Appel des 30 ans d’Acrimed : Transformer les médias, une urgence démocratique !

Acrimed 
Observatoire des médias
Par le collectif d’animation et la rédaction d’Acrimed 
et plusieurs signataires dont Alain Deneault
20 avril 2026

À l’occasion de ses 30 ans, l’association Acrimed publie un Appel, en écho à l’« Appel pour une action démocratique sur le terrain des médias » de 1996.

Depuis 30 ans, les médias dominants confirment et aggravent jour après jour leur rôle de gardiens de l’ordre néolibéral et autoritaire. L’emprise des industriels milliardaires et le poids des logiques commerciales ont appauvri l’information de manière considérable. Dans les médias privés comme de service public, l’enquête et le reportage sont de plus en plus sacrifiés sur l’autel de l’éditorialisme et du commentaire permanent. De la presse écrite à l’audiovisuel, un petit nombre de journalistes vedettes monopolisent la parole, concentrent le pouvoir éditorial et les gratifications symboliques, tandis que les inégalités se creusent avec les journalistes au bas de l’échelle dont les conditions de travail se précarisent.

Choix d’agenda, hiérarchisation et cadrages de l’information, marques de (dé)légitimation : imposées par le haut et trop souvent à sens unique, ces pratiques journalistiques pèsent lourd dans la construction de « l’actualité ». Elles sapent les conditions d’expression et de représentation des classes populaires et de la gauche partisane, syndicale, associative et intellectuelle ; elles défigurent les luttes sociales, écologistes, féministes et antiracistes. Dirigés et verrouillés par des chefferies sociologiquement solidaires des intérêts des classes dirigeantes, les médias dominants sont à cet égard des acteurs de l’asphyxie du débat public, renforcée par la normalisation de l’extrême droite et la diabolisation des mouvements d’émancipation.

Parce que les fondamentaux journalistiques sont aujourd’hui régulièrement balayés au profit d’un prêt-à-penser fondé sur une accumulation d’idées reçues et de représentations frauduleuses du monde social et politique, les grands médias participent activement à l’effondrement démocratique. Le journalisme politique et sa focalisation, à grand renfort de sondages, sur les aspects les plus superficiels de la vie politique joue un rôle délétère. Le traitement des questions internationales en général et du génocide des Palestiniens à Gaza, en particulier, exacerbe ce grand dérèglement.

Ces phénomènes n’ont rien d’une fatalité. Trente ans après la fondation de l’association Action-Critique-Médias (Acrimed), le 29 mars 1996, nous, lecteurs et lectrices, sympathisants et sympathisantes, camarades, membres et ex-membres d’Acrimed, nous réjouissons de constater que la question médiatique est, aujourd’hui, devenue un enjeu politique incontournable au sein des mouvements d’émancipation. La bataille est plus que jamais d’actualité. Nous appelons en conséquence à soutenir les actions d’Acrimed et à partager son combat pour une réappropriation démocratique des médias, contre la marchandisation de l’information, de l’édition et de la culture. Lutter contre la concentration et la financiarisation des médias, permettre l’indépendance des rédactions, libérer l’audiovisuel public des emprises politiques et commerciales et soutenir les médias indépendants relèvent de l’urgence démocratique.

