Philippe Fortin-Villeneuve de la Librairie Marie-Laura choisit «La médiocratie» d’Alain Deneault comme son coup de coeur absolu chez Lux!

Lux continue sa pêche aux compliments! Nous avons demandé à cinq libraires incroyables de nous présenter leur coup de coeur parmi notre catalogue. Petite façon sympathique de clôturer notre 30e anniversaire d’existence comme maison d’édition. – Lux Éditeur

« Dernière victime de notre course aux éloges, le libraire Philippe Fortin-Villeneuve de la Librairie Marie-Laura choisit «La médiocratie» d’Alain Deneault comme son coup de coeur absolu chez Lux!

Ses mots: «Paru il y a une décennie, ce petit livre d’Alain Deneault recèle en son sein la quintessence de ce qui fait de ce professeur de philosophie l’un de mes auteurs chouchous : la pertinence, l’ironie, l’audace, l’intelligence et, d’une certaine façon, une forme d’humour entendu qui adoucit la dureté des constats qu’il fait tout au long de cet essai consacré à la médiocrité ambiante. Dix ans plus tard, force est de constater, malheureusement, que ce qu’il dénonce demeure d’une actualité consternante.»

Gens du Saguenay, vous avez par chez vous l’un des meilleurs libraires du Québec! Allez-lui rendre visite! » – Lux Éditeur, page Meta (Facebook) – 20 décembre 2025

Le macronisme, ou la médiocratie au pouvoir

Politis 
Parti pris
Hebdo # 1883 - Octobre 2025
Par Pierre Jacquemain
7 octobre 2025

Quatorze heures à Matignon : la démission éclair de Sébastien Lecornu ne relève pas du hasard, mais d’un système à bout de souffle. Le macronisme, épuisé par sa propre logique d’adaptation permanente, révèle désormais sa vacuité : un pouvoir sans vision, une politique sans pensée.

Quatorze heures : c’est le temps qu’aura tenu Sébastien Lecornu à Matignon. Une nomination surprise, suivie d’une démission tout aussi soudaine, qui résume à elle seule l’état de décomposition d’une vie politique réduite à la gestion de l’instant. Cette démission express n’est pas un accident, mais un symptôme : celui d’un pouvoir incapable de durer, de penser, de s’inscrire dans le temps long. Le macronisme, qui se voulait dépassement des clivages, n’est plus qu’un centre sans gravité.

On promettait la rupture, on retrouve le recyclage : mêmes visages, mêmes réflexes, mêmes automatismes technocratiques. L’inconséquence n’est plus une erreur, elle est devenue une méthode. Ce gouvernement sans cap incarne à la perfection ce qu’Alain Deneault appelait la médiocratie : le règne tranquille des gestionnaires dociles, des profils lisses, de ceux qui confondent neutralité et compétence. La médiocratie n’est pas la bêtise, mais l’éloge de la prudence. Elle se nourrit de conformisme, de loyauté sans pensée, d’un goût du compromis qui finit par étouffer toute idée de rupture. Elle rejette tout ce qui dépasse, tout ce qui dérange, tout ce qui pense autrement.

Le pouvoir macronien a fait de cette médiocratie une doctrine. La politique y est réduite à une succession d’ajustements tactiques qui donnent l’illusion du mouvement tout en masquant le vide. La mission impossible confiée à Lecornu – arracher en quarante-huit heures ce que nul n’avait su obtenir en trois semaines – n’était qu’un nouvel épisode d’un théâtre où la communication supplante la réflexion.

À droite, les Républicains se débattent entre loyauté et revanche. À gauche, les divisions s’enracinent : les insoumis s’enferment dans le symbolique, les socialistes hésitent entre pragmatisme et rupture. Chacun parle d’unité, mais tous s’enferment dans leurs calculs. Le pays, lui, regarde, désabusé, une classe politique incapable d’offrir le moindre horizon commun. Et désormais, l’étau se resserre sur Emmanuel Macron.

Ce n’est pas d’ordre dont la France a besoin, mais de sens, de vision, de projet. 

L’autorité présidentielle se fissure, la solitude s’installe. Ce ne sont plus seulement ses opposants qui s’interrogent, mais ses propres soutiens. Édouard Philippe évoque ouvertement une présidentielle anticipée, preuve que même les compagnons de la première heure doutent de la capacité du président à gouverner. Gabriel Attal, lui, confie ne plus comprendre les choix présidentiels. La verticalité, jadis revendiquée, s’est muée en isolement. Le chef de l’État semble enfermé dans un pouvoir devenu pure gestion de sa propre impuissance.

Le cas Lecornu, dans sa brièveté presque burlesque, révèle la gravité du moment. Nous ne manquons ni d’experts ni de talents, mais de vision. Ce n’est pas la compétence qui fait défaut, mais le courage d’assumer un cap, de dire ce que l’on veut faire du pouvoir. Gouverner, c’est choisir. Or, la politique française s’est perdue dans la prudence, le calcul, la peur du risque. L’échec n’est pas celui d’un homme, mais d’un système qui a cessé de concevoir la politique comme une responsabilité collective.

