Vulgaires Machins, avec nous, face au monde

Photo © Adil Boukind – Le Devoir

Le Devoir

Par Philippe Renaud
8 novembre 2025

Vulgaires Machins, avec nous, face au monde

Le neuvième album des vétérans du punk québécois possède des textes lucides et des musiques audacieuses.

Vulgaires Machins lancera le 14 novembre un puissant et urgent neuvième album, conceptuel dans son propos et sa direction musicale, intitulé Contempler l’abîme, sur lequel le quatuor punk atteint la limite de ce qu’il pouvait tolérer d’inégalités, d’injustice et de canicules : « Mesdames et messieurs c’est la fin / Il était temps qu’on y arrive / Il aura fallu qu’on décrisse / Les trois quarts de tout ce qui existe », chante, comme on assomme quelqu’un d’un coup de pelle, Guillaume Beauregard dès les premières secondes de l’album.

« Moi, mon coup de pelle dans la face, c’est Alain Deneault qui me l’a donné », raconte Guillaume Beauregard.Il y a deux ans, un ami l’a incité à s’inscrire à un atelier d’écriture engagée en petit comité dans le village de Miscou, en péninsule acadienne, avec le philosophe et écrivain québécois réputé pour sa recherche et sa réflexion sur l’économie, le consumérisme ou encore le capitalisme.

« J’ai reconnu son approche de la littérature engagée, poursuit Beauregard. L’importance de faire mal en écrivant. De puncher. De ne pas se complaire dans notre rôle. Cette rencontre a réveillé quelque chose qui dormait depuis Aimer le mal », classique de la discographie des Machins, paru en 2002. « C’est comme si je retrouvais le sentiment d’écrire une chanson comme Un vote de moins, sur laquelle j’étais plutôt vulgaire, très enragé, sans compromis. Tout ça est réapparu, comme si je vivais une petite épiphanie. Cette énergie, j’ai envie de l’exploiter encore pour parler de l’effondrement qui s’en vient.

[…] Enfin, que désirez-vous que les fans retiennent de ce nouvel album ? « Qu’ils ne sont pas seuls, répond Guillaume Beauregard. Comme dans Speak White de Michèle Lalonde, un poème que j’ai revisité pendant l’écriture de l’album. Ça aussi, ça a été reçu comme un coup de pelle dans la face. « Nous savons que nous ne sommes pas seuls », écrit-elle. Je trouve que ça résume bien ce qu’on doit faire : c’est ensemble, collectivement, que tout a du sens. »

Les essais d’Alain Deneault

Une performance comme uppercut – Use et abuse au Théâtre Périscope

Photo © Carte blanche

Use et abuse – Une performance comme uppercut

« Artistes québécois.e.s à la parole déliée et vive, Alix Dufresne et Christian Lapointe s’emparent de la vidéo-conférence intitulée « Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art » donnée par le philosophe Alain Deneault en 2021 et tirée de son livre L’économie esthétique. À l’invitation de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick, cette visioconférence tente de montrer comment le capitalisme maintient sous pression les artistes et les incitent à devenir rentables.

Les deux artistes proposent une performance déjantée et incisive avec, comme toile de fond et projetée sur écran, la prise de parole controversée du philosophe. Ils y mettent en jeu la notion de marchandisation et les mécanismes de détournement de l’art, et ce, par la création d’un encan de JNF (NFT) fabriqués en direct devant public. Leurs corps deviennent outils de création, mais aussi paradoxalement de promotion et de contestation : chair brutalisée par l’économie de la culture en quête d’une réappropriation de l’agentivité propre à la pratique de l’art.

Initié par le metteur en scène et acteur Christian Lapointe, USE ET ABUSE est venu clore, joué à guichet fermé, la résidence d’Alix Dufresne en tant qu’artiste associée à l’USINE C de 2022 à 2025. Elle s’allie naturellement à lui pour ce projet et poursuit ainsi sa recherche autour des réflexions d’Alain Deneault, telle qu’amorcée avec Hidden Paradise créé en 2018 sur le thème de l’évasion fiscale. Ici les deux artistes donnent corps à une forme hybride, à la fois ludique, performative et politique, laissant place à l’imprévisible à chaque représentation. » – Théâtre Périscope


Use et abuse
Initié par Christian Lapointe avec Alix Dufresne
Inspiré de la conférence d'Alain Deneault
Une production de Carte blanche
9 au 12 décembre 2025 - 19 h 30
13 décembre 2025 - 16 h
Théâtre Périscope - Salle principale - 2, Crémazie Est, Québec
Durée 1 h - Billetterie ici

*Traumavertissement
Cette œuvre contient des scènes de nudité, de violence et de sexualité.
Elle peut heurter la sensibilité de certain·es spectateur·trices.
* 18 ans et plus – preuve d’identité requise.


Conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art – diffusée sur VIMEO par l’AAAPND (Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick).

Use et abuse à La Chapelle Scènes Contemporaines

Photo © Maxim Paré Fortin

« Alix Dufresne et Christian Lapointe, artistes québécois·e·s à la parole déliée et vive, s’emparent de la vidéo-conférence intitulée Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art donnée par le philosophe Alain Deneault en 2021 et tirée de son livre L’économie esthétique. À l’invitation de l’Association acadienne des artistes professionnels du Nouveau-Brunswick, cette visioconférence tente de montrer comment le capitalisme maintient sous pression les artistes et les incitent à devenir rentables.

Alix Dufresne et Christian Lapointe proposent une performance déjantée et incisive avec, comme toile de fond et projetée sur écran, la prise de parole controversée du philosophe Deneault. Ils y mettent en jeu la notion de marchandisation et les mécanismes de détournement de l’art, et ce, par la création d’un encan de JNF (NFT) fabriqués en direct devant public. Leurs corps deviennent outils de création, mais aussi paradoxalement de promotion et de contestation : chair brutalisée par l’économie de la culture en quête d’une réappropriation de l’agentivité propre à la pratique de l’art.

Initié par le metteur en scène et acteur Christian Lapointe, Use et abuse est venu clore, joué à guichet fermé, la résidence d’Alix Dufresne en tant qu’artiste associée à l’USINE C de 2022 à 2025. Elle s’allie naturellement à lui pour ce projet et poursuit ainsi sa recherche autour des réflexions d’Alain Deneault, telle qu’amorcée avec Hidden Paradise créé en 2018 sur le thème de l’évasion fiscale. Ici les deux artistes donnent corps à une forme hybride, à la fois ludique, performative et politique, laissant place à l’imprévisible à chaque représentation. Pour public averti. » – La Chapelle Scènes Contemporaines


Use et abuse
Initié par Christian Lapointe avec Alix Dufresne
Inspiré de la conférence d'Alain Deneault
Une production de Carte blanche
1er au 6 décembre 2025 - 19 h 30
La Chapelle Scènes Contemporaines
Durée 1 h - Billetterie ici
Pour un public de 18 ans et plus

Présenté an français avec surtitrage en anglais les 2 et 5 décembre.

La représentation du 5 décembre sera suivie d'une discussion entre
Alain Deneault (présence à distance), Alix Dufresne et Christian Lapointe.

Une table de vente, tenue par la librairie Le Port de tête, sera présente
lors des représentations, proposant une sélection d’ouvrages
d’Alain Deneault et de Christian Lapointe.

Conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art – diffusée sur VIMEO par l’AAAPND (Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick).

Participation d’Alain Deneault à l’événement « Célébrons le territoire » d’Éco baie des chaleurs

Alain Deneault a été invité par Éco baie des chaleurs, une nouvelle OBNL dédiée à la protection et à la mise en valeur de la baie des chaleurs, pour une discussion ayant pour titre Les limites de la notion de frontière lors de l’événement festif « Célébrons le territoire », une levée de fonds pour soutenir l’organisme, qui aura lieu le samedi 13 septembre 2025.

« Venez célébrer la richesse du territoire et découvrir Éco baie des chaleurs, une nouvelle OBNL dédiée à la protection et à la mise en valeur de la baie des chaleurs.

13 h à 16 h – Discussions et réflexions avec nos invités spéciaux :
Alexis Deschênes, député Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine–Listuguj
Marc Fafard, militant et penseur engagé
et Alain Deneault, philosophe
Titre de la discussion : Les limites de la notion de frontière
« À un jet de pierre de chez soi, se trame un projet industriel face auquel il est encore plus difficile d’agir qu’à l’ordinaire, car l’autorité formellement compétente se trouve de l’autre côté de la frontière. Or, les conséquences manifestes de ce projet n’en connaissent aucune… Qu’est-ce qu’une frontière, qui en est l’auteur, qui rend-elle responsable et qu’en faire »

16 h à 22 h – Place à l’art et à la musique :
Slam et poésie avec Bilbo et Mael Pelletier
Musique live avec : Nadine et Sammy, La Mécanique et Micmac Drive

Sur place :
Service de bar et bistro artisanal
Vente de vêtements récupérés par Éco baie des chaleurs

Un événement festif et rassembleur pour ceux et celles qui aiment leur territoire et veulent le célébrer, le comprendre… et surtout, le protéger. On vous attend en grand nombre ! Bienvenue, pjila’si, welcome. » – Éco baie des chaleurs


Célébrons le territoire
Levée de fonds pour soutenir l’OBNL Éco baie des chaleurs

Les limites de la notion de frontière
Une discussion avec Alain Deneault, Alexis Deschênes et Marc Fafard
Samedi 13 septembre 2025 - 13 h à 16 h
Camping de l'auberge Miguasha
154, Route Wafer, Nouvelle, Québec, G0C 2E0
Contribution volontaire - Argent comptant seulement

MAKE FUZZ NOT WAR – Compilation musicale et zine bilingue disponible le 27 février 2025

Alain Deneault a signé le texte « À la recherche d’une éthique perdue. L’œuvre de la psychiatre Samah Jabr » pour le zine bilingue qui accompagne l’album MAKE FUZZ NOT WAR de The Tall House Recording Co. Cette compilation musicale dont les profits sont destinés à Médecins Sans Frontières et à l’Alliance des enfants du Moyen Orient est disponible dès le 27 février 2025 ! Un spectacle-bénéfice aura également lieu en soirée à l’espace Silence à Guelph en Ontario.

« On February 27, 2025, Tall House will be releasing a 31 track compilation that will support Doctors without Borders and Middle East Children’s Alliance. It is up for preview and pre-order now! The compilation includes a bilingual 61 page digital zine with artwork, poetry and prose.

It was amazing to see all of this come together over the last couple of months and hear everyone’s incredible expressions of solidarity with people half a world away. A sincere thank you to everyone that contributed !

If you are in Guelph, please join us at Silence on the evening of February 27, for a release show featuring: Bilal Nasser (bilalnasser.bandcamp.com), Bodyhair (Emjay Wright/Connor Kurtz), M. Mucci and the screening of the short documentary Rumaan (www.tpff.ca/residents/leila-almawy).»

Textes de : 
Sébastien B Gagnon, Alain Deneault, Frère Foutre, Fady
Joudah, Michel Seymour.
Images de : 
Judd Brucke, Élodie Dermange, Marjolaine Lord, L. Marion, S. Marion, Guillaume Vallée.
Sons de :
Anne-F Jacques
anthéne
Ben Grossman
Bilal Nasser, Nate Blackton & Nick Hildenbrand
Bodyhair
Colin Fisher
D. Marion
David and the Mountain
DVTR
En Fer
Éric Normand & Michel Doneda
Fossil Hunting Collective
Frère Foutre
Hazy Montagne Mystique & Melina Spiga
Jakob Rehlinger
Joël Lavoie & Érick d’Orion
La Poisse (Joni Void)
L’Ordre de l'Infiniment Nada
M. Mucci
Mad/Mod
Nour Symon
Nüshu
Philippe Battikha
Pierre-Yves Martel
Quelques parts
Raphaël Foisy
Sébastien B Gagnon & D. Marion
Slow Man Tofu
Stefan Christoff
thisquietarmy
Even Jimi Hendrix & Peter Brötzmann, in a posthumous collaboration

« Pensez à des êtres humains qui marchent vers leurs maisons en ruine, pour qui tout est à refaire. Des êtres humains qui reviennent chez eux, dans un territoire convoité par un État qui préfère détruire plutôt que partager, devant une puissance intimidatrice et génocidaire qui s’arroge à répétition le droit de transgresser les lois internationales. Nos médias nous montrent ces marées humaines qui rentrent « enfin » chez elles, comme si c’était la fin de l’histoire, alors que l’évidence même est que tout est à reconstruire.

Nul besoin d’être spécialiste de la situation au Moyen-Orient pour voir que la guerre sainte est d’actualité : l’Occident cherche encore à reprendre Jérusalem, et nous y participons, en Canada, par la voix de notre gouvernement, qui autorise des compagnies privées à fabriquer et à vendre internationalement des armes létales et « non-létales », dans des modalités consignées dans un traité de libre-échange.

Des voix se sont élevées l’an dernier, et les médias ont bien rapporté les pirouettes de ministre destinées à prouver qu’il n’y a pas d’armes canadiennes à Gaza. Mais nous n’en croyons rien, car il y a bien moyen d’avoir stocké des années de guerre à venir avec tout ce qui a été vendu ces dernières décennies, dans ce flux continu de mort que nous exportons pour avoir un PIB en santé.

Nous refusons cette situation inhumaine que le silence de l’Occident minimise en diabolisant le Hamas et légitimant Tsahal, deux entités dont nous condamnons les actions. Avec du fuzz ou avec pas d’fuzz, de Windsor à Rimouski en passant par Guelph et Montréal, nous avons voulu joindre nos voix à toutes celles qui s’élèvent et qui refusent de collaborer à cette guerre. En solidarité avec tous ceux et celles qui vivent sous la menace de la violence militaire et étatique, de Gaza et de la Cisjordanie au Liban, en passant par la Syrie, le Soudan, le Yémen, le Congo et l’Ukraine, nous rejetons la méchanceté des intimidateurs, des États voyous qui visent à la domination violente. Des camarades disaient récemment : NO SILENCE. Nous avons entendu l’appel, et répondons MAKE FUZZ NOT WAR. » – Bandcamp, The Tall House Recording Co , MAKE FUZZ NOT WAR


