La (très) grande évasion un documentaire de Yannick Kergoat – Unique FM 94,5

L’animateur Jean-Paul Moreau de l’émission Culture géniale sur les ondes de Unique FM 94,5 s’est entretenu avec Alain Deneault sur les avenants et les aboutissements de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux en lien avec la tournée du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Funambules médias et ses partenaires – Durée : 18 min 53 sec – 6 octobre 2024

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Voici le film Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais d’Alexandre Gingras avec la narration d’Alain Deneault, qui est aussi l’idéateur du projet, mentionné dans l’entretien :

Un film d’Alexandre Gingras – Narration et idéateur : Alain Deneault

Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais, un remix vidéo politique sur les références aux paradis fiscaux dans les arts.

Durée: 27 min 48 sec

Extraits de la discussion avec Alain Deneault sur le film La (très) grande évasion présenté à la Cinémathèque québécoise

Extraits de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau sur l’évasion fiscale suite à la projection du film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat à la Cinémathèque québécoise le 30 septembre 2024.

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 45 sec – 1/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 08 sec – 2/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 22 sec – 3/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 19 sec – 4/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 5 min 44 sec – 5/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 4 min 49 sec – 6/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 37 sec – 7/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 2 min 58 sec – 8/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 21 sec – 9/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 1 min 20 sec – 10/11
Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau à la Cinémathèque québécoise – 30 septembre 2024 – Durée : 3 min 03 sec – 11/11

La tournée est une réalisation de Funambules Médias en collaboration avec les partenaires : AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-Québec, Éditions Écosociété.

« La Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur est en librairie depuis le 3 octobre en Amérique du Nord et à paraître en Europe le 25 octobre 2024 !

Le documentaire La (très) grande évasion, avec Alain Deneault

Laurie Dufresne s’entretient avec Alain Deneault à l’émission Vivement le retour sur ICI Première I Radio-Canada (Estrie) autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté à la Maison du cinéma de Sherbrooke dans le cadre de la tournée du film au Québec. Durée : 12 minutes – 30 septembre 2024

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

« Bonne nouvelle, la Cinémathèque québécoise a reconduit le film pour une semaine supplémentaire jusqu’au 9 octobre. » – Cinéma sous les étoiles – Funambules Médias

Le film La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté par Alain Deneault lors de la tournée au Québec.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Manifestation pour le climat et projection de « La (très) grande évasion » avec Alain Deneault à Sherbrooke

Photo © Site web de CJAN 99.3

« Justice climatique Estrie invite la population à participer aux activités entourant la manifestation pour la justice climatique du 27 septembre à Sherbrooke.

[…] Le lundi 30 septembre, à compter de 18 h 30 sont prévues la soirée documentaire La (très) grande évasion et une discussion avec le philosophe Alain Deneault à la Maison du cinéma de Sherbrooke. » – CJAN 99.3

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Cinéma Beaubien

« Retour sur la projection d’hier soir au Cinéma Beaubien, que l’on remercie chaleureusement ! On a eu droit à un public captivé dans une salle comble et un Alain Deneault en pleine forme. Merci à nos collègues Stéphanie Bourbeau à l’animation, André Vanasse pour son soutien et à Alain Deneault ! » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Extrait de la discussion avec Alain Deneault animée par Stéphanie Bourbeau au Cinéma Beaubien – 26 septembre 2024
Article dont fait mention Alain Deneault dans l’extrait de la discussion (voir plus haut).

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault au Musée de la civilisation

« Retour en images sur la projection du mardi 24 septembre au Musée de la civilisation. Merci de l’accueil chaleureux et professionnel du Musée de la civilisation de Québec, à Alain Deneault, à Maxime Lachance à l’animation et au public d’avoir été présent en si grand nombre. » – Cinéma sous les étoiles (Funambules Médias)

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Tournée du documentaire « La (très) grande évasion »

« Le film de Yannick Kergoat porte sur les mécanismes des paradis fiscaux, et la façade des politiciens devant l’évasion fiscale. La projection du documentaire a lieu le samedi 28 septembre, à 19h, au Cinéma 9 de Gatineau. Elle sera suivie d’un échange avec le public et avec le philosophe gatinois Alain Deneault. Michel Picard l’a invité au micro du 94,5 Unique FM. » – Place 94,5 FM

« […] C’est un film qui nous met en colère, nous informe et nous fait rire aussi […] c’est un film qui rappelle, par le détail, par des exemples, par des illustrations, comment nous nous faisons voler collectivement par des multinationales qui ont a leur disposition, des échappatoires, des trucs, des stratégies pour éviter de payer leurs impôts […] avec, très souvent, le soutien des états, c’est ce qui est de plus scandaleux dans l’affaire […] » – Alain Deneault

Durée : 9 min 10 sec

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion: «Vous allez êtres scandalisés!»

« Des projections du documentaires La (très) grande évasion de Yannick Kergoat sont organisés aux quatre coins du Québec jusqu’au 10 octobre. Le philosophe Alain Deneault sera de la partie afin de créer des discussions avec le public à la suite du visionnement de l’œuvre. Entrevue avec Alain Deneault, philosophe québécois.» – QUB Radio

Durée : 13 min 51 sec

Une présentation de  Funambules médias et ses partenaires : AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Alain Deneault et le film La (très) grande évasion à Paraloeil

Photo © Radio-Canada

Entretien avec Alain Deneault à l’émission Même Fréquence, animée par Maude Rivard sur ICI Première I Radio-Canada, autour du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat qui a été présenté au Cinéma Paraloeil à Rimouski le 23 septembre 2024 dans le cadre de la tournée du film au Québec. Cette projection a été organisée par le Paraloeil, la Librairie L’Alphabet et Funambules Médias – Durée : 19 min 24 secondes

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

La (très) grande évasion – Déjà complet à Montréal – Réservez vos billets !