Tant que la médiocratie régnera – ce régime où la parole remplace la pensée et la prudence, la conviction –, nous continuerons de dériver, ballottés d’une crise à l’autre, dans un pays qui ne sait plus très bien qui le gouverne, ni vers quoi il va. Ce n’est pas d’ordre dont la France a besoin, mais de sens, de vision, de projet. Pas de stabilité, mais de courage et d’audace d’imposer des ruptures franches. Retrouver le goût du politique, ce n’est pas seulement rompre avec la médiocrité : c’est réapprendre à croire qu’un autre chemin demeure possible.

​Le règne du Mouisme!

L’Opinion – Agora

Par Mohamed Lofti
23 septembre 2025

Le Mouisme, c’est l’art de marcher dans deux directions opposées sans jamais avancer. C’est le triomphe du « en même temps » : dire oui de la bouche et non de la main, promettre et retirer aussitôt, proclamer le mouvement en s’enfonçant dans l’immobilisme. Le mouisme c’est l’art d’être mou.

[…] Le Mouisme n’est pas qu’une posture diplomatique : c’est le visage contemporain du centrisme. Non pas un équilibre, mais une neutralisation. Aristote concevait le juste milieu comme un courage exigeant : ni fuite, ni témérité, mais la force d’affronter ce qu’il faut, quand il faut. Nos gestionnaires modernes ont trahi cet héritage. Leur « centre » n’est plus un espace vivant de tension et de décision, mais un marais stagnant où l’on s’enlise. On n’y tranche rien, on n’y décide rien : on « gère », on met en scène, on ajuste des éléments de langage soigneusement aseptisés. Le discours se fait lénifiant, vidé de toute substance, conçu pour ne froisser personne et donc incapable de défendre quiconque.

[…] C’est la logique de la médiocratie, que le philosophe Alain Deneault a si bien décryptée : un système qui valorise la fadeur, la conformité, l’acceptabilité, au détriment de l’audace, de l’excellence, du risque. Dans ce régime, exceller devient suspect, résister est assimilé au terrorisme, et la radicalité nécessaire à tout combat juste est criminalisée. […]

« Anatomie de la souffrance au travail » d’Alain Deneault dans le magazine Manière de voir « Santé mentale, symptômes d’un monde fêlé » du Monde diplomatique

L’article Anatomie de la souffrance au travail d’Alain Deneault paraît dans le magazine bimestriel Manière de voir du Monde diplomatique « Santé mentale, symptômes d’un monde fêlé » numéro 203 (100 pages) octobre – novembre 2025 dans la section 2 ayant pour titre Souffrances.

Anatomie de la souffrance au travail reprend son article paru dans les pages du Monde diplomatique en novembre 2018 sous le titre Quand le management martyrise les salariés.

« Grande cause nationale 2025 », la santé mentale des Français se dégrade tandis que la psychiatrie publique fait face à un manque cruel de moyens. Ailleurs dans le monde, on observe les mêmes signaux d’alerte. Le dernier « Manière de voir » analyse les enjeux sanitaires, politiques et sociaux posés par les troubles psychiques, nouveau mal du siècle. – *Manière de voir, Monde diplomatique, # 203

*Manière de voir présente tous les deux mois un autre point de vue sur les enjeux contemporains et les points chauds du globe et rassemblent les meilleures chroniques parues dans le Monde diplomatique.

La détresse psychique est une douleur sans lésion visible. Pourtant, y succomber peut confronter à une souffrance extrême. Capitalisme en roue libre, aliénation des réseaux sociaux, effondrement climatique, guerres, anomie de nos sociétés — ainsi qu’Émile Durkheim nommait le dysfonctionnement collectif… Sommes-nous toujours plus nombreux, notamment parmi les jeunes, à faire l’expérience de la perte de soi ? D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près d’un milliard de personnes sont affectées par un trouble mental sur la planète, l’anxiété et la dépression en premier lieu.


Anorexie, le poids des exigences sociales ///// Claire Scodellaro
Infographie : Comment ça va, toi ? La santé mentale des jeunes en France ///// Cécile Marin
Anatomie de la souffrance au travail ///// Alain Deneault
La plus grande folie des hommes ///// Caroline Thirion
Théorème de la mélancolie ///// Max Dorra
Ainsi vieillissent nos sociétés ///// Philippe Baqué

Source : Manière de voir, Monde diplomatique


Image © William Utermohlen/Bridgeman Images

Les ex-dirigeants de France Télécom bientôt devant la justice

Quand le management martyrise les salariés

Par Alain Deneault
Extrait du Monde diplomatique
Novembre 2018, page 3

Une lecture distraite des événements pourrait faire passer ce cas d’école pour une affaire isolée. En juin dernier, il a été statué que l’entité France Télécom et son ancien président-directeur général (PDG) Didier Lombard, de même que ses seconds, MM. Louis-Pierre Wenès et Olivier Barberot, comparaîtraient en 2019 pour harcèlement moral. Ils devront répondre des suicides de dizaines d’employés à la fin des années 2000.

