La professeure Andrée Mélissa Ferron et son collègue Alain Deneault ont contribué à un ouvrage

La professeure Andrée Mélissa Ferron et son collègue Alain Deneault ont contribué à l’ouvrage collectif Inventivité, transversalité et marges au prisme des littératures de l’Amérique septentrionale francophone qui vient de paraitre aux Éditions David.

L’article de la professeure Ferron explore les affinités entre l’esthétique trash et le care en littérature, et il s’inscrit en partie dans la foulée des travaux d’Isabelle Kirouac Massicotte. […]

Quant au texte d’Alain Deneault, il vise à présenter la topographie de la Péninsule acadienne comme un laboratoire biorégional. Son intitulé : « Le topo de l’île et de la Péninsule pour fonder le renouveau en écologie politique. Les atouts de la Péninsule acadienne dans un siècle multicrises ». L’écrit considère notre contexte, celui de bouleversements climatiques, perte de la biodiversité, bris d’approvisionnement en énergies et richesses naturelles abordables et abondantes ainsi que problèmes de santé publique. Ces mutations écologiques, politiques et psychologiques sont annonciatrices d’une contraction de la géopolitique de l’échelle mondialisée sur laquelle elle s’est déployée à la dimension régionale. Selon lui, sans être exclusive ni absolue, la politique régionale imposera ses prérogatives sur un rayon censé où l’action civique redeviendra plausible. Elle s’imposera par la force des choses. Face à une conjoncture aussi inédite, il importe de s’interroger sur les dispositions des sujets sociaux région par région. D’abord en rappelant combien un sujet social se trouve conditionné par son appartenance géographique. Celle-ci suppose une appartenance territoriale particulière, mais également une culture et une société adaptées à ce paysage. Et des croyances, des rites, des récits ou des symboles afférents qui animent la vie psychologique des sujets. Comme décrire le sujet péninsulaire? Et comment le faire à l’aube de grandes mutations écologiques? Le texte vise à relever les avantages qu’il y a, pour ce faire, à appartenir à une réalité insulaire ou péninsulaire. – Source: Université de Moncton – Nouvelles, 8 décembre 2023