L’entretien avec Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de tête

Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de tête – 30 novembre 2024

Captation de l’entretien avec Alain Deneault par son éditeur Mark Fortier autour de son essai Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï qui a eu lieu à la librairie Le Port de tête le samedi 30 novembre 2024.

Présenté par Lux Éditeur et le Salon du livre de Montréal dans le cadre du Salon dans la ville.

Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de tête – Durée : 10 min 02 sec – 30 novembre 2024 – 1/4
Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de tête – Durée : 13 min 57 sec – 30 novembre 2024 – 2/4
Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de tête – Durée : 11 min 32 sec – 30 novembre 2024 – 3/4
Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de tête – Durée : 13 min 47 sec – 30 novembre 2024 – 4/4
Réponses d’Alain Deneault à la période de questions (extrait)
Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de têt – Période de questions (extrait) – Durée : 7 min 04 sec – 30 novembre 2024
Alain Deneault et son éditeur Mark Fortier à la librairie Le Port de tête novembre – Fin de l’entretien – Durée : 0 : 22 sec – 30 novembre 2024

Alain Deneault : «L’économie n’est pas le propre des économistes» sur les ondes de France Culture

Entretien avec Alain Deneault à l’émission Entendez-vous l’écho ? animée par Aliette Hovine sur les ondes de France Culture dans le cadre de la série «Portraits d’économistes» (12e émission sur 44) le jeudi 14 novembre 2024 – Durée: 58 minutes

« Philosophe, Alain Deneault étudie l’économie en négatif de son acception moderne. Dans son nouvel ouvrage « Faire que ! » (Lux éditeur, octobre 2024), il insiste sur la nécessité, face à l’urgence écologique, d’arracher l’économie à sa réduction capitaliste.

[…] Aujourd’hui, à travers son nouvel ouvrage Faire que !, Alain Deneault insiste plus que jamais sur la nécessité de ce travail sémantique : face au caractère “inouï” de l’urgence écologique, “économie” ne pourra bientôt plus être synonyme de “capitalisme”. Et de manière générale, l’usage technocratique des oxymores (développement durable, gestion de crise …) et autres euphémismes du “capitalisme vert” ralentissent et entravent la lutte écologique. Adepte de l’essai – qu’il préfère à la “vulgarisation”- Alain Deneault déploie une philosophie mêlant histoire érudite et enjeux économiques. Il est aujourd’hui une voix publique, engagée dans la vie civique, reconnue de part et d’autre de l’Atlantique. »

Photo © Leonardo Cendamo – Getty

Références sonores

Références musicales

  • « Not Counting Numbers Obviously » d’Alabaster Deplume
  • « I went to the market » de Gilles Vigneault

Démocratie ? Un avenir biorégional – Un article d’Alain Deneault dans la revue L’Inconvénient

«L’engagement politique à l’ère de l’inouï » avec Alain Deneault et Aude Lancelin sur QG (Quartier général)

Le média libre QG (Quartier Général), dont la fondatrice est Aude Lancelin, a engagé un partenariat avec le Laboratoire de cyberjustice de l’Université de Montréal pour une série de trois entretiens avec de grands noms de la scène intellectuelle nord-américaine dont Alain Deneault, auteur de Faire que ! publié chez Lux Éditeur.

Cet entretien, ayant pour thème «L’engagement politique à l’ère de l’inouï», a été diffusé sur QG (Quartier Général) le jeudi 24 octobre – Durée : 1 h 21 min 50 sec

Aude Lancelin et Alain Deneault à l’Université de Montréal le 25 septembre 2024

«Retrouvez notre grand entretien réalisé à Montréal avec le philosophe canadien Alain Deneault, auteur de « La Médiocratie » et « Politiques de l’extrême centre », qui vient de faire paraître « Faire que ! » chez Lux. Face au défis climatiques extrêmes, et à la possibilité d’un anéantissement total du monde, comment faire encore de la politique et mobiliser les énergies collectives ? Un entretien ouvrant des voies inédites, avec l’une des nouvelles grande figures de la pensée mondiale.» – QG (Quartier général)

Faire que ! – Parution en Europe : 25 octobre 2024
Réédition en format poche des trois essais «classiques» d’Alain Deneault dans la collection Pollux chez Lux Éditeur !

