Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain

Alain Deneault prononcera la conférence d’ouverture aux journées d’étude Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain le 9 juin 2025. Cet événement est organisé par le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE) de l’Université du Québec à Montréal et aura lieu les 9 et 10 juin 2025.

Avec la participation de : Alain Deneault,
Aurélie Zwang, Mélanie Champoux, Alexandra Guité, Maxime Fecteau, Jonathan Durand-Folco, Lucie Sauvé, Gina Thésée, Céline Chauvigné, Geneviève Therriault, Clément Barniaudy, Emmanuelle Larocque, Audrey Dahl, Dalie Lauzon-Vallières, Josée Courtemanche, Laurence Brière et la Coalition Environnement – Éducation – Écocitoyenneté

« Dans un monde traversé par de profondes crises sociales, écologiques et politiques, comment l’éducation peut-elle nourrir une citoyenneté critique, créative et émancipatrice ? Ces deux journées seront l’occasion de réfléchir collectivement à des pratiques pédagogiques qui prennent acte de l’urgence et de la complexité de notre époque.

Ces journées d’étude visent ainsi à examiner les défis éducatifs et les voies d’apprentissage et de praxis que soulèvent les polycrises contemporaines. Elles proposeront des conférences, un séminaire, des tables rondes, des discussions et une performance artistique, toutes invitant « à entendre, à voir, [et] à dire ce qui se produit » (Deneault, 2024) pour mieux y intervenir. » – Centr’ERE


Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain
Conférence d'ouverture par Alain Deneault
9 juin 2025 - 9 h 15

Repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement dans le contexte socio-écologique contemporain
Journées d’étude - 9 et 10 juin 2025
Salle de la didacthèque - Local W-1011 - UQAM
Pavillon Thérèse-Casgrain (W) - 405 Rue Sainte-Catherine Est
Accessible par la bibliothèque centrale - 400 Rue Sainte-Catherine Est
En présence et en ligne - Gratuit
En présence - Inscription requise : ici
En ligne - Inscription requise : ici

Programmation complète : ici

« Les déséquilibres socio-écologiques actuels exigent une éducation qui accompagne le développement d’une citoyenneté critique et créative. Dans un contexte de crises multiples et de dérives autoritaires, il est crucial de repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement (ERE) et d’explorer des pratiques pédagogiques émancipatrices, notamment en milieux non formels.

Les nombreuses questions d’ordres éthique, épistémologique et ontologiques soulevées par les déséquilibres socio-écologiques actuels devraient, plus que jamais, interpeller le monde de l ‘éducation. En cette ère inouïe (Deneault, 2024), comment accompagner – à l’école, à l’université, dans les espaces d’organisation communautaire et de médiation culturelle – l’exercice d’une citoyenneté attentive, responsable, critique et créative, à même de transformer les rapports délétères à l’environnement, aux autres humains et aux autres qu’humains ? Comment habiter le trouble actuel (Haraway, 2017), en ouvrant de manière inventive et par l’éducation, de nouvelles possibilités de cohabitations ? 

En 2011, la revue Éducation relative à l’environnement: Regards – Recherches – Réflexions publiait un volume explorant la dimension politique de cet axe de la formation fondamentale. Mohammed Taleb y formulait une mise en garde « concernant le risque que pourrait représenter une articulation entre politique et ERE qui ne prendrait pas en compte l’exigence philosophique ». Le texte réagissait notamment à l’hégémonie annoncée de l’éducation au développement durable et de l’idéologie capitaliste dont cette éducation n’est jamais parvenue à s’affranchir même à ce jour. Depuis, l’éducation à l’Anthropocène (ou en contexte d’anthropocène) ; l’éducation à, vers ou pour la transition énergétique, écologique, socio-écologique ou juste ; l’éducation à la citoyenneté mondiale ou à l’écocitoyenneté ne sont que quelques exemples de propositions éducatives ayant émergé et reposant sur différentes philosophies du politique plus ou moins explicitées. La diversité axiologique de ces propositions nous rappelle l’importance des exercices de clarification qui nous permettent de saisir les contributions et limites respectives de pistes éducatives souvent confondues ou amalgamées. Ainsi est-il toujours d’actualité de nous interroger à propos des fondements sur lesquels reposent les politiques, les programmes et les projets qui concernent l’éducation relative aux réalités socio-écologiques contemporaines. Autrement dit, comment composer avec les risques pédagogiques et sociaux inhérents à ces choix éducatifs, « risques à prendre et à baliser, afin de ne pas enliser la dynamique éducative dans les lieux communs de la reproduction sociale » (Sauvé, 2011) ? 

Par ailleurs, un recul démocratique s’observe à l’échelle mondiale et, avec la transformation politique en cours depuis janvier dernier aux États-Unis, la concentration des pouvoirs et l’autoritarisme semblent connaître une accélération qu’il est possible de qualifier d’historique. La proximité de plus en plus décomplexée des milliardaires et géants corporatifs du numérique avec ce régime amène en effet certains à annoncer l’avènement d’un techno-fascisme (Folco, 2025), donnant suite au techno-féodalisme décrit plus tôt par Varoufakis (2021) et par Durand (2023). Les transformations récentes ont déjà des conséquences dans les milieux de la recherche, de l’éducation et de l’action publique, où ce nouvel interventionnisme ampute grandement les libertés académiques et professionnelles. On mentionnera seulement à titre d’exemples les impacts avérés et appréhendés en sciences de l’environnement, en sciences politiques, et en enseignement, mais on pourrait bien sûr et fort malheureusement allonger cette liste. En effet, la marée montante de la censure sévit sur une étendue toujours plus vaste de pratiques, de champs disciplinaires et de modes de production de savoirs. Elle projette du même coup une onde de choc puissante contre la diversité épistémologique en enseignement et en recherche. Dans ce contexte, quels efforts sommes-nous amenés à déployer pour réfléchir ensemble nos rapports personnels et collectifs au politique, au savoir et à l’environnement ?

