De la bande de colons à la biorégion, une conférence d’Alain Deneault sous l’invitation du Collectif Société qui a eu lieu le vendredi 27 septembre 2024 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) – Durée 1 h 26 min 31 sec



Docteur en philosophie, enseignant, essayiste
De la bande de colons à la biorégion, une conférence d’Alain Deneault sous l’invitation du Collectif Société qui a eu lieu le vendredi 27 septembre 2024 à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) – Durée 1 h 26 min 31 sec




Le Devoir
Par Olivier Kemeid
9 octobre 2024
« Le récent palmarès littéraire de La Presse (« Nos 25 nouveaux classiques », 5 octobre 2024) survolant le dernier quart de siècle a fait jaser dans les chaumières des écrivaines et des écrivains du Québec — et certainement plus que dans les salons du reste de la population.
[…] Ce palmarès, dont la légitimité reposait sur les épaules d’un large panel — 37 « experts », nous dit-on —, ne fait pas exception. De l’avis de plusieurs plumes qui y ont contribué, et on le sent bien à sa lecture, il a été fortement influencé par les prix littéraires, la couverture médiatique et les ventes. Ce ne sont certes pas des critères à rejeter d’emblée, même s’ils ne devraient pas constituer essentiellement la sève d’un canon littéraire. C’est donc un palmarès qui rappelle avant tout ce qui a vraiment « marché » au cours des 25 dernières années chez nous. Sauf exception, il continue de passer sous silence les oeuvres qui, pour toutes sortes de raisons, ont échappé aux mailles du filet médiatique : tel est le jeu des tableaux d’honneur, quel que soit le domaine couvert.
[…] Finalement, au petit jeu des palmarès dont sont friands les journaux, il me semble qu’il aurait été plus juste, si l’on tenait absolument à édifier un canon des nouveaux classiques, de dresser la liste des 20 romans qui ont marqué le Québec dans les 25 dernières années. Et non pas des 20 livres.
[…] J’aurais aimé dans ce cas qu’on souligne la littérature jeunesse, où on aurait sans peine retrouvé Élise Gravel, Marianne Dubuc, Dominique Demers, Suzanne Lebeau ; l’essai, où il y aurait eu, outre les remarquables Martine Delvaux et Marie-Hélène Voyer, Serge Bouchard et Alain Deneault (je ne crois pas qu’on puisse parler de l’essai au Québec des 25 dernières années sans nommer ces deux derniers) […] Et rappeler au passage qu’il y a sur nos terres des écrivaines et des écrivains de littérature qui ont écrit non pas (que) des romans, mais, eux et elles aussi, « des livres qui ont changé le Québec ».














































« Le Collectif Société a le plaisir de vous inviter à la conférence intitulée : De la bande de colons à la biorégion par Alain Deneault, philosophe, essayiste et professeur. »
De la Bande de colons à la biorégion
Conférence avec Alain Deneault
Vendredi 27 septembre 2024 - 14 h
Pavillon Judith Jasmin - Salle J-1060
UQAM
« Si on pense de manière adéquate la nomenclature des classes sociales en lien avec le contexte colonial canadien, force est de considérer la «classe moyenne», dont on parle chez nous dans un grand flou, comme une bande de colons. Le colon historiquement soumis aux destinés de la colonie ; il est aliéné et compromis par elles en retour de menus avantages seulement. Sortir de ce statut appelle de démanteler le Canada, ou en tous les cas de se donner des aires d’autonomie à des échelles sensée. »