Pour qui, la philo?

Les libraires

Par Alain Deneault
Octobre- Novembre 2024 - No 145
Page 48-49
21 octobre 2024

Pour philosopher apprenez
Qu’il faut d’abord la permission
Des signatures et des raisons
Un diplôme d’au moins une maison spécialisée…
– Félix Leclerc, chanson Contumace

Tous philosophes! Nous sommes tous des intellectuels. C’est la thèse scandaleuse soutenue par Antonio Gramsci dans ses Cahiers de prison (Folio). Le commun n’a rien à envier aux « intellectuels organiques », soit tous ces experts, idéologues, consultants et vulgarisateurs partageant et relayant les intérêts de la classe dominante. Le commun est capable par lui-même de se renseigner, de lire et de s’opposer aux thèses admises et colportées par les pouvoirs institués. L’intelligence et la volonté sont ce qui lui reste. Regardez-le s’opposer aux promoteurs du gaz de schiste et leurs méthodes de fracturation. Le voilà se constituer savant en la matière et opposer des contre-expertises. Regardez-le sinon neutraliser le pouvoir dans une grève nationale au nom de l’accès à l’éducation postsecondaire.

Il y va de même pour la philosophie. La sociologie nous apprend certes que des milieux sont favorisés pour produire des philosophes professionnels. Une fille de médecin ayant grandi à Outremont sera plus avantagée du point de vue du capital social et symbolique qu’un fils de mécanicien de Chibougamau pour se destiner à un travail doctoral sur Leibnitz. Mais l’histoire des idées réserve néanmoins une place étonnante aux marginaux et prolétaires qui n’étaient pas censés quitter leur place à l’usine pour s’adonner eux aussi à la lecture ainsi qu’à la production de pensées conceptuelles. Karl Marx n’avait-il pas comme interlocuteur Joseph Dietzgen, auteur d’un Exposé par un travailleur manuel, d’une Nouvelle critique de la raison pure, à partir de la notion de Travail de la tête (Kopfarbeit), pudiquement traduit « travail intellectuel » à Paris?

Au dernier quart du XXe siècle, Bernard Stiegler, un tenancier de bar incarcéré après quelques braquages en France, ne s’est-il pas révélé un excellent philosophe, en menant des études dans la discipline pendant ses années de prison, pour en sortir reconnu par ses nouveaux pairs?

Aujourd’hui, encore, Simon Paré-Poupart fait connaître sa « philosophie de ferrailleur » dans un ouvrage soutenu paru chez Lux Éditeur, Ordures. Le freeganisme désigne chez lui une éthique de la consommation que beaucoup seraient bien avisés de connaître. Ou Jean-Marc Limoges, fils d’ouvriers analphabètes, explique dans Victor et moi (Boréal, 2021) comment il est devenu professeur de littérature et de français en s’opposant à la doxa officielle que prodiguaient ses professeurs. Il en ressort tout une pensée de la pédagogie.

D’autres font le chemin inverse. Dégoûté par le caractère idéologique de l’activité universitaire, Matthew Crawford a poursuivi ses recherches sur « le sens et la valeur du travail », tout en œuvrant comme réparateur de motocyclette.

Ces exemples ne sauraient dissimuler le pouvoir de la reproduction sociale des institutions convenues. Elles ont lamentablement échoué dans leur prétention à favoriser la mobilité sociale. Ou peut-être ont-elles partiellement échoué dans leur volonté inavouée de maintenir loin de toute pensée critique les sujets étrangers au pouvoir bourgeois. Certains échappent aux tendances lourdes.