Quelles seront les répercussions de cette nouvelle ère politique sur les mouvements écologistes, qui figurent déjà parmi les groupes les plus surveillés (Berglund et coll. 2024), et ce, au moyen d’outils dits de plus en plus « intelligents » ? Comment l’ERE est-elle interpellée face à ces transformations historiques et, réciproquement, comment celles-ci affectent-elles les pratiques de l’ERE, notamment en milieux non-formels et informels ? Face aux discours et aux manœuvres de division et d’accaparement (des ressources, des terres, des corps, de l’attention, etc.) qui prennent actuellement une ampleur déconcertante, comment donner le goût de la résistance et soutenir l’initiative écocitoyenne ? Quels ancrages les pédagogies critiques et les éducations décoloniales, au soin et au sensible offrent-elles pour repenser les dimensions politiques de l’éducation relative à l’environnement ? Quels défis et quelles perspectives les relations aux environnements numériques et les rapports de pouvoir qu’ils induisent représentent-ils pour l’éducation relative à l’écocitoyenneté ? » – Centr’ERE

De la Bande de colons à la biorégion – Séminaire avec Alain Deneault

Photo © Leonardo Cendamo

« Le Collectif Société a le plaisir de vous inviter à la conférence intitulée : De la bande de colons à la biorégion par Alain Deneault, philosophe, essayiste et professeur. »

De la Bande de colons à la biorégion
Conférence avec Alain Deneault
Vendredi 27 septembre 2024 - 14 h
Pavillon Judith Jasmin - Salle J-1060
UQAM

« Si on pense de manière adéquate la nomenclature des classes sociales en lien avec le contexte colonial canadien, force est de considérer la «classe moyenne», dont on parle chez nous dans un grand flou, comme une bande de colons. Le colon historiquement soumis aux destinés de la colonie ; il est aliéné et compromis par elles en retour de menus avantages seulement. Sortir de ce statut appelle de démanteler le Canada, ou en tous les cas de se donner des aires d’autonomie à des échelles sensée. »

La tournée d’Alain Deneault au Québec en quelques images

La «gouvernance» ou le management insidieux. Retour sur une notion banalisée

La conférence d’Alain Deneault ayant pour titre La «gouvernance» ou le management insidieux. Retour sur une notion banalisée qui aura lieu le jeudi 18 avril à l’UQAM (Université du Québec à Montréal) est présentée grâce à la collaboration de : Crises (Centre de recherche sur les innovations sociales) , CEAS et la Chaire Entrepreneuriat, Altérité et Société.

La «gouvernance» ou le management insidieux
Retour sur une notion banalisée
Jeudi 18 avril 2024 - 14 h 30 à 16 h
UQAM - Local R-2630
*La conférence sera diffusée en direct en ligne
et disponible en format vidéo
Inscription obligatoire en ligne et sur place

Repenser l’écologie dans un monde en « polycrise »

Repenser l’écologie dans un monde en « polycrise »
Conférence d'Alain Deneault 
Une invitation des Amis du Monde Diplomatique
Jeudi 18 avril 2024
18 h (heure de Montréal et minuit à Paris)
UQAM (Université du Québec à Montréal) - Local D-R200
et via ZOOM ici 

« Notre siècle est à l’évidence multicrise en ce qui concerne le pouvoir outrancier des multinationales, l’effondrement annoncé des agencements écologiques, les guerres, les crispations identitaires, la perte de repère institutionnelle des citoyens et l’angoisse qui s’ensuit à la manière d’un problème de santé publique.

Alain Deneault intervient sur la possibilité d’agir dans un monde en polycrise sous l’angle de l’écologie. Sans être une panacée, la notion de biorégion peut être une façon de se donner collectivement un objet nous permettant de nous structurer collectivement. » – Source : Les Amis du Monde diplomatique

Conférence d’Alain Deneault à la 14e édition de Philopolis

La conférence d’Alain Deneault, à la quatorzième édition de Philopolis, portera sur l’écologie politique et la production conceptuelle des technosciences.

« Philopolis est un évènement public et complètement gratuit dont l’objectif est de favoriser des échanges philosophiques constructifs entre le grand public, les étudiant.es, enseignant.es, chercheur.es de diverses disciplines. […] » – philopolis.net

Samedi 25 février - 12 h à 13 h
Pavillon Hubert-Aquin de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) 
Salle A-2860 
Ouvert à tous - Gratuit
Conférence d’Alain Deneault, lors de la 14e édition de Philopolis à l’UQAM, sur l’écologie politique et la production conceptuelle des technosciences – 25 février 2023 – Captation : Anik Benoit
Conférence d'Alain Deneault à la 14e édition de Philopolis 
Photos : Anik Benoit