À l’époque, France Télécom a changé de statut. Depuis 2004, plus de 50 % de son capital provient d’investissements privés, et tout le secteur des télécommunications est ouvert à la concurrence. L’entreprise entre alors dans une gestion de type « gouvernance », notamment en « responsabilisant » son personnel.

Moins employés que « partenaires » à même l’entreprise, les subalternes apprennent à se rendre pertinents auprès de leurs supérieurs immédiats, qui choisissent leurs équipes de travail. Ils doivent atteindre des objectifs irréalistes, développer des méthodes de vente dégradantes, se donner des formations d’appoint, rivaliser pour se caser dans de nouveaux organigrammes, acquérir de nouvelles compétences, sous peine d’être laissés sur le carreau. C’est d’ailleurs l’un des buts de la manœuvre : décourager plus de vingt mille d’entre eux, afin qu’ils quittent l’entreprise sans devoir être formellement licenciés. Un propos de M. Lombard devant les cadres de France Télécom, le 20 octobre 2006, résume son état d’esprit : « Je ferai les départs d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte. »

Et il y est parvenu. Dans La Société du mépris de soi, François Chevallier s’étonne de l’efficacité de cette absence d’encadrement du personnel. Les individus soumis à ce flou administratif se laissent convaincre que tout dépend d’eux, et qu’ils n’ont donc qu’à s’en prendre à eux-mêmes en cas d’échec. « Des gens “maltraités”, ou se vivant comme tels, non seulement ne se rebellent plus contre ceux qui les amoindrissent au point de les détruire, mais semblent leur donner raison en faisant (…)

Comment incompétence et pouvoir peuvent-ils rimer ?

Harvard Business Review France
Août-Septembre 2025

Par Isabelle Barth
Chercheuse en sciences du Management
à l’Université de Strasbourg
23 août 2025

De nombreuses organisations sont durablement dirigées par des individus incompétents. Ce phénomène, connu sous le nom de kakistocratie, suscite à la fois fascination et inquiétude.

Avez-vous déjà été surpris de voir votre supérieur hiérarchique ou les dirigeants de votre entreprise occuper des postes à responsabilité alors qu’ils ne semblent pas posséder les compétences nécessaires ? Si oui, vous êtes peut-être victime d’une kakistocratie – c’est-à-dire d’un régime (kratos, « le pouvoir ») où les postes de pouvoir sont occupés par les plus incompétents (kakistos, « les pires »).

[…] La kakistocratie est fondée sur l’incompétence, qui désigne « le manque des connaissances ou des habiletés attendues pour faire quelque chose ». Elle se distingue de la médiocratie qui est un régime où « le stade moyen hissé au rang d’autorité », et de la kleptocratie où les dirigeants sont corrompus (« La Mediocratie », d’Alain Deneault, Éditions Lux, 2015). Comme la compétence, l’incompétence ne s’évalue qu’en situation.

Les incompétents nuisent à la performance de l’entreprise. Ils créent un climat de désordre et de confusion. Les cadres et les objectifs ne sont pas clairs, ce qui entraîne une souffrance des collaborateurs. La kakistocratie est ainsi peu propice à l’épanouissement personnel et professionnel. […]

40 minutes d’idées pour refaire le monde

Un extrait de l’entretien avec Alain Deneault par Olivier Berruyer ayant pour titre Les médiocres ont pris le pouvoir et conduisent le monde à sa perte du 23 novembre 2024 fait partie de la première compilation des moments forts du média Élucid. L’extrait avec Alain Deneault débute à 23 min 20 sec – 16 août 2025

« L’été est là, et dans l’attente de nous retrouver avec plein de nouvelles interviews à la rentrée, voici une première compilation dans laquelle vous retrouverez quelques moments forts des entretiens de cette année ! Histoire de découvrir (ou redécouvrir) les intervenants exceptionnels et inspirants qui ont fait confiance à Élucid ! Merci à tous pour votre soutien indéfectible tout au long de cette année, on vous prépare plein de belles choses pour la rentrée ! » – Élucid

Les médiocres ont pris le pouvoir et conduisent le monde à sa perte
Entretien avec Alain Deneault par Olivier Berruyer chez Élucid
Durée 1 h 43 min 2 sec - 23 novembre 2024

