Le Devoir
Par Catherine Lalonde
12 novembre 2024
« […] « Un geste très simple, anodin, peut devenir riche en textures poétiques, politiques, de signification », explique-t-il. « Ça en appelle à notre notion d’attention. Que les gens qui viennent voir puissent plonger dans l’attention, jusqu’à ouvrir la sensation. »
Et oui, c’est pour lui une réponse au déficit d’attention général actuel, précise le chorégraphe interprète, même un genre de résistance. « J’ai été touché par des propos d’Alain Deneault, qui parlait de l’importance ces temps-ci de conserver la joie. »
« Je me suis demandé ce que ça serait, une joie lucide ; en résistance au monde dans lequel on vit ; en restant conscient face à la réalité. » Physiquement, ça se traduit pour lui par « une posture jamais fixe ; des angles parfois dark ; peu de moments statiques. » […] »