« Merci à vous pour votre enthousiasme pour cette tournée ! Les deux projections à Montréal affichent complet. Réservez vos billets pour les autres villes, ça se remplit assez rapidement. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

*Il est à noter qu’il reste des places – sans la présence d’Alain Deneault – à la Cinémathèque québécoise du 28 septembre au 3 octobre 2024 !

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

24 septembre à 19h — Musée de la civilisationQuébec
26 septembre à 19h — Cinéma BeaubienMontréal *COMPLET
27 septembreCinémathèque québécoiseMontréal *COMPLET
28 septembreCinéma 9 Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinémaSherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturelSalaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault) — Cinémathèque québécoise, Montréal

« Hier débutait la tournée d’Alain Deneault sur l’évasion fiscale à Carleton-sur-Mer. « Il y avait un public de qualité, à l’écoute et intéressé », selon les organisateurs. Nous les remercions d’ailleurs : Pascal Alain à l’animation, Jean-François Côté l’instigateur de la projection et l’homme derrière la caméra et enfin, Michel Cadieux à la technique. » – Cinéma sous les étoiles, page Facebook

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion, ou l’histoire des causes du déclin de nos services publics

Photo © Gilles Gagné – Le Soleil

Le Soleil

Par Gilles Gagné
(Collaboration spéciale)
22 septembre 2024

« […] Largement québécoise, cette tournée canadienne a débuté à Carleton-sur-Mer, un lieu de diffusion lié au fait qu’Alain Deneault, qui accompagne cette tournée, vit relativement proche de la Gaspésie, puisqu’il est établi dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Spécialiste réputé des questions d’évasion fiscale, M. Deneault est interviewé dans le documentaire de Yannick Kergoat. Il vante l’approche originale de ce film.

«Il y a eu beaucoup de documentaires sur l’évasion fiscale au fil des ans. Celui-là a la particularité de faire l’histoire de la pseudo-lutte des états contre l’évasion fiscale», affirme le philosophe.

[…] Alain Deneault souligne que le système fiscal actuel, largement influencé par les besoins des firmes multinationales, «crée une distorsion de concurrence», parce que «les PME paient une plus grande part d’impôt que les géants».

Au sujet de la légalité du régime fiscal, le philosophe pourfend la perception selon laquelle «la loi, c’est la volonté des dieux, (parce) qu’elle est transcendante. Mais elle est votée, cette loi».

Dans le même ordre d’idées, Yannick Kergoat fait valoir dans le film que «rien ne changera tant que les élus dépendront des riches».

Échanges avec le public

Après le visionnement, Alain Deneault a longuement échangé avec le public gaspésien. À Catherine Cyr-Wright, qui lui a demandé «comment on change cette culture», le philosophe a pris quelques minutes pour souligner qu’un point régulièrement escamoté par le citoyen financièrement privilégié trouvant légitime de ne pas payer d’impôt, «c’est qu’il doit aux infrastructures publiques ses possibilités d’enrichissement».

Mettant Elon Musk, les Desmarais, la famille Irving et Jeff Bezos, d’Amazon, dans le même sac, M. Deneault a insisté sur la nécessité de mettre l’accent sur l’achat local.

«Si vous achetez un livre à votre libraire local, l’argent reste ici. Si vous l’achetez sur Amazon, votre argent part aux Bermudes. On a au moins une marge de manœuvre», résume-t-il.

À Danielle Cyr, qui trouve que Yannick Kergoat n’a pas parlé du rôle des actionnaires de sociétés multinationales dans tout l‘enjeu fiscal, et qui se demande «à partir de quel âge» cette éducation doit-elle être amorcée, Alain Deneault a aussi répondu en fonction d’un préambule assez touffu.

«J’ai donné des cours en Haïti à des illettrés en 2009, et ils comprenaient tout parce qu’ils vivent les injustices (découlant de l’évasion fiscale) dans leur chair. Quelques jours plus tard, à Montréal, avec des gens aux études supérieures, j’ai eu toutes les difficultés à leur faire comprendre les mêmes réalités. Est-ce que ça passe par des cours ? Je ne suis pas certain», dit-il.

Alain Deneault croit que l’effondrement du système capitaliste, en dépit de la formidable accumulation de richesse de ses défenseurs, est déjà amorcé et que le salut se trouve dans «une perspective bio-régionale. Il faut se préparer à « l’après», organiser la vie sur une échelle régionale ».

Son prochain livre, Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï, paraîtra le 3 octobre, répondra entre autres à la question «Que faire ?» dans le contexte actuel.

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï d’Alain Deneault publié chez Lux Éditeur – À paraître le 3 octobre 2024

Essais d’Alain Deneault

Alain Deneault à travers le Québec pour relayer les thèses d’un documentaire sur l’évasion fiscale

Photo @ Faustine Lefranc

Le Droit / La Voix de l’Est / Le Quotidien / Le Nouvelliste

Par Yves Bergeras
22 septembre 2024

L’auteur et philosophe Alain Deneault entame, à partir du 22 septembre, une tournée à travers le Québec afin de soutenir la diffusion du documentaire La (très) grande évasion, qui invite à une réflexion collective sur la justice fiscale et les inégalités économiques.