Pour le philosophe Jacques Rancière, il y va du principe même de démocratie. Il y a démocratie dans ces moments où l’intelligence est donnée en partage. Non pas que nous devenions soudainement tous égaux, mais où aucune compétence spécifique n’est dominante dans l’étude d’un problème. Faut-il envoyer nos enfants à la guerre? Doit-on accepter que subsistent d’importantes inégalités sociales? Qui peut prétendre en savoir davantage que d’autres sur cette question simple qui touche le commun en son cœur et concerne intimement son existence? Dans Le maître ignorant (Fayard, 1987), Rancière suit également les révélations de Joseph Jacotot, un professeur parachuté dans les Flandres au XIXe siècle, faisant apprendre à des étudiants ce qu’il ignorait lui-même. Il a découvert alors le pouvoir de l’émancipation, à savoir que l’élève n’a pas nécessairement besoin du professeur pour apprendre. Que le professeur peut même s’instituer comme un abrutisseur auprès de lui, en le faisant plafonner.

Si nous sommes tous philosophes, et tous capables de pensée critique, force est d’admettre que nous naissons piètres philosophes. Spinoza appelait au XVIIe siècle « premier genre de connaissance » la façon spontanée que nous avons d’inférer des vérités à partir de moments strictement accidentels. On excède cette façon « mutilée » de penser lorsque l’on comprend que nos haines, nos frustrations, nos colères et nos jalousies, soit nos « passions tristes », sont le plus souvent le fait d’une méconnaissance des conjonctures dans lesquelles nous nous trouvons, et des éléments extérieurs à soi avec lesquels nous entrons en rapport. C’était sa façon de rappeler l’hostilité traditionnelle de la philosophie à son contraire, la simple opinion.

Qui qu’on soit, philosopher exige donc une prédisposition importante au travail. En l’occurrence, travailler signifie s’étonner de ce qui se présente comme banal, critiquer ce qui appartient au cours normal des choses, produire des concepts qui permettent d’articuler les éléments du réel de manière autre que convenue et soumettre à la pensée commune un certain nombre de problématiques qui déplacent le foyer des questions et font débat. L’insondable corpus et quelques penseurs contemporains nous assistent dans ce travail ardu.

La pensée critique se pose comme le premier moment de la philosophie. Qu’elle soit strictement intellectuelle comme chez Emmanuel Kant ou politique comme chez Karl Marx, ou psychique comme chez Sigmund Freud, ou décoloniale comme chez Achille Mbembe, ou sociétale comme chez Judith Butler, elle consiste chaque fois à se questionner sur l’origine historique, sociale et idéologique des notions qui sont soumises au public ou colportées par lui. La halte critique que la critique fait subir à ces notions idéologiques et la mise en perspective historique dans laquelle elle l’inscrit suffit à la relativiser, eu égard à d’autres approches et traitements possibles.

Max Horkheimer, philosophe de l’École de Francfort au début du XXe siècle, a insisté : la pensée critique entretient quant à elle-même les attentes qu’elle réserve à toute pensée. Elle doute de ses propres propositions, les soutient toujours sur le mode de l’épochè (la mise en suspens), les altère, les adapte, les fait évoluer. Là réside aussi son travail.

C’est un manquement à un tel travail qui fait mal philosopher le commun. On reconnaît les travers auxquels conduit la négligence intellectuelle dans certaines théories du complot, bien que ce syntagme soit galvaudé et mobilisé bien plus souvent qu’il ne le devrait. Dans des cas excessifs où des penseurs, au nom de l’exercice critique, campent sur une position dénonciatrice, il arrive que la pensée fige au moment d’une hypothèse, pour se satisfaire ensuite d’isoler les éléments semblant la conforter. Cette manifestation de paresse qui intervient au milieu du processus intellectuel est d’autant plus préjudiciable qu’elle se révèle séduisante aux yeux de qui ne souhaite pas longtemps s’éprouver dans le champ de la pensée. Pierre Bayard s’est référé à l’esthétique pour en témoigner, notamment dans Qui a tué Roger Ackroyd et Hitchcock s’est trompé (Minuit). On retrouve le même phénomène chez les xénophobes qui postulent le déclin de leur culture pourtant majoritaire ou chez les intersectionnalistes à tout crin qui réduisent les minorités à des êtres exclusivement soumis à des persécutions. Ces tares touchent autant, politiquement, la gauche et la droite.

