Les figures du « complotisme » : une galerie de personnages conceptuels. Causerie avec Alain Deneault organisée par UPop Montréal qui a eu lieu à La Livrerie et qui a été enregistrée le 16 mars 2026. Durée : 1 h 05 min suivie d’une période de questions.
« Sous l’expression « théorie du complot » ou complotisme se rangent différents phénomènes sociaux et discursifs qu’il convient de distinguer. Comme souvent, la confusion du langage convient au statu quo. L’atelier visera à décliner sous la forme de différents types sociaux les manifestations de ce qu’on appellera pour l’heure le complotage, afin d’échapper aux appellations d’usage. » – UPop Montréal
L’UPop, créée en 2010, a pour mission de favoriser le développement de l’esprit critique en offrant à la population de Montréal et des environs un accès libre et gratuit au savoir par le biais d’activités d’éducation populaire implantées dans plusieurs quartiers de la ville.
Les activités de l’UPop sont ouvertes à toutes et tous. Elles se tiennent dans des lieux conviviaux et accessibles – cafés, bibliothèques, galeries d’art, théâtres – qui permettent de joindre un public diversifié, intéressé par la culture et le savoir. L’UPop Montréal valorise le sentiment d’appartenance à la communauté et favorise l’envie de prendre part activement aux défis auxquels nous faisons collectivement face.
Cahiers de Psychologie politique
N° 47 | Juillet 2025
Psychologie politique de l'Intelligence Artificielle
Par Alain Deneault Juillet 2025
Résumé
Conférence plénière de la première journée du colloque de Bouaké de mai 2025
La perte de repères entraînée par la crise écologique et le vacillement des institutions politiques est propice à l’angoisse. Il y va d’une perte d’objet qui conduit le sujet luimême à sa perte. La « biorégion » est une notion qui peut constituer un nouvel objet apte à amener le sujet à se restructurer.
Le chancellement dans lequel l’Occident se donne en spectacle depuis ce premier quart de siècle témoigne de sociétés en mal d’objets. L’objet, c’est la réalité en tant que le langage se montre apte à la nommer et les symboles à la figurer. C’est ce sur quoi l’attention de la conscience porte et qui porte à agir. C’est ce par quoi une société organise son rapport au dehors. L’objet a été au cœur du projet civilisationnel : l’Église pour les chrétiens, la raison pour les Lumières, le socialisme pour les émancipés, l’indépendance politique pour les colonisés, comptent au nombre des objets qui ont structuré les peuples. C’est un dessein.
Or, cet objet, ou ce dessein, fait aujourd’hui défaut. L’absence de repères symboliques nous le fait constater de mille manières. C’est par exemple l’anthropologue Emmanuel Todd qui qualifie de « nihilistes » les actuels États-Unis d’Amérique, et le reste de l’Occident à leur suite, du fait d’avoir perdu tout lien vif au projet libéral de type protestant qui les a animés pendant des générations. Un « état de vide » caractérise donc la politique et la culture américaines[1]. Bien avant lui, l’écrivain et cinématographe Pier Paolo Pasolini avançait le même constat quant à son Italie natale, mais en le mettant en lien avec la crise écologique sévissant déjà : la perte des lucioles observée en raison de la pollution atmosphérique et hydraulique, puis la vanité du pouvoir politique au sens d’un évidement discursif, un rabougrissement de la pensée, une dissipation des formes éthiques[2].
Militant en écologie sociale, Murray Bookchin a lui aussi diagnostiqué le rapport de nostalgie entre un passé apparaissant comme mû par « des croyances et des espoirs solides, des valeurs » et un présent étourdi par « l’ambiguïté[3] ». Pour sa part, George Marshall a dénombré les dizaines de façons que trouve la psyché de se détourner de l’inévitable catastrophe[4]. Pour Thimothy Morton, la question écologique est un « hyperobjet » qui « fait un trou dans notre esprit », parce qu’elle concerne des réalités qu’on ne peut « pas voir[5] ». Dominique Bourg croit que « la maîtrise que nous avons cru exercer sur la nature nous revient en boomerang, nous exposant à nombre d’impuissances[6] ». Le biorégionaliste Mathias Rollot s’interroge aujourd’hui en ces termes : « Comment conduire ses actions présentes, vis-à-vis d’une génération et d’un monde qui n’existent pas encore – tout cela en regard, qui plus est, de questions qui dépassent de très loin nos facultés de perception et d’imagination (l’arme nucléaire, le réchauffement climatique, l’éradication d’espèces entières, etc.) ? Une éthique du futur fondée sur l’imagination et non plus sur la perception est-elle si crédible, et si souhaitable[7] ? »… De telles citations sont désormais légion.
Mal d’objet, donc.
Le deuil à faire porte sur objets intellectuels et politiques capables de faire le poids, même dans les périodes de turbulence historique. Un objet, c’est ce sur quoi la pensée porte, en tant qu’il structure la réflexion et l’action. Au Moyen-Âge, la chrétienté était un objet politique, comme la science s’en est révélé un également au XVIIIe siècle, ou encore le pacifisme dans les années 1920. Mais face à la catastrophe écologique annoncée, tétanisée et bousculée, la pensée politique est incapable de générer ce type d’objet. Le peuple infortuné est confronté à droite à des productions idéologiques de pacotille qui ne font pas le poids face à la situation urgentissime d’agir, comme le pitoyable développement durable, l’opportuniste capitalisme vert, la mensongère transition énergétique ou la fantasque géoingénierie. L’outrecuidance de ces propositions choque l’intelligence. Du reste, à gauche, la plupart des désignations pour se définir sont dotées de préfixes privatifs : on est anticapitaliste, anarchiste, insoumis, ou décroissantiste… Toutes consistent à laisser l’adversaire définir une proposition en tant qu’on s’y oppose dans un second temps. Ces prises de position négatives alimentent à coup sûr le flou et la culture du ressentiment. Certes, il s’entend que la situation actuelle nous plonge collectivement dans un désarroi. Cet état n’est pas problématique en soi (il serait surtout inquiétant de ne pas y passer), pourvu qu’on ne s’y stationne pas, qu’on se montre capable d’en sortir.
Réalité corollaire : nous traversons collectivement des moments inouïs. In-ouïs, jamais entendus, inédits. Il suffit d’entendre comment les instances politiques et/ou scientifiques exposent les menaces réelles qui pèsent sur la biodiversité, le climat, l’économie de la nature pour s’en convaincre. Jamais depuis des millions d’années n’a-t-on vu autant se transformer l’équilibre entre les espèces. Jamais depuis ce nombre insaisissable d’années n’en a-t-on vu s’éteindre. Jamais depuis 10 000 ans l’évolution du climat n’a été aussi rapide et radicale. Les phénomènes tels que les inondations, les ouragans et les sécheresses sont appelés à s’accentuer, car le processus de réchauffement climatique se révèle autonome et exponentiel : la fonte des glaciers a cours désormais d’elle-même puisque les surfaces réfléchissantes se réduisent, tout comme les étendues forestières, et menacent de se fissurer, laissant ainsi se libérer un méthane naturellement enfoui, un puissant gaz à effet de serre. De plus, rien n’arrête l’industrie dans son empoisonnement agrochimique des espèces.
À cela s’ajoute la raréfaction annoncée des énergies fossiles de même que des minerais censés garantir une prétendue « transition » énergétique[8]. Puis les incertitudes géopolitiques relatives aux guerres et au commerce international.
Ce caractère inédit peut aussi passer pour indicible. Comment penser encore cette conjoncture nôtre, sans précédent, sans pareil dans l’histoire, inouïe ? Est-ce que penser reste une chose possible ? Traiter d’écologie politique aujourd’hui nous place dans la position de Cassandre. Parler de ce que le siècle nous réserve se révèle très difficile. Est inouïe, ou inaudible, toute discursivité s’essayant à traiter ce qui dépasse l’entendement, à savoir un monde géophysique en mutation et un climat se transformant d’une façon jamais vue, des espèces disparaissant sous nos yeux par centaines de milliers. Il s’ensuit un système Terre se détraquant de lui-même dans des mouvements exponentiels. Cela ne s’est pas vu – les scientifiques le répètent à l’envi – sur « des millions d’années ». Or, comment penser ce qui est radicalement sans précédent depuis une aussi longue période, si on considère ce que penser veut dire? Depuis les Grecs, penser se produit par analogie, par comparaison, car oui, contrairement à l’adage populaire, comparaison est raison. Paul Veyne disait du travail d’historien qu’il ne se fait qu’à la condition de mobiliser un important bagage de références ; on s’intéresse convenablement à une situation que si on la compare avec (et non à) d’autres, c’est-à-dire en en dégageant les ressemblances et les distinctions. Pour Paul Veyne, comparaison est raison, et c’est dans un va-et-vient entre des situations occurrentes et passées qu’on arrive à se donner une conception précise de la singularité de ce qu’on traverse[9]. Il nous est ainsi donné de penser l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un nouveau virus ou des actes génocidaires d’un pays d’occupation comme au Moyen-Orient… Nous connaissons (hélas) des précédents.
Sinon comment penser ce qui ne trouve dans le passé aucun pendant ? Rachel Carson traitait dans les années 1960 de ces insectes et de ces oiseaux qui devaient subitement s’adapter à l’épandage de 500 nouveaux produits chimiques par an ! Le temps long dans lequel ils s’inscrivent ne le permet pas, d’où leur dramatique anéantissement[10]. Maintenant, par analogie également, il en va ainsi pour nous psychiquement. Nous ne sommes pas outillés intellectuellement et psychologiquement comme collectivités pour faire face aux mutations auxquelles nous nous voyons confrontés. D’où que nous sombrions dans l’angoisse, une angoisse profonde et collective, une écoangoisse (qui se distingue de l’assez mal nommée écoanxiété). Et l’angoisse constitue une prédisposition à la recherche d’objets substitutifs (les boucs émissaires de l’extrême droite ou l’exacerbation des causes identitaires des mouvements sociétaux…).
Il est en effet très difficile de penser un monde dont les fondements les plus sûrs mutent, comme le cycle des saisons et l’état des paysages. Le réchauffement climatique et la perte de biodiversité mettent à mal l’expression Ceteris paribus sic stantibus (toute chose étant égale par ailleurs), puisque les phénomènes radicaux qui transforment la planète rendent impossible la compréhension tranquille du fameux chant du chœur d’Antigone montrant l’homme ingénieux face à une nature qui lui tient tête.
Mais comment faire le deuil de l’expression Toute chose étant égale par ailleurs, afin d’isoler des variables quant à ce sur quoi faire fond? Considérer désormais que rien n’est stable, tout bouge, tout s’altère…
Une écologie psychique de l’objet
Ces théories scientifiques – probantes et pertinentes – sur les mutations écologiques que nous suivons, ont à voir avec l’économie psychique. Les termes sont d’ailleurs communs pour désigner l’état de la physis et celui des affects. L’’ambiance et l’atmosphère désignent à la fois un état d’esprit collectif. Le terme climat nomme un moment météorologique en même temps qu’une émotion sociale éprouvée sur le plan de l’intime. L’humeur a trait à notre état moral ainsi qu’à la sécrétion d’un organisme vivant. L’environnement, qui est commun à la vie écologique et sociale, se dit, quant à sa connotation psychique, ambiance en italien.
Même quand on ne les attend pas, les termes nous rappelant la terrible crise écologique dans laquelle nous plongeons surgissent de manière annonciatrice dans des textes psychanalytiques.
En ce qui concerne la perte d’objet, le psychanalyste Serge Leclaire, qui s’y est penché, présente les éléments symboliques de la culture tenant lieu de l’objet de désir comme des « espèces », c’est-à-dire des signes, des « lettres » qui se dissocient de l’objet qu’ils médiatisent, ne collent jamais comme tel sur lui. « Par espèce, il faut entendre en l’occurrence l’apparence aussi bien que la catégorie des divers “cache-fantômes” que sont tous les tenant-lieu d’objet[11]. » Comme la chose même en philosophie, l’objet ultime se dérobe toujours. Jacques Derrida écrirait que la manifestation de son essence diffère[12]. En principe, l’espèce joue un double rôle : elle permet de ressaisir l’objet à travers des ersatz, en tant qu’il nous échappe, en même temps qu’il se signale nettement comme ersatz, et trahit donc n’être qu’une codification distante et partielle de la chose insaisissable. Or, à l’ère de l’inouï, les « espèces » qui sont les signes des objets de la nature, insaisissables par essence, sont précisément des « espèces en voie de disparition », des signes de ce qui ne renverra plus à rien en ce qui concerne des centaines de milliers d’entre elles, au point de perturber fondamentalement l’ordre censé les faire tenir dans une vaste économie de la nature. C’est dramatiquement commencé.
Il devient littéral et fatal que les objets désirés, voire requis, viennent à manquer. C’est inscrit dans le destin des pulsions. Objet d’amour, objet d’identification, objet pulsionnel… L’objet, c’est ce qu’investit une pulsion pour se dépenser ; c’est ce par quoi une émotion, une idée, une gestuelle se manifestent dans le monde. C’est le moyen même de l’expression et le signe d’un long devenir adulte : l’investissement d’objet marque le moment où le sujet développe un arsenal pulsionnel qui excède son seul rapport narcissique. Naissent alors comme principe de vie les pulsions sexuelles, qui se détachent du Moi « dans la découverte de l’objet », dixit Sigmund Freud[13]. Pour le fondateur de la psychanalyse, cette découverte de l’objet fait advenir le sujet parmi les éléments du monde extérieur, tout en liant ce dernier à ses instincts de survie.
Serge Leclaire reprend alors le terme symbolique de « castration » pour faire comprendre le sentiment de désemparement qui gagne le sujet incapable de dire convenablement l’ordre des choses, et de lui correspondre[14]. Nous y sommes plus que jamais, à l’ère inouïe de l’effondrement du Système Terre. Au moment où vacillent dramatiquement l’ordre social et les organisations industrielles qui l’ont saccagé, nos modalités de vie s’annoncent précaires. L’objet qui nous manque est l’objectivation même du monde dont notre survie dépend. Ce n’est plus d’un objet de désir qu’on est séparé, mais du tout de l’objectivité qui permet au sujet de se maintenir dans l’existence. Un ordonnancement planétaire s’effondre. On se le répète de manière aussi vaine que lancinante : est remise en cause la possibilité même pour le sujet, d’être. Psychiquement, la difficulté est immense. La psyché se débat contre le caractère irréversible de cet aveu. En roue libre, voici le réel qui prolifère tel un cancer en soi comme dans le monde. Aucun objet de la pensée ne peut contenir cet effet de sidération. L’objet est de moins en moins rattaché à une articulation littérale. Dans le délire du capitalisme exacerbé et le fanatisme des logiques marchandes s’ensuivent des passages à l’acte collectifs qui ne ressemblent à rien. Tant qu’on peut participer au PIB, l’honneur est sauf. On sauve la face au tiroir-caisse. Shopping is cheaper than a therapy, clame un slogan ricochant dans la ville comme un acte de déni désespéré. C’est le langage en même temps que l’objet qui se dérobe. Le signe linguistique, qui s’essayait à rapiécer le réel à force de répétitions, se détache d’innommables phénomènes absurdes, à un point tel qu’il se décompose lui aussi comme une énergie non liée dans les méandres de l’entropie. Pollution psychique. Ne se substituant plus de manière convaincante au réel, le signe n’a pas non plus de prise sur l’énergie pulsionnelle. La psyché se dresse contre ce clivage et cherche désespérément des accommodements, quelque deus ex machina faisant que les choses s’arrangent.
Le sujet démuni devant une perspective aussi catastrophiste, revenant au stade du nourrisson qui croit faire un avec le monde, et au stade anal qui consiste à tout retenir et maîtriser, se bercera de l’illusion d’une villa entourée de serviteurs sur l’île déserte qu’il a déjà achetée, s’il est très riche, quand il ne s’agira pas de délirants voyages sur Mars. S’il est pauvre, c’est à des projets survivalistes qu’il s’attellera, comme si un retour à soi garantissait la promesse d’une solution à long terme. Dans tous les cas, l’instinct de conservation du Moi s’alliera au fantasme de ne plus dépendre de personne, voire de rien. Pour ne devenir plus rien lui-même qu’une image dans laquelle on se mire. Or, « la régression narcissique est préambivalente[15] ». Bientôt, ça craquera de partout. Et le malaise, qui en deviendra contagieux, se généralisera.
Une béance. S’ouvre comme telle la question de l’objet. Un « objet », son « objectivité », normalement, c’est la réalité en tant que le langage se montre apte à la nommer et les symboles à la figurer. Revenir à ce sur quoi l’attention de la conscience porte, pour organiser son rapport au-dehors. Voilà qu’il n’y en a plus, plus de sûr. L’objet se retourne contre lui-même pour nous dire sa dénaturation. À ce moment-ci, l’angoisse du vide échappe jusqu’au romantisme ; ce n’est pas fixer le soleil et jouir de sa bravoure. Beaucoup plus pondérée, sobre même, la scène contemporaine. Inquiétante. Être en lien avec rien qui ne se nomme. Rien qui ne s’ajuste au langage, qui ne se rafistole, qui ne s’accommode, qui ne s’adapte au mensonge journalier. Le temps s’épaissit. Tout y glisse. Il se retourne contre nous. Le compte à rebours nous ronge à petites dents. Je suis le réel en tant qu’il prend fin, nous disent ses traductions les plus circonstanciées. C’est, à l’état vif, la « castration » dont la psychanalyse traitait jadis, mais à une échelle historique. Pour le lacanien Serge Leclaire, le phénomène ne se fait comprendre que « par son résultat », l’incapacité à dire convenablement l’ordre des choses[16]. Plus que jamais. La psyché se débat contre le caractère irréversible de cet aveu. C’est le langage en même temps que l’objet qui se dérobe. Le signe linguistique qui en venait à rapiécer le réel à force de répétition se détache d’innommables phénomènes à un point tel qu’il en trahit son rapport inadéquat à l’objectivité. Ne se substituant plus de manière convaincante au réel, le signe n’a non plus de prise sur l’énergie pulsionnelle. La psyché qui se dresse contre ce clivage cherche désespérément des accommodements, quelque deus ex machina faisant que les choses s’arrangent. À l’ère inouïe de l’effondrement du Système Terre et des organisations industrielles qui en dépendent, la difficulté est immense. Ce n’est plus d’un objet de désir qu’on est séparé, mais de la possibilité même pour le sujet d’être. Voici le réel qui prolifère en roue libre, en soi comme dans le monde, n’ayant plus rien à dire. L’objet est de moins en moins rattaché à une articulation littérale. Dans le délire du libéralisme exacerbé ou le fanatisme des logiques capitalistes de marché, s’ensuivent des passages à l’acte collectifs qui ne ressemblent à rien.