[…] Alain Deneault sera présent à chaque projection, à l’issue desquelles il prendra la parole pour creuser les thèmes qui traversent le film, débattre (en compagnie d’un modérateur qui sera désigné pour chaque région visitée) et répondre aux questions du public.

M. Deneault a consacré plusieurs essais à l’évasion fiscale et à ce qu’il perçoit comme l’actuelle «dérive de l’ultralibéralisme sauvage» mondiale.

Il a notamment fait paraître les ouvrages Offshore: paradis fiscaux et souveraineté criminelle (2010), Paradis fiscaux : la filière canadienne (2014) et De quoi Total est-elle la somme? Multinationales et perversion du droit (2017).

Le phénomène, dont il dénonce l’iniquité depuis longtemps, est à ses yeux largement responsable du «déficit démocratique» des systèmes de gouvernance.

Bien que conformes à la légalité, les méthodes d’optimisation fiscales cachent en réalité «un système de tricherie», vitupère Alain Deneault, face à la caméra.

Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

[…] Son réalisateur, le Français Yannick Kergoat, a fait un travail d’enquête archivistique des plus sérieux, alors qu’il soulève, images à l’appui, les contradictions manifestes qu’il observe dans les discours des politiciens – d’Europe, principalement – aux manettes des grandes décisions économiques.

Le documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat présenté au Québec par Alain Deneault

Il adopte un ton qui se veut tour à tour didactique ou pamphlétaire, sans toutefois s’interdire une bonne dose de sarcasme, notamment vis-à-vis des promesses servies au fil des ans par des politiciens qui réagissaient, scandalisés, aux vagues d’indignation populaire causées par la fuite des Panama Papers (listant les noms de 40 000 sociétés offshores administrées par le cabinet Mossack Fonseca) ou celle des Luxembourg Leaks (des accords secrets signés pour permettre à 300 multinationales d’échapper à l’impôt), mais aussi vis-à-vis du sort réservé aux lanceurs d’alerte.

[…] La tournée de projections en présence d’Alain Deneault est organisée par Funambules Médias, organisme voué à la diffusion de documentaires sociaux et politiques. »

Une présentation de Funambules médias et ses partenaires: AREQCaisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des MétallosÉchec aux paradis fiscauxConseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSNAttac-QuébecÉditions Écosociété.

Essais d’Alain Deneault

Il est possible de comprendre l’évasion fiscale, et même dans le plaisir

Le Devoir

Par Éric Desrosiers
21 septembre 2024

[…] Après un documentaire sur la collusion entre les médias et le pouvoir politique (Les nouveaux chiens de garde), le réalisateur (Yannick Kergoat), scénariste et monteur avait envie de faire un film sur les travers de la finance. Avec ses amis, le producteur Bertrand Faivre et le journaliste Denis Robert, il a choisi de s’attaquer à la question de l’évasion fiscale.

[…] Le fruit de quatre ans de travail, La (très) grande évasion a finalement pris l’affiche en France à la fin de 2022. Un peu à la manière d’autres films produits ces dernières années sur des sujets économiques et financiers, le documentaire d’un peu moins de deux heures marie le travail de vulgarisation, les prises de position et, étonnamment, l’humour et le divertissement.

Les Québécois pourront en juger par eux-mêmes. Le film sera de passage prochainement dans un peu plus d’une demi-douzaine de villes, dont Carleton-sur-Mer (22 septembre), Rimouski (23 septembre), Québec (24 septembre), Montréal au Cinéma Beaubien ( 26 septembre) et Cinémathèque (du 26 septembre au 3 octobre), Gatineau (28 septembre), Sherbrooke (30 septembre), Caraquet (10 octobre) et Salaberry-de-Valleyfield (27 novembre). Fidèles à une tradition chère au coeur de son réalisateur, les projections seront suivies d’une discussion, cette fois-ci avec l’essayiste et philosophe québécois Alain Deneault.


** […] Après bien des tractations et des atermoiements, plus d’une centaine de pays y ont convenu, entre autres, d’un nouveau mécanisme d’échanges automatiques d’information sur leurs ressortissants qui ouvrent des comptes bancaires à l’étranger. Plus de 145 pays et juridictions sont également à mettre en place de nouvelles règles forçant les plus grandes entreprises à rapporter où se trouvent réellement leurs activités, leurs employés et leurs ventes, afin de s’assurer qu’elles payent au moins un impôt minimum de 15 % sur leurs profits.

Le documentaire n’accorde pas beaucoup de crédit à cette démarche ni de temps à l’expliquer et à la vulgariser. Tout cela n’est qu’une « machine à nous faire perdre du temps » inventée par des « pompiers pyromanes » qui n’ont aucune véritable intention de changer l’ordre des choses, y assène Alain Deneault.