Use et abuse

Image © Carte blanche

La Presse

Par Stéphanie Morin
25 février 2025

« Après l’immense succès de son spectacle Hidden Paradise, la metteuse en scène et interprète Alix Dufresne s’associe à Christian Lapointe pour une nouvelle offrande articulée – de nouveau – autour de la parole d’Alain Deneault. Cette fois, la matière première est une vidéoconférence dans laquelle le philosophe aborde les questions du capitalisme et du détournement de l’art par l’industrie culturelle. Un spectacle hybride, performatif et politique. »


Use et abuse
Initié par Christian Lapointe avec Alix Dufresne
Inspiré de la conférence d'Alain Deneault
Une production de Carte blanche
5 au 8 mars 2025 - * COMPLET 6 et 7 mars 2025 *
Durée : 1 h
Usine C - 1345, avenue Lalonde, Montréal
Infos et billetterie : ici
18 ans et +

« Artistes québécois.e à la parole déliée et vive, Alix Dufresne et Christian Lapointe s’emparent de la vidéo-conférence intitulée Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art donnée par le philosophe Alain Deneault en 2021. À l’invitation de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick, cette visioconférence tente de montrer comment le capitalisme maintient sous pression les artistes et les incitent à devenir rentables.

[…] Initié par le metteur en scène et acteur Christian Lapointe, USE ET ABUSE vient clore la résidence d’Alix Dufresne en tant qu’artiste associée à l’USINE C de 2022 à 2025. Elle s’allie naturellement à lui pour ce projet et poursuit ainsi sa recherche autour des réflexions d’Alain Deneault, telle qu’amorcée avec Hidden Paradise créé en 2018 sur le thème de l’évasion fiscale. Ici Les deux artistes donnent corps à une forme hybride, à la fois ludique, performative et politique, laissant place à l’imprévisible à chaque représentation. » – Source: Usine C

Conférence Comment l’industrie culturelle use et abuse de l’art – diffusée sur VIMEO par l’AAAPND (Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick).

L’« extrême centre », un extrémisme qui peut mener à l’autoritarisme

Le Monde

Par  Ariane Ferrand
15 janvier 2025

Outre l’extrême gauche et l’extrême droite, il y aurait, d’après l’historien Pierre Serna, un extrémisme du centre présent en France dès la Révolution. Il est aujourd’hui incarné par Emmanuel Macron.

Histoire d’une notion. Le 18 avril 2022, à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, qui brigue un deuxième mandat, décrit le champ politique en ces termes : « Les trois quarts des électeurs (…) se sont exprimés pour trois projets. Un projet d’extrême droite. (…) Un projet d’extrême gauche. (…) Un projet d’extrême centre, si on veut qualifier le mien dans le champ central. »

[…] Pierre Serna s’inspire des ouvrages de l’écrivain italien Leonardo Sciascia, qui analyse, dans son essai Nero su Nero (1979) (Noir sur noir. Journal de dix années, 1969-1979, Christian Bourgeois Editeur, 1998), un extrémisme du centre à l’œuvre, en Italie, durant les années de plomb – fin des années 1960 au début des années 1980. Aux yeux de l’historien français, ce concept désigne des individus, des groupes ou des partis se réclamant du centre du spectre politique, à l’idéologie fluctuante et dont le caractère extrême renvoie à l’intolérance dont ils font preuve à l’égard de leurs opposants ainsi qu’à leur usage d’un pouvoir exécutif fort. L’expression définie par Pierre Serna a ensuite séduit d’autres penseurs: le politiste anglais Tariq Ali en 2005 et le philosophe Alain Deneault en 2016. […] »

Alain Deneault: comment la médiocrité a pris le pouvoir

Comment la médiocrité a pris le pouvoir. Entretien avec Alain Deneault sur la chaine YouTube de Mizane TV pour discuter de son essai La médiocratie paru en 2015 et réédité à l’automne 2024 en format poche avec les essais classiques Politique de l’extrême centre et «Gouvernance» publié chez Lux Éditeur – Durée : 1 h 15 min 55 sec – 10 janvier 2025

Faire que ! L’entretien avec Alain Deneault à l’émission Aux Sources sur Hors-Série est en accès libre ce samedi et dimanche

Faire que ! L’entretien avec Alain Deneault par Manuel Cervera-Marzal à l’émission Aux Sources sur Hors-Série, dont le visionnement est habituellement réservé aux abonnés, est en accès libre ce samedi 4 janvier dès midi et dimanche 5 janvier jusqu’à minuit (Heure d’Europe centrale) – Durée : 1 heure 24 minutes 10 secondes – 9 novembre 2024

*L’entretien est au bas de la page de Hors-Série tandis que l’extrait (partagé sur YouTube) est en haut de la page.