On m’a demandé un jour à Radio-Canada : « Qui donc lit vos livres? » J’ai répondu : « Ceux qui les lisent. » Ce n’était pas qu’une lapalissade, mais une déclaration de principe. Il en va de même pour la philosophie. Qui philosophe la maintient en vie. À la condition de s’en donner la peine.

Le texte a été écrit à la suite de l’invitation de la revue Les Libraires.

Pour qui, la philo ? Un article d’Alain Deneault dans la revue Les libraires No 145, page 48-49

Critique de Faire que ! par Josée Blanchette (JOBLOG)

Le Devoir

Par Josée Blanchette
JOBLOG
18 octobre 2024

JOBLOG — Faire que !


« Les essais du philosophe Alain Deneault sont toujours attendus avec impatience. Celui-ci, Faire que !, ne décevra pas ses fidèles. Et le sous-titre calibre le propos : L’engagement politique à l’ère de l’inouï. L’inouï, ce sont les bouleversements écologiques « auxquels, manifestement, ni les États ni le capital ne pallieront ».

Et Deneault met la table dans la seconde partie pour s’attaquer au « Que faire ? ». Il propose le modèle biorégional, à l’échelle collective, qui s’imposera par la force des choses, à mesure que les différents systèmes s’écrouleront. Par la force des choses, c’est aussi par la force de dame Nature, qui aura le dernier mot sur tout, n’en doutons pas un seul instant. Les solutions viendront de la base, comme dans bien des cas.

Deneault demeure cette cassandre verte qui dit les choses comme elles sont, mais en mieux tourné et en fort bien documenté. Il l’a payé cher, mais il persiste et signe. Je me sens moins seule en sa compagnie et une communauté en naîtra, souhaitons-le. À lire si on ne cultive pas le déni ou si on n’occupe pas le poste de ministre de l’Environnement. »

JOBLOG – Faire que ! suite à l’article De pluie et de chaos

Une économie qui ne sait plus ce qu’elle compte. Entretien avec Alain Deneault

Cette entrevue avec Alain Deneault par François-Xavier Lavallée a été réalisée dans le cadre d’un projet de court-métrage sur l’industrie minière canadienne par les étudiant.e.s du Cégep de Sainte-Foy au printemps 2024. Puisque le projet a été avorté, cette capsule présente des extraits dont les thèmes sont identifiés dans les chapitres. Durée : 1 h 49 min 10 sec.

« […] L’essayiste vient de publier son nouvel ouvrage, Faire que !, dont la discussion traite partiellement. Nous le remercions chaleureusement. » – Source: Page YouTube de Bérénicius Potkinovitch

Les essais d’Alain Deneault 
(dont plusieurs sont mentionnés dans l'entretien)

«L’économie de la nature» parmi les comptes rendus de lecture de Bruno Marquis

Image © pngtree

Presse-toi à gauche

Par Bruno Marquis
15 octobre 2024

« Ce brillant petit essai est d’une lecture un peu ardue au départ, mais on y prend goût assez vite. Il nous décrit intelligemment comment, au cours des deux derniers siècles, le terme « économie » a pu être dévoyé de son sens général englobant l’ensemble du monde naturel à une approche essentiellement comptable et utilitaire, mettant en fin de compte l’humain en opposition avec la nature. C’est le premier « feuilleton théorique » d’une série de six de l’auteur. J’aurai tôt fait de lire aussi le second, « L’économie de la foi ». » – Bruno Marquis

Extrait :