Ce n’est toutefois pas l’avis de tout le monde. À commencer par Gabriel Zucman, lui-même qui qualifiait déjà, en 2021, les nouvelles règles visant les multinationales « d’historiques, d’insuffisantes et de prometteuses ». Il disait alors que le taux d’imposition minimum de 15 % était « beaucoup trop bas, [mais] que rien n’empêchera la suite de passer rapidement à 25 % ». **

** [ Il est à noter – contrairement à ce qui est mentionné dans les trois derniers paragraphes de cet article – qu’Alain Deneault n’a pas dénoncé mais plutôt salué l’initiative internationale d’une taxe de 15% sur les bénéfices des multinationales, et ce, dans les pages du Monde diplomatique de juillet 2021, soit un an après l’entretien qu’il a accordé à monsieur Kergoat. ] **

Et les multinationales paieront (un peu) par Alain Deneault
Le Monde diplomatique – Juillet 2021

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion : un film documentaire sur les paradis fiscaux présenté avec le soutien de l’AREQ

« L’AREQ (Le mouvement des personnes retraités CSQ) a récemment donné son appui à la projection du film documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat.

Ce film sera présenté en tournée dans neuf villes du Québec, au cours des prochaines semaines, sous l’impulsion de Funambules Médias (et en collaboration avec les partenaires suivants : AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

Chaque projection sera suivie d’une discussion avec le philosophe Alain Deneault, qui apportera un éclairage indispensable sur les thèmes abordés dans le film, mettant en lumière les mécanismes d’oppression économique qui minent nos démocraties. » – AREQ

[…] Avec rigueur, et une certaine dose d’humour, ce documentaire explique les mécanismes des paradis fiscaux, dévoile les discours de façade des politicien.ne.s pour les combattre et démontre comment l’évasion fiscale n’est pas un défaut du système néolibéral dont on pourrait s’accommoder, mais bien l’un de ses rouages essentiels qui accélèrent la croissance des inégalités. » – AREQ

Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault
Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

La (très) grande évasion avec Alain Deneault

Les productions Funambules médias et ses partenaires présentent – à compter du 22 septembre prochain – la tournée au Québec du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat en présence du philosophe Alain Deneault.

Les partenaires de Funambules Médias sont: AREQ, Caisse d’économie solidaire Desjardins, le syndicat des Métallos, Échec aux paradis fiscaux, Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais-CSN, Attac-Québec, Éditions Écosociété.

« Chaque projection sera suivie d’une discussion avec Alain Deneault, philosophe et auteur d’essais critiques, qui apportera un éclairage unique sur les enjeux abordés dans le film, favorisant ainsi une réflexion collective sur la justice fiscale et la responsabilité sociale. » – Source: Funambules médias


Tournée du film La (très) grande évasion
* En présence d'Alain Deneault *

22 septembre à 13h — Studio du Quai des artsCarleton-sur-Mer
23 septembre à 19h30 — Coopérative Paradis (Paraloeil) — Rimouski
24 septembre à 19h — Musée de la civilisationQuébec
26 septembre à 19h — Cinéma BeaubienMontréal *COMPLET
27 septembreCinémathèque québécoiseMontréal *COMPLET
28 septembreCinéma 9 Gatineau
30 septembre à 18h30 — Maison du cinémaSherbrooke
10 octobre à 19 h — Cinéma du Centre Caraquet Caraquet
30 novembre à 19 h — La factrie, café culturelSalaberry-de-Valleyfield

Du 28 septembre au 3 octobre (sans la présence d'Alain Deneault)— Cinémathèque québécoise, Montréal

« La (très) grande évasion a choisi avec intelligence d’expliquer de manière ludique, non dépourvu d’ironie, les mécanismes (plus complexes en apparence qu’en réalité) d’un système imbattable fondé sur le leurre systématique et sur la réussite permanente de l’évasion fiscale. […] » – ON-mag

Résumé du film
Le capitalisme est-il devenu incontrôlable ? De révélations en scandales successifs, l’évasion fiscale est devenue un marronnier médiatique et l’objet d’un concours de déclarations vertueuses pour les politiques. Alors que les multinationales et les plus riches ont de moins en moins de scrupules et de plus en plus de moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt, pour nous, simple citoyen, les politiques d’austérité s’intensifient et les inégalités explosent. On voudrait nous faire croire que les mécanismes de l’évasion fiscale sont incompréhensibles et qu’elle est impossible à endiguer… Il ne nous reste alors que nos bulletins de vote, notre déclinant pouvoir d’achat et nos yeux pour pleurer. À moins que l’on puisse en rire malgré tout.
Bande-annonce du documentaire La (très) grande évasion de Yannick Kergoat
Image de la bande-annonce avec l’extrait d’Alain Deneault

Essais sur les paradis fiscaux d’Alain Deneault

Use et abuse – Alain Deneault + Christian Lapointe + Alix Dufresne à l’Usine C

Use et abuse est une création pluridisciplinaire de Christian Lapointe et Alix Dufresne qui s’emparent de la conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art – diffusée sur VIMEO par l’AAAPND (Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick) en 2021 – qui aura lieu à l’Usine C les 6, 7 et 8 mars 2025 dans le cadre de la programmation 2024-2025 qui a été dévoilé hier, le 11 juin 2024.

« Artistes québécois.e à la parole déliée et vive, Alix Dufresne et Christian Lapointe s’emparent de la vidéo-conférence intitulée Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art donnée par le philosophe Alain Deneault en 2021. À l’invitation de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick, cette visioconférence tente de montrer comment le capitalisme maintient sous pression les artistes et les incitent à devenir rentables.