« Et voilà : c’est le Happy Hour de la nouvelle année ! De samedi midi jusqu’à dimanche minuit, tout le site bascule en accès libre, pour permettre à toutes celles et ceux qui veulent nous découvrir, mais qui n’ont pas encore osé franchir le pas de l’abonnement, de fureter dans notre offre pléthorique et de télécharger quelques uns de nos trésors… Pour celles et ceux qui sont abonné.e.s, c’est le moment de partager vos émissions préférées et de nous faire de la pub ; on compte sur vous ! » – Hors-Série

Extrait de l’entretien avec Alain Deneault sur Hors-Série

« Lire Alain Deneault est toujours stimulant. L’écouter aussi. Et il en faut, des stimuli, à l’instant précis où j’écris ces lignes : nous sommes le mercredi 6 novembre, il est 08h33, l’agence Associated Press annonce Trump à 267 sièges. Dans quelques minutes, quelques heures tout au plus, le résultat sera officiel. De retour à la Maison Blanche. L’accablement, la paralysie, l’angoisse prennent logiquement le pas sur la colère, la rage, l’envie de se battre. Ces dernières, certainement, referont surface une fois la nouvelle encaissée, une fois le choc digéré. Il n’est pas nécessaire d’avoir espoir pour se mettre à lutter. C’est en luttant que vient l’espoir. Ou plutôt : l’espérance.

Le philosophe Ernst Bloch établit une distinction subtile mais fondamentale entre espoir et espérance. L’espoir est un affect passif, une réaction ponctuelle face à une situation qui pourrait être différente ou meilleure, mais sans certitude réelle de sa réalisation. En revanche, l’espérance est une forme d’anticipation active et créative de l’avenir. Elle va au-delà d’un simple espoir, d’une attente passive. Bloch voit l’espérance comme une énergie qui pousse l’individu à participer à la transformation de la réalité et à l’accomplissement de ce qu’il appelle le « pas encore ». Ce « pas encore » représente les potentialités inexploitées, les aspects latents de la réalité qui attendent d’être réalisés. L’espérance est donc une force orientée vers l’avenir, qui saisit dans les plis du présent autre chose que lui-même, le présent étant gros d’alternatives non advenues.

Encore faut-il avoir la lucidité requise. La capacité à voir, dans le réel, autre chose et davantage que ce qu’il donne à voir. Les Etats-Unis, même un jour comme celui-ci, ne se résument pas à Donald Trump. Pas plus que la Russie ne se résume à Poutine et la France à Macron. Adossés à ce principe espérance, au lieu de se lamenter (que puis-je faire, moi, pauvre petit être insignifiant, face au rouleau compresseur du capitalisme fascisant), au lieu de s’enfermer dans nos impuissances individuelles, on se rassemble et on résiste, pour faire que ! Faire que le pire ne soit jamais certain. Faire que recule la bête immonde. Faire que son poison, qui a déjà largement traversé l’Atlantique, ne se répande pas davantage sur nos rives. Que les prochaines inondations ne soient pas demain mais après-demain. Que les droits des femmes, premiers attaqués en pareilles circonstances, soient préservés.

Substituer le faire que ! au que faire ?, c’est l’audacieuse proposition qu’Alain Deneault, philosophe québecois, penseur incontournable de la médiocratie et de l’extrême-centre, a placé au cœur de son dernier essai, paru chez Lux : Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï. Dans cet ouvrage aussi bref que puissant, il est question de nos affects collectifs, de notre paralysie face au déluge de mauvaises nouvelles qui chaque jour nous accablent et des voies possibles pour y faire face. Nous en avons parlé longuement. Dans le prolongement de Bloch, Alain Deneault se fait l’analyste de nos angoisses et de nos espérances, le scribe de nos affects, afin d’y dénicher un sentier, où puisse se frayer une marche collective et résolue vers un mieux-être logé dans l’être lui-même. Bon visionnage ! » – Manuel Cervera-Marzal

Les médiocres ont pris le pouvoir et conduisent le monde à sa perte

« Dans cette interview par Olivier Berruyer, pour Élucid, Alain Deneault montre à quel point notre monde a basculé dans la médiocratie, un régime où les dérives politiques sont conduites par un extrême centre de plus en plus autoritaire. Cette philosophie mortifère a tout corrompu : le savoir, le langage, les liens collectifs, la créativité, et bientôt notre planète. Nous devons faire face à ce système, faire un pas de côté, et résister. » – Elucid

Durée : 1 h 43 min 2 sec – 23 novembre 2024

Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais
ou
Paradis Fiscaux expliqués par Hollywood
Paradis Fiscaux, je ne savais pas que je savais ou Paradis Fiscaux expliqués par Hollywood est le film réalisé par Alexandre Gingras en collaboration avec Alain Deneault dont il fait mention dans cet entretien d’Élucid.
Un remix vidéo politique sur les références aux paradis fiscaux dans les arts
Réalisation et montage : Alexandre Gingras
Son (mix) : Mélanie Frisoli
Narration et idéateur : Alain Deneault