La science économique n’a pas seulement neutralisé la notion d’ « économie de la nature », mais elle l’a totalement intégrée au rang de ses savoirs et capitaux. Les entités multinationales et leurs actionnaires se fantasment aujourd’hui comme des souverains de l’évolution, celle qui, hier encore, nous fascinait comme une chose infinie. Leurs technosciences ont pénétré les secrets repliés de la génétique, au point de prétendre à la pleine maîtrise de la nature. Il s’est ensuivi au dernier tiers du XXe siècle des effets de manipulations inouïes dans le domaine animal et végétal. Maintenant, des exploits génétiques et agricoles d’apprentis sorciers perturbent en profondeur les écosystèmes, plus qu’ils ne les contrôlent. C’est à eux qu’on attribue en Europe la disparition de 80 % des insectes, parmi lesquels de forts contingents d’abeilles. »

Retour sur la participation d’Alain Deneault au Salon du livre de la Péninsule acadienne

Séance de dédicaces 
Faire que ! L'engagement politique à l'ère de l'inouï d'Alain Deneault
5 et 6 octobre - Kiosque # 26
Photo © Ísjaki Studio
Photo © Ísjaki Studio
Entretien avec Paul Bossé animé par Alain Deneault
Thème : Le roman graphique sur l’engagement écologique
Jeudi 3 octobre - Amphithéâtre Gisèle-McGraw
UMCS (Université de Moncton, campus de Shippagan)
Photo © Ísjaki Studio
Photo © Ísjaki Studio
Lancement du livre d'Alain Deneault
Faire que ! L'engagement politique à l'ère de l'inouï
5 octobre 2024 - Cielo Glamping Maritime
Photos © Ísjaki Studio
Table ronde animée par Sylvain Rivière - Thème : L'écoanxiété 
Avec Alain Deneault et Paul Bossé
Dimanche 6 octobre - Scène Place des auteurs
Centre Rhéal-Cormier
Photos © Ísjaki Studio

::: Merci à Ísjaki Studio pour les photos :::

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault, publié chez Lux Éditeur, est en librairie depuis le 3 octobre 2024 !

Extraits de la discussion avec Alain Deneault sur le film La (très) grande évasion présenté à la Cinémathèque québécoise

Extraits de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau sur l’évasion fiscale suite à la projection du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat à la Cinémathèque québécoise le 30 septembre 2024.

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 08 sec – 2/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 19 sec – 4/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 5 min 44 sec – 5/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 4 min 49 sec – 6/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 37 sec – 7/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 58 sec – 8/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 20 sec – 10/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 3 min 03 sec – 11/11

La tournée est une réalisation de Funambules Médias en collaboration avec les partenaires : AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-Québec, Éditions Écosociété.

« La Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur est en librairie depuis le 3 octobre en Amérique du Nord et à paraître en Europe le 25 octobre 2024 !

Alain Deneault au Salon du livre de la Péninsule acadienne du 3 au 6 octobre 2024

Image : Œuvre de Nicole Haché

Alain Deneault participera à la 21e édition du Salon du livre de la Péninsule acadienne, Lumières sur l’invisible, pour un entretien sur le thème Redéfinir l’économie (3 octobre), une table ronde avec Paul Bossé autour de l’écoanxiété (6 octobre) et le lancement de son livre Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï (5 octobre) publié chez Lux Éditeur.

Entretien avec Alain Deneault  - Thème: Redéfinir l'économie 
Jeudi 3 octobre - 13 h à 13 h 50
UMCS (Université de Moncton, campus de Shippagan) Amphithéâtre Gisèle-McGraw
Séance de dédicaces avec Alain Deneault
Samedi 5 octobre - 10 h à 11 h
Centre Rhéal-Cormier de Shippagan, kiosque # 26
Lancement du livre d'Alain Deneault
Faire que !
L'engagement politique à l'ère de l'inouï
Samedi 5 octobre - 18 h
Cielo Giamping, Haut-Shippagan