Les deux artistes proposent une performance déjantée et incisive avec, comme toile de fond et projetée sur écran, la prise de parole controversée du philosophe. Ils y mettent en jeu la notion de marchandisation et les mécanismes de détournement de l’art, et ce par la création d’un encan de NFT fabriqués en direct devant public. Leurs corps deviennent outils de création mais aussi paradoxalement de promotion et de contestation : chair brutalisée par l’économie de la culture en quête d’une réappropriation de l’agentivité propre à la pratique de l’art.   

Initié par le metteur en scène et acteur Christian Lapointe, USE ET ABUSE vient clore la résidence d’Alix Dufresne en tant qu’artiste associée à l’USINE C de 2022 à 2025. Elle s’allie naturellement à lui pour ce projet et poursuit ainsi sa recherche autour des réflexions d’Alain Deneault, telle qu’amorcée avec Hidden Paradise créé en 2018 sur le thème de l’évasion fiscale. Ici Les deux artistes donnent corps à une forme hybride, à la fois ludique, performative et politique, laissant place à l’imprévisible à chaque représentation. » – Source: Usine C, programmation 2024-2025

Stéphane Martineau suggère la lecture de plusieurs essais d’Alain Deneault sur son blogue «Propos sur le monde»

Philosophe en méditation, œuvre de Rembrandt, 1632
Stéphane Martineau, professeur titulaire au département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières, suggère la lecture de plusieurs essais d'Alain Deneault sur son blogue Propos sur le monde - 4 juin 2024

« Intellectuel prolifique, penseur aux idées profondes et percutantes, il faut le lire…notamment :

Deneault, A. (2022). Moeurs. De la gauche cannibale à la droite vandaleMontréal : Lux. Collection «Lettres libres».

Deneault, A. (2018). Faire l’économie de la haine. Essai sur la censure. Montréal : Écosociété.

Deneault, A. (2016). Politiques de l’extrême centre. Prologue graphique de Clément de Gaulejac. Montréal : Lux. Collection «Lettres libres».

Deneault, A. (2015). La médiocratie. Montréal : Lux. Collection «Lettres libres».

Deneault, A. (2013). Gouvernance. Le management totalitaire. Montréal : Lux. Collection «Lettres libres».

Deneault, A. (2010). Offshore. Paradis fiscaux et souveraineté criminelle. Montréal : Écosociété. »

Source: Stéphane Martineau, Propos sur le monde

Des images d’Alain Deneault sur des immeubles : un projet en cours par le collectif Le Sémaphore

« Quelques immeubles du centre-ville (Montréal) ont reçu dans les derniers jours la visite inattendue d’Alain Deneault, dans le cadre d’un tournage auquel le collectif (Le Sémaphore) participait. Le projet est toujours en cours de production et on se garde donc une petite réserve, mais on peut dire qu’il s’intéressera aux paradis fiscaux et à la spéculation immobilière, et qu’il comprendra une mise en abyme pour le moins inusitée de notre propre pratique de projection guérilla. » – Source: Page Facebook Le Sémaphore

Photos © Le Sémaphore

«Extrême gauche»?

Photo © The Canadian Press /Hina Alam – Archives Acadie Nouvelle

Acadie Nouvelle

Par Alain Deneault
26 mars 2024

«Extrême gauche»?

Un jour, je mourrai d’étonnement. Une déclaration entendue récemment, stupéfiante, me revient sans cesse, lancinante. Elle est de Pascal Allain, ministre conservateur démissionnaire au début de ce mois. Elle dit : le Parti libéral tend « vers l’extrême gauche » (Acadie Nouvelle, 2 mars 2024).

Vraiment ? L’« extrême gauche » ? C’est là ne pas avoir peur des mots.

Quelque chose nous a-t-il  échappé ? Ainsi, cette formation politique clientéliste d’extrême centre se serait convertie ! Elle prendrait radicalement le parti des travailleurs, par exemple, exigeant que la valorisation des marchandises générée par leur labeur direct ou indirect se répercute enfin dans d’importantes hausses de salaire, le tout accompagné de mesures anti-inflations pour que les retors du commerce n’en n’abusent point ?

L’équité salariale entre femmes et hommes s’imposerait aussi comme une évidence. Le parti songerait à nationaliser au moins une institution financière pour garantir le crédit en fonction de l’intérêt tangible des communautés plus que par le seul appât du gain. Son programme prévoirait aussi le passage au domaine public de grandes industries comme la raffinerie qui fonctionne à plein régime à Saint-Jean ainsi que le réseau de distribution d’essence du conglomérat Irving.

L’État, maître du robinet, pourrait ainsi enfin rationner la distribution des biens pétroliers, devenus rares et dont la combustion représente un problème écologique, en fonction des besoins tangibles des communautés et non pas au profit de pratiques consuméristes frivoles. Les intellectuels écosocialistes du parti réfléchissant aux mesures à venir planifieraient donc l’instauration des prix progressifs, un premier quantum de base étant fort abordable et la tarification augmentant au fur et à mesure qu’on abuse du bien.

On peut concevoir que ces entreprises, agglomérées sous le nom d’une même famille, seraient à cueillir comme un fruit mûr. Leur valeur marchande correspondrait potentiellement aux arriérés fiscaux qu’elles accusent envers l’État depuis que leurs actifs ont été massivement administrés depuis les Bermudes il y a cinquante ans. En tous les cas, l’État libéral d’extrême gauche s’empresserait, une fois au pouvoir, de diligenter une équipe d’experts pour enquêter sur la question.