Faire que ! Aux Sources avec Alain Deneault sur Hors-Série

Manuel Cervera-Marzal s’entretient avec Alain Deneault à l’émission Aux Sources sur Hors-Série. L’entretien a eu lieu le 5 novembre et publié le 9 novembre 2024. Le visionnement est réservé aux abonnés à Hors-Série – Durée : 1 heure 24 minutes 10 secondes

Extrait de l’entretien avec Alain Deneault sur Hors-Série

« Lire Alain Deneault est toujours stimulant. L’écouter aussi. Et il en faut, des stimuli, à l’instant précis où j’écris ces lignes : nous sommes le mercredi 6 novembre, il est 08h33, l’agence Associated Press annonce Trump à 267 sièges. Dans quelques minutes, quelques heures tout au plus, le résultat sera officiel. De retour à la Maison Blanche. L’accablement, la paralysie, l’angoisse prennent logiquement le pas sur la colère, la rage, l’envie de se battre. Ces dernières, certainement, referont surface une fois la nouvelle encaissée, une fois le choc digéré. Il n’est pas nécessaire d’avoir espoir pour se mettre à lutter. C’est en luttant que vient l’espoir. Ou plutôt : l’espérance.

Le philosophe Ernst Bloch établit une distinction subtile mais fondamentale entre espoir et espérance. L’espoir est un affect passif, une réaction ponctuelle face à une situation qui pourrait être différente ou meilleure, mais sans certitude réelle de sa réalisation. En revanche, l’espérance est une forme d’anticipation active et créative de l’avenir. Elle va au-delà d’un simple espoir, d’une attente passive. Bloch voit l’espérance comme une énergie qui pousse l’individu à participer à la transformation de la réalité et à l’accomplissement de ce qu’il appelle le « pas encore ». Ce « pas encore » représente les potentialités inexploitées, les aspects latents de la réalité qui attendent d’être réalisés. L’espérance est donc une force orientée vers l’avenir, qui saisit dans les plis du présent autre chose que lui-même, le présent étant gros d’alternatives non advenues.

Encore faut-il avoir la lucidité requise. La capacité à voir, dans le réel, autre chose et davantage que ce qu’il donne à voir. Les Etats-Unis, même un jour comme celui-ci, ne se résument pas à Donald Trump. Pas plus que la Russie ne se résume à Poutine et la France à Macron. Adossés à ce principe espérance, au lieu de se lamenter (que puis-je faire, moi, pauvre petit être insignifiant, face au rouleau compresseur du capitalisme fascisant), au lieu de s’enfermer dans nos impuissances individuelles, on se rassemble et on résiste, pour faire que ! Faire que le pire ne soit jamais certain. Faire que recule la bête immonde. Faire que son poison, qui a déjà largement traversé l’Atlantique, ne se répande pas davantage sur nos rives. Que les prochaines inondations ne soient pas demain mais après-demain. Que les droits des femmes, premiers attaqués en pareilles circonstances, soient préservés.

Substituer le faire que ! au que faire ?, c’est l’audacieuse proposition qu’Alain Deneault, philosophe québecois, penseur incontournable de la médiocratie et de l’extrême-centre, a placé au cœur de son dernier essai, paru chez Lux : Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï. Dans cet ouvrage aussi bref que puissant, il est question de nos affects collectifs, de notre paralysie face au déluge de mauvaises nouvelles qui chaque jour nous accablent et des voies possibles pour y faire face. Nous en avons parlé longuement. Dans le prolongement de Bloch, Alain Deneault se fait l’analyste de nos angoisses et de nos espérances, le scribe de nos affects, afin d’y dénicher un sentier, où puisse se frayer une marche collective et résolue vers un mieux-être logé dans l’être lui-même. Bon visionnage ! » – Manuel Cervera-Marzal

Une assemblée sans Kevin Arseneau

Acadie Nouvelle

Par Alain Deneault
22 octobre 2024

Une assemblée sans Kevin Arseneau

Nous ne saurons jamais si la défaite de Kevin Arseneau dans sa circonscription s’explique par l’hospitalisation qui l’a mis hors jeu durant la campagne électorale. Disons qu’il est handicapant de laisser à leurs seuls bons souvenirs des électeurs par ailleurs bombardés de slogans par des adversaires pressés d’en finir avec soi. 

À une époque où la population attend si peu de la politique – c’est Susan Holt qui le regrettait  à juste titre, en discussion avec L’Acadie Nouvelle (5 octobre 2024) –, Kevin Arseneau était davantage que le membre d’un Parti en lequel on peut avoir foi, en l’occurrence celui des écologistes. Par son intégrité, son sens critique et sa vivacité d’esprit, il conférait une autre dimension au rôle de député, donnant parfois l’impression de constituer à lui seul l’opposition politique dans ce coin de pays. Une lumière dans un désert d’idées.