Les signataires

Le collectif d’animation et la rédaction d’Acrimed · Sarah Abdelnour (sociologue) · Gilbert Achcar (sociologue) · Bruno Amable (économiste) · Joseph Andras (écrivain) · Olivier Azam (réalisateur) · Ludivine Bantigny (historienne) · Lucie Barette (autrice et chercheuse en Langue et littérature françaises) · Pierre-Emmanuel Barré (humoriste) · Allan Barte (dessinateur) · Hicham Benaissa (sociologue) · Soumaya Benaissa (journaliste) · Marie Bénilde (journaliste) · Judith Bernard (co-fondatrice de Hors-Série) · Bésot (dessinateur) · Laurent Binet (écrivain) · Jules Blaster (journaliste) · Pauline Bock (journaliste) · Vincent Bollenot (historien) · Sarah Bos (journaliste, porte-parole de l’Ajar) · Nora Bouazzouni (journaliste, co-présidente de Profession : pigiste) · Samuel Bouron (sociologue) · Julien Brygo (reporter) · Rémi Carayol (journaliste) · Pierre Carles (réalisateur) · Sophie Chapelle (journaliste) · David Charrasse (sociologue, producteur) · Célia Chirol (chercheuse indépendante en sociologie des médias) · Mona Chollet (autrice) · Ivan Chupin (chercheur en sciences de l’information et de la communication) · Colloghan (dessinateur) · Jean-Baptiste Comby (sociologue) · Mickaël Correia (journaliste et auteur) · Olivier Cyran (journaliste) · Safia Dahani (politiste) · Nicolas Da Silva (économiste) · Laurence De Cock (historienne et enseignante) · Thomas Deltombe (éditeur) · Alain Deneault (philosophe) · Thierry Discepolo (éditeur) · Elsa Dorlin (philosophe) · Etienne Douat (sociologue) · Yohann Douet (philosophe) · David Dufresne (écrivain et réalisateur) · Cédric Durand (économiste) · Frantz Durupt (journaliste) · Mathias Enthoven (directeur des programmes) · Annie Ernaux (écrivaine) · Johan Faerber (critique et éditeur) · Didier Fassin (anthropologue) · Éric Fassin (sociologue) · Nina Faure (réalisatrice) · Benjamin Ferron (sociologue) · Sébastien Fontenelle (journaliste) · Bernard Friot (économiste) · Fanny Gallot (historienne) · Isabelle Garo (philosophe) · Franck Gaudichaud (historien) · Daniel Gaxie (politiste) · Alain Gresh (journaliste) · Sarra Grira (journaliste) · André Gunthert (historien de l’art) · Abdellali Hajjat (sociologue) · Kaoutar Harchi (écrivaine et sociologue) · Samuel Hayat (politiste) · Nicolas Hubé (chercheur en sciences de l’information et de la communication) · Marc Joly (sociologue) · Nicolas Kaciaf (politiste) · Hervé Kempf (directeur de la publication de Reporterre) · Yannick Kergoat (réalisateur) · Razmig Keucheyan (sociologue) · Aurore Koechlin (sociologue) · Bernard Lahire (sociologue) · Nicolas Lambert (comédien et dramaturge) · Rose Lamy (autrice) · Morgan Large (journaliste) · Mathilde Larrère (historienne) · Stéphanie Latte Abdallah (politiste et anthropologue) · Ariane Lavrilleux (journaliste d’investigation) · Frédéric Lebaron (sociologue) · Olivier Le Cour Grandmaison (universitaire) · Patrick Lehingue (politiste) · Thomas Lemahieu (journaliste) · Frédéric Lordon (économiste) · Lumi (vidéaste) · Ziad Majed (politiste) · Henri Maler (co-fondateur d’Acrimed) · Fernando Malverde (journaliste, ex élu CGT à France Télévisions) · Gérard Mauger (sociologue) · Hassina Mechaï (journaliste) · Guillaume Meurice (humoriste) · Marwan Mohammed (sociologue) · Soraya Morvan-Smith (journaliste, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT) · Jérémie Moualek (sociologue) · Erik Neveu (politiste) · Hélène Nicolas (anthropologue) · Gérard Noiriel (historien) · Rémi-Kenzo Pagès (journaliste, porte-parole de l’Ajar) · Ugo Palheta (sociologue) · Stefano Palombarini (économiste) · Ricardo Parreira (journaliste) · Nitzan Perelman Becker (docteure en sociologie politique) · Gilles Perret (réalisateur) · Clément Petitjean (sociologue) · Fanny Pigeaud (journaliste) · Monique Pinçon-Charlot (sociologue) · Dominique Pinsolle (historien) · Louis Pinto (sociologue) · Raphaël Pradeau (porte-parole d’Attac) · Fabrice Riceputi (historien) · Denis Robert (journaliste) · Marie-Monique Robin (journaliste, documentariste, écrivaine) · Nicolas Roux (sociologue) · Elsa Sabado (journaliste) · Élodie Safaris (journaliste) · Grégory Salle (sociologue) · Gisèle Sapiro (sociologue) · Sbeih Sbeih (sociologue) · Antoine Schwartz (docteur en science politique) · Julie Sedel (sociologue) · Geneviève Sellier (universitaire, éditrice du site Le Genre et l’écran) · Nikos Smyrnaios (chercheur en sciences de l’information et de la communication) · Fred Sochard (dessinateur) · Karim Souanef (sociologue) · Jean Stern (journaliste) · Julien Talpin (sociologue) · Pierre Tevanian (philosophe) · Vincent Tiberj (politiste) · Sylvie Tissot (sociologue) · Tommy (dessinateur) · Khadija Toufik (journaliste) · Enzo Traverso (historien) · Victoire Tuaillon (journaliste et autrice) · Ysé Vauchez (sociologue) · Thomas Vescovi (doctorant et co-fondateur de Yaani) · Louis Witter (journaliste) · Youlie Yamamoto (porte-parole d’Attac)

