Par Max W-Elie
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6 novembre 2024
« Alain Deneault nous offre un ouvrage très lucide (et pas facile à lire dans le sens qu’il est très « froidement » réaliste) dont l’objectif est de ramener tout le monde sur la vraie terre, c’est-à-dire celle qui se meurt à petit feu d’un point de vue écologique. Pour l’auteur, l’écologie devient (et devrait être), par la force des choses, l’horizon indépassable de notre temps, par-dessus les clivages sociaux et identitaires « stériles » gauche versus droite qui masquent le vrai objectif de fond qui devrait être la solidarité de tous contre les abus économiques du capitalisme (meilleure répartition des richesses, décroissance, limitation de l’activité humaine, etc) qui loin de n’être qu’un symptôme (le capitalisme tel qu’on le connaît actuellement) est plutôt la source du problème, selon l’auteur, qui nous exhorte à sortir de la boîte médiatico-industrielle actuelle qui formate les esprits et contribue à faire de l’adhésion au capital un précepte incontournable.
Alain Deneault poursuit en affirmant et je cite : « …que cette injonction économique néolibérale confine à un impensé l’idée même d’un modèle autre se substituant à l’ordre marchand voulu mondialement pas des entités hégémoniques… » ¹ L’auteur conclut en espérant que les citoyens et les gouvernements feront le bon choix ou le seul choix qui s’impose en ce début de siècle en affirmant et je cite que : « …prendre le parti de ce qui nous échoit en ce siècle largement déterminé par l’enjeu écologique, c’est revenir à une certaine humilité. C’est arrimer la pensée à l’histoire, et à des impératifs qu’on apprivoisera ainsi beaucoup mieux que si on continue à les nier jusqu’à ce qu’ils s’imposent à nous par la force. » ² – Max W-Elie
(1) Alain Deneault, Moeurs, De la gauche cannibale à la droite vandale, Lux Éditeur, 2022, 300p, Page 259
(2) Page 300































































































