changer l’ordre des choses, y assène Alain Deneault.

Ce n’est toutefois pas l’avis de tout le monde. À commencer par Gabriel Zucman, lui-même qui qualifiait déjà, en 2021, les nouvelles règles visant les multinationales « d’historiques, d’insuffisantes et de prometteuses ». Il disait alors que le taux d’imposition minimum de 15 % était « beaucoup trop bas, [mais] que rien n’empêchera la suite de passer rapidement à 25 % ». **

** [ Il est à noter – contrairement à ce qui est mentionné dans les trois derniers paragraphes de cet article – qu’Alain Deneault n’a pas dénoncé mais plutôt salué l’initiative internationale d’une taxe de 15% sur les bénéfices des multinationales, et ce, dans les pages du Monde diplomatique de juillet 2021, soit un an après l’entretien qu’il a accordé à monsieur Kergoat. ] **

Et les multinationales paieront (un peu) par Alain Deneault
Le Monde diplomatique – Juillet 2021

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion : un film documentaire sur les paradis fiscaux présenté avec le soutien de l’AREQ

« L’AREQ (Le mouvement des personnes retraités CSQ) a récemment donné son appui à la projection du film documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat.

Ce film sera présenté en tournée dans neuf villes du Québec, au cours des prochaines semaines, sous l’impulsion de Funambules Médias (et en collaboration avec les partenaires suivants : AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Chaque projection sera suivie d’une discussion avec le philosophe Alain Deneault, qui apportera un éclairage indispensable sur les thèmes abordés dans le film, mettant en lumière les mécanismes d’oppression économique qui minent nos démocraties. » – AREQ

[…] Avec rigueur, et une certaine dose d’humour, ce documentaire explique les mécanismes des paradis fiscaux, dévoile les discours de façade des politicien.ne.s pour les combattre et démontre comment l’évasion fiscale n’est pas un défaut du système néolibéral dont on pourrait s’accommoder, mais bien l’un de ses rouages essentiels qui accélèrent la croissance des inégalités. » – AREQ

Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault
Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault

Les productions Funambules médias et ses partenaires présentent – à compter du 22 septembre prochain – la tournée au Québec du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat en présence du philosophe Alain Deneault.

Les partenaires de Funambules Médias sont: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« Chaque projection sera suivie d’une discussion avec Alain Deneault, philosophe et auteur d’essais critiques, qui apportera un éclairage unique sur les enjeux abordés dans le film, favorisant ainsi une réflexion collective sur la justice fiscale et la responsabilité sociale. » – Source: Funambules médias


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

22 septembre à 13h — Studio du Quai des arts — Carleton-sur-Mer
23 septembre à 19h30 — Coopérative Paradis (Paraloeil) — Rimouski
24 septembre à 19h — Musée de la civilisation — Québec
26 septembre à 19h — Cinéma Beaubien — Montréal *COMPLET
27 septembre — Cinémathèque québécoise — Montréal *COMPLET
28 septembre — Cinéma 9 — Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinéma — Sherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet — Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturel — Salaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault)— Cinémathèque québécoise, Montréal

« La (très) grande évasion a choisi avec intelligence d’expliquer de manière ludique, non dépourvu d’ironie, les mécanismes (plus complexes en apparence qu’en réalité) d’un système imbattable fondé sur le leurre systématique et sur la réussite permanente de l’évasion fiscale. […] » – ON-mag

Résumé du film
Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.
Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault