
Le Devoir – Éditorial
Par Brian Myles
31 mars 2025
« À moins que le président des États-Unis, Donald Trump, change encore d’idée, la guerre tarifaire connaîtra son dénouement après l’élection fédérale au Canada. Le premier ministre désigné, Mark Carney, est sorti fort encouragé de son premier entretien avec le président Trump. Au terme d’une « conversation très constructive », les deux leaders ont convenu d’amorcer des négociations globales au lendemain du scrutin afin de jeter les bases d’une nouvelle relation économique et de sécurité.
[…] Mark Carney n’allait pas rater l’occasion de positionner cet échange sous un jour favorable, ce qui est d’autant plus utile qu’il est embêté ces jours-ci par son usage antérieur des paradis fiscaux dans la gestion des capitaux de Brookfield Asset Management.
À cet égard, sa réponse est navrante. Oui, c’est légal, cher banquier. Vous ne vous rendez toutefois pas compte de la violence de vos aveux. Cela revient à dire qu’il y a un régime fiscal pour les salariés, ces idiots utiles imposés à la source sans possibilité d’échapper à l’appétit du fisc. Et il y a celui des riches, des entreprises et des fonds d’investissement qui peuvent compter sur une armada de conseillers pour mettre le maximum de profits à l’abri des mécanismes de redistribution de la richesse dont l’État se fait le garant. La lettre du professeur Alain Deneault, publiée dans Le Devoir, vaut le détour pour comprendre en quoi la position du leader libéral est révélatrice de la duplicité de cette formation en matière de fiscalité et d’équité de traitement entre les individus et les sociétés. […] »




