Retour sur la tournée du film La (très) grande évasion en présence d’Alain Deneault

Remerciements de Funambules Médias sur sa page Facebook :

« Un immense merci pour l’accueil incroyable que vous avez réservé à la tournée de La (très) grande évasion. Plusieurs projections à guichets fermés et des échanges passionnants avec Alain Deneault, qui a brillamment accompagné ce film à travers le Québec.

Un grand merci à nos partenaires de diffusion : Studio du Quai des arts, Coopérative PARALOEIL, le Musée de la civilisation, Cinéma Beaubien, La Cinémathèque québécoise, Cinéma 9 Gatineau, La Maison du cinéma, le Cinéma du Centre de Caraquet, La Factrie, Café culturel .

Merci également à nos partenaires : Caisse d’économie solidaire Desjardins, Syndicat des Métallos, AREQ, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais « CCSNO », Éditions Écosociété, ATTAC-Québec.

Dernière projection : mercredi 27 novembre à 19 h La Factrie, Café culturel, Salaberry-de-Valleyfield. Contribution volontaire. » – Cinéma sous les étoiles, Funambules Médias

Quelques extraits des discussions après la projection du film en présence d’Alain Deneault :

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11

Il est possible de comprendre l’évasion fiscale, et même dans le plaisir

Le Devoir

Par Éric Desrosiers
21 septembre 2024

[…] Après un documentaire sur la collusion entre les médias et le pouvoir politique (Les nouveaux chiens de garde), le réalisateur (Yannick Kergoat), scénariste et monteur avait envie de faire un film sur les travers de la finance. Avec ses amis, le producteur Bertrand Faivre et le journaliste Denis Robert, il a choisi de s’attaquer à la question de l’évasion fiscale.

[…] Le fruit de quatre ans de travail, La (très) grande évasion a finalement pris l’affiche en France à la fin de 2022. Un peu à la manière d’autres films produits ces dernières années sur des sujets économiques et financiers, le documentaire d’un peu moins de deux heures marie le travail de vulgarisation, les prises de position et, étonnamment, l’humour et le divertissement.

Les Québécois pourront en juger par eux-mêmes. Le film sera de passage prochainement dans un peu plus d’une demi-douzaine de villes, dont Carleton-sur-Mer (22 septembre), Rimouski (23 septembre), Québec (24 septembre), Montréal au Cinéma Beaubien ( 26 septembre) et Cinémathèque (du 26 septembre au 3 octobre), Gatineau (28 septembre), Sherbrooke (30 septembre), Caraquet (10 octobre) et Salaberry-de-Valleyfield (27 novembre). Fidèles à une tradition chère au coeur de son réalisateur, les projections seront suivies d’une discussion, cette fois-ci avec l’essayiste et philosophe québécois Alain Deneault.


** […] Après bien des tractations et des atermoiements, plus d’une centaine de pays y ont convenu, entre autres, d’un nouveau mécanisme d’échanges automatiques d’information sur leurs ressortissants qui ouvrent des comptes bancaires à l’étranger. Plus de 145 pays et juridictions sont également à mettre en place de nouvelles règles forçant les plus grandes entreprises à rapporter où se trouvent réellement leurs activités, leurs employés et leurs ventes, afin de s’assurer qu’elles payent au moins un impôt minimum de 15 % sur leurs profits.

Le documentaire n’accorde pas beaucoup de crédit à cette démarche ni de temps à l’expliquer et à la vulgariser. Tout cela n’est qu’une « machine à nous faire perdre du temps » inventée par des « pompiers pyromanes » qui n’ont aucune véritable intention de changer l’ordre des choses, y assène Alain Deneault.

Ce n’est toutefois pas l’avis de tout le monde. À commencer par Gabriel Zucman, lui-même qui qualifiait déjà, en 2021, les nouvelles règles visant les multinationales « d’historiques, d’insuffisantes et de prometteuses ». Il disait alors que le taux d’imposition minimum de 15 % était « beaucoup trop bas, [mais] que rien n’empêchera la suite de passer rapidement à 25 % ». **

** [ Il est à noter – contrairement à ce qui est mentionné dans les trois derniers paragraphes de cet article – qu’Alain Deneault n’a pas dénoncé mais plutôt salué l’initiative internationale d’une taxe de 15% sur les bénéfices des multinationales, et ce, dans les pages du Monde diplomatique de juillet 2021, soit un an après l’entretien qu’il a accordé à monsieur Kergoat. ] **

Et les multinationales paieront (un peu) par Alain Deneault
Le Monde diplomatique – Juillet 2021

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault