Le pouvoir des médiocres – Entretien avec Alain Deneault

Le pouvoir des médiocres ou L’Empire de la médiocrité nous mène à la guerre. Entretien avec Alain Deneault àTheSwissBox Conversation. Balado épisode # 163 . Durée : 1 h 51 min 23 sec – 28 février 2026

« Dans cet entretien, nous interrogeons les structures profondes de nos sociétés contemporaines : sommes-nous encore en démocratie ou évoluons-nous dans un système où le pouvoir réel échappe au politique ?

Alain Deneault analyse les mécanismes invisibles qui organisent la dépossession collective : financiarisation, gouvernance technocratique, dilution des responsabilités, capture des institutions. Il propose une lecture rigoureuse et exigeante de notre époque, loin des polémiques superficielles.

Il ne s’agit pas seulement de dénoncer, mais de comprendre pour mieux se défendre.

Un échange dense, structurant, qui invite à penser au-delà des catégories convenues. » – TheSwissBox Conversation

Chapitrage :
00:01:48 - Vision des dirigeants actuels
00:15:33 - Responsabilité présente et futur de la population
00:43:17 - Moralité des institutions
00:53:38 - Le concept de la gouvernance
01:01:48 - Le mot économie dans notre histoire
01:14:33 - Esprit et philosophie
01:24:30 - Regard sur la démocratie
01:32:00 - L'anxiété et l'angoisse
01:43:42 - Conclusion

Vulgaires Machins, avec nous, face au monde

Photo © Adil Boukind – Le Devoir

Le Devoir

Par Philippe Renaud
8 novembre 2025

Vulgaires Machins, avec nous, face au monde

Le neuvième album des vétérans du punk québécois possède des textes lucides et des musiques audacieuses.

Vulgaires Machins lancera le 14 novembre un puissant et urgent neuvième album, conceptuel dans son propos et sa direction musicale, intitulé Contempler l’abîme, sur lequel le quatuor punk atteint la limite de ce qu’il pouvait tolérer d’inégalités, d’injustice et de canicules : « Mesdames et messieurs c’est la fin / Il était temps qu’on y arrive / Il aura fallu qu’on décrisse / Les trois quarts de tout ce qui existe », chante, comme on assomme quelqu’un d’un coup de pelle, Guillaume Beauregard dès les premières secondes de l’album.

« Moi, mon coup de pelle dans la face, c’est Alain Deneault qui me l’a donné », raconte Guillaume Beauregard.Il y a deux ans, un ami l’a incité à s’inscrire à un atelier d’écriture engagée en petit comité dans le village de Miscou, en péninsule acadienne, avec le philosophe et écrivain québécois réputé pour sa recherche et sa réflexion sur l’économie, le consumérisme ou encore le capitalisme.

« J’ai reconnu son approche de la littérature engagée, poursuit Beauregard. L’importance de faire mal en écrivant. De puncher. De ne pas se complaire dans notre rôle. Cette rencontre a réveillé quelque chose qui dormait depuis Aimer le mal », classique de la discographie des Machins, paru en 2002. « C’est comme si je retrouvais le sentiment d’écrire une chanson comme Un vote de moins, sur laquelle j’étais plutôt vulgaire, très enragé, sans compromis. Tout ça est réapparu, comme si je vivais une petite épiphanie. Cette énergie, j’ai envie de l’exploiter encore pour parler de l’effondrement qui s’en vient.

[…] Enfin, que désirez-vous que les fans retiennent de ce nouvel album ? « Qu’ils ne sont pas seuls, répond Guillaume Beauregard. Comme dans Speak White de Michèle Lalonde, un poème que j’ai revisité pendant l’écriture de l’album. Ça aussi, ça a été reçu comme un coup de pelle dans la face. « Nous savons que nous ne sommes pas seuls », écrit-elle. Je trouve que ça résume bien ce qu’on doit faire : c’est ensemble, collectivement, que tout a du sens. »

Les essais d’Alain Deneault

Nous ne voulons pas retourner en arrière

Photo: iStock, Acadie Nouvelle

Acadie Nouvelle

Texte collectif 
dont Alain Deneault est cosignataire 
1er novembre 2022

Monsieur le député Jean-Claude d’Amours, nous sommes très préoccupés, nous croyons comme vous, par la situation qui perdure dans notre système public de santé. Nous ne dresserons pas la liste des différents défis auxquels il fait face, car comme député, vous les connaissez sûrement […]