Dans d’autres écoles de pensée, la psychanalyse entretient aussi avec le langage un rapport qui résonne étrangement avec celui de la critique écologiste. Ainsi, lorsque D. H. Winnicott traite de la crainte de « l’effondrement » chez ses patients, en lien avec un « environnement » permettant mal au sujet de se donner des objets adéquats, il présente comme le pire des contextes un « environnement » n’étant pas seulement déficient, mais « hors de portée – supplice de Tantale qui est sans doute le pire de ce qui peut arriver[17] ». Ici, le psychanalyste traite-t-il de dépression nerveuse dans l’évolution du sujet, ou du rapport de sujets désemparés face à l’effondrement pronostiqué du système Terre[18] ? Et dans la seconde perspective, ne change-t-on pas d’échelle et de portée de façon à faire muter le discours ?
Le nôtre, c’est un climat hostile. En l’état, il est désormais inouï, ne correspond à rien, ne se raconte pas. Depuis des millions d’années, du jamais vu, de tels bouleversements. Il nous échappe, nous hante, nous trouble, nous effraie. On ne parle que de lui ne sachant plus le stabiliser. Ça chauffe.
Pour surmonter l’angoisse, la biorégion
Un rapport collectivement inadéquat à un objet provoque de graves psychopathologies collectives. La psychanalyse est née dans un univers où domine la névrose. Les figures autorisées, voire autoritaires, structurent verticalement l’ordre symbolique. C’est le règne des généraux, des prêtres de tout genre, des proviseurs, des rois, kaisers et présidents. Ce qu’écrit Nina Berberova quant à sa Petersburg natale vaut pour la Vienne de Sigmund Freud : « Le plus important était de paraître. On se servait d’un certain ton de voix avec les enfants, d’un autre avec les serviteurs, d’un troisième avec les invités, d’un quatrième avec l’homme à qui on plaisait. Les femmes de cette époque, théoriquement préparées à leurs rôles d’épouses et de mères, ne vivaient que pour réprimer et dissimuler ce qu’il y avait d’authentique en elles qui finissait par dépérir, écrasé par les contraintes sociales[19]. » Ce que vivaient les femmes à la maison, soumises au patriarcat, était l’ultime acte de répression, dans un effet domino, que subissaient les hommes à l’usine, la caserne, le bureau ou le grand magasin.
Cent ans d’événements sociaux, politiques et moraux ont fait traverser à l’Occident des moments collectifs en ce qui concerne la vie psychique. La psychose domina lors de deux guerres mondiales, concomitantes aux cohortes de traumatisés qu’elles provoquèrent, et ce, avant les années libidinales du deuxième tiers du xxe siècle cherchant à les racheter, en passant par le tournant du xxie siècle marqué par la désillusion et la perversion ordinaire, jusqu’à aujourd’hui, ère de l’inouï où dominent sur nos esprits le spectre du dérèglement climatique et la perte de biodiversité, accompagnés d’un fort parfum de nihilisme politique.
En notre époque, nous retrouvons le cocktail parfait pour que s’installe l’angoisse comme modalité psychique tendancielle et commune. L’angoisse désigne l’épreuve d’affects insistants, déstabilisants et troublants qui ne s’accompagnent d’aucune cause, image ou représentation précises. Contrairement à l’anxiété qui explique un malaise par le surinvestissement d’un objet (réel ou fictif), l’angoisse exprime la souffrance de qui n’en a guère.
Comment se donner des objets dignes de la période historique dans laquelle nous nous immergeons quand rien n’est égal par ailleurs? Tous les paramètres, même ceux qu’on jugeait les plus stables, se transforment de manière préoccupante. Quel « gai savoir » se donner afin de produire des objets qui nous portent? Le philosophe Baptise Morizot y parvient. Il crée des objets adéquats, comme celui de chimère – un nom adapté aux mondes qui se profilent dans des croisements jadis invraisemblables[20]. Mais c’est aussi le nom de structures politiques qu’il faudra apprendre à inventer, de nouveaux desseins nous permettant d’être en phase avec la nouvelle conjoncture, à l’ère de l’inouï. La biorégion est une notion qui répond bien à ce qui nous attend. Elle est impérative, c’est-à-dire que la géopolitique en ce siècle se contractera par la force des choses, en passant de la mondialisation industrielle et commerciale à l’autonomie régionale. C’est déjà commencé : les conséquences dramatiques des bouleversements climatiques et de la perte de biodiversité (inondations, ouragans, incendies de forêt, canicules meurtrières, perturbation dans le règne animal, migration de réfugiés environnementaux, épidémies…) ainsi que les bris d’approvisionnement occasionnés par l’insécurité énergétique et la pénurie inévitable de minerais entraîneront un isolement structurel des communautés, lesquelles devront réapprendre à vivre de manière relativement autonome, avec elles-mêmes. Dans ce cadre, la biorégion consiste en une approche géopolitique selon laquelle le préfixe géo- est aussi important que le radical politique : la politique ne s’y conçoit plus contre et sur le territoire, mais en lui, prise dans ses synergies, en fonction des espèces qui l’habitent et de l’économie de la nature qui s’y organise. Cette échelle supposera de la créativité politique et celle-ci s’observera d’autant plus qu’elle se révélera nécessaire.
Pour l’aborder, non pas partir du concept de biorégion, mais de l’histoire qui nous y conduit inexorablement[21]. Plutôt qu’une vague utopie ou une option de plus offerte à la carte du restaurant électoral, voir en la « biorégion » le nom d’une réponse à donner à une situation impérative, source historique d’angoisse : la contraction annoncée de la géopolitique de la mondialisation à la région.
Comme à Mayotte, comme à Valence, comme en Nouvelle-Orléans, Clova au Québec ou Lytton dans l’Ouest canadien, des communautés entières secouées par des déluges ou des incendies de forêt sont appelées à redécouvrir crûment deux vérités anthropologiques : elles dépendent en dernière instance d’elles-mêmes, de leur entregent, de leur sens de la solidarité. Puis, elles se découvrent redevables du territoire qu’elles foulent, de ses sols, de son air, de ses eaux. « Vous nous avez abandonnés », clame-t-on de part et d’autre. Pour se résigner : c’est aussi à partir de cette échelle qu’on organisera désormais la politique. Et cette nouvelle approche appelle des concepts politiques adéquats.
En tant que concept, la « biorégion » a aujourd’hui cinquante ans. Allen van Newkirk lui donnait son acte de naissance en le proposant dans un court texte de la revue Environnemental Conservation à l’été 1975. Depuis le repaire historique du mouvement coopératif en Amérique, à Heatherton dans la région d’Antigonish (Nouvelle-Écosse, partie atlantique du Canada), cet artiste d’origine états-unienne devenu militant écologiste cherchait à fonder une géopolitique tout autre, dans laquelle le préfixe géo– serait aussi déterminant que la racine politique[22]. Il ne s’agissait plus de faire de la politique sur le territoire, en fonction de son exploitation et dès lors contre lui, mais d’intégrer radicalement la politique aux dynamiques territoriales elles-mêmes.
Partant de la notion de région biotique, non loin des mouvements de retour à la terre ou du municipalisme libertaire, sans s’y restreindre, il perçoit d’abord la biorégion en fonction de sa portée biologique. Autrement dit, la politique ne s’imprime plus sur le territoire à la manière d’espaces qu’il faut rendre conformes aux cartes et aux intérêts dictés par l’exploitation industrielle et commerciale, mais elle s’intègre aux réalités biologiques et territoriales d’un lieu. La flore, la faune, les sols, les eaux, le climat, les bassins versants… sont ce à partir de quoi les citoyens d’un espace politique savent amorcer leurs pratiques. La signification du lieu commence par l’histoire, pas seulement celle, sociale, des sciences humaines, mais l’histoire même qui a rendu possible la gestation millénaire du lieu qu’on occupe. Comprendre ce qu’il en a fallu de contributions de la part des insectes, des oiseaux, des grands mammifères, y compris des humains, pour qu’un lieu perdure comme il est, le cas échéant où il ne faudrait pas chercher à tenter de le restaurer, afin d’envisager la façon de s’y fondre pour les temps à venir.
Science, culture et politique
Cela implique une approche à la fois interdisciplinaire et, à ce titre, égalitaire. Aucune discipline, c’est-à-dire pas plus les sciences exactes que les autres, contrairement avec ce qui se produit maintenant au titre du discours écologique, n’occupe de fonction hégémonique. Certes, la modélisation, la biologie, l’océanographie et la climatologie sont prisées, tout comme le devient également la sapience, c’est-à-dire les savoirs populaires accumulés indépendamment des titres de diplôme. L’historien des sciences Dominique Pestre invite ses collègues scientifiques à « apprendre à faire confiance aux solutions que le social invente[23] ». Il se peut que ceux-là mêmes qui dépendent du territoire sachent en défendre les modalités agricoles et les normes escomptées, surtout dans un contexte où il s’agit d’en vivre plutôt que de les exploiter aux fins de pratiques commerciales coloniales.
