Une histoire en deux livres

Par Hélène Sylvain
23 avril 2024

Le Devoir (section Lettres)

« Un tout nouveau livre de Sophie Grégoire fait la une un peu partout, à la radio de Radio-Canada, dans La Presse et j’en passe. C’est la promesse d’un livre sur la croissance personnelle, inspiré du parcours de sa vie. Le succès du livre est garanti, tant sa promotion est grandiose.

Pratiquement en même temps sort un tout nouveau livre d’Alain Deneault, L’économie de la pensée. C’est le 5e d’une série sur l’économie. Trop difficile à lire, me direz-vous ? Ça n’intéresse personne ?

Je me demande dès lors comment élever la pensée d’un peuple. Comment donner accès à des notions qui, une fois vulgarisées, nous permettent de comprendre le monde dans lequel on vit ? Pourquoi ne pas faire confiance à l’intelligence collective ? Ne faudrait-il pas commencer à s’y intéresser et à rendre visible ce contenu moins « vendable » en permettant à son auteur d’avoir plusieurs tribunes ?

Alors, peut-être qu’il y aura une promesse de grandissement collectif. »

Le Québec littéraire en vedette à Paris

Le Devoir

Par Olivier Du Ruisseau à Paris
11 avril 2024

« Nos maisons commencent à être bien implantées ici et connaissent de bons succès, soutient Yan Rioux. Deux stratégies ont été développées pour les auteurs québécois : vendre ses droits à un éditeur français, ou essayer de percer en Europe avec tous les frais d’impression et de distribution que ça implique. » Pour certains, cette deuxième option devient tout aussi avantageuse, dans un contexte où le public français commence à les connaître. « Pour des éditeurs de sujets plus pointus, comme Lux, qui publie Alain Deneault, le succès en France est primordial. »

Des artistes dans tous les CA

Photo © Adrien Le Toux – Getty Images / Image de l‘article de Stéphane Baillargeon du 26 mars 2024

Le Devoir

Par Renaud Lessard Ste-Marie
29 mars 2024
Section Lettres

L’auteur de cet article mentionne Alain Deneault vers la fin de son propos :

En réponse à la série d’articles rédigés par Stéphane Baillargeon concernant le manque de représentation d’artistes dans les conseils d’administration des sociétés d’État à vocation culturelle, j’aimerais faire part d’une réflexion à vos lecteurs ainsi qu’à mes collègues travaillant en création.

[…] J’aimerais voir Dany Laferrière au CA de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Pierre Lapointe au CA de la Société de télédiffusion du Québec, Alexandra Stréliski au CA de la Société de la Place des Arts de Montréal, Caroline Monnet au CA d’Hydro-Québec et Anaïs Barbeau-Lavalette au CA de la Société immobilière Québec. Est-ce que c’est plus fou que de voir un banquier à la tête du CA de la Société de développement des entreprises culturelles (Stéphane Achard à la SODEC) ? Ou encore une hôtelière à la présidence du CA du Musée national des beaux-arts du Québec (Christiane Germain au MNBAQ) ?

Pour paraphraser Alain Deneault, la seule manière de gagner la game, c’est de jouer à notre propre jeu. […]

Northvolt Six, un enjeu de justice fiscale?

Photo © Chritinne Muschi – La Presse canadienne

Le Devoir

« […] De plus, un traité bilatéral signé en 1999 avec le Luxembourg pourrait bien faciliter les opérations d’évitement fiscal pour le géant suédois. D’après une publication de l’IRIS (2023), la société Northvolt est détenue à hauteur d’environ 5 % par une entreprise établie au Luxembourg. Or, le Luxembourg est une « plaque tournante de l’évitement fiscal », c’est-à-dire qu’en déclarant leurs profits au Luxembourg, les multinationales sont en mesure de bénéficier d’un taux d’imposition quasi nul. Dans ces conditions, pourquoi financer publiquement une entreprise qui pourrait tenter d’échapper à l’impôt ? […]

La probabilité élevée que l’entreprise suédoise puisse recourir à l’évitement fiscal rend d’autant plus saillante la question de la justice fiscale. Selon Alain Deneault, les « politiques de complaisance » et les paradis fiscaux doivent être considérés comme des problèmes typiques de la mondialisation, au même titre que les réseaux de crime organisé et de blanchiment d’argent. Un travail de recherche de grande ampleur, réalisé en 2018, est venu confirmer l’étendue des pertes fiscales induites par les paradis fiscaux : celles-ci pourraient atteindre plus de 500 milliards de dollars américains. […]