« Les prochaines méditations d’Alain Deneault, dans Faire que ! (Lux), se concentrent sur l’action, puisque les changements nécessaires à la transformation de la société sont connus, et qu’il faut faire que ceux-ci se produisent. Toujours appréciée, sa plume, lucide et sans compromis, bouscule les idées reçues et élargit les horizons. Loin du marasme politique et du désespoir sociétal, l’auteur nous invite à voir en face les enjeux, à nous secouer et à faire que ça bouge. » – Chantal Fontaine, Les Libraires

Table ronde - Thème: L'écoanxiété 
Avec Paul Bossé et Alain Deneault
Dimanche 6 octobre - 13 h à 13 h 50
Scène Place des auteurs - Centre Rhéal Cormier
Séance de dédicaces avec Alain Deneault
Dimanche 6 octobre - 14 h à 15 h
Centre Rhéal-Cormier de Shippagan, kiosque # 26

Critique de l’essai L’économie de la pensée dans le magazine Espace de libertés

EDL - Espace de libertés
Le magazine du Centre d'Action Laïque
Par Lucie Barridez 
Déléguée « Étude & Stratégie » au CAL/COM
30 septembre 2024

« Dans L’économie de la pensée, ouvrage publié chez Lux Éditeur, le philosophe québécois Alain Deneault poursuit son entreprise de réévaluation des concepts économiques, s’éloignant résolument des dogmes de la science économique traditionnelle. Fidèle à son objectif de « déstabiliser » les fondements de l’économie telle qu’elle est communément définie, Alain Deneault cherche à libérer cette discipline de l’empreinte des économistes classiques.

[…] Un élément central de cette réflexion est la place de l’argent. Alain Deneault s’appuie sur les travaux du philosophe et sociologue allemand Georg Simmel, pour qui l’argent n’est qu’un outil de médiation entre des valeurs diverses. Toutefois, dans le capitalisme contemporain, cette fonction a été détournée : l’argent est devenu une fin en soi, pervertissant ainsi sa fonction première. Selon Alain Deneault, cette subversion de l’argent conduit à une impasse, où l’économie est dominée par une logique de production déconnectée des échanges intellectuels et humains, vidant ainsi de leur sens les interactions sociales et la pensée elle-même.

[…] Restituant la pensée comme processus vital de l’activité humaine, Alain Deneault s’inscrit dans une démarche profondément laïque. L’économie de la pensée telle qu’il l’esquisse appelle à une pluralité des idées et des échanges, libérés des dogmes et ouverts à tous les champs de l’intellect humain. Il partage ainsi avec les laïques l’ambition suivante : la création d’un espace de liberté où la pensée peut circuler sans entraves, nourrie par des interactions ouvertes et inclusives.

En somme, L’économie de la pensée est un véritable plaidoyer pour une réappropriation collective et consciente de la valeur des idées, qui rejoint l’esprit même de la laïcité en tant que moteur d’une société libre et émancipatrice. »

Psychologie de l’argent de Georg Simmel – Traduit de l’allemand par Alain Deneault

La (très) grande évasion, ou l’histoire des causes du déclin de nos services publics

Photo © Gilles Gagné – Le Soleil

Le Soleil

Par Gilles Gagné
(Collaboration spéciale)
22 septembre 2024

« […] Largement québécoise, cette tournée canadienne a débuté à Carleton-sur-Mer, un lieu de diffusion lié au fait qu’Alain Deneault, qui accompagne cette tournée, vit relativement proche de la Gaspésie, puisqu’il est établi dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Spécialiste réputé des questions d’évasion fiscale, M. Deneault est interviewé dans le documentaire de Yannick Kergoat. Il vante l’approche originale de ce film.

«Il y a eu beaucoup de documentaires sur l’évasion fiscale au fil des ans. Celui-là a la particularité de faire l’histoire de la pseudo-lutte des états contre l’évasion fiscale», affirme le philosophe.