Extrait du texte À la recherche d’une éthique perdue. L’œuvre de la psychiatre Samah Jabr d'Alain Deneault :

« [...] Ainsi le conçoit-on dans le foyer de violence que sont devenus depuis plusieurs décennies les territoires occupés de la Palestine. Lisons en ce sens l’écrit exemplaire de la psychiatre Samah Jabr, Derrière les fronts (1). L’autrice établit comme premier constat que le Palestinien, la figure palestinienne, tel que représenté par la propagande états-unienne et plus largement occidentale, est synonyme de « terroriste ». « Les médias états-uniens nomment notre quête de liberté “terrorisme”, aussi le Palestinien endosse-t-il le rôle de stéréotype international du terroriste. Cette politique façonne l’opinion publique occidentale (2). [...] »
1. Samah Jabr, « La résistance palestinienne : un droit légitime et un devoir moral », Derrière les fronts. Chronique d’une psychiatre psychothérapeute palestinienne sous occupation, coéditions Premiers Matins de novembre et Hybrid Pulse, 2018. Voir aussi le documentaire d’ Alexandra Dols, Derrière les fronts, France, 2016, 113 minutes.  
2. Ibid, p. 21.

USE ET ABUSE de Christian Lapointe et Alix Dufresne d’après une conférence d’Alain Deneault au théâtre l’Escaouette

« Deux artistes québécois à la parole déliée et vive, Alix Dufresne et Christian Lapointe , s’emparent de la vidéo-conférence du philosophe Alain Deneault, Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art, présentée en 2021. Les deux artistes proposent une performance déjantée et incisive avec, comme toile de fond la prise de parole controversée du philosophe projetée sur écran. Ils y mettent en jeu la notion de marchandisation et les mécanismes de détournement de l’art, par la création d’un encan de jetons non fongibles fabriqués en direct devant public. Leurs corps deviennent outils de création, mais aussi, outils de promotion et de contestation.

Alix Dufresne s’allie ici naturellement à Christian Lapointe pour poursuivre sa recherche autour des réflexions d’Alain Deneault.  Cette création s’adresse à un public de 18 ans et plus. Les deux artistes y donnent corps à une forme hybride, à la fois ludique, performative et politique, laissant place à l’imprévisible à chaque représentation. » – Le théâtre l’Escaouette


Use et abuse
Initié par Christian Lapointe avec Alix Dufresne
Inspiré de la conférence d'Alain Deneault
Une production de Carte blanche
Mercredi 9 avril et jeudi 10 avril 2025 à 19 h 30
Le théâtre l'Escaouette - 170, rue Botsford Moncton, NB, E1C 4X6
Infos et billetterie (Admission général) : ici
18 ans et +

Conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art – diffusée sur VIMEO par l’AAAPND (Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick).

Calamine, une rappeuse qui n’a pas peur de se mouiller

Photo © François Roy- La Presse

Le Soleil

Par Valérie Marcoux
25 avril 2024

«[…] Je mets du Alain Deneault dans du 2Pac, mélangé avec des revendications féministes de Lauryn Hill», lance-t-elle un sourire dans la voix.

L’humour l’aide à relativiser ses petites incohérences et à dénoncer des injustices sans rebuter son public ou son entourage.

«J’utilise beaucoup l’autodérision. Quand on est super militant et engagé, on a tout le temps peur d’être la personne rabat-joie» mentionne-t-elle.

[…] Calamine sera au Pantoum ce vendredi 26 avril pour le lancement de Décroissance personnelle. »

Les premiers violents

Un documentaire social audio Trip-hop par Mournful Skank

« Les premiers violents – Zapping musical sur la violence dans les rapports Etat/Citoyens ! Aujourd’hui je vous propose un petit mix de morceaux datant des années 2000, d’actualités lors de la loi sécurité globale et des gilets jaunes, et de conférences. » – Page YouTube de Mournful Skank

* Vise ! comporte des extraits audio d'Alain Deneault
À partir de 11 min 13 jusqu'à 16 min 33
00:00:00 C'est ça notre idée 
00:01:51 De manière préventive 
00:02:56 French touch 
00:04:25 Nous ne voulons pas de violence 
00:06:36 Elégie des séditieux 
00:07:11 Transformer les colères 
00:10:01 Couper les libertés 
00:11:13 Vise ! *
00:16:34 C'est normal ? 
00:18:09 Jamais 
00:18:55 Je suis journaliste 
00:21:50 Nous sommes en guerre 
00:23:21 Des prisons à ciel ouvert 
00:25:33 Rien à cacher 
00:28:02 Les provocateurs de toute violence 
00:29:56 Fool's paradise