Il s’agirait d’une première dans l’histoire du Nouveau-Brunswick. Afin d’en avoir le cœur net, il userait de son autorité pour obtenir une véritable reddition des comptes des différentes entités offshore de la structure familiale, ainsi que des autres multinationales ponctionnant les richesses du territoire et transférant artificiellement des revenus dans les paradis fiscaux.

Il ne s’agirait évidemment pas d’être stalinien – une part de libéralisme perdurerait, mais elle serait contenue par l’intérêt général. Dans le domaine de la forêt, les grands conglomérats d’exploitation seraient dissous et les terres publiques réservées à de petites entreprises familiales et autres entités régionales. Les fonds resteraient sur place et circuleraient au bénéfice des communautés. Surtout, cette richesse que constituent les forêts serait préservée des infâmes coupes à blanc. Les gens qui les habitent en même temps qu’ils les exploitent seraient sélectifs : ils sauraient quel arbre abattre au bénéfice de la forêt tout entière, pour l’amener à se régénérer plutôt que de la détruire.

Enfin, ce nouveau parti d’extrême gauche mettrait en chantier une grande réforme éducative fondée sur la citoyenneté, la lecture, la délibération, le bien commun et la chose publique. Et les études universitaires seraient offertes sans frais, puisque c’est toute une population qui bénéficie des compétences qu’une personne se donne lorsqu’elle devient une ingénieure, un botaniste, une médiéviste ou un puériculteur.

Mais rendons justice à l’intelligence de Daniel Allain. Par sa déclaration, l’ex-ministre ne souhaitait sûrement pas évoquer tout cela. En est-il seulement capable ? Il lorgnait plutôt des questions strictement sociétales, par exemple les enjeux d’orientation sexuelle et d’autodétermination existentielle des jeunes dans les écoles. Et, ce faisant, il se trouvait à en dire beaucoup, à savoir que la politique partisane ne se détermine plus désormais que sur des enjeux de mœurs et qu’elle a, outre pour des mesures marginales, tout à fait délaissé les autres questions : celles du travail, de la capitalisation, de la justice sociale, de l’équité fiscale, des antagonismes de classes, parce que les grandes entreprises règnent désormais en souveraines sur tous ces points.

La SODEC soutiendra treize documentaires dont le long métrage En orbite

Photo © Maxime Côté

« Le documentaire En orbite explore les paradis fiscaux à travers un mélange innovant de film d’investigation et d’aventures, offrant une réflexion sur l’ultralibéralisme financier. Alice (Alix Dufresne), dans le cadre du projet de danse « Hidden Paradise » avec Marc Béland, entreprend un voyage initiatique pour appréhender le capitalisme offshore. De New York aux paradis fiscaux, en passant par Amsterdam, Bruxelles, et les Îles Vierges britanniques, elle rencontre Alain Deneault, des investigateurs de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), des politiciens, enquête sur une minière canadienne au Panama, et traque son propriétaire immobilier. De retour à Montréal, Alice et Marc présentent leur nouvelle œuvre au Théâtre Prospero. » – CTVM.info

En orbite
Scénarisation et réalisation : François Jacob
Production : Les Productions des Films de l’Autre inc.
Distribution : Les Films du 3 Mars

Pourquoi il ne faut pas rater le spectacle de danse « Hidden Paradise » à Châteauvallon qui parle d’évasion fiscale

nice-matin

"Parler au corps par le corps"
"C’est une pièce sur l’évasion fiscale. C’est entre la danse, le théâtre et la performance", résume la comédienne. Elle précise: " On reprend des propos d’Alain Deneault, qui est un philosophe québécois, lors d’un entretien à Radio Canada. Pendant huit minutes, il aborde ce sujet et ses conséquences très graves sur la société. En 2015, au Canada, l’évasion fiscale représentait 153 milliards de dollars et cela a un impact sur toute la société."

[…] Tout est très minimaliste pour souligner aussi les coupes budgétaires dans la culture, en partie liée à cette évasion fiscale tant décriée. Le monologue d’Alain Deneault est repris à la virgule près « avec les hésitations et leurs erreurs de langage, tel qu’il a été prononcé », précisent les interprètes. Seule bande-son du spectacle, ce discours a été monté en six boucles pour accompagner les comédiens. […] »

Par Fabrice Michelier
3 février 2024

La grande évasion d’Alix Dufresne

Photo © dldanse

Le Quotidien

Un vaste «système d’escroquerie»
« [...] C’est que le sujet la préoccupe depuis 2015, quand son alter ego Marc Béland entend au volant de sa voiture une discussion sur Radio-Canada, assez succincte mais limpide, entre Marie- France Bazzo («animatrice bien connue chez nous», précise-t-elle) et Alain Deneault, philosophe, professeur d’université (notamment à la Sorbonne) et essayiste.

Voilà deux décennies que ce dernier, comme le ferait un lanceur d’alerte, dénonce le coût social de l’évasion fiscale, soit la pratique qui consiste au détournement délibéré de la loi pour «payer moins d’impôts». Un vaste «système d’escroquerie», «rodé et légalisé» qui, d’un côté, profite «aux contribuables nantis, aux multinationales, aux grandes entreprises et aux banques», et de l’autre, fait payer le «coût à la population», étranglée par des «politiques d’austérité».