Il faut qu’on parle de Québecor

Pivot

Par Alexandre Dumas et Lettre commune
Cette lettre d'opinion est co-signée par plus de 4000 personnes dont Alain Deneault
15 mai 2025

Pierre Karl Péladeau, PDG de Québecor, publiait le 3 mai dans Le Devoir une lettre sur la nécessité de financer les diffuseurs privés. Se désolant avec raison de la « désinformation » et de « la tolérance face aux fausses nouvelles diffusées sur les médias sociaux », il réclame le financement public des diffuseurs privés en soulignant « la nécessité d’avoir accès à une information fiable et de qualité ».

Les médias d’information possèdent un grand pouvoir : celui d’influencer le discours public et démocratique dans nos sociétés. C’est pour cette raison qu’il existe des guides déontologiques visant entre autres à prévenir les abus.

Or, les principes énoncés dans ces guides sont violés sciemment et de façon répétée par certain·es chroniqueur·euses œuvrant en grande partie dans les médias de Québecor, qui refuse d’être membre du Conseil de presse, donc de s’engager à respecter les normes reconnues par le métier.

Lorsqu’on sait que les médias de l’empire monétisent, par le truchement d’une poignée de chroniqueur·euses, la désinformation, les amalgames mensongers et les propos injurieux ou discriminatoires, la demande de financement public formulée par Pierre-Karl Péladeau nous apparaît pour le moins culottée.

D’autant plus qu’à peine six jours après la parution de sa lettre, l’un de ses chroniqueurs-vedettes, Richard Martineau, a intimidé un adolescent publiquement sur ses réseaux sociaux, le ridiculisant pour avoir exprimé son opinion dans le cadre d’une possible grève étudiante. Le jeune a aussitôt été submergé d’insultes, de moqueries et même de menaces. À ce jour, la publication est toujours en ligne, malgré les appels répétés de parents et de professionnel·les en santé mentale demandant qu’elle soit retirée.

On ne peut pas, d’un côté, réclamer des fonds publics et, de l’autre, permettre à un poulain de notre écurie de relayer à ses dizaines de milliers d’abonné·es une publication qui menace l’intégrité physique et psychologique d’un mineur.

Dénoncer, encore et encore

Chaque jour, depuis trop longtemps, certains acteurs médiatiques répètent, en ondes ou à l’écrit, les mêmes refrains obsessifs, dans une mauvaise foi qui saute aux yeux – même à ceux des étudiant·es du secondaire à qui on soumet ces textes pour en repérer les nombreux sophismes.

Ces tribuns misent sciemment sur la provocation et l’outrage pour capter l’attention, dégradant au passage notre espace public. L’insulte y est habituelle, une marque de commerce. Elle entraîne du clic et des revenus.