À cela s’ajoute la culture, la littérature et les arts : se redonner de nouveaux récits, s’expliquer par la fiction des situations semblables à la sienne pour suppléer l’absence de référence historiographique relative à la période inouïe qu’on traverse, réorganiser la façon de découper le réel. Un exemple dans le domaine du land art, les œuvres d’Andy Goldsworthy. En traçant des lignes dans l’espace à partir d’éléments qu’il y trouve (brindilles, feuilles, pierres…), il nous persuade de la pertinence d’une autre forme de tracé dans l’espace, non plus celui des frontières qui consiste pour le plus fort à circonscrire un lieu pour clamer que ce qui s’y trouve lui appartient, mais celui qui marque à l’intérieur d’un cadre symbiotique déterminé par lui-même (on sait, en suivant ses dynamiques, quand un lieu s’arrête et cède à un autre) quel en est l’axe de vie, la ligne symbiotique, exemplairement une rivière ou une bande cultivable…
Enfin, la politique. La biorégion ne se « développera » pas parce qu’on la désire, vote pour elle ou la choisit. Elle s’imposera, là où une avant-garde en aura prédit la nécessité, dans des contextes historiques de bris, de drames ou de crises où on se découvrira dépendant que de soi-même. Dans de tels désarrois, des petits-chefs vociféreront pour ameuter une catégorie de soumis face aux autres à qui ils déclareront la guerre. Les plus fins opteront pour l’entraide. Ils trouveront à fonder des communs autour d’éléments (fours à pain, terres arables, caveaux, compétences diverses…) favorisant le rapport de la communauté aux épreuves, urgences et aspirations qui deviendront les siennes. De nouvelles organisations politiques – à partir de ce que les « zones à défendre » (Zad), collectifs, associations et coopératives génèrent déjà – prendront le pas pour être à la hauteur du changement de paradigme s’imposant en ce siècle.
En cela, la biorégion ne procède pas d’un parfait renversement. Ce n’est pas tout à fait une révolution, si elle n’est pas de celles qui s’accomplissent par « la force des choses », comme l’écrivait Hannah Arendt. Il n’y va pas seulement de délibération et de volonté. Elle peut encore cohabiter dans le mille-feuille institutionnel avec les différents pouvoirs institués, ceux qui, impuissants, en ont déjà plein les bras avec les mutations historiques du siècle et se retournent parfois contre les communautés pour les coloniser à nouveau. Elle n’est pas passéiste au sens où des architectes imaginent par quelles nouvelles techniques habiter grâce à des matériaux environnants et recyclables, et où des permaculteurs conçoivent des formes adaptées d’agriculture sans recourir aux laborieuses méthodes des anciens. Elle est universelle au sens où elle croit que l’Afrique peut venir au secours de l’Occident[24], et lui permettre de partager des expériences agricoles et sociales provenant d’un monde qui a pu se passer d’un capitalisme aujourd’hui vacillant, tout comme les peuples premiers des Amériques.
La biorégion est surtout un concept vitaliste et affirmatif qui permet de surmonter l’angoisse occasionnée par les discours accablants de l’époque, pour avancer, à tâtons, frayant un chemin vers ce qui s’impose comme nécessaire.
[1] Emmanuel Todd, La Défaite de l’Occident, Paris, Gallimard, 2024, p. 245.
[2] Pier Paolo Pasolini, « L’article des lucioles », dans Écrits corsaires, Paris, Flammarion, coll. « Champs Arts », 2018 [1er février 1975].
[3] Murray Bookchin, Une société à refaire. Vers une écologie de la liberté, Montréal, Écosociété, coll. « Retrouvailles », 2010 [1990], p. 38.
[5] Timothy Morton, La Pensée écologique, Paris, Zulma, coll. « Zulma essais », 2019 [2010], p. 164 et 214.
[6] Dominique Bourg, Une Nouvelle Terre, Paris, Desclée de Brouwer, 2018, p. 11.
[7] Mathias Rollot, Les Territoires du vivant. Un manifeste biorégionaliste, Marseille, Wildproject, coll. « Le Monde qui vient », 2023 [2018], p. 83.
[8] Matthieu Auzanneau, Pétrole. Le déclin est proche, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Reporterre », 2022 ; Guillaume Pitron, La Guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique, Paris, Les Liens qui libèrent / Acte Sud, 2019, et Jean-Baptiste Fressoz, Sans transition : une nouvelle histoire de l’énergie, Paris, Seuil, coll. « Écocène », 2024.
[9] Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Histoire », 1971, et Veyne, Les Grecs ont-ils cru en leur mythe ?, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points Essais », 1983.
[11] Serge Leclaire, Démasquer le réel. Un essai sur l’objet en psychanalyse, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Le champ freudien », 1971, p. 77.
[12] Jacques Derrida, « La différance », dans Marges. De la philosophie, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Critique »,1972.
[13] Sigmund Freud, « Pulsions et destin des pulsions », dans Métapsychologie, Paris, Gallimard, coll. : « Folio Essais », 1968 [1915], p. 24.
[14] Serge Leclaire, Démasquer le réel. Un essai sur l’objet en psychanalyse, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Le champ freudien », 1971, p. 52.
[15] Béla Grunberger, Le Narcissisme. Essais de psychanalyse, Paris, Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 1993 [1971], p. 118.
[16] Serge Leclaire, Démasquer le réel. Un essai sur l’objet en psychanalyse, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Le champ freudien », 1971, p. 48-53.
[17] D. H. Winnicott, « La crainte de l’effondrement », dans La Crainte de l’effondrement et autressituations cliniques, Paris, Gallimard, coll. « Connaissances de l’inconscient », p. 206 à 209.
[18] Pablo Servigne et Raphaël Stevens, Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Paris, Seuil, coll. « Anthropocène », 2015.
[19] Nina Berberova, C’est moi qui souligne, autobiographie, Arles, Actes Sud, 1989, p. 65.
[21] Nous reprenons ici des propositions soutenues dans notre Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, Montréal, Lux, 2024, et quelques écrits afférents.
[22] Allen van Newkirk, « Bioregions: Towards Bioregional Strategy for Human Cultures », Environmental Conservation, no 2, vol. 2, Été 1975, p. 108. Lire aussi Mathias Rollot et Marin Schaffner, Qu’est-ce qu’une biorégion ?, Marseille, Wildproject, 2021.
[23] Dominique Pestre, À Contre-science. Politiques et savoirs des sociétés contemporaines, Paris, Seuil, coll. « La couleur des idées, 2013, p. 84.
[24] Selon le beau titre du livre d’ Anne-Cécile Robert, L’Afrique au secours de l’Occident, Ivry-sur-Seine, Éditions de l’Atelier, 2006.
Alain Deneault présentera la conférence d’ouverture du colloque annuel du Comité de recherche 41 (CR41) de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF) « Autoritarisme(s) et théories critiques : critique d’un futur antérieur ? » qui se tiendra à l’UQAM les 22 et 23 mai 2025. La conférence d’Alain Deneault (en ligne) s’intitule « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion ».
« Populisme, autoritarisme, fascisme sont au gré des évènements d’actualité des mots qui reviennent sur le devant de la scène. Déjà annoncée sous le vocable d’une « droitisation du monde » ou d’un « âge de la régression », notre époque est en proie à une dérive autoritaire, lorsqu’elle ne s’abîme pas dans le (néo)fascisme.
On constate en effet un devenir-autoritaire au sein des sociétés actuelles. Cette tendance se manifeste de différentes manières et dans différents domaines de l’activité sociale. Dans le domaine politique, l’affaiblissement du parlementarisme, l’établissement d’états d’exception durables, ou encore des mesures conduisant à saper la « société civile » et ses différents acteurs, semblent accompagner le fait qu’une partie non-négligeable des populations occidentales accepterait diverses formes de gouvernements autoritaires ou elle les réclame. Sur le plan social, se propage une tendance autoritaire à l’ensemble de nos vies individuelles et collectives et jusque dans les interstices de nos rapports sociaux. Parallèlement aux dénonciations des mesures progressistes, le « retour à la discipline » est devenu un leitmotiv politique, tout comme la xénophobie qui est même vue comme politiquement correcte. Les rapports d’autorité sont également à interroger dans un monde du travail bousculé par l’introduction de technologies numériques et d’outils de surveillance. Quant au domaine de l’économie, le capitalisme financier contemporain semble plus que jamais sonner le glas de toute tentative de prise démocratique sur le processus économique. Au travers des médias sociaux s’imposent de nouvelles injonctions autoritaires. La toile technoinformatique qui se tisse tranquillement dans notre vie quotidienne impose un ensemble de contrôles arbitraires. Les médias sociaux remettent en question certaines autorités traditionnelles, comme entre autres le journalisme et la science. Et, bien sûr, d’une importance cruciale et centrale à ce colloque, la question de l’autorité se pose dans le domaine de la psyché et de l’individu, dans la construction de son rapport à soi, à autrui et au monde.
Comment se manifestent ces phénomènes ? Comment les analyser ? Quelle est la pertinence des modèles théoriques antérieurs pour penser la tendance autoritaire actuelle ? Par ce colloque, nous tenons à renouer avec ce que les théories et sociologies critiques issues de périodes de crises similaires à la nôtre peuvent nous enseigner sur ces phénomènes – et nous aider à contrer la possibilité de la peste brune. C’est ainsi que nous vous convions à une discussion de deux jours sur les théories critiques et les autoritarismes. » – Département de sociologie de la faculté des sciences humaines de l’UQAM
De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion Conférence d'ouverture par Alain Deneault (en ligne) Jeudi 22 mai 2025 - 9 h à 10 h 15 UQAM - Pavillon Sherbrooke (SH) - Local SH-3420 200 rue Sherbrooke Ouest, Montréal Colloque AISLF CR41- Jeudi 22 mai et vendredi 23 mai 2025 Entrée libre
Alain Deneault – Conférence « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion » – 22 mai 2025Alain Deneault – Conférence « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion » – 22 mai 2025Pascale Bédard, professeure en sociologie des arts et de la culture, Université Laval et Alain Deneault – Conférence « De la théorie critique à la théorie du complot : histoire d’une confusion » – 22 mai 2025
« Face à la mondialisation néolibérale, les replis sur soi se mondialisent. Les puissants se livrent à nouveau, sans vergogne, à de nouvelles guerres, commerciales et bien réelles, pour s’emparer des ressources naturelles ou contrôler leurs concurrents, et partout la coopération internationale est remise en cause.