Citoyens «impuissants»
Empruntant les mots de la «brillante» synthèse du philosophe, Alix Dufresne déroule : «Quand vous attendez 40 minutes à -20 °C un bus qui ne passe pas, quand une compagnie de théâtre n’arrive pas à financer le moindre spectacle, quand vous patientez des mois pour une opération urgente, quand vos écoles, pleines d’amiante, sont dans un état lamentable… Tout ça, c’est à cause de l’évasion fiscale!».

En l’occurrence, des milliards de dollars (ou d’euros) qui ne retombent pas dans les poches de l’État et qui imputent directement les services publics. Avant de découvrir toute «la dimension» de cette fraude à grande échelle qui heurte les gens «au quotidien», la metteuse en scène et chorégraphe avait au départ, comme beaucoup, une idée évasive sur le sujet.

«On imagine que ça concerne les 1% des gens les plus riches, que c’est de l’argent qui vole au-dessus de nos têtes, qui se promène d’un endroit à un autre… C’est faux!», s’insurge-t-elle, précisant qu’au Canada, on parle de 153 milliards de dollars qui disparaissent chaque année des radars, au nez et à la barde des citoyens totalement «impuissants», et sous couvert de politiques «irresponsables». «C’est dingue, non?» Et encore, on ne parle que de la partie visible d’un iceberg sans fond. Face à l’ampleur du problème et de sa méconnaissance, Alix Dufresne et Marc Béland ont alors décidé de faire une pièce, la bien nommée Hidden Paradise, qui depuis 2018, tourne un peu partout (on l’a vue il y a deux ans au Off d’Avignon et on l’y reverra cette année), et n’a pas changé d’un iota par rapport à sa forme originale. […] »

Par Grégory Cimatti
31 janvier 2024

Northvolt Six, un enjeu de justice fiscale?

Photo © Chritinne Muschi – La Presse canadienne

Le Devoir

« […] De plus, un traité bilatéral signé en 1999 avec le Luxembourg pourrait bien faciliter les opérations d’évitement fiscal pour le géant suédois. D’après une publication de l’IRIS (2023), la société Northvolt est détenue à hauteur d’environ 5 % par une entreprise établie au Luxembourg. Or, le Luxembourg est une « plaque tournante de l’évitement fiscal », c’est-à-dire qu’en déclarant leurs profits au Luxembourg, les multinationales sont en mesure de bénéficier d’un taux d’imposition quasi nul. Dans ces conditions, pourquoi financer publiquement une entreprise qui pourrait tenter d’échapper à l’impôt ? […]

La probabilité élevée que l’entreprise suédoise puisse recourir à l’évitement fiscal rend d’autant plus saillante la question de la justice fiscale. Selon Alain Deneault, les « politiques de complaisance » et les paradis fiscaux doivent être considérés comme des problèmes typiques de la mondialisation, au même titre que les réseaux de crime organisé et de blanchiment d’argent. Un travail de recherche de grande ampleur, réalisé en 2018, est venu confirmer l’étendue des pertes fiscales induites par les paradis fiscaux : celles-ci pourraient atteindre plus de 500 milliards de dollars américains. […]

En effet, l’empressement des gouvernements à investir dans la « filière batterie » et leur obstination à voir la transition énergétique comme une occasion d’affaires écartent la possibilité d’un dialogue social constructif qui nous ferait cheminer vers un avenir énergétique juste et viable, comme le soutient un récent manifeste publié par un regroupement de la société civile. »

Par François Le Roy
26 janvier 2024

Critique danse : « Hidden Paradise », le spectacle citoyen de Alix Dufresne et Marc Béland

« Hidden Paradise est parti d’une entrevue entendue sur Radio-Canada Première en 2015. La journaliste Marie-France Bazzo s’y entretenait avec le philosophe Alain Deneault sur l’évasion fiscale.
Marc Béland et Alix Dufresne ont eu l’idée d’amener ce matériel radiophonique sur la scène pour la faire entendre à un public.
Transformant la scène en lieu de protestation contre ces paradis fiscaux, le duo pousse les spectateurs à prendre position, car Alix Dufresne et Marc Béland voient d’abord ce spectacle comme un acte citoyen.
[…] » - Les Midis de Culture, France Culture – 22 janvier 2024

Photo © David Ospina

Pourquoi la fortune des ultrariches de la planète gonfle-t-elle sans arrêt?

Tout un matin, ICI Radio-Canada
Entrevue avec Alain Deneault par Maxime Coutié
15 janvier 2024

« Selon le nouveau rapport d’Oxfam, la richesse des cinq hommes les plus riches de la planète a plus que doublé depuis 2020, passant de 400 milliards à 900 milliards de dollars. Comment se fait-il que cet écart de richesse se creuse au sein de la population année après année, alors que les gouvernements promettent le contraire depuis des décennies? Selon le philosophe Alain Deneault, le régime capitaliste actuel est construit pour favoriser l’enrichissement d’une petite minorité de la population.

Dans ce rapport, on souligne notamment que 5 milliards de personnes ont vu leur situation financière se dégrader.

L’auteur de l’essai Paradis fiscaux : la filière canadienne s’intéresse à deux éléments de ce rapport, soit le discrédit complet des États, qui ont échoué à éradiquer la pauvreté, et le fait que les multinationales sont au centre du pouvoir. En effet, ces dernières font partie de l’appareil d’État et n’ont pas intérêt à mettre fin au régime actuel, selon lui.