En effet, l’empressement des gouvernements à investir dans la « filière batterie » et leur obstination à voir la transition énergétique comme une occasion d’affaires écartent la possibilité d’un dialogue social constructif qui nous ferait cheminer vers un avenir énergétique juste et viable, comme le soutient un récent manifeste publié par un regroupement de la société civile. »

Par François Le Roy
26 janvier 2024

«Koulounisation»: colons et colonisés, d’hier à aujourd’hui

Photo © Marie-France Coallier – Le Devoir

Le Devoir

« Je n’ai pas forcément de réponses aux questions que les gens posent à la pièce après l’avoir vue. Mais je sais que la pièce n’a pas de frontière. Aller découvrir d’autres histoires permet de mieux envisager la sienne. Pour ma part, je découvre l’actualité au Québec. » À propos du colonialisme vécu au Canada comme au Québec, il est à lire les réflexions d’Alain Deneault.

Par Jean-François Nadeau
26 septembre 2023

Ce ne sont pas que des mots

Photo : Annik MH de Carufel – Archives Le Devoir

Le Devoir

« Le stratagème derrière ces attaques est simple : il suffit pour certains chroniqueurs et chroniqueuses et certains animateurs et animatrices de se saisir d’une phrase, d’une remarque faite en entrevue, d’une blague sur Facebook, d’un gazouillis personnel. Chaque mot écrit ou prononcé dans l’espace public est ainsi susceptible d’être récupéré. Le sens des propos est alors détourné pour alimenter une rhétorique mensongère débitée sur un ton fielleux et condescendant propre à provoquer la colère de leur auditoire. L’attaque, diffusée sur un blogue, dans une chronique ou une émission, est même parfois reprise et amplifiée, augmentée de nouvelles attaques par d’autres collègues, dans un effet de meute. […] »

Par Mathieu Marion
et plusieurs autres cosignataires dont Alain Deneault
3 avril 2023

Réapprendre à s’unir

Photo © Leonardo Cendamo

Le Devoir

« La manifestation excessive du militantisme sociétal nuit au féminisme, à la lutte anticoloniale, aux droits civiques ou à la lutte contre les discriminations parce qu’il devient tellement caricatural, excessif, grossier, irréfléchi et brutal qu’il fait l’affaire de ses opposants », souligne celui [Alain Deneault] qui nous invite à nous montrer « capables de penser radicalement, mais dans l’exactitude ».

Par Isabelle Delorme
5 novembre 2022

Le syndrome du poisson rouge menace-t-il nos pratiques culturelles ?

Illustration : Fanny Monier – Le Devoir

Le Devoir

« Élodie Comtois, membre de l’équipe éditoriale d’Écosociété, abonde dans ce sens.[…] C’est pourquoi certains des livres à succès d’Écosociété peuvent se décliner d’une seconde manière, parfois en bande dessinée, comme Mégantic, d’Anne-Marie Saint-Cerny, parfois dans un essai plus concis, comme Paradis fiscaux : la filière canadienne, d’Alain Deneault, devenu L’escroquerie légalisée dans la collection Polémos.»

Par André Lavoie
9 septembre 2022

Une plus grande contribution demandée aux minières

Photo © Jacques Boissinot – Archives La Presse canadienne

Le Devoir

« Selon le philosophe Alain Deneault, l’opinion de la population québécoise n’a pratiquement jamais été prise en compte en ce qui a trait à la gestion de la filière minière. Il considère d’ailleurs le Québec comme un «minéralo-État», «ultrapermissif et opaque». 

« On a, avec ce sondage, une amorce de réflexion sur ce que le peuple veut. Et ce que le peuple nous dit, c’est qu’on désavoue les politiques publiques qui sont menées depuis des décennies. On désavoue l’opacité, le caractère polluant de cette industrie, son côté défiscalisé en grande partie», affirme l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’industrie minière. »
Par Roxane Léouzon
3 août 2022

Mes pages favorites de l’année

Photo © Le Devoir

Le Devoir

«Moeurs. De la gauche cannibale à la droite vandale (Lux). […] l’indispensable Alain Deneault offre ici une salutaire critique de gauche des dérives du wokisme. À lire avec un expresso bien tassé.»

Par Jean-François Lisée
22 juin 2022