Comme artiste de scène, il était capable de représenter le milieu des arts ; comme diplômé en géographie ainsi que dans les humanités, il avait accès aux sciences humaines ; comme agriculteur biologique, il se montrait capable de défendre le territoire, la faune et la flore. Il était aussi critique en matière de finance. Surtout, il le faisait avec ce minimum de radicalité qu’on attend d’une pensée qui exige d’elle-même. 

Il y avait quelque chose de savoureux à l’entendre. À coups de paradoxes et d’initiatives, l’intelligence s’invitait au parlement. Les centres relatifs à la toxicomanie ? C’est en région qu’il faut y voir pour prévenir les problèmes avant qu’ils ne se concentrent dans les zones urbaines. L’épandage de glyphosate?, Voici un projet de loi qui l’interdit. La concentration des médias anglophones ? Que le législateur se dote d’une loi antimonopole…

Il fallait le voir asticoter le ministre des Finances, Ernie Steeves, lorsque ce dernier devait alors s’humilier à expliquer qu’il ne lèverait jamais le petit doigt pour que le gouvernement fédéral mette fin aux échappatoires fiscales dont profite le conglomérat Irving, au détriment de notre population. Kevin Arseneau se contenait d’enchaîner avec des propositions immédiatement réalisables en la matière : refuser toute subvention à des entités privées transférant des fonds dans les paradis fiscaux comme les Bermudes. 

Sur un plan symbolique, il était aussi le seul à oser des critiques pourtant sensées. Par de simples questions, comme : qui a décidé de mettre le drapeau acadien en berne devant l’assemblée, le jour du décès de la reine d’Angleterre ? 

À de tels moments, un silence malaisé s’imposait ; on entendait les mouches voler. Libéraux et conservateurs se confondaient ; on les voyait pour ce qu’ils sont.

 Au-delà de l’attachement qu’on peut entretenir pour la personne de Kevin Arseneau, son échec électoral, et celui de ses semblables Serge Brideau, Jacques Giguère et Simon Ouellette, témoignent bien de l’effrayant formatage que prévoit le processus électoral à l’occidentale. Que d’uniformité ! Qui détonne encore parmi ces gueules d’avocats, de comptables, de boutiquiers et de gestionnaires, ou celles de gens qui, d’autres milieux, font tout pour leur ressembler. Pourquoi aucune attirance pour ce qu’une Diani Blanco pourrait apporter à la politique ? Tous les mêmes profils socioprofessionnels, des têtes pareillement photoshopées avec ce regard obséquieux et ces dents affreusement blanches. 

L’habitus parlementaire – en sociologie, cela porte sur les règles comportementales et morales dans les différents milieux sociaux – implique la médiocrité. Faisons un usage précis de ce mot. Contrairement à l’usage courant, la médiocrité ne renvoie pas à ce qui est mauvais, nul et pauvre : cela témoignerait plutôt de l’infériorité. Non, la médiocrité, et son pendant structuré qu’est la médiocratie, nomme le règne de la moyenne, et du personnage moyen. C’est ce que la politique attire : des gens qui ont un degré moyen de culture, une ambition moyenne, qui moyenneront tout au long de leur mandat pour faire croire au plus grand nombre que nous n’avons collectivement pas plus de moyens que ceux qu’on lui octroie. On se persuadera que nous ne valons guère plus que tout ce qui se trouve à quelque juste milieu. Regardez les conservateurs s’empresser de rechercher ce point de gravité qu’est la moyenne. Et même le Parti vert s’y montré attiré. Qu’est-ce que la barre est basse…

Kevin Arseneau, avec son bagou, son audace, son humour, mais aussi son éthique de la conviction et sa compréhension intellectuelle des enjeux, était un des rares à donner espoir en la possibilité de quelque progression dans un sens souhaitable. Le monde va vraiment mal, et le monde, ce sont les gens dans les inégalités sociales qui crèvent les yeux, mais c’est aussi l’écologie et le climat. Ce n’est pas avec des politiques d’extrême centre que nous nous mesurerons aux enjeux du temps. L’heure est venue de résister à l’extérieur de ce forum stérile. 

Réédition en format poche des trois essais «classiques» d'Alain Deneault 
dans la collection Pollux chez Lux Éditeur !

Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï est en librairie aujourd’hui ! Ainsi que…

Le tout dernier essai d’Alain Deneault Faire que ! L’engagement politique à l’ère de l’inouï publié chez Lux Éditeur est en librairie aujourd’hui ! La parution en Europe est prévue pour le 25 octobre 2024.

Lux Éditeur

« Comment s’orienter dans une époque marquée par des bouleversements écologiques sans précédent, auxquels, manifestement, ni les États ni le capital ne remédieront? Comment agir politiquement à l’ère de l’inouï, quand on ne dispose d’aucun pendant historique pour appréhender les catastrophes annoncées? Comment s’engager quand l’extrême droite sème la confusion et détourne la colère des objets réels? Comment s’y prendre quand le libéralisme dissout tous nos repères dans la gouvernance technocratique?