Un autre monde est-il encore possible ?
Dans le cadre du Forum social mondial des intersections (29 mai au 1er juin), les Amis du Monde diplomatique de Montréal vous invitent à cette soirée d’échanges sur l’alter-mondialisme. Quatre invités vont aborder cette notion intrinsèquement polysémique sous différents angles –, écologie, économie, paix, solidarité internationale, — afin d’apporter un éclairage réactualisé sur les héritages de l’altermondialisme, sur son présent et sur son avenir.
Le philosophe Alain Deneault examine d’abord le nihilisme assumé d’un système-monde générateur d’inégalités, qui favorise l’extractivisme, provoque des crises écologiques et alimente les guerres et les replis autoritaires. En opposition à la mondialisation de la réaction, Deneault propose de renouer avec l’engagement internationaliste incarné par l’élan altermondialiste, dans lequel Le Monde diplomatique a joué un rôle moteur, depuis les grandes mobilisations autour de la taxe Tobin et de la conférence de Porto Alegre (2003).
Thibault Biscahie se penche ensuite sur les violences de la mondialisation néolibérale qui ont enfanté un nationalisme belliqueux et néo-impérial dans le Nord global. Thibault revient sur la notion du protectionnisme et sur les vertus d’un souverainisme protecteur, enrichi de considérations écologiques et sociales, en s’inspirant des revendications historiques des pays du Sud pour transformer les asymétries de l’économie mondiale.
Avec un regard sur le Sud global, Adib Bencherif met l’accent sur les multiples conflits, peu médiatisés, qui sévissent actuellement dans le contexte africain, sur fond de course aux ressources naturelles et de remise en cause généralisée de coopération internationale. Alors qu’une réflexion approfondie sur les clivages Nord-Sud qui traversent notre présent s’impose, Adib se penche sur l’héritage anticolonial qui se manifeste aujourd’hui dans les replis autoritaires des pouvoirs se réclamant du panafricanisme d’antan.
Simon Paré-Poupart s’interroge, enfin, sur les rapports entre écologie, déchets et marginalisation au Canada. Mettant en lumière la face cachée de nos sociétés de surconsommation, Simon nous invite à s’intéresser aux solidarités subalternes qui se tissent entre personnes de toutes origines dans son métier de vidangeur.
Les interventions seront suivies d’une période d’échanges avec le public pour réfléchir ensemble sur les horizons politiques envisageables, soucieux du vivant et de la diversité du monde.
La soirée s’inscrit dans le Forum social mondial des « intersections » au Québec, parmi une série d’événements se déroulant en simultanée en amont du Forum social mondial prévu pour 2026 à Cotonou au Bénin. » Les Amis du Monde diplomatique à Montréal
Repenser l’altermondialisme face au moment réactionnaire Une présentation des Amis du Monde diplomatiquede Montréal Avec Alain Deneault, Simon Paré-Poupart, Thibault Biscahie et Adib Bencherif Suivi d'un échange avec le public Lundi 9 juin- 18 hà 20 h 30 Centre social l’Achoppe - 1800 Av. Letourneux, Montréal, Animation : Christopher Chanco et Les Amis du Monde diplomatique à Montréal Infos : amdquebec@proton.me Inscription obligatoire ici
Intervenants : Alain Deneault, philosophe, auteur du Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï (Lux Éditeur, 2024) et cofondateur d’ATTAC-Québec ; Simon Paré-Poupart, éboueur et essayiste, auteur du livre Ordures ! (Lux Éditeur, 2024) ; Thibault Biscahie, chercheur postdoctoral, Centre de recherche en droit public et spécialiste du néolibéralisme. Adib Bencherif, professeur à l’Université de Sherbrooke ; spécialiste sur les questions des risques géopolitiques et sécuritaires dans le contexte africain
Repenser l’altermondialisme face au moment réactionnaire – Captation de la conférence du 9 juin 2025
Le journal des Alternatives et Presse-toi à gauche
Par Claire Comeliau 3 et 8 avril 2025
Organisé par Attac-Québec et accueilli par la librairie Zone Libre, le lancement de l’ouvrage « Multinationales : Une histoire du monde contemporain » a eu lieu mercredi 26 mars dernier. Claude Vaillancourt, président de l’organisation altermondialiste ATTAC-Québec et Alain Deneault, philosophe québécois, tous deux contributeurs de l’ouvrage, étaient sur place pour présenter la publication.
Le livre noir des multinationales
Alain Deneault est notamment connu pour son ouvrage « Noir Canada », paru en 2008, dans lequel il remet en cause le discours discursif d’un Canada internationaliste et pacifiste qui soutient pourtant des entreprises qui exploitent et pillent les ressources du continent africain. Réitérant un projet militant et engagé à travers « Multinationales : Une histoire du monde contemporain », il estime que cet ouvrage aurait pu s’intituler « Le livre noir des multinationales » du fait de son approche critique qui s’attelle à dénoncer le vrai visage de ces entreprises et à mettre en lumière l’ampleur du pouvoir de dépendance qu’elles exercent à tous les niveaux de la société.
Structuré autour d’une ligne du temps débutant en 1850 à l’ère de la révolution industrielle, l’ouvrage rassemble les contributions d’environ quarante autrices et auteurs francophones. Il se lit aisément grâce à une approche historique riche en récits, permettant une lecture par période, qui en fait une véritable encyclopédie.
Cet ouvrage invite à nuancer l’idée célèbre avancée par Max Weber, selon laquelle l’État détient le monopole de la violence physique légitime en mettant en lumière le contre-pouvoir que représentent les multinationales. Il affirme que les États ont tendance de plus en plus à céder leur pouvoir au privé, jusqu’à placer les entreprises au-dessus des lois nationales.
Pour saisir la logique sous-jacente de cette dynamique, Claude Vaillancourt mentionne que tout cela fût rendu possible par l’avènement du néolibéralisme et le climat de libre-échange qui en découle. Cela a permis aux multinationales de se développer à une vitesse fulgurante.
Multinationales et absence d’éthique
L’histoire a montré que la croissance d’une multinationale est souvent impossible sans manquements à l’éthique ou exploitation. Dans un monde où leur pouvoir s’accroît sans cesse, l’ouvrage agit aussi comme un acte d’accusation contre le système lui-même.
On y dénonce l’incompatibilité croissante entre le développement des multinationales et les enjeux sociaux et environnementaux contemporains. Typiquement, les règles environnementales sont bien souvent considérées comme des obstacles par ces entreprises, ce qui témoigne de leur volonté d’adapter les lois, voire de les supprimer, à leurs seuls intérêts.
La relation entre les multinationales et l’extrême droite
Ce contournement et ce refus de politique environnementale illustrent d’ailleurs en partie la relation intime que les multinationales entretiennent avec l’extrême droite : les patrons des entreprises ne montrent en effet aucune réticence à s’associer à de tels partis, recherchant un environnement politique favorable à leurs profits.
Vincent Bolloré, chef d’entreprise à la tête du Groupe Bolloré — qui contrôle notamment Canal+, CNews, C8, Europe 1, ainsi que le groupe Lagardère — incarne parfaitement la dangerosité de ces stratégies d’influence idéologique, par lesquelles les multinationales cessent d’être de simples entreprises pour devenir de véritables acteurs politiques.
Historiquement centrée sur la logistique, la communication et le transport, et très implantée en Afrique, cette multinationale française s’est progressivement tournée vers le secteur des médias, ce qui permet aujourd’hui à Vincent Bolloré de façonner le débat public.
L’ère Trump
La récente réélection de Donald Trump mérite une attention particulière quant à son impact sur les multinationales. Connu pour ses mesures protectionnistes et isolationnistes, portées par un discours populiste et climatosceptique, l’exercice du pouvoir du milliardaire invite à s’interroger sur l’avenir de la mondialisation et des multinationales, qui se sont pourtant construites et renforcées en parallèle grâce à l’essor du libre-échange et à la « course vers le bas ».
Dans la continuité de son ouvrage « La fin du néolibéralisme » paru en 2023, Claude Vaillancourt signale que D.Trump ne fait que perpétuer la mise en œuvre des politiques néolibérales, mais à un niveau national et que son premier mandat a largement bénéficié à certaines multinationales. Ainsi sa réforme fiscale de 2017 a abaissé le taux d’imposition sur les sociétés de 35 à 21 % et ses remises en cause de certains accords de libre-échange ne visaient pas à limiter le pouvoir des multinationales, mais plutôt à tendre vers sa devise « America First », en appelant à un retour à une économie d’après-guerre.
Dans ce contexte, l’approche de D. Trump représente un paradoxe avec d’une part un discours patriotique et antisystème et d’autre part des politiques renforçant les multinationales. Conscient de leur portée stratégique, le président des États-Unis utilise les tarifs douaniers comme un outil de négociation et d’intimidation. Face à cette logique, il faudrait recréer une économie basée sur d’autres principes que ceux utilisés par ces multinationales et le libre-échange.