[…] Alain Deneault souligne que le système fiscal actuel, largement influencé par les besoins des firmes multinationales, «crée une distorsion de concurrence», parce que «les PME paient une plus grande part d’impôt que les géants».

Au sujet de la légalité du régime fiscal, le philosophe pourfend la perception selon laquelle «la loi, c’est la volonté des dieux, (parce) qu’elle est transcendante. Mais elle est votée, cette loi».

Dans le même ordre d’idées, Yannick Kergoat fait valoir dans le film que «rien ne changera tant que les élus dépendront des riches».

Échanges avec le public

Après le visionnement, Alain Deneault a longuement échangé avec le public gaspésien. À Catherine Cyr-Wright, qui lui a demandé «comment on change cette culture», le philosophe a pris quelques minutes pour souligner qu’un point régulièrement escamoté par le citoyen financièrement privilégié trouvant légitime de ne pas payer d’impôt, «c’est qu’il doit aux infrastructures publiques ses possibilités d’enrichissement».

Mettant Elon Musk, les Desmarais, la famille Irving et Jeff Bezos, d’Amazon, dans le même sac, M. Deneault a insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur l’achat local.

«Si vous achetez un livre à votre libraire local, l’argent reste ici. Si vous l’achetez sur Amazon, votre argent part aux Bermudes. On a au moins une marge de manœuvre», résume-t-il.

À Danielle Cyr, qui trouve que Yannick Kergoat n’a pas parlé du rôle des actionnaires de sociétés multinationales dans tout l‘enjeu fiscal, et qui se demande «à partir de quel âge» cette éducation doit-elle être amorcée, Alain Deneault a aussi répondu en fonction d’un préambule assez touffu.

«J’ai donné des cours en Haïti à des illettrés en 2009, et ils comprenaient tout parce qu’ils vivent les injustices (découlant de l’évasion fiscale) dans leur chair. Quelques jours plus tard, à Montréal, avec des gens aux études supérieures, j’ai eu toutes les difficultés à leur faire comprendre les mêmes réalités. Est-ce que ça passe par des cours ? Je ne suis pas certain», dit-il.

Alain Deneault croit que l’effondrement du système capitaliste, en dépit de la formidable accumulation de richesse de ses défenseurs, est déjà amorcé et que le salut se trouve dans «une perspective bio-régionale. Il faut se préparer à « l’après», organiser la vie sur une échelle régionale ».

Son prochain livre, Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, paraîtra le 3 octobre, répondra entre autres à la question «Que faire ?» dans le contexte actuel.

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Essais d’Alain Deneault

Une candidature vous tente ? Pensez-y maintenant

Photo © Philippe Deschamps – Fournie par Maxime Pedneaud-Jobin

La Presse

Par Maxime Pedneaud-Jobin (collaboration spéciale)
19 septembre 2024
(Section : Chroniques)

« Dans la dernière année, on a beaucoup parlé des difficultés inhérentes à la vie politique municipale. J’ai très peur que ces discussions, bien que nécessaires, aient un effet négatif sur le nombre de candidatures aux prochaines élections municipales.

Pourquoi vous parler de cela aujourd’hui ? Parce que, vendredi dernier, on m’a administré une bonne dose d’espoir. Parce que l’engagement politique est, croyez-le ou non, une merveilleuse expérience. Parce que, pour une candidature en 2025, c’est maintenant qu’il faut y penser.

[…] Sentir que l’on contribue à faire avancer notre communauté est un sentiment extrêmement puissant. Avoir la légitimité de parler pour sa communauté, de la défendre auprès des autres gouvernements, de célébrer ses victoires, d’aider les gens à encaisser les coups durs, ça aussi, c’est enivrant.