Que faire? Cette question obnubile la pensée politique depuis plus d’un siècle. Alain Deneault nous convie à en penser les prémisses et les incidences pour l’ancrer dans les temps présents. Hors de toute programmatique serrée, mais avec la lucidité qu’on lui connaît, il invite notamment à explorer un nouveau mode d’engagement politique, la biorégion.

Alors que faire? Livrer la guerre à la médiocratie. Évoquer les enjeux qui fâchent. Penser à l’échelle collective. Mal faire les choses, faire mal. Cesser de se poser la question et sortir de la sidération de l’écoanxiété.

Le moment est venu de faire que ! » – Lux Éditeur

Est également en librairie aujourd’hui : la réédition en format poche du succès La médiocratie d’Alain Deneault avec les essais Politique de l’extrême centre et «Gouvernance» dans la collection Pollux chez Lux Éditeur !

« Cette édition au format poche rassemble Politique de l’extrême centre, en plus de La médiocratie et «Gouvernance», deux opus d’Alain Deneault qui traitent de la révolution anesthésiante à laquelle nous poussent les théories du management et la propension aux petits arrangements institutionnels qui caractérisent les dernières décennies.

Parce que les glaciers fondent, parce que le désert avance, parce que les sols s’érodent, parce que les déchets nucléaires irradient, parce que la température planétaire augmente, parce que les écosystèmes se délitent, parce que l’État social s’écroule, parce que l’économie réduite à la finance s’aliène, parce que les repères philosophiques se perdent, notre époque n’a plus le luxe de se laisser conduire à la petite semaine par les médiocres qui dominent. » – Lux Éditeur

La médiocratie. Précédé de Politique de l’extrême centre et «Gouvernance» en format poche – À paraître le 3 octobre chez Lux Éditeur

« Nous profitons de la parution de «Faire que !» d’Alain Deneault, prévue pour le 3 octobre prochain, pour republier son succès «La médiocratie» dans notre collection à format poche. Cette édition comporte aussi les essais Politique de l’extrême centre et «Gouvernance» .

Voilà plusieurs textes d’Alain Deneault qui traitent de la révolution anesthésiante à laquelle nous poussent les théories du management et la propension aux petits arrangements institutionnels qui caractérisent les dernières décennies.
Parce que les glaciers fondent, parce que le désert avance, parce que les sols s’érodent, parce que les déchets nucléaires irradient, parce que la température planétaire augmente, parce que les écosystèmes se délitent, parce que l’État social s’écroule, parce que l’économie réduite à la finance s’aliène, parce que les repères philosophiques se perdent, notre époque n’a plus le luxe de se laisser conduire à la petite semaine par les médiocres qui dominent.
» – Lux Éditeur

Cerec book club discussion – Mediocracy: the politics of the extreme centre by Alain Deneault

Le CEREC (Center of excellence in research, education and cultural studies) book club discussion du MUBS (Modern University for Business & Science) à Beyrouth au Liban, a choisi l’essai Mediocraty – The politics of the extreme centre d’Alain Deneault (traduit par Catherine Browne), lors de leur rencontre le 5 août dernier.

Fourest, Enthoven, Barbier : Franc-tireur, Le Journal de L’extrême centre

Dans cet épisode de Rhinocéros, par Usul et Lumi sur le site blast, on présente un extrait d’une entrevue d’Alain Deneault à l’émission Hier, aujourd’hui, demain animée par Frédéric Taddeï sur France 2 en 2016 sur le discours de l’extrême-centre – 26 novembre 2023

Voici un résumé de la capsule vidéo :

« Aujourd'hui on va parler un peu de presse papier. Pour changer, parce que vous avez vu, même dans les Relay SNCF, ça a évolué. Il y a un petit nouveau dont vous avez peut-être entendu parler. Vous en avez même forcément entendu parler, puisque ce magazine papier, il est omniprésent à la télé. Eh ouais, Franc-Tireur, vous connaissez, vous avez entendu parler de Franc-Tireur. Peu de journaux papiers sont aussi cités dans les médias audiovisuels. Nouvel épisode de Rhinocéros, par Usul et Lumi. » - Rhinocéros par Usul et Lumi, Blast

Le pouvoir impose la médiocratie et se l’impose à lui-même

Élucid

« Les médiocres ont pris le pouvoir. Le philosophe Alain Deneault consacrait un livre à ce sujet en 2015, Médiocratie (Lux), republié chez le même éditeur en 2016 avec Gouvernance et un inédit Politique de l’extrême centre. Il explique ici les causes de cette prise de pouvoir, ses manifestations et ses conséquences. Il revient aussi sur les liens qu’elle entretient avec la gouvernance et la politique de l’extrême centre. »

Par Laurent Ottavi
18 février 2023