L’ouvrage démontre que la puissance et le champ d’action acquis par les multinationales sont tels, qu’elles peuvent s’adapter à toute conjoncture économique pour en tirer profit, faisant ainsi fi de principes tels que le pacifisme, l’éthique, les enjeux sociaux, le respect de l’environnement et du droit, la lutte contre les conflits d’intérêts et le capitalisme sauvage…. Claude Vaillancourt et Alain Deneault nous mettent aussi en garde contre l’influence de ce secteur privé qui favorise l’avènement de l’extrême droite dans nos sociétés. Ils critiquent la non-réaction des personnes politiques et, loin d’être défaitistes, les incitent, par leur volonté, à jouer un rôle qui rendrait nos sociétés plus démocratiques et conformes à leur posture morale.
La consommation : désirs d’objets ou désirs substitutifs ? Conférence d’Alain Deneault à la 13e édition de la Semaine de la citoyenneté du Cégep du Vieux Montréal qui a eu lieu le jeudi 27 mars 2025 – Durée : 47 min 16 sec
« La 13e édition de la Semaine de la citoyenneté du Cégep du Vieux Montréal a présenté une série de conférences et d’activités afin d’alimenter la discussion et les réflexions autour de notre mode de consommation. »
Extraits des livres lus par Alain Deneault : On achève bien les enfants. Écrans set barbaries numériques de Fabrice Lebrun, 2020 La fabrique du consommateur d'Anthony Galluzzo, Zones éditeur, 2020 Le suicide d'Émile Durkheim, Éditions Quadrige, 2013
Soirée spéciale pré-festival de la décroissance de Québec avec une conférence d’Alain Deneault sur son essai Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï le mercredi 16 avril à 19 h à la brasserie artisanale La Korrigane.
« Cette conférence se tient dans le cadre du Festival de la décroissance de Québec. Pour mettre la table de la programmation à venir du Festival, nous avons la chance de recevoir, en formule SPÉCIALE PRÉ-FESTIVAL, une grande pointure en ce qui a trait à la décroissance, M. Alain Deneault ! Lors de cette soirée, nous aurons droit à une conférence de sa part portant plus particulièrement sur les sujets abordés dans son récent essais critique Faire que ! […] Que faire pour s’orienter dans une époque marquée par des bouleversements écologiques sans précédent? Alain Deneault, avec la lucidité qu’on lui connaît, nous convie à en penser les prémisses et à explorer un nouveau mode d’engagement politique, la biorégion. Il est temps de faire que ! Au plaisir de vous y voir, de s’éduquer et d’évoluer ensemble! » – Le comité
Soirée spéciale pré-festival de la décroissance de Québec Conférence d'Alain Deneault Mercredi 16 avril 2025 - 19 h Brasserie artisanale La Korrigane 380, rue Dorchester, Québec Ouvert à tous Gratuit en formule premier arrivé, premier servi. Aucune réservation ne sera prise pour cet évènement
Une conférence abordant son plus récent essai qui saura vous mettre en appétit sur le sujet de la Décroissance !
Cet évènement est présenté dans le cadre de la 4e édition du Festival de la décroissance de Québec
Conférence d’Alain Deneault au Festival de la décroissance de Québec – Durée: 1 heure 35 min 10 sec – 16 avril 2025
Territorialité de la biorégion. Conférence d’Alain Deneault qui aura lieu le jeudi 27 mars 2025 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) sous l’invitation du département de géographie de l’UQAM en collaboration avec le Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT), l’Association étudiante de deuxième cycle de géographie de l’UQAM (AEDCG) et le Centre de recherche sur les innovations sociales (Crises).
« Venez rencontrer l’auteur de Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï qui discutera sur le thème de la biorégion dans une ère de bouleversements écologiques et d’écoanxiété. » – Département de géographie de l’UQAM
Territorialité de la biorégion Conférence d'Alain Deneault Jeudi 27 mars 2025 - 17 h à 19 h Université du Québec à Montréal (UQAM) - 400 rue Ste-Catherine Est Salle A-4180, Pavillon Hubert-Aquin Inscription requise, veuillez confirmer votre présence ici Des bouchées seront offertes
Alain Deneault participera à la 37e édition du Salon du livre de Trois-Rivières « En mouvement » pour présenter son tout dernier essai Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï lors d’une conférence autour de son livre, d’une discussion avec Bruno Dubuc, auteur du livre Notre cerveau à tous les niveaux et d’une séance de dédicaces au kiosque #4 de *Lux Éditeur, le vendredi 28 mars 2025.
*Lux sera l’éditeur à l’honneur pour cette 37e édition du Salon du livre de Trois-Rivières
Faire que ! L'engagement politique à l'ère de l'inouï Conférence d'Alain Deneault Atrium de l'UQTR - 3351 Boul. des Forges, Trois-Rivières Vendredi 28 mars 2025 -15 h 30 à 16 h 30 Gratuit et ouvert à tous - Inscription obligatoireici Infos ici
« Conférence d’Alain Deneault (Faire que!, Lux éditeur). Comment s’orienter dans une époque marquée par des bouleversements écologiques sans précédent, auxquels, manifestement, ni les États ni le capital ne remédieront ? Comment agir politiquement à l’ère de l’inouï, quand on ne dispose d’aucun pendant historique pour appréhender les catastrophes annoncées ? Comment s’engager quand l’extrême droite sème la confusion et détourne la colère des objets réels ? Que faire? Alain Deneault nous convie à en penser les prémisses et les incidences pour l’ancrer dans les temps présents. »
Changer le monde à l'ère de l'inouï Discussion avec Alain Deneault et Bruno Dubuc Animation : Christian Bouchard Salon du livre de Trois-Rivières - Bistro littéraire Télé-Québec Vendredi 28 mars 2025 - 18 h 15à 19 h 15
Attac-Québec vous invite chaleureusement au lancement du livre Multinationales. Une histoire du monde contemporain qui aura lieu le mercredi 26 mars à 18h à la librairie Zone libre et qui sera présenté par Alain Deneault qui a signé deux textes parmi la cinquantaine d’universitaires, d’experts et de journalistes qui ont collaboré à ce volumineux ouvrage de 864 pages publié aux éditions La Découverte et Claude Vaillancourt, auteur et président d’Attac-Québec. Cette soirée sera animée par Dominique Bernier, conseillère à l’environnement à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
« Qu’on consomme leurs produits, qu’on admire leurs marques ou qu’on dénonce leurs pratiques, les multinationales sont omniprésentes dans nos vies. Mais les connaît-on vraiment ? Quand sont-elles apparues ? Comment sont-elles devenues si puissantes ? Ce livre, associant chercheurs et journalistes, offre une fresque historique et critique inédite sur ces entreprises qui ont contribué à façonner le monde dans lequel nous vivons. Des premiers câbles télégraphiques sous-marins aux géants du Web, de IG Farben au pesticide RoundUp, de Rockefeller à Elon Musk, des » républiques bananières » au lobbying intensif, il retrace leur montée en puissance progressive jusqu’à nos jours. »
Lancement du livre : Multinationales. Une histoire du monde contemporain Avec les invités Alain Deneault et Claude Vaillancourt Animation : Dominique Bernier Librairie Zone libre - 262 Sainte-Catherine Est, Montréal Le mercredi 26 mars 2025 - 18 h Entrée libre
« À la fois fresque et généalogie critique, Multinationales. Une histoire du monde contemporain retrace l’émergence des multinationales depuis 1850 jusqu’à nos jours à travers cinq grandes périodes, des dates emblématiques et des portraits. » – Florian Dumont, Presse Agence, 23 janvier 2025
Alain Deneault participera à la 13e édition de la Semaine de la citoyenneté du Cégep du Vieux Montréal sous le thème Consommation : désir d’objets ou objet de désirs ? qui aura lieu du 24 au 28 mars 2025. Cette 13e édition présentera une série de conférences et d’activités afin d’alimenter la discussion et les réflexions autour de notre mode de consommation. La conférence d’Alain Deneault qui pour titre La consommation : désirs d’objets ou désirs substitutifs ? aura lieu le jeudi 27 mars 2025 de 11 h 45 à 13 h 15.
« La consommation est l’action de transformer ou d’utiliser des biens et des services pour satisfaire nos besoins. C’est l’une des composantes fondamentales de l’économie (produire – échanger – consommer). Excessive, elle devient problème de surconsommation. Vertueuse et modérée, elle devient responsable. Une fois mise en rapport avec la production, elle révèle des iniquités mondiales. Érigée en modèle de société, elle dérive vers le consumérisme. Lorsqu’elle fait défaut, elle rime avec privation et pauvreté. Logique psychologique, logique sociale, logique économique, logique écologique: la consommation fonctionne selon différents rouages souvent complémentaires, mais parfois contradictoires. Pouvons-nous véritablement en sortir ? […] » – Semaine de la citoyenneté – 13e édition
La consommation : désirs d’objets ou désirs substitutifs ? Conférence d'Alain Deneault Le jeudi 27 mars 2025 - 11 h 45 à 13 h 15 Cégep du Vieux Montréal - Annexe A4.82a Entrée libre
Censure et autocensure. Le prix de la liberté d’expression. Conférence d’Alain Deneault dans le cadre de la Semaine de la liberté d’expression le mardi 25 février 2025 dès 18 h 30 à la Bibliothèque publique de Lamèque. L’inscription est requise.