On observe un tel phénomène au sein de l’empire Bolloré, en France, où, comme le souligne Salomé Saqué dans Résister, « l’un lance une polémique, l’autre la commente, le dernier interpelle les politiques à son sujet ».

La convergence entre les diverses plateformes se transforme en véritable arme de désinformation et d’intimidation massive. Ainsi, une chronique radio discréditant une citoyenne prenant la parole dans l’espace public devient une vidéo Web, une chronique papier, un éditorial sur un canal d’infos en continu et des publicités commanditées. À cela s’ajoutent des publications sur Facebook et sur X, sous lesquelles les adeptes des tribuns invectivent la personne ciblée dans une litanie d’insultes qui peut durer des jours.

Les médias de l’empire monétisent, par le truchement d’une poignée de chroniqueur·euses, la désinformation, les amalgames mensongers et les propos injurieux ou discriminatoires.

La liste des personnes publiquement tournées en dérision, attaquées ou méprisées par certain·es chroniqueur·euses est longue, trop longue.

Les femmes racisées, les intellectuelles féministes, les artistes engagées sont particulièrement ciblées par un discours qui alterne l’insulte gratuite, le mépris condescendant et la diffamation. La publication visant l’adolescent mentionnée en début de texte n’a été que la goutte qui a fait déborder un vase au contenu fielleux et visqueux, déjà beaucoup trop plein.

Ce n’est pas d’hier que cette intimidation médiatique est dénoncée. En 2023, Le Devoir a publié la lettre « Ce ne sont pas que des mots », signée par 388 personnes. En 2021, le collectif Liberté d’oppression avait lui aussi revendiqué que cessent les mensonges, la désinformation et l’incitation à la haine émanant de certains médias et chroniqueurs : il avait récolté 10 000 signatures.

Dans la foulée, le président de la Fédération professionnelle des journalistes, Michaël Nguyen, avait déploré « que le collectif n’ait pas cité clairement les médias visés », ce qui était délibéré. Nommer, c’est parfois s’offrir en pâture.

Mais aujourd’hui, nous en avons assez d’avoir peur et faisons front pour mettre fin, une fois pour toutes, à l’intimidation médiatique. Aujourd’hui, nous affirmons que les modèles d’affaires reposant sur la monétisation de la haine ne sont pas dignes des subventions supplémentaires que leurs dirigeants réclament.

Ça a assez duré.

Le paradoxe de l’intolérance

En 1945, le philosophe Karl Popper énonçait ainsi le paradoxe de la tolérance : « Si nous étendons une tolérance illimitée même à ceux qui sont intolérants […] les tolérants seront anéantis, et la tolérance avec eux. »

Cette mise en garde, rédigée à l’ombre des totalitarismes, n’a rien perdu de sa pertinence. Elle trouve même un écho saisissant dans notre espace médiatique actuel.

Nous ne pouvons tolérer que le pouvoir exercé par certaines entreprises médiatiques leur serve à abuser et à intimider des Québécois·es, plombant leur liberté d’expression et leur sécurité.

Nous demandons aux gouvernements du Québec et du Canada d’ignorer toute demande de soutien financier supplémentaire émanant de Pierre-Karl Péladeau ou des médias de Québecor, et ce, tant qu’ils n’auront pas démontré, sans équivoque, leur volonté de respecter les guides de déontologie du journalisme, de participer aux mécanismes de contrôle indépendants et de contribuer de manière responsable à la discussion collective.

La liberté d’expression n’existe que lorsqu’elle est assurée pour tou·tes et non pas seulement pour ceux et celles qui bénéficient d’importantes tribunes.

Le 29 avril dernier, la députée Ruba Ghazal a fait adopter à l’unanimité par l’Assemblée nationale une motion qui condamne l’intimidation et le harcèlement en ligne visant les femmes qui prennent la parole, motion qui réaffirme l’importance de protéger l’espace public contre la haine. Ce pas, important, doit être le premier de plusieurs.