[…] Il ne faut pas se le cacher, la politique municipale est, de loin, la plus ardue. Gérer les enjeux collectifs à l’échelle des gens est pas mal plus difficile que de gérer, à distance, des enjeux même plus grands et plus complexes. À l’échelle locale, la plus petite faille est immédiatement visible et tous les beaux principes doivent immédiatement passer le test du réel. Les dossiers ne disparaissent pas, oubliés dans le bruit ambiant, ils restent actifs jusqu’à ce qu’ils soient réglés, maintenus en vie par les citoyens qui sont directement concernés. Ce n’est donc pas une politique facile, mais l’aide s’organise !

[…] Si nous vivons aujourd’hui dans un Québec qui fait partie des sociétés les plus heureuses, les plus en santé, les plus égalitaires et les plus riches au monde, c’est notamment grâce à des gens qui ont fait de la politique. Alors, réfléchissez dès maintenant, intégrez des réseaux d’entraide et foncez. Ça en vaut la peine. »

Aux livres, citoyens !

Le nouvel essai Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï du philosophe Alain Deneault, publié chez Lux Éditeur, paraîtra le 3 octobre prochain. Je ne l’ai évidemment pas lu, mais j’ai hâte de le faire. Deneault fait toujours réfléchir (et il est né à Gatineau !).

Alain Denault. Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, Montréal, Lux Éditeur, 2024. À paraître le 3 octobre 2024

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

«Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï» dans la revue Les libraires.

Les libraires
Le bimestriel des librairies indépendantes
Par Chantal Fontaine
Réflexions multiples
No 144, septembre-octobre 2024, page 66
Faire que ! d’Alain Deneault, page 66 de la revue Les libraires, numéro 144.

« Les prochaines méditations d’Alain Deneault, dans Faire que! (Lux), se concentrent sur l’action, puisque les changements nécessaires à la transformation de la société sont connus, et qu’il faut faire que ceux-ci se produisent. Toujours appréciée, sa plume, lucide et sans compromis, bouscule les idées reçues et élargit les horizons. Loin du marasme politique et du désespoir sociétal, l’auteur nous invite à voir en face les enjeux, à nous secouer et à faire que ça bouge. » Chantal Fontaine, Les libraires

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

La rentrée littéraire 2024 : Essai

Les Libraires
Le bimestriel des librairies indépendantes
Par Chantal Fontaine
3 septembre 2024

« Les prochaines méditations d’Alain Deneault, dans Faire que! (Lux), se concentrent sur l’action, puisque les changements nécessaires à la transformation de la société sont connus, et qu’il faut faire que ceux-ci se produisent. Toujours appréciée, sa plume, lucide et sans compromis, bouscule les idées reçues et élargit les horizons. Loin du marasme politique et du désespoir sociétal, l’auteur nous invite à voir en face les enjeux, à nous secouer et à faire que ça bouge. »

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï – Le nouvel essai d’Alain Deneault

Le nouvel essai Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault, publié chez Lux Éditeur, paraîtra en Amérique du Nord le 3 octobre et en Europe le 25 octobre 2024.

Comment s’orienter dans une époque marquée par des bouleversements écologiques sans précédent, auxquels, manifestement, ni les États ni le capital ne remédieront? Comment agir politiquement à l’ère de l’inouï, quand on ne dispose d’aucun pendant historique pour appréhender les catastrophes annoncées? Comment s’engager quand l’extrême droite sème la confusion et détourne la colère des objets réels? Comment s’y prendre quand le libéralisme dissout tous nos repères dans la gouvernance technocratique?

Que faire? Cette question obnubile la pensée politique depuis plus d’un siècle. Alain Deneault nous convie à en penser les prémisses et les incidences pour l’ancrer dans les temps présents. Hors de toute programmatique serrée, mais avec la lucidité qu’on lui connaît, il invite notamment à explorer un nouveau mode d’engagement politique, la biorégion.

Alors que faire? Livrer la guerre à la médiocratie. Évoquer les enjeux qui fâchent. Penser à l’échelle collective. Mal faire les choses, faire mal. Cesser de se poser la question et sortir de la sidération de l’écoanxiété.

Le moment est venu de faire que !

Source: Lux Éditeur