« […] Sensibilisant le public à la censure et à l’accès aux livres et aux magazines, la Semaine de la liberté d’expression est une campagne nationale qui rassemble les lecteurs, les auteurs, les éditeurs, les écoles, les bibliothèques, les librairies, les universités, les collèges et d’autres organisations partout au pays. » – Source : Gouvernement du Canada
Censure et autocensure. Le prix de la liberté d'expression. Présenté par Alain Deneault Mardi 25 février 2025 - 18 h 30 Bibliothèque publique de Lamèque 46, rue du Pêcheur Nord Lamèque, Nouveau-Brunswick Inscription requise : 506-344-3262
Conférence HEP (École des hautes études publiques) etCR2 (Centre de recherche sur la ruralité) – Le concept de biorégion à l’ère de l’inouï
« Les bouleversements climatiques et la perte de biodiversité, conjuguées avec la perte annoncée d’approvisionnement en énergies fossiles et en minerais rendent difficilement pensables les conditions de l’avenir proche. Antidote à l’écoanxiété, la biorégion est un concept à la fois souple et précis qui permet d’envisager un avenir qu’on voit mal venir, en fonction d’enjeux tangibles.
Alain Deneault est professeur de philosophie au campus de Shippagan de l’Université de Moncton. Ses essais portent sur l’idéologie managériale, la souveraineté des pouvoirs privés et l’histoire de la notion polysémique d’économie.
Le concept de biorégion à l'ère de l'inouï avec Alain Deneault Conférence HEP et CR2 Présentée par Alain Deneault et Arnaud Scaillerez Mercredi 8 janvier 2025 - 11 h 30 à 13 h (heure de Moncton/UTC−4) Local 438 - Pavillon Léopold Taillon - 18 avenue Antonine-Maillet Université de Moncton Une collation sera offerte La conférence est également disponible sur TEAMS Inscription ici
De la bande de colons à la biorégion, une conférence d’Alain Deneault sous l’invitation du Collectif Société qui a eu lieu le vendredi 27 septembre 2024 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) – Durée 1 h 26 min 31 sec
Alain Deneault sera présent au Salon du livre de Montréal aujourd’hui le 30 novembre 2024 pour présenter son tout dernier essai Faire que ! lors d’un tête à tête avec l’autrice Sandrine Giérula qui sera suivi d’une séance de dédicaces au kiosque de Lux Éditeur et d’un entretien animé par Mark Fortier à la librairie Le Port de tête.
« À l’ère des bouleversements écologiques majeurs et des divisions politiques croissantes, comment s’unir pour trouver des solutions durables? Assistez à ce tête-à-tête entre Alain Deneault et Sandrine Giérula qui exploreront des pistes concrètes pour relever les défis énergétiques et donner un sens à un monde en quête de repères. Une réflexion profonde sur le sentiment d’impuissance de notre époque et sur les moyens d’encourager l’engagement politique. Une conversation essentielle pour imaginer et bâtir un futur plus juste et durable. » – Salon du livre de Montréal
Tête à tête entre Alain Deneault et Sandrine Giérula: à quoi ressemblera demain ? Espace littéraire - Palais des Congrès 1001 Place Jean-Paul Riopelle 30 novembre 2024 - 10 h 30 à 11 h 15
« Venez rencontrer Alain Deneault et faire dédicacer « Faire que ! » au kiosque Lux Éditeur (#1107). Certaines maisons d’édition mettent en place un système de file d’attente. Nous vous recommandons de vous renseigner auprès d’un·e employé·e du kiosque au moins 1 heure avant le début de la séance. » – Salon du livre de Montréal
Alain Deneault en dédicaces Kiosque Lux Éditeur # 1107 - Palais des Congrès 1001 Place Jean-Paul Riopelle 30 novembre 2024 - 11 h 30 à 12 h 30
« Rejoignez-nous à la Librairie Le Port de tête pour un entretien avec l’essayiste Alain Deneault animé par son éditeur Mark Fortier. Il sera question de son plus récent essai sur l’engagement politique Faire que ! » – Salon du livre de Montréal
Entretien avec Alain Deneault autour du livre Faire que ! Animé par Mark Fortier Présenté par Lux Éditeur et co-organisé avec et le volet Salon dans la ville du Salon du livre de Montréal
« VOX est heureux d’accueillir le philosophe Alain Deneault dans le cadre de l’exposition Mon Sud est ton Nord. Intitulée L’éthique, entre mondialisation et biorégion, cette conférence sera l’occasion d’approfondir certains des enjeux socioéconomiques sous-tendus par les installations vidéo de Bertille Bak. » – Vox, Centre de l’image contemporaine
L’éthique, entre mondialisation et biorégion Conférence d'Alain Deneault Vox, Centre de l'image contemporaine 401 – 2 rue Sainte-Catherine Est (4e étage), Montréal 29 novembre 2024 - 18 h Gratuit - Réservation requiseici * La conférence affiche complet *
Veuillez noter qu’une partie de l’exposition Bertille Bak Mon Sud est ton Nord sera inaccessible dès 16 h en préparation de cet événement.
La conférence Repenser l’écologie dans un monde en « polycrise » d’Alain Deneault a eu lieu à l’UQAM (Université du Québec à Montréal) le 18 avril 2024 sur l’invitation des Amis du Monde diplomatique.
Repenser l’écologie dans un monde en « polycrise » Une conférence d’Alain Deneault – Extraits
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Repenser l’écologie dans un monde en « polycrise » d’Alain Deneault – Partie 1 – Durée : 14 min 21 sec
Repenser l’écologie dans un monde en « polycrise » d’Alain Deneault – Partie 2 – Durée : 18 min 55 sec
Repenser l’écologie dans un monde en « polycrise » d’Alain Deneault – Période de questions (extrait) – Durée : 2 min 7 sec
« Notre siècle est à l’évidence multicrise en ce qui concerne le pouvoir outrancier des multinationales, l’effondrement annoncé des agencements écologiques, les guerres, les crispations identitaires, la perte de repère institutionnelle des citoyens et l’angoisse qui s’ensuit à la manière d’un problème de santé publique.
Alain Deneault intervient sur la possibilité d’agir dans un monde en polycrise sous l’angle de l’écologie. Sans être une panacée, la notion de biorégion peut être une façon de se donner collectivement un objet nous permettant de nous structurer collectivement. » – Source : Les Amis du Monde diplomatique
Alain Deneault participera à la 21e édition du Salon du livre de la Péninsule acadienne, Lumières sur l’invisible, pour un entretien sur le thème Redéfinir l’économie (3 octobre), une table ronde avec Paul Bossé autour de l’écoanxiété (6 octobre) et le lancement de son livre Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï (5 octobre) publié chez Lux Éditeur.
Entretien avec Alain Deneault - Thème: Redéfinir l'économie Jeudi 3 octobre - 13 h à 13 h 50 UMCS (Université de Moncton, campus de Shippagan) Amphithéâtre Gisèle-McGraw
Séance de dédicaces avec Alain Deneault Samedi 5 octobre - 10 h à 11 h Centre Rhéal-Cormier de Shippagan, kiosque # 26
Lancement du livre d'Alain Deneault Faire que ! L'engagement politique à l'ère de l'inouï Samedi 5 octobre - 18 h Cielo Giamping, Haut-Shippagan
« Les prochaines méditations d’Alain Deneault, dansFaire que ! (Lux), se concentrent sur l’action, puisque les changements nécessaires à la transformation de la société sont connus, et qu’il faut faire que ceux-ci se produisent. Toujours appréciée, sa plume, lucide et sans compromis, bouscule les idées reçues et élargit les horizons. Loin du marasme politique et du désespoir sociétal, l’auteur nous invite à voir en face les enjeux, à nous secouer et à faire que ça bouge. » – Chantal Fontaine, Les Libraires
Table ronde - Thème: L'écoanxiété Avec Paul Bossé et Alain Deneault Dimanche 6 octobre - 13 h à 13 h 50 Scène Place des auteurs - Centre Rhéal Cormier
Séance de dédicaces avec Alain Deneault Dimanche 6 octobre - 14 h à 15 h Centre Rhéal-Cormier de Shippagan, kiosque # 26
« Deux artistes québécois à la parole déliée et vive, Alix Dufresneet Christian Lapointe, s’emparent de la vidéo-conférence du philosophe Alain Deneault, Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art, présentée en 2021. Les deux artistes proposent une performance déjantée et incisive avec, comme toile de fond la prise de parole controversée du philosophe projetée sur écran. Ils y mettent en jeu la notion de marchandisation et les mécanismes de détournement de l’art, par la création d’un encan de jetons non fongibles fabriqués en direct devant public. Leurs corps deviennent outils de création, mais aussi, outils de promotion et de contestation.
Alix Dufresne s’allie ici naturellement à Christian Lapointe pour poursuivre sa recherche autour des réflexions d’Alain Deneault. Cette création s’adresse à un public de 18 ans et plus. Les deux artistes y donnent corps à une forme hybride, à la fois ludique, performative et politique, laissant place à l’imprévisible à chaque représentation. » – Le théâtre l’Escaouette
Use et abuse Initié par Christian Lapointe avec Alix Dufresne Inspiré de la conférence d'Alain Deneault Une production de Carte blanche Mercredi 9 avril et jeudi 10 avril 2025 à 19 h 30 Le théâtre l'Escaouette - 170, rue Botsford Moncton, NB, E1C 4X6 Infos et billetterie (Admission général) : ici 18 ans et +
« Le Collectif Société a le plaisir de vous inviter à la conférence intitulée : De la bande de colons à la biorégion par Alain Deneault, philosophe, essayiste et professeur. »
De la Bande de colons à la biorégion Conférence avec Alain Deneault Vendredi 27 septembre 2024 - 14 h Pavillon Judith Jasmin - Salle J-1060 UQAM
« Si on pense de manière adéquate la nomenclature des classes sociales en lien avec le contexte colonial canadien, force est de considérer la «classe moyenne», dont on parle chez nous dans un grand flou, comme une bande de colons. Le colon historiquement soumis aux destinés de la colonie ; il est aliéné et compromis par elles en retour de menus avantages seulement. Sortir de ce statut appelle de démanteler le Canada, ou en tous les cas de se donner des aires d’autonomie à des échelles sensée. »
Le Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal a le plaisir de vous inviter à la conférence L’engagement politique à l’ère de l’inouï avec Alain Deneault, philosophe, enseignant et essayiste et Aude Lancelin, journaliste et fondatrice du média en ligne Quartier Général le mercredi 25 septembre 2024 à 16 h 30 – Inscription obligatoire.