Ainsi, nous réclamons d’urgence un débat public sur le financement des médias : il est impératif de fixer un cadre qui décrit les conditions éthiques minimales à respecter pour accéder à des fonds publics dans le domaine médiatique. Ce cadre doit aussi englober les publications faites à titre personnel sur les réseaux sociaux par les tribuns, qui font pleinement partie de l’équation et participent à l’écosystème de l’intimidation.

Il est tentant de dire que « les personnes visées n’ont qu’à porter plainte », mais ne soyons pas dupes : les attaques sont si quotidiennes et répétées que les mécanismes de plainte existants censés protéger les citoyen·nes ne suffisent pas à régler le problème de fond : l’emploi de l’injure comme carburant toxique dans la course aux clics. Il est donc primordial que les pouvoirs publics se penchent rapidement sur ce problème pour y apporter enfin des solutions concrètes.

La liberté d’expression n’existe que lorsqu’elle est assurée pour tou·tes et non pas seulement pour ceux et celles qui bénéficient d’importantes tribunes. Liberté d’expression et liberté d’oppression ne sont pas des synonymes. Ne pas tolérer l’intolérance, ce n’est pas censurer : c’est refuser que la parole des riches et puissant·es devienne une arme contre une partie de la population. C’est protéger le climat social en défendant un espace commun où la parole critique de chacun·e peut exister sans menace, où la diversité des idées ne se confond pas avec le mépris, l’insulte et le harcèlement.

Les médias doivent reconnaître leur responsabilité dans l’épidémie de violence et agir en conséquence.

Recevoir des fonds publics est un privilège, pas un droit.

Cette lettre est co-signée par plus de 4000 personnes – écrivain·es, artistes, chercheur·euses, enseignant·es, travailleur·euses sociales et de la santé, ouvrier·es, retraité·es, citoyen·nes, etc. La liste complète se trouve en fin de texte de l’article sur le site de Pivot. La liste des signataires est mise à jour ponctuellement. Pour signer la lettre, cliquez ici.

Notre part maudite

Photo © Laurianne Desjardins

Le Devoir

Par Stéphane Baillargeon
9 septembre 2024

« Le plus révélateur dans le déchet, c’est l’invisibilisation, dit Simon Paré-Poupart, qui vient de faire paraître Ordures ! Journal d’un vidangeurchez Lux. Notre société surconsommatrice ne veut pas voir ce qu’elle produit et finit par jeter. Elle enfouit en dehors des villes. Elle envoie le recyclage à l’autre bout de la planète. Elle met le travailleur qui le cache à la marge. Georges Bataille parlait de “la part maudite”. Le déchet est notre part maudite. Celle qu’on ne veut pas voir, celle qui nous confronte à ce qu’on fait, à ce qu’on est. »

[…] Les discussions avec son professeur de maîtrise Alain Deneault, philosophe de l’économie, l’ont convaincu d’écrire au « je » pour parler du « nous ». Sauf erreur, son témoignage s’avère assez unique au monde.

« Le livre est venu de réactions montrant de la curiosité et de l’intérêt pour mon monde. Comme on dit en journalisme, j’ai compris qu’il y avait un sujet. Dans les milieux ouvriers, il y a une banalisation de ce qu’on fait. J’ai aussi remarqué que beaucoup de vidangeurs font leur métier par souci d’entraide, comme un service public, tout en sacrifiant leur corps. »

[…] Le livre se termine sur des remerciements, au professeur Deneault, à l’éditeur Mark Fortier chez Lux, à sa femme, Laurianne, et finalement à ses compagnons de truck de vidange. « Mes collègues ne savent pas, pour la grande majorité, que j’ai écrit un livre sur le milieu, dit le texte final. J’ignore s’ils en entendront parler, et si cela les intéressera. »

Simon Paré-Poupart, titulaire de la maîtrise de l’École nationale d’administration publique (ENAP, Québec) a été collaborateur au livre De quoi Total est-elle la somme ? Multinationales et perversion du droit d’Alain Deneault, comme assistant à la rédaction.