Alain Deneault donne comme exemple l’ancien ministre des Finances du gouvernement Trudeau, Bill Morneau. Sa famille est influente dans le milieu des marchés financiers canadiens.

« Pensez-vous qu’une personne comme ça va lutter contre le phénomène? » – Une citation de Alain Deneault »

Source : Tout un matin, ICI Radio-Canada

Photo Reuters/Gonzalo Fuentes

Hidden paradise au Théâtre Silvia Monfort à Paris

Photo © Maxime Côté

« Sur Radio-Canada Première, le 9 février 2015, la journaliste Marie-France Bazzo s’entretient avec le philosophe Alain Deneault sur l’évasion fiscale. Indignés par ce qu’ils entendent, Alix Dufresne et Marc Béland se révoltent dans une chorégraphie virulente et ludique, réinterprétant à leur façon ce pamphlet radiophonique. Une danse-gymnastique haletante, absurde, farfelue, accompagne le documentaire sonore afin de faire ressentir aux spectateurs au plus profond de leur chair les conséquences directes d’un système qui nous affecte tous. Porté par la virtuosité des créateurs, l’exercice se double d’une puissante réflexion sur la déresponsabilisation des gouvernements. Répété à toute vitesse, étiré, tronqué ou distorsionné, le verbatim devenu spectacle expose la grande arnaque que constitue l’escroquerie légalisée des paradis fiscaux.

Clowns lucides, Alix Dufresne et Marc Béland traduisent parfaitement la rage et l’impuissance des citoyens. Eden pour quelques uns, enfer pour tous les autres. »

Théâtre Silvia Monfort - Paris
17 au 28 janvier 2024

Théâtre Silvia Monfort – Un spectacle conçu par Alix Dufresne et Marc Béland

Photo © David Ospina

Revue la terrasse

Performer sur l’évasion fiscale, c’est l’idée saugrenue d’Hidden Paradise portée par des danseurs clowns venus du Québec.

« Danser sur l’évasion fiscale, chorégraphier ce que les paradis fiscaux produisent en nous de sentiments d’injustice, c’est le pari de deux artistes québecois, Alix Dufresne et Marc Béland, qui ont un jour sur Radio Canada Première entendu une émission où une journaliste interrogeait un philosophe, Alain Deneault, sur les conséquences de ces pratiques financières. Portant en boucle les verbatims de cet entretien, distordu, répété, tronçonné, malaxé dans tous les sens, Alix Dufresne et Frédéric Boivin performent un spectacle à la fois « virulent et ludique », qui davantage que de « ventiler une indignation personnelle », cherche à « galvaniser le citoyen » dans le sens de la créativité. Une création originale et farfelue pour un sujet grave. »

Un article d'Eric Demey
17 décembre 2023

Pas de justice sociale sans la justice fiscale

Photo © Acadie Nouvelle

Acadie Nouvelle

«Alain Deneault, philosophe et professeur au campus de Shippagan de l’Université de Moncton, affirme à partir des études de l’expert mondial Gabriel Zucman, que la moitié des transactions financières passe par des paradis fiscaux et près de 40% de la richesse mondiale y est déclarée. Ce sont des sommes colossales revenant de droit au financement des services publics et des institutions d’État qui y sont détournées. […]

Les pays qui abritent les paradis fiscaux, selon Alain Deneault, « ont des législations de complaisance. Ces pays autorisent une élite à se soustraire aux lois de leurs pays d’origine comme le Canada. Elles permettent également de s’adonner aux pires pratiques fiscales et commerciales: éviter l’impôt, blanchir l’argent sale, vendre des armes, financer le terrorisme, polluer, etc. «  »

Par Romain Landry
 3 novembre 2023

L’évitement fiscal depuis le Luxembourg : la filière canadienne

Photo © Cedric Letsch

IRIS

«[…] Or à compter des années 1960, l’objectif de ces conventions a progressivement été détourné lorsqu’un ensemble d’acteurs politiques et économiques des pays du Nord, dont le Canada, a transformé des régimes fiscaux de pays caribéens afin d’y diminuer à des taux parfois nuls les taux d’imposition45. » – Note 45 : extrait du livre d’Alain Deneault, Paradis fiscaux : la filière canadienne, Montréal, Écosociété, 2014, p. 13-14.

Par Colin Pratte et Sophie Elias-Pinsonnault
2 novembre 2023

Journée PFFO 2023 – Comment agir face aux paradis fiscaux et à la finance offshore?

Comment agir face aux paradis fiscaux et à la finance offshore ? Une conférence qui aura lieu dans le cadre de la Journée PFFO 2023 et qui réunira 11 professionnels et universitaires dont Alain Deneault, professeur de philosophie et de sociologie à l’Université de Moncton, Jean-Pierre Vidal, professeur de fiscalité à HEC Montréal, Julie McClatchie, analyste politique chez Oxfam-Québec et Marc Tassé, professeur à l’Université d’Ottawa. Cette conférence est organisée par Franck Jovanovic, Université TÉLUQ

19 septembre  -  12 h 30 à 18 h
Amphithéâtre de l'Université TÉLUQ à Montréal - Salle 11.051
et en webdiffusion
5800, rue Saint-Denis, 11e étage
Montréal (Québec)  H2S 3L5
Ouvert à tous