L'engagement politique à l'ère de l'inouï Conférence avec Alain Deneault et Aude Lancelin Mercredi 25 septembre 2024 à 16 h 30 Laboratoire de cyberjustice (B-2215) - Pavillon Jean-Brillant 3200 rue Jean-Brillant Faculté de droit - Université de Montréal Gratuit - Inscription obligatoire Aucune diffusion sur Zoom
« Unique au monde, leLaboratoire de cyberjustice de l’Université de Montréal est une cour virtuelle d’avant-garde utilisée afin de déterminer les obstacles auxquels sont confrontées les technologies de l’information, qu’on souhaiterait voir jouer un rôle plus important dans l’administration de la justice. Le Laboratoire est très actif dans le développement d’outils qui faciliteront plusieurs aspects de la médiation, de l’arbitrage et de la gestion des différends judiciaires et extrajudiciaires. Les étudiants peuvent aussi y perfectionner leur savoir-faire en participant à des tribunaux-écoles. » – Source : Laboratoire de cyberjustice, Université de Montréal
Use et abuseest une création pluridisciplinaire de Christian Lapointe et Alix Dufresne qui s’emparent de la conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art – diffusée sur VIMEO par l’AAAPND (Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick) en 2021 – qui aura lieu à l’Usine C les 6, 7 et 8 mars 2025 dans le cadre de la programmation 2024-2025 qui a été dévoilé hier, le 11 juin 2024.
« Artistes québécois.e à la parole déliée et vive, Alix Dufresneet Christian Lapointes’emparent de la vidéo-conférence intitulée Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art donnée par le philosophe Alain Deneault en 2021. À l’invitation de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick, cette visioconférence tente de montrer comment le capitalisme maintient sous pression les artistes et les incitent à devenir rentables.
Les deux artistes proposent une performance déjantée et incisive avec, comme toile de fond et projetée sur écran, la prise de parole controversée du philosophe. Ils y mettent en jeu la notion de marchandisation et les mécanismes de détournement de l’art, et ce par la création d’un encan de NFT fabriqués en direct devant public. Leurs corps deviennent outils de création mais aussi paradoxalement de promotion et de contestation : chair brutalisée par l’économie de la culture en quête d’une réappropriation de l’agentivité propre à la pratique de l’art.
Initié par le metteur en scène et acteur Christian Lapointe, USE ET ABUSE vient clore la résidence d’Alix Dufresne en tant qu’artiste associée à l’USINE C de 2022 à 2025. Elle s’allie naturellement à lui pour ce projet et poursuit ainsi sa recherche autour des réflexions d’Alain Deneault, telle qu’amorcée avec Hidden Paradise créé en 2018 sur le thème de l’évasion fiscale. Ici Les deux artistes donnent corps à une forme hybride, à la fois ludique, performative et politique, laissant place à l’imprévisible à chaque représentation. » – Source: Usine C, programmation 2024-2025
L’APPSC (Association des professeures et professeurs de sociologie des collèges) a invité Alain Deneault et Jean-Philippe Warren à son colloque 2024 «Regards critiques sur la société québécoise».
« Que peut nous enseigner l’économie politique sur les transformations du Québec depuis 75 ans ? » avec Jean-Philippe Warren en conférence d’ouverture le mardi 28 mai 2024.
« Les Canadiens sont-ils une bande de colons ? » avec Alain Deneault en conférence le mercredi 29 mai 2024.
Ateliers thématiques et partage de pratiques entourant notamment les cours de sociologie du nouveau programme de sciences humaines ou l’enseignement de la sociologie dans les programmes techniques. Mentionnons notamment la collaboration de Christophe Allaire Sévigny, enseignant en sociologie au Cégep de Sherbrooke, créateur du Podcast: “Distances Sociales: carnet d’un sociologue ambulant” qui animera un atelier sur les podcasts.
Ce symposium sera organisé par l’Académie Beit al-Hikma, en partenariat avec le «Merian Centre for Advanced Studies in the Maghreb» (MECAM), la Philipps-Universität Marburg et l’Université de Tunis, en présence d’éminents chercheurs universitaires, penseurs et auteurs, tunisiens et étrangers.
Fondé en avril 2020, le MECAM est un centre international de recherche interdisciplinaire et d’échanges universitaires situé à l’Université de Tunis. Ce projet commun d’un consortium d’institutions de recherche, tunisiennes et allemandes renommées, est est coordonné par la Philipps-Universität Marburg et l’Université de Tunis et soutenu par l’Universität Leipzig, le German Institute for Global and Area Studies (GIGA) à Hambourg/Allemagne, le Forum Transregionale Studien à Berlin/Allemagne, l’Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES) à Tunis/Tunisie et l’Université de Sfax/Tunisie.
[…] Au deuxième jour, les interventions porteront sur les thèmes suivants: “Fin du monde et cris de résistance. Le défi politique de la souffrance dans un temps fracturé” (Roberto Beneduce) ; “Le pouvoir de la peur” (Isabel Sanfeliu), “Gaza, le cimetière marin” (Youssef Seddik); “Critiques ordinaires d’un monde injuste: enquête sur le regard des jeunes en Tunisie” (Imed Melliti), “Les laissés pour compte dans les démocraties contemporaines” (Michel Tousignant); “Les multinationales : au service de qui ?” (Alain Deneault) ; “Au-delà du principe utilitariste de la démocratie moderne” (Christian Laval); “Black Mirrors : l’identification symbolique et imaginaire” (Fernando Hartmann). […]
« Présentée en collaboration avec le comité Creuse pas dans mon Caxton, la conférence portera sur la biorégion, qui réunit à la fois l’écologie d’un territoire et le sentiment d’appartenance à celui-ci, face notamment aux changements climatiques. La notion désigne l’obligation qu’on éprouve de plus en plus, de développer un régime d’autonomie qui tienne compte rigoureusement des conditions territoriales et écologiques qui sont les nôtres. La conférence portera également sur l’industrie minière et sur la menace que fait porter cette industrie sur nos milieux habités et nos ressources vitales – comme l’eau potable-, préservées de génération en génération depuis des millénaires. » – L’Écho de Maskinongé
Biorégion et développement minier Samedi 20 avril - 18 h Garage de la culture, Saint-Élie-de-Caxton Billet 10$ - Maximum 133 places Réservation et paiement par virement Interac à : developpementstelie@gmail.com ou en argent comptant à la porte Ouvert à tous
Alain Deneault sera présent au Salon international du livre de Québec le dimanche 14 avril 2024 pour participer à une table ronde ayant pour thème «Résister aux lois du marché, résister autrement» qui sera suivie d’une séance de dédicace.
Résister aux lois du marché, résister autrement
Table ronde animée par Dominic Tardif
Avec : Yoakim Bélanger, Alain Deneault et Jean-Félix Chénier
Centre des Congrès de Québec - Scène Radio-Canada
Dimanche 14 avril - 14 h à 14 h 30
« Quels sont les moyens de lutter face au système capitaliste, aux failles de la démocratie, aux injustices sociales, à la perversion de la pensée par les lois du marché ? Discussion sur les nouvelles voies du militantisme, utopies, pensées et systèmes alternatifs. » – Source: SILQ
La conférence d’Alain Deneault ayant pour titre La «gouvernance» ou le management insidieux. Retour sur une notion banalisée qui aura lieu le jeudi 18 avril à l’UQAM (Université du Québec à Montréal) est présentée grâce à la collaboration de : Crises (Centre de recherche sur les innovations sociales) , CEAS et la Chaire Entrepreneuriat, Altérité et Société.
La «gouvernance» ou le management insidieux Retour sur une notion banalisée Jeudi 18 avril 2024 - 14 h 30 à 16 h UQAM - Local R-2630 *La conférence sera diffusée en direct en ligne et disponible en format vidéo Inscription obligatoire en ligne et sur place
La Société Gatineau Monde a invité Alain Deneault pour présenter une conférence sur cette question : La polarisation du débat public engendre l’écoanxiété et l’angoisse ?
La polarisation du débat public engendre l'écoanxiété et l'angoisse? Mercredi 17 avril 2024 - 19 h 30 Cabane en bois rond - 331 boul. Cité des jeunes, Gatineau Entrée 10$ à la porte, carte ou comptant Ouvert à tous
« La polarisation du débat public entre une gauche sociétale exacerbée et une droite xénophobe décomplexée n’a pas à se penser dans les termes qu’elles deux promeuvent respectivement, ni à se laisser arbitrer par un extrême centre qui ne connaît que le bréviaire capitaliste pour tout discours. Une telle situation engendre collectivement de l’angoisse. Pour y remédier de manière adéquate quoique radicale, c’est-à-dire exigeante, de nouvelles formes de discursivité éclosent pour raconter le point de bascule historique sur lequel nous